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Les Républicains Guingamp

Site de Philippe LE ROUX, ancien Delegue de la quatrieme circonscription des Cotes-d'Armor et Conseiller chargé des grands projets auprès de la Direction de l'UMP

Pour Bernadette Chirac, "Sarkozy est fantastique"

Publié le 29 Février 2008 par Philippe Goulliaud - Le Figaro dans UMP

08-02-29---Bernadette-Chirac.jpgBernadette Chirac s'agace de voir les médias «attaquer le chef de l'État après l'avoir encensé».

L'ex-première dame de France veut «offrir quelques succès électoraux au président de la République».

 

Elle est repartie en campagne comme aux plus beaux jours. Neuf mois après son départ de l'Élysée, Bernadette Chirac, qui se définit comme «supporter » de Nicolas Sarkozy, a repris son bâton de pèlerin. Elle-même est conseillère générale non renouvelable du canton de Corrèze, au cœur de la Haute-Corrèze dont elle craint la désertification et le vieillissement de la population. Alors pendant toute la semaine, elle est allée sur le terrain pour soutenir des candidats aux cantonales dans ce département qui fut le fief électoral de Jacques Chirac. «La Corrèze sans son chef…», dit-elle avec une pointe d'inquiétude.

Car aujourd'hui, François Hollande brigue la présidence du conseil général et la partie s'annonce serrée entre la droite et la gauche. Maire de Tulle, le premier secrétaire du PS se présente dans un canton qui vote plutôt à gauche et dont le conseiller général sortant, UMP, ne se représente pas.

Chaussures à talons plats façon tennis aux pieds, l'ex-première dame de France était jeudi à Brive pour soutenir Claude Nougein, vice-président du conseil général sortant, qui fait campagne pour sa réélection dans le canton de Brive Nord-Est. «Faire campagne, serrer des mains, aller à la rencontre des gens, j'adore ça», dit-elle. «L'essentiel, c'est de donner de l'écoute». Très consciencieusement, cette perfectionniste fait du porte-à-porte, rend visite à une personne âgée isolée, fait le tour des commerçants de la Roseraie, un quartier résidentiel tranquille, avant de participer à une table ronde avec les associations. «Il faut m'emmener dans les quartiers difficiles. Vous avez peur ?», lance-t-elle, amusée, à Claude Nougein. Dans l'après-midi, elle arpente le centre piétonnier, avec le sénateur maire UMP Bernard Murat, qui voit en elle «le meilleur homme politique en Corrèze».

C'est en 2001, en pleine cohabitation, que Bernadette Chirac s'est imposée sur le devant de la scène politique, à la faveur d'un tour de France électoral pour les municipales. Non sans succès, à Nancy, au Havre, à Toulon, Caen ou Avignon. Ces élections victorieuses ont fait d'elle une sorte de «talisman» pour la droite qui a abondamment fait appel à elle pour les législatives de 2002. Belle revanche pour celle qu'une partie de l'entourage présidentiel avait toujours voulu cantonner au second plan.

«Il a un grand charisme»

Femme de convictions, Bernadette Chirac reste fidèle à son camp, l'UMP. Et elle tient à ce que cela se sache, elle soutient fermement Nicolas Sarkozy. Elle a d'ailleurs souvent joué les intermédiaires dans les moments de crise entre Jacques Chirac et son cadet. «Heureusement qu'on vous a», a-t-elle glissé à l'oreille de Sarkozy en 2004, pendant une campagne des régionales, désastreuse pour la droite. En 2007, elle a affiché son soutien public au candidat Sarkozy, en participant à des meetings à Lyon et à Montpellier, même si tout le monde n'était pas sur cette ligne à l'Élysée. «Nicolas Sarkozy est fantastique. Il a été formé à l'école de Jacques Chirac. C'est un excellent orateur. Il a un grand charisme», confie-t-elle au Figaro. «Il faut soutenir le président de la République pour lui permettre de mettre en œuvre les réformes pour lesquelles il a été élu.»

Le thème de «la rupture», cher à Nicolas Sarkozy, ne heurte pas l'épouse de Jacques Chirac. «C'est une autre génération. Le monde change, la France change. Elle avait besoin de réformes. Il était nécessaire d'aller de l'avant.» Nicolas Sarkozy, souligne-t-elle, est «un homme courageux», il est «obligé de mettre en œuvre très vite les réformes» parce que «ça ne dure que cinq ans» depuis l'adoption du quinquennat. Une chose en tout cas agace Bernadette Chirac, c'est de voir aujourd'hui les médias et certains élus «attaquer Nicolas Sarkozy après l'avoir encensé».

Alors elle fait campagne, notamment à Brive, pour «offrir quelques succès électoraux au président de la République» tandis que les sondages annoncent une défaite de la droite. La semaine prochaine, elle est prête à aider ceux qui le lui demanderont. Et elle devrait aller à Lyon soutenir Dominique Perben.

Quant à Jacques Chirac, dit-elle, «il a trouvé un nouvel équilibre de vie, de nouveaux repères» depuis qu'il a quitté l'Élysée. «Il travaille à un rythme différent. Il voit beaucoup de monde. Il met en place les bases de sa grande fondation pour le dialogue des cultures et le développement durable. Il est allé en Afrique, il va aller en Chine et au Japon», dit-elle. Et il arrive tous les jours «des sacs entiers» de courrier à leur domicile parisien du quai Voltaire.

«À Sarran, c'est tranquille»

Même si elle a longtemps entretenu le doute sur une possible candidature de son époux en 2007, Bernadette Chirac affirme qu'elle s'était préparée à ce départ de l'Élysée. «Ce n'était pas une surprise.» Mais «j'ai beaucoup aimé tenir cette maison», dit-elle. «J'ai beaucoup aimé cette vie, j'ai accompagné le destin de cet homme exceptionnel qu'est mon mari», ajoute-t-elle.

Aujourd'hui, elle déborde d'activités. Présidente de l'association du Pont-Neuf, qui accorde des bourses à des étudiants des pays de l'Est, elle fait la chasse aux mécènes pour faire face aux problèmes de financement. À la tête de la Fondation Hôpitaux de Paris-Hôpitaux de France, célèbre pour ses opérations pièces jaunes. Elle veille sur la Maison de Solenn, destinée aux adolescents en difficulté, et sur le lancement de 20 centres en région. Conformément au souhait de Claude Pompidou, qui ne lui en avait pas parlé avant de mourir, elle a aussi pris la présidence de la Fondation Claude-Pompidou et se passionne pour cette tâche nouvelle. Avec un projet phare, la réalisation d'un grand hôpital consacré à la maladie d'Alzheimer, à Nice.

À 74 ans, Bernadette Chirac se représente pour un septième mandat au conseil municipal de Sarran, le village où le couple possède le château de Bity. Là, pas d'inquiétude : «À Sarran, c'est tranquille».

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Fonctionnaires: décret au JO sur les heures supplémentaires payées 25%

Publié le 29 Février 2008 par Philippe LE ROUX - Délégué de la Circonsription dans Action présidentielle et gouvernementale

Un décret fixant pour les heures supplémentaires des fonctionnaires un plancher de majoration de 25% par rapport aux heures normales, depuis le 1er janvier 2008, est paru vendredi au Journal officiel.

Jusqu'à présent, les heures supplémentaires des fonctionnaires n'étaient pas rémunérées au même niveau que celles du privé, c'est-à-dire 25% de plus qu'une heure normale.

Mais le président de la République a annoncé fin novembre 2007 que "les heures supplémentaires seront payées pour les fonctionnaires comme elles sont payées dans le privé", soit "25% en plus" par rapport à une heure normale.

L'indemnisation des heures supplémentaires n'était en effet pas avantageuse pour les fonctionnaires, et notamment les enseignants, principaux consommateurs d'heures supplémentaires dans la fonction publique d'Etat (950 millions d'euros sur 1,1 milliard d'euros en 2007).

"Très concrètement, l'heure supplémentaire d'un enseignant, d'un policier et d'une secrétaire n'était pas rémunérée de la même façon. Selon les ministères, certaines heures étaient rémunérées moins que 125% de l'heure normale, d'autres l'étaient davantage", reconnaît vendredi le ministère dans un communiqué.

Avec la loi "en faveur du travail, de l'emploi et du pouvoir d'achat" (TEPA), en vigueur depuis le 1er octobre, les heures supplémentaires avaient déjà été exonérées de charges sociales et fiscales, permettant une augmentation de +13,8% de la rémunération des heures supplémentaires.

Désormais, "toutes les heures supplémentaires accomplies à partir du 1er janvier seront rémunérées au moins 25% de plus que les heures normales", dans les trois fonctions publiques (Etat, hospitalière, territoriale), précise le ministère.

"Le décret comble l'écart, lorsqu'il existe et quelle que soit son ampleur, entre le niveau de rémunération des heures supplémentaires et la majoration de 25%. Il supprime ainsi des disparités qui auraient perduré si l'on s'était contenté de majorer de 25% les tarifs actuels", ajoute le ministère.

Selon le ministère, une infirmière gagne, avec la loi TEPA et le nouveau décret, 32,9% de plus pour la rémunération de ses heures supplémentaires, un policier 48,5%, et un enseignant 23,7%.

 

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Le plan santé jeunes

Publié le 28 Février 2008 par Philippe LE ROUX - Délégué de la Circonsription dans Action présidentielle et gouvernementale

-          Le développement de pratiques à risques (banalisation de la consommation de cannabis, alcoolisation massive, mauvaises habitudes alimentaires) constitue un phénomène particulièrement préoccupant chez les jeunes. Certains sont par ailleurs dans une situation d’isolement et de grande souffrance psychique, sans parvenir nécessairement à trouver l’aide dont ils ont besoin.

-          Face à ce constat, le plan « santé jeunes », présenté en conseil des ministres le 27 février par Roselyne BACHELOT-NARQUIN, poursuit un double objectif : d’une part, favoriser la prévention contre ces pratiques à risques, en menant des campagnes d’information ciblées et en développant des lieux dans lesquels les jeunes puissent trouver de l’aide et un soutien; d’autre part, permettre aux jeunes de devenir acteurs de leur propre santé, notamment en instaurant une consultation médicale annuelle sans avance de frais ni reste à charge chez le médecin généraliste pour les 16-25 ans.

 

            1. Face au développement préoccupant des conduites à risques chez les jeunes…

-          Plusieurs indicateurs1 dressent un état des lieux préoccupant en matière de santé des adolescents :

 

·         Augmentation de consommation de produits stupéfiants et en particulier de cannabis (1 jeune sur 2 à 17 ans déclare avoir expérimenté le cannabis, soit 2 fois plus qu’il y a 10 ans) ;

·         Développement des phénomènes d’alcoolisations massives (un jeune sur 10 déclare avoir été ivre au moins 10 fois au cours des 12 derniers mois) ;

·         Développement des mauvaises habitudes alimentaires : 15% des 3 à 17 ans sont en surpoids et 40.000 adolescentes souffrent d’anorexie ;

·         15% des jeunes présentent des signes tangibles de souffrance psychique (40.000 tentatives de suicide/an et 600 décès chez les jeunes).

·         Leur accompagnement médical est de plus inégalement assuré (750.000 jeunes n’ont pas de couverture complémentaire).

 

            2. …l’objectif du Gouvernement est double : conduire une politique de santé qui protège les jeunes et qui leur permette en même temps de devenir acteurs de leur propre santé.

 

MIEUX PROTEGER LES JEUNES EN LUTTANT EFFICACEMENT CONTRE LES PRATIQUES A RISQUE

En améliorant la lutte contre les pratiques addictives :

-          Des campagnes de prévention et d’information sur les dangers des drogues interviendront avant la fin de l’année. S’agissant de l’alcool, une réflexion va être conduite par la MILDT (mission interministérielle de lutte contre la drogue et la toxicomanie), en lien avec les professionnels du secteur, pour limiter d’ici 2009 la vente et la distribution des boissons alcoolisées aux mineurs. Une campagne média sur les dangers immédiats de l’alcoolisation massive est par ailleurs programmée pour juin.

 

En aidant les jeunes à adopter de bonnes pratiques alimentaires :

-          Afin de renforcer les dispositions du Plan national nutrition santé, le Gouvernement souhaite aller vers une suppression de la publicité pour les aliments et boissons au cours des programmes télévisés pour enfants2. Une concertation a été engagée avec les professionnels du secteur pour favoriser l’autorégulation. En cas d’échec de cette démarche, le Gouvernement pourrait proposer des mesures de nature législative;

 

-          S’agissant de la lutte contre l’anorexie, 3 types de mesures vont être engagées : incitatives, avec la signature prochaine d’une charte avec les professionnels de l’image du corps (publicitaires, annonceurs…) ; de contrôle, avec la mobilisation de l’inspection du travail ; et de nature répressive, contre tout média, dont les sites internet, faisant l’apologie de l’anorexie.

 

En répondant mieux au mal être des jeunes les plus vulnérables :

-          Le programme de création de maisons des adolescents va être amplifié, l’objectif étant d’avoir au moins une maison/département d’ici 2 ans (39 aujourd’hui). Des équipes mobiles pluridisciplinaires seront mises en places autour de ces maisons, afin d’aller au-devant des jeunes en rupture ;

 

-          Une campagne nationale d’information va être lancée pour mieux faire connaître le numéro vert "Fil santé jeunes". Dès la rentrée 2008, un numéro à 4 chiffres, plus simple à retenir, sera lancé et la gratuité à partir de téléphones portables sera expérimentée ;

 

-          La campagne sur la contraception 2008-2009 sera adaptée aux besoins des jeunes en situation de grande vulnérabilité, notamment dans les quartiers populaires ;

 

-          En 2009, avec l’aide du cinéaste André Techiné, une campagne d’information sera conduite visant à aborder la souffrance psychique et la prévention du suicide chez les jeunes homosexuels (1/4 des jeunes hommes ayant fait une tentative de suicide évoque son homosexualité).

 

En développant la pratique physique et sportive chez les jeunes :

-          La mise en place de l’accompagnement éducatif de 16h à 18h dans tous les collèges à la rentrée 2008 sera l’occasion d’augmenter le nombre d’heures d’activités sportives au collège ;

 

-          En concertation avec Valérie PECRESSE, une mission a été confiée à Stéphane DIAGANA sur le sport à l’université et des 1ères mesures seront mises en œuvre dès septembre prochain.

 

PERMETTRE A TOUS LES JEUNES DE DEVENIR ACTEURS DE LEUR SANTE

-          Les étudiants auront la possibilité à la prochaine rentrée universitaire d’effectuer en plusieurs fois le paiement de leurs cotisations maladie ;

 

-          Dès le 1e janvier 2009, tout jeune de 16 à 25 ans pourra bénéficier d’une consultation annuelle sans avance de frais ni de reste à charge chez le médecin généraliste de son choix ;

 

-          Un "passeport pour la santé" sera remis à chaque jeune lors de la délivrance de sa carte Vitale à 16 ans. Il comprendra un récapitulatif des droits des jeunes en matière de santé, des informations sur les structures de soins proches de chez eux à même de les accueillir gratuitement, et un tableau de bord pour leur permettre de gérer de façon autonome leur santé.

 

 

1 Rapport de Dominique VERSINI, Défenseure des enfants, 2007.

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Une "Arche de Noé verte" voit le jour dans l'Arctique

Publié le 27 Février 2008 par Philippe LE ROUX - Délégué de la Circonsription

Une "Arche de Noé verte" abritant des graines des principales cultures vivrières a été inaugurée mardi en plein cœur de l'Arctique, véritable cocon pour la diversité végétale menacée par les catastrophes naturelles, les guerres et le changement climatique.

Enfouie dans une montagne de Longyearbyen, chef-lieu de l'archipel norvégien du Svalbard (Spitzberg), à 1.000 km du pôle Nord, la réserve de semences pourra accueillir jusqu'à 4,5 millions d'échantillons, deux fois plus que le nombre de variétés existant dans le monde.

"C'est un jardin d'Eden glacé", a affirmé le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, lors de la cérémonie d'inauguration.

Chaudement emmitouflés, la militante écologiste kényane et prix Nobel de la paix Wangari Maathai et le Premier ministre norvégien Jens Stoltenberg ont ensuite déposé symboliquement des graines de riz dans une des chambres froides.

"Le monde est un endroit plus sûr aujourd'hui", a déclaré à l'AFP le père du projet, Cary Fowler, directeur du Fonds mondial pour la diversité des cultures (GCDT), peu après la cérémonie cosmopolite qui mêlait chant traditionnel lapon, musique d'inspiration africaine et chœur d'enfants.

"Nous pouvons maintenant stocker en toute sécurité un nombre considérable de semences vulnérables et précieuses", a-t-il dit.

Surplombant un fjord et ornée pour l'occasion de sculptures de glace et de lumières bleutées, la réserve de semences ressemble à un trident souterrain: un long tunnel débouche sur trois grandes alcôves. Les graines y reposeront dans des sachets hermétiques alignés sur des étagères métalliques.

Seule l'entrée émerge de la montagne enneigée, laissant apparaître deux hautes parois surmontées d'une œuvre d'art faite de miroirs et de morceaux de fer qui forment un prisme visible, dit-on, des kilomètres à la ronde dans l'obscurité permanente et totale de l'hiver polaire.

La réserve de semences fonctionnera comme un filet de sécurité. Elle conservera dans des conditions optimales, à -18°C, des doubles de graines stockées dans les 1.400 banques de gènes existantes.

Celles-ci n'offrent pas les mêmes garanties que la nouvelle venue: protégée par des tonnes de roc, des portes blindées et des parois en béton armé, elle peut résister à une chute d'avion ou à un missile nucléaire. Caméras de télésurveillance et ours polaires complètent le dispositif.

Si une variété de culture vient à disparaître dans son milieu naturel, les Etats et institutions pourront récupérer les graines qu'ils ont déposées et dont ils demeurent propriétaires.

Sous l'effet des maladies, du changement climatique ou encore des activités humaines, la diversité génétique s'appauvrit. En 1949, les paysans chinois cultivaient plus de 10.000 variétés de blé, dix fois moins 20 ans plus tard.

 Or, la diversité est indispensable pour mettre au point des cultures plus résistantes, moins gourmandes en eau et en engrais, aptes à s'adapter au réchauffement climatique et plus nutritives. D'autant qu'en 2050, il y aura 9 milliards de bouches à nourrir.

"Nous espérons et œuvrons pour le meilleur, mais nous devons nous préparer au pire", a précisé M. Barroso.

Grand comme deux fois la Belgique pour une population de 2.300 âmes, le Svalbard -où aucune culture ne pousse- est considéré comme l'endroit idéal pour une réserve de semences.

Isolé mais accessible, politiquement stable, l'archipel est recouvert d'un permafrost qui garantit à l'Arche suffisamment de fraîcheur même en cas de défaillance des systèmes de réfrigération.

La réserve de semences a coûté environ 6 millions d'euros, financés par la Norvège.

 

L'"Arche de Noé verte" en chiffres

 

  • - 18: température constante, en degrés centigrades, des trois chambres froides destinées au stockage des semences. Même en cas de défaillance des systèmes de refroidissement, le permafrost du Svalbard assurera une température maximale de -3°C.
  • 0: nombre de personnes "embarquées" sur "l'Arche de Noé verte". Les installations sont surveillées à distance grâce à des détecteurs de présence et des caméras.
  • 4: nombre de portes, blindées ou renforcées, à franchir avant d'accéder aux semences. Leur ouverture se fait grâce à une clé électronique qui ne les ouvre pas forcément toutes.
  • 12: nombre d'espèces végétales représentant l'essentiel de l'alimentation humaine. Une espèce peut compter plusieurs dizaines, voire centaines, de milliers de variétés.
  • 130: altitude, en mètres, à laquelle la réserve de semences se trouve, ce qui la met à l'abri d'une élévation du niveau de la mer même en cas de fonte massive des glaces due au réchauffement de la planète.
  • 1.400: nombre de banques de gènes existant à travers le monde, certaines ne contenant qu'un seul échantillon contre 500.000 pour les plus grandes.
  • 20.000: nombre d'années durant lesquelles des semences de sorgho, une plante fourragère, peuvent conserver leur fertilité, une fois entreposées dans les chambres froides du Svalbard. Le chiffre tombe à 55 pour des graines de tournesol
  • 200.000: nombre estimé de variétés de riz ou de blé existant sur Terre. Pour les noix d'arachide, le chiffre est plus "modeste", avec 15.000 variétés.
  • 268.000: nombre d'échantillons, tous contenant des variétés différentes, déjà stockés à l'intérieur de la réserve de semences le jour de son inauguration.
  • 4,5 millions: nombre d'échantillons qui peuvent être physiquement stockés à l'intérieur de la réserve de semences, soit plus de deux fois le nombre estimé de variétés existantes.
  • 6 millions: coût, en euros, de la construction de la réserve. Intégralement pris en charge par le gouvernement norvégien.
  • 2 milliards: nombre des graines qui pourront, au final, être stockées dans l'"Arche de Noé verte", à raison de plusieurs centaines de graines par échantillon
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Un système de "caution publique" pour aider les entrepreneurs

Publié le 26 Février 2008 par Philippe LE ROUX - Délégué de la Circonsription dans Action présidentielle et gouvernementale

Le président Nicolas Sarkozy a évoqué mardi "un système de caution publique" pour aider les entrepreneurs.
"On travaille sur un système qui est celui de la caution publique", a dit M. Sarkozy lors d'une table ronde sur les difficultés des entreprises en milieu rural, à Saint-Pourçain-sur-Sioule (Allier).
"L'Etat pourrait mettre sa caution à certaines conditions pour aider celui qui a un projet d'entreprise", a-t-il poursuivi.
"Après tout, ça nous ferait moins d'argent" à dépenser "pour financer les plans sociaux", a ajouté le chef de l'Etat.
Un tel mécanisme "existe seulement en partie, avec Oseo Garantie (la banque d'aide publique aux PME, ndlr), ex-Sofaris, dans un cadre très différent car limité dans sa portée", précise Bercy.
Aujourd'hui, les mécanismes existants extrêmement limités et insuffisants. L'objectif est donc de donner une nouvelle portée aux cautions sur prêts.
Quand une banque fait aujourd'hui un prêt à la création d'entreprise, elle hésite toujours si elle n'a pas suffisamment de gages. La création d'entreprise est toujours un peu risquée, car si ça échoue, la perte est pour la banque. En cas d'échec du projet, l'Etat pourrait payer une partie des sommes au prêteur.

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Interview de Nicolas Sarkozy dans "Le Parisien"

Publié le 26 Février 2008 par La Parisien Aujourd'hui en France dans Presse

08-02-26---Itw-NS-parisien.jpgC'est un entretien exceptionnel que le président de la République a accordé aux lecteurs du "Parisien" et d'"Aujourd'hui en France", hier à l'Elysée. Chute dans les sondages, mariage avec Carla, panne du pouvoir d'achat, affaire de la vidéo : Sarkozy

Il y a plus de trois mois que l'Elysée avait dit oui - sans qu'une date ait été fixée - à l'idée d'un face-à-face entre un panel de nos lecteurs et le président de la République. Il y a une semaine, soudain, les choses se sont précisées. Et le mardi 19 février en fin de journée une date a été fixée : ce serait le lundi matin 25 à l'Elysée. Vite, nous avons constitué un panel, et rendez-vous a été pris. Le tout n'a donc strictement rien à voir avec l'affaire de la vidéo tournée samedi au Salon de l'agriculture, et qui bat tous les records sur le site du Parisien.fr. Avant d'être reçus par Nicolas Sarkozy à l'Elysée, nos lecteurs - compte tenu des horaires - ont préparé l'entretien en sélectionnant leurs questions dans une salle du palais mise à leur disposition. Alors que cette phase de préparation s'achevait hier matin, qui ont-ils vu surgir ? Carla Bruni-Sarkozy en personne, presque timide et souriante. Ayant appris leur présence, elle tenait, dit-elle, à saluer les lecteurs qui s'apprêtaient à questionner son mari. Tard hier soir, l'Elysée nous a fait parvenir sa version amendée et corrigée de cet entretien. La voici.

 

NARCISSE EBONGUE MAKOLLE. Comment réagissez-vous devant le manque de confiance des Français à votre égard, dont témoignent les derniers sondages ?

 

Nicolas Sarkozy. Avec lucidité et avec calme. Pour devenir président, il faut en passer des collines, des vallées, des montagnes ! Il ne faut pas croire, quand les sondages sont bons, que tout va bien et quand les sondages sont mauvais, que tout va mal. Si on réagit comme ça, on n'arrive jamais au bout ou d'un projet. Mais je me dois d'être lucide et d'en tenir compte. Des épreuves, j'en ai connu dans ma vie comme tous les Français. J'ai été élu pour cinq ans pour transformer la France. C'est mon travail, c'est ce que je vais faire. On élit quelqu'un pour qu'il affronte les épreuves. Je m'y étais préparé. J'observe également le décalage immense entre ceux que le gouvernement met en œuvre sur le fond des choses et la caricature qui en est parfois présentée. Je vais m'attacher à mieux présenter notre politique afin qu'elle soit mieux comprise.

 

ANNE KAMINSKY. Vous déclenchez des sentiments exacerbés chez les Français, de l'admiration jusqu'à l'animosité, voire la « sarkophobie ». Vous sentez-vous responsable de ces sentiments ?

 

Oui. Ce serait malhonnête de dire : quand je suscite des sentiments de grand amour je le dois à mon supposé charisme, et quand je suscite des sentiments de grand rejet, ce serait la faute des autres. Ma conception du rôle du chef de l'Etat, ce n'est pas de cultiver la sympathie, d'être le copain qu'on rêverait d'avoir. Pendant des décennies la France n'a pas fait les choix qu'elle aurait dû faire. Mon travail c'est d'affirmer des convictions et d'avancer. Forcément vous touchez des gens, en positif ou en négatif. Je suis donc responsable même s'il m'arrive de penser qu'il y a de l'outrance. Ainsi, me présenter comme raciste parce que je veux une véritable politique d'immigration dont la France a besoin. Ce n'est pas du débat, c'est de l'outrance. Quand le journal « Marianne » titre en couverture : « Sarkozy est-il fou ? ». Cela me blesse et c'est de l'outrance encore une fois.

 

CLAUDE-SOPHIE GUIRAUDET. A propos de la vidéo qui circule sur Internet, avec votre apostrophe « Casse-toi, pauvre con », la mère que je suis se pose la question : le président peut-il se comporter comme Monsieur-tout-le-monde ? Cela me rappelle le « coup de boule » de Zidane...

 

Il est difficile même quand on est président de ne pas répondre à une insulte, j'ai sans doute les défauts de mes qualités. Ce n'est pas parce qu'on est le président qu'on devient quelqu'un sur lequel on peut s'essuyer les pieds. Cela étant, j'aurais mieux fait de ne pas lui répondre.

 

« Hyper médiatisé ? Je vous demande de me croire : je ne le cherche pas »

 

PHILIPPE LARATTE. Est-il possible d'être hyperactif et aussi productif que vous l'êtes aujourd'hui sans être hyper médiatisé ? Ne faut-il pas prendre plus de recul ?

 

Hyperactif, c'est mon devoir pour réveiller un pays qui sommeillait. Je ne porte pas de jugement critique sur ce qu'ont fait, ou pas, les autres. Hyperactif, je le dois à la France parce que, si le président ne s'engage pas, ça ne bouge pas. De cette pièce où nous sommes pour prendre des décisions, à l'arrivée dans les administrations, quand je demande 100, j'obtiens 10. Si je ne tape pas du poing sur la table, si je n'exige pas des résultats, il ne se passe rien. C'est normal, les gens ne veulent pas d'ennuis. J'aurais moins d'ennuis dans l'inertie mais dans ce cas je ne ferai pas ce que j'ai promis aux Français. Hyperactif, il faut donc que je le sois car les Français ont le sentiment qu'on n'a pas tout fait pour obtenir des résultats. Hyper médiatisé ? Je vous demande de me croire : je ne le cherche pas. Je ne vois pas d'ailleurs comment je pourrais empêcher la publication de ces photos.

 

MARIE-THÉRÈSE DESJARDINS. Aujourd'hui, c'est l'état de grâce pour votre Premier ministre François Fillon. Comment le vivez-vous ?

 

C'est moi qui ai choisi le Premier ministre, c'était donc une bonne décision.

 

L'évolution n'était peut-être pas prévisible cependant ?

 

Dans les couples président-premier ministre, il y a toujours eu des épisodes comme ça. Mais ce n'est pas un problème pour moi, c'est plutôt une solution. Ça prouve que la politique qui est mise en oeuvre est la bonne et que le décrochage est dû non pas à la politique, mais à des événements qui sont apparus dans ma vie et que j'ai dû gérer. Par ailleurs, la raison de continuer avec un Premier ministre ne réside pas dans les sondages, mais dans la qualité du travail qu'il accomplit.

 

NICOLAS TEINDAS. En Arabie saoudite, vous avez dit « Dieu est dans le coeur de chaque homme ». Est-ce votre opinion personnelle où vous exprimiez-vous en tant que chef d'Etat ?

 

En Arabie saoudite se joue une partie absolument essentielle. C'est le pays gardien des lieux saints, la Mecque, et l'Arabie saoudite doit tenir face aux extrémistes. Le roi Abdallah d'Arabie saoudite, quelques semaines avant mon voyage, est allé voir le pape, ce qui est un geste extraordinaire pour le gardien des lieux saints de l'Islam. Il lui a dit: « Ce que nous avons en commun, les religions, est beaucoup plus important que ce qui nous divise ». C'est un geste considérable ! J'ai donc fait un discours sur les religions en disant qu'il était scandaleux de tuer, d'exclure au nom des religions. J'ai dit qu'il n'y a pas un mot de la Torah, pas un mot de la Bible, pas un mot du Coran qui prône la violence, la haine et l'extrémisme. Et que tout devait être fait pour éviter la guerre des religions entre l'Islam et l'Occident. Voilà pourquoi j'ai parlé des religions. Pour le croyant, Dieu est en chaque homme. C'est une phrase que j'ai reprise d'une homélie de Jean-Paul II quand il est venu parler aux JMJ à Longchamp. Je ne dis pas que la religion est la réponse à tous nos problèmes. Mais je constate que quand on a abandonné la morale religieuse, on a abandonné également la morale laïque, et on n'a plus du tout fait de morale. Je respecte ceux qui ne croient pas. Moi-même je ne suis pas pratiquant. Mais Malraux a dit « Le XXI e siècle sera religieux ou ne sera pas ». Le grand problème du monde, c'est d'éviter que les extrémistes fassent basculer le monde dans une guerre des religions. Je crois profondément à la laïcité, mais je ne pense pas que la laïcité doive être une laïcité de combat. La laïcité, c'est reconnaître un droit, le droit de croire ou de ne pas croire. La politique, ça sert à organiser la vie entre la naissance et la mort. Mais ce n'est pas la politique qui répond à la question « Pourquoi la naissance et quoi après la mort ? » C'est ce qu'on appelle la quête de sens. Je ne dis pas qu'il n'y a que le spirituel qui peut y répondre, mais pour beaucoup ça compte. Chaque fois qu'on va à l'enterrement d'un membre de sa famille ou d'un ami, on se dit : la seule chose dont on est sûr, c'est que ça nous arrivera. Je ne suis pas le seul à y réfléchir.

 

RAJA YAGOUBI. Quand vous étiez ministre de l'Intérieur, vous avez décidé de supprimer la police de proximité. Il y a quelques semaines, votre ministre de l'Intérieur a annoncé de nouvelles mesures réinstallant cette police.

 

Regrettez-vous votre décision de l'époque et quels seront les plus de cette police ? 1997-2002, la délinquance augmente de 15 %. 2002-2007, elle a reculé de 14 %, avec le même appareil statistique. Je ne veux pas rentrer dans la polémique, mais ça n'a pas du être tout à fait inutile ce que j'ai fait. Et d'ailleurs les gens sentent que ça va mieux. Il y a 25 % de délinquance en moins dans les trains. Tout n'est pas réglé, mais on a obtenu des résultats. Pour moi, la vraie police de proximité, c'est la brigade anticriminalité, c'est-à-dire ceux qui sont sur le terrain au moment où les délinquants s'y trouvent. La police de proximité sous la gauche c'était de faire des patrouilles dans les zones piétonnes à 9 h du matin. La gauche et la sécurité, ça a été un désastre. J'ai décidé de ne pas baisser pas les bras. Je suis du côté des victimes. Je veux les protéger.

 

NICOLAS TEINDAS. Le Conseil constitutionnel a validé une partie de la loi sur la rétention de sûreté, mais en a censuré une autre sur la rétroactivité. Est-ce à dire que tout est négociable ?

 

Le Conseil constitutionnel a dit que la peine de rétention de sûreté n'est pas anticonstitutionnelle. Cela veut dire qu'un criminel dangereux ne retrouvera pas la liberté quand il aura purgé sa peine, mais quand il ne sera plus dangereux pour la société : c'est un grand changement. Ce que je n'accepte pas, c'est quand on dit : ça vaut pour l'avenir, ça ne vaut pas pour le passé. Ca veut donc dire qu'un serial-violeur condamné il y a six mois et qui va sortir dans vingt ans, ne se verra pas appliquer la loi. Il pourra violer à nouveau alors que le serial-violeur qui a violé après l'adoption de la loi, lui n'aura pas le droit de sortir. On aura donc deux catégories de serial-violeurs : celui qui sera libre parce qu'il aura été condamné juste avant la loi, et celui qui n'aura pas le droit de sortir parce qu'il aura été condamné juste après. Imaginez que c'est votre petite fille. Vous l'acceptez ? J'aimerais qu'on ne mette pas ce principe de la rétroactivité au service des criminels les plus dangereux. Si dans dix ans une famille vient me voir en me disant : M. Sarkozy, cet homme a déjà violé et il s'est attaqué à ma petite fille. Vous aviez dit que vous feriez voter une loi sur la rétention de sûreté, pourquoi ne s'est-elle pas appliquée ? Vous m'imagineriez répondre : Madame excusez-moi c'était il y a dix ans, mais il a été condamné huit jours avant le vote de la loi, ça ne s'applique pas, le Conseil constitutionnel a dit ce n'était pas rétroactif. Ça ne pose pas un problème ? Je veux pouvoir appliquer cette loi aux criminels les plus dangereux. Ça ne veut pas dire qu'ils doivent rester à vie en prison. J'ai pris la décision de créer un hôpital prison à Lyon. Il faut en finir, on ne peut plus mettre des fous en prison, il faut les mettre dans une structure hospitalière où on les soigne. Je tiens à l'affirmer je ne céderai pas, le principe de précaution doit s'appliquer aux victimes.

 

RAJA YAGOUBI. N'est-il pas scandaleux que des entreprises en bonne santé, par exemple ArcelorMittal ou Michelin, licencient ou ferment des sites ? Est-ce que l'Etat continuera de les soutenir financièrement ?

 

Ce n'est pas facile de répondre aussi simplement. Si ces entreprises font des bénéfices, c'est parce qu'elles sont compétitives et ça, c'est plutôt une bonne nouvelle. Mittal a racheté Arcelor. Ils font 7 milliards et demi de bénéfices cette année, là où Arcelor perdait de l'argent. J'ai dit à M. Mittal : « On manque d'acier dans le monde, ne fermez pas le laminoir. Trouvons une solution. » J'espère qu'on va y arriver. Michelin, c'est un peu plus compliqué. Michelin fabrique à Toul des pneus de moyenne gamme. Il y en a trop. L'usine va fermer, je ne peux pas leur en vouloir, c'est une bonne usine, une bonne marque, une bonne gestion. J'ai obtenu de Michelin qu'il fasse sur le site de Toul le plastique usagé, les copeaux de plastique qui restent, de la plasturgie. On va y recréer cinq cents emplois. En revanche, quand les patrons de Metaleurop, dans le Pas-de-Calais, partent en laissant la clef sous la porte, c'est scandaleux. Je ne comprends pas non plus l'affaire de la Société générale : quand le président d'une entreprise connaît un sinistre de cette ampleur et qu'il n'en tire pas les conclusions, ce n'est pas normal. Que quelqu'un gagne 7 M€ par an ne me choque pas. A une condition : c'est qu'il en assure la responsabilité. C'est tout le problème sur Daniel Bouton. Je n'ai rien contre lui. Mais on ne peut pas dire : « Je vais être payé 7 millions par an » et, quand il y a un problème, dire « C'est pas moi. » Ça non, je ne l'accepte pas.

 

« Les heures supplémentaires, ça marche du feu de Dieu ! »

 

MICHEL AUGAGNEUR. Il y a une disproportion dans l'échelle des salaires. Ne pensez-vous pas qu'on pourrait répartir mieux les richesses produites ?

 

(Aparté. Le président propose un chocolat. Il prend un café et un petit fromage blanc : « Excusez-moi, je me suis levé très tôt ce matin, j'ai toujours faim. ») Les 35 heures ont tué la politique salariale dans notre pays. Pour payer les 35 heures, il n'y a plus aucune discussion de salaires dans les entreprises. Et je me retrouve avec un gigantesque problème de pouvoir d'achat parce que les gens voient que le coût de la vie augmente, que les salaires n'augmentent pas assez et qu'on leur demande toujours plus. Comment faire ? Il y a deux solutions. D'abord, les heures supplémentaires. Ça marche du feu de Dieu ! En octobre, 39 % des entreprises ont utilisé le dispositif de défiscalisation, 45 % en novembre et 55 % en décembre. Il y a donc aujourd'hui près de 39 % des salariés français qui gagnent plus parce qu'ils travaillent plus. Ensuite, j'ai demandé au gouvernement - et je m'impatiente, je veux que ça avance plus vite - un projet de loi sur l'intéressement pour qu'il soit généralisé. Je veux aussi poser la question de l'assujettissement des primes à la cotisation retraite et celle de l'intégration des primes dans le calcul des retraites. Mon objectif, ce serait qu'on obtienne la société des trois tiers : en cas de bénéfices, un tiers pour l'actionnaire, un tiers pour les salariés, un tiers pour l'investissement.

 

Mon salaire, maintenant. Je gagne 19 000 € par mois. Jacques Chirac en gagnait 20 000. Quand je suis devenu président de la République, on m'a dit : « Quel salaire voulez-vous avoir ? » J'ai dit : « Quoi ? Vous êtes fous ? Vous êtes malades ? » On m'a répondu : « Si, c'est comme ça que ça se passe. C'est le président qui fixe son salaire. » J'ai dit : « Changez-moi ça tout de suite. Continuez avec mon salaire de ministre de l'Intérieur (12 700 €). Et faites voter une loi. » Avant, personne ne savait combien gagnait le président. Moi, je dis : « Il faut une loi. » Et on dit : « Sarkozy augmente de 140 % de son salaire ! » Où ont-ils vu ça ? Jacques Chirac avait 10 000 € de salaire et, vu son âge, il avait toutes ses retraites. Ça faisait 20 000, soit ce que gagne le Premier ministre. Qui a fixé le salaire du Premier ministre ? Lionel Jospin. Quand Lionel Jospin dit que le Premier ministre doit gagner 20 000 €, il n'y a pas de polémique parce qu'il est de gauche. Je veux gagner exactement comme le Premier ministre : 19 177 €. Ce n'est pas normal que le président cumule ses retraites et son salaire alors que les Français ne peuvent pas le faire. Je dis : « J'interdis au président de cumuler ses retraites. » Et on répond : « Il s'augmente de 140 % ! » Est-ce que c'est honnête de présenter les choses comme ça ? 

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Suppression de l'Impôt forfaitaire annuel : 341.000 PME paieront moins en 2009

Publié le 25 Février 2008 par Philippe LE ROUX - Délégué de la Circonsription dans Action présidentielle et gouvernementale

La suppression de l'imposition forfaitaire annuelle (IFA), annoncée début décembre par le président Nicolas Sarkozy, bénéficiera en 2009 à 341.000 PME réalisant moins de 7,5 millions d'euros de chiffre d'affaires.
La suppression de cet impôt, qui fera partie du projet de loi de modernisation de l'économie présenté au printemps, sera étalée sur deux ans.
D'après un document préparatoire au projet de loi, 90% des entreprises actuellement assujetties à l'IFA n'auront plus à s'en acquitter en 2009. L'impôt serait d'abord supprimé pour les entreprises dont le chiffre d'affaires est inférieur à 7,5 millions d'euros, ce qui concerne 341.000 sociétés.
Toutes les autres, soit 39.800 entreprises selon ce document, devront patienter jusqu'à 2010.
L'IFA concerne les entreprises assujetties à l'impôt sur les sociétés (IS), soit environ le tiers des entreprises françaises (sociétés de capitaux ainsi que certaines associations et des organismes publics).
Mais, à l'inverse de ce dernier, il doit être payé même en l'absence de bénéfices.
En 2007, le montant variait, en sept tranches, de 1.300 euros pour les entreprises dont le chiffre d'affaires était compris entre 400.000 et 750.000 euros, à 110.000 euros pour celles dont le chiffre d'affaires était supérieur à 500 millions d'euros.
Le coût net de la suppression de l'IFA sera de 1,44 milliard d'euros, dont 790 millions en 2009 et 650 millions en 2010, poursuit le journal.

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Morano accuse le PS de "se ranger du côté des assassins"

Publié le 23 Février 2008 par Philippe LE ROUX - Délégué de la Circonsription dans UMP

Nadine-Morano-copie-1.jpgNadine Morano, porte-parole de l'UMP, a accusé le Parti socialiste de "se ranger du côté des assassins", à la suite des déclarations de ses ténors qui ont condamné la saisine par Nicolas Sarkozy du président de la Cour de cassation sur la rétention de sûreté.
"Je laisse le soin aux Français de juger le Parti Socialiste qui se met clairement du côté des assassins et oublie toutes les victimes. C'est irresponsable de jouer avec la sécurité des Français", a-t-elle dit.
Selon la députée, "poser la question de la rétroactivité de la loi pour les violeurs d'enfants et les assassins déjà condamnés, c'est d'abord vouloir assurer la sécurité des Français". "Il s'agit d'appliquer le principe de précaution".
Nicolas Sarkozy, interrogé samedi sur son souhait de rendre applicable immédiatement la rétention de sûreté malgré la censure partielle du Conseil constitutionnel, a assuré que "l'important" pour lui est de ne pas "laisser des monstres en liberté" à l'issue de leur peine.
"Le devoir de précaution s'applique pour la nature, il doit s'appliquer pour les victimes", a poursuivi le président de la République.
M. Sarkozy a demandé vendredi au premier président de la Cour de cassation de lui faire "toutes propositions nécessaires" pour permettre l'application immédiate de la rétention de sûreté aux criminels jugés dangereux, alors que le Conseil constitutionnel a établi la veille qu'elle ne saurait s'appliquer rétroactivement.
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La France demandera le classement mondial de son patrimoine gastronomique

Publié le 23 Février 2008 par Philippe LE ROUX - Délégué de la Circonsription dans Action présidentielle et gouvernementale

Gastronomie.jpg"Nous avons la meilleure gastronomie du monde!", a proclamé samedi Nicolas Sarkozy au salon de l'Agriculture, un motif de fierté qui le conduit à demander à l'UNESCO de la classer au patrimoine culturel immatériel de l'Humanité.
"L'agriculture et les métiers qui la façonnent chaque jour sont à l'origine de la diversité gastronomique de notre pays", a déclaré le chef de l'Etat en inaugurant le 45ème salon de l'agriculture à Paris.
"C'est un élément essentiel de notre patrimoine. C'est pourquoi je souhaite que la France soit le premier pays à déposer dès 2009 une candidature auprès de l'UNESCO pour permettre la reconnaissance de notre patrimoine gastronomique au patrimoine mondial", a dit le président de la République avant de s'exclamer: "Nous avons la meilleure gastronomie du monde".
L'idée de la candidature française avait été lancée fin 2006 par un groupe de gastronomes et de chefs convaincus que "la cuisine, c'est de la culture". Le comité de soutien a recueilli jusqu'à présent 3 à 400 signatures de chefs dont de nombreuses toques étoilées (Bocuse, Ducasse, Troisgros...).
Pour l'instant, aucune gastronomie n'a bénéficié de cette inscription. En 2005, l'Unesco avait rejeté une demande en ce sens du Mexique.
"On peut parler de cuisine dans plusieurs pays de la planète" mais la France "est le seul pays où on a une telle diversité et de telles possibilités de transformation des produits des artisans de la terre et de la mer", a déclaré Guy Savoy (trois étoiles Michelin), l'un des initiateurs du projet.
L'inscription à l'UNESCO vise à défendre une "culture gastronomique" à laquelle ne participent pas seulement les grands restaurants, mais aussi charcutiers, boulangers, fromagers, vignerons, confiseurs, etc., a-t-il expliqué.
L'Union des métiers et industries de l'hôtellerie (Umih) s'est déclarée "satisfaite de la demande du président de la République concernant la reconnaissance de la gastronomie comme élément de notre culture", dans un communiqué.
Pour l'Umih, qui "représente les chefs, les cuisiniers de tous les établissements indépendants, de chaînes, étoilés", c'est une "belle idée" qu'elle a "toujours défendue".
A l'heure du salon de l'agriculture à Paris, l'organisation ajoute que "la restauration est prescriptrice des produits du terroir et contribue à la vitalité de l'agriculture". 
L'Umih se dit "convaincue" que le président de la République ira "jusqu'au bout de ses convictions" et, ajoute-t-elle, en revenant à un sujet qui lui est cher, elle souhaite qu'il "profitera de la présidence française de l'Union Européenne pour harmoniser les taux de TVA".

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Sarkozy ouvre le salon de l'agriculture et promet la "refondation" de la PAC

Publié le 23 Février 2008 par Philippe LE ROUX - Délégué de la Circonsription dans Action présidentielle et gouvernementale

 

Lire le discours du Président de la République : cliquez ici
Nicolas Sarkozy a inauguré samedi le 45ème salon de l'agriculture de Paris en promettant d'engager dès la présidence française de l'Union européenne (UE) en juillet une "refondation" de la politique agricole commune et en affichant sa fermeté dans les négociations à l'OMC.
Pour le premier salon de son quinquennat, le chef de l'Etat a rompu avec les habitudes de son prédécesseur Jacques Chirac en préférant à ses interminables déambulations entre veaux, vaches, couvées et produits du terroir une visite express de deux petites heures et, grande première, un discours.
Devant les responsables agricoles, Nicolas Sarkozy a répété sa volonté d'imposer dès qu'il aura pris les commandes de l'UE au 1er juillet 2008 l'ouverture de discussions de fond sur l'avenir de la politique agricole commune, normalement fixées en 2013 par le calendrier européen.
"Pourquoi attendre ce rendez-vous? (...) sur la PAC, je veux la rupture avec le conservatisme et l'immobilisme (...) je suis convaincu que la PAC doit être rénovée, refondée", a-t-il lancé.
"Je veux être clair: nous veillerons à ce que cet exercice (la présidence française de l'UE) soit l'occasion d'engager dès 2009, je pèse mes mots, une véritable refondation des modalités de mise en œuvre de la PAC dans notre pays, qui se fera en totale cohérence avec nos objectifs politiques de 2013", a poursuivi le président.
"La France engagera au cours de cet exercice une véritable discussion avec chacun de nos partenaires européens, avec le double objectif d'une meilleure gestion des risques climatiques, sanitaires et économiques", a-t-il insisté.
La Commission européenne doit présenter en mai les propositions de modifications de la PAC --tirées de son "bilan de santé"-- qui doivent être adoptées ensuite sous présidence française.
Le chef de l'Etat a également profité de son discours pour assurer qu'il s'opposerait "fermement" à tout accord à l'Organisation mondiale du commerce (OMC), où se discute actuellement le principe d'une forte réduction des barrières douanières, "qui ne servira pas les intérêts" de la France, troisième puissance agricole mondiale.
Nicolas Sarkozy a regretté "que l'Europe accepte des concessions toujours plus importantes sans rien obtenir en retour". "Comme il faut l'unanimité (à l'OMC), chacun est devant ses responsabilités", a-t-il ajouté.
Saluant la part jouée par l'agriculture dans "l'identité, la tradition française", le président a annoncé que la France allait déposer auprès de l'UNESCO une demande de classement de sa gastronomie, "la meilleure au monde" a-t-il dit, au patrimoine immatériel de l'Humanité.
Les responsables agricoles satisfaits
Ses déclarations ont été accueillies avec satisfaction par le monde agricole. "C'est un discours encourageant et mobilisateur pour les agriculteurs", a commenté Jean-Michel Lemétayer, président de la FNSEA, le principal syndicat français.
A son image, les responsables agricoles se sont dits satisfaits du discours de Nicolas Sarkozy, et attendent désormais la présidence française de l'Union Européenne.
M. Lemétayer a notamment apprécié "l'engagement fort sur les négociations à l'OMC, un sujet extrêmement sensible pour les paysans français".
Luc Guyau, le président de l'APCA (Assemblée permanente des chambres d'agriculture), s'est réjouit de l'engagement de Nicolas Sarkozy qui a souhaité que "la présidence française de l'UE au second semestre de cette année commence à initier le cadre de la Politique agricole commune après 2013".
Pour le président des Jeunes Agriculteurs (JA) Philippe Meurs "après les inquiétudes nées du Grenelle de l'Environnement il était important d'entendre l'affirmation du soutien de l'Etat à l'agriculture".
Eric Lainé, le nouveau président de la Confédération générale des betteraviers (CGB), s'est dit "confiant pour l'avenir" après les fortes paroles sur les négociations à l'OMC. Pour M. Lainé, celles-ci laissent espérer que l'Europe obtienne "un contingentement des importations brésiliennes et américaines d'éthanol" afin de ne pas défavoriser l'industrie européenne naissante dans ce secteur après avoir abandonné une importante partie de l'industrie sucrière sous la pression des pays émergents.
Le président de la Fédération nationale porcine (FNP) Jean-Michel Serres est satisfait d'avoir obtenu, lors d'une discussion avec M. Sarkozy sur son stand, l'engagement d'une prochaine réunion interministérielle pour tenter de trouver des solutions à la grave crise qui affecte le secteur.
Eugène Schaeffer, le président de la Confédération française avicole (CFA), a insisté de son côté sur le fait "qu'il faut que la France se batte dès cette année sur le budget de la PAC, en déployant plus de diplomatie, notamment auprès de l'Allemagne".
"C'est un discours excellent. Cela donne du baume au cœur", a jugé Jacques Gravegeal, le président des vins des pays d'Oc.
François Lucas, le président de la Coordination Rurale, s'est félicité de l'importance accordée par Nicolas Sarkozy "à la préférence communautaire" pour les achats des produits agricoles et agroalimentaires.
L'objectif de la PAC "est bien d'assurer l'autosuffisance et la sécurité alimentaire de 400 millions de consommateurs européens", a souligné le président du troisième syndicat agricole.

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Le salon de l'agriculture 2008 : fiche pratique

Publié le 22 Février 2008 par Philippe LE ROUX - Délégué de la Circonsription

08-02-23---Salon-de-l-Agriculture.jpgLe 45e Salon international de l'agriculture (SIA) de Paris, qui se tient du samedi 23 février au dimanche 2 mars au Parc des expositions de la Porte de Versailles, accueillera cette année 30 pays.

Les 600.000 visiteurs attendus à la "plus grande ferme" française pourront admirer, sur 138.000 m2, 3.000 animaux et visiter les stands de 1.030 exposants.

Comme l'an dernier, le prix d'entrée est de 12 euros avec des réductions pour les groupes (minimum 15 personnes), les étudiants, les enfants de 6 à 12 ans et les lycéens agricoles.

L'entrée est gratuite pour les moins de six ans.

Pour la "nuit de l'agriculture", qui aura lieu le vendredi 29 février de 19H00 à 23H00, le tarif est de six euros.

Clin d'œil à l'année internationale de la pomme de terre, les femmes dont le prénom est celui d'une variété de pomme de terre (comme Agatha, Amandine, Charlotte, Désirée, Juliette ou Nadine) pourront, le 29 février, accéder gratuitement au salon, pièce d'identité à l'appui.

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Audiovisuel extérieur français: rapprocher des entités bien différentes

Publié le 21 Février 2008 par Philippe LE ROUX - Délégué de la Circonsription dans Action présidentielle et gouvernementale

La holding France Monde, qu'Alain de Pouzilhac a été chargé mercredi de constituer et de présider, réunira les participations de l'Etat dans la radio RFI et les télévisions TV5Monde et France 24, trois entités bien différentes.

Actuellement, elles ont des structures de capital variées, ainsi que des tutelles et des sources de financement différentes. Alain de Pouzilhac, actuel président du directoire de France 24, a reçu pour mission de "moderniser et de dynamiser" cet ensemble qui forme l'audiovisuel extérieur public français.

 

- La chaîne de télévision TV5Monde est une filiale d'entreprises audiovisuelles publiques françaises et francophones. La France détient environ 66% de son capital à travers France Télévisions, Arte France et l'INA. Placée sous la tutelle du Quai d'Orsay, elle est financée côté français par une dotation budgétaire du ministère des Affaires étrangères et une contribution de France Télévisions.

Ses ressources se montent à 86,33 millions d'euros. Elles proviennent à 78,16% de la France, 5,17% de la Belgique, 5,17% de la Suisse, 3,45% du Canada et 2,30% du Québec (les ressources propres représentant 5,75%). Les actionnaires contribuent également par des apports de programmes et de droits de télévision.

Les effectifs de TV5Monde se montent à 320 personnes environ.

Chaîne généraliste en langue française, TV5Monde édite sept chaînes régionalistes distinctes diffusées depuis Paris. Elle est reçue par 181 millions de foyers. Selon la chaîne, son audience en septembre 2007 était de 75 millions de téléspectateurs par semaine.

 

- Lancée en décembre 2006, la chaîne de télévision d'information en continu France 24, fruit de la volonté de l'ancien président Jacques Chirac, est une société anonyme à conseil de surveillance et directoire détenue à parité par TF1 et France Télévisions. Placée sous la tutelle du Premier ministre, elle est financée par une dotation budgétaire dans le cadre d'une convention de subvention pluriannuelle.

Ses effectifs sont environ de 520 personnes dont plus de 250 journalistes.

La chaîne diffuse actuellement en trois langues (français, anglais, arabe).

Son budget est de 88,5 millions d'euros en 2007.

La chaîne peut être reçue par 80 millions de foyers dans le monde.

 

- La radio RFI (Radio France Internationale) est détenue à 100% par l'Etat. Elle est placée sous une double tutelle (Affaires étrangères et Culture). Elle est financée essentiellement par la redevance et une dotation du ministère des Affaires étrangères.

Ses ressources sont d'environ 130 millions d'euros.

RFI emploie 1.000 collaborateurs dont plus de 450 journalistes.

La radio diffuse en français et en 19 langues étrangères (via des filiales).

L'audience radio du groupe RFI est estimée à près de 45 millions d'auditeurs réguliers, dont 25,8 millions en Afrique et 10,5 millions au Moyen et Proche Orient.

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Réforme Darcos du primaire : les principaux points

Publié le 20 Février 2008 par Philippe LE ROUX - Délégué de la Circonsription dans Action présidentielle et gouvernementale

Soucieux de "recentrer" les apprentissages de l'école primaire sur "les fondamentaux", lire, écrire, compter, le ministre de l'Education a annoncé mercredi une augmentation des horaires d'enseignement du français et des mathématiques, dont il a aussi modifié les contenus.

-          La modification des horaires établis en 2007 accompagne la suppression du samedi matin, qui se traduit par 24 heures de cours hebdomadaires pour tous les élèves, contre 26 auparavant. Les élèves en difficulté pourront continuer à bénéficier de deux heures d'accompagnement individuel.

-          En français: les élèves de CP et CE1 feront 10 heures, contre respectivement entre 9 et 11 heures, et 10 heures, auparavant. Du CE2 au CM2, ils en feront huit heures, contre six à huit heures auparavant.

-          Les élèves feront tous cinq heures de mathématiques du CP au CM2, au lieu de 5 à 6 heures en CP et CE1 et de 5 heures à 5 heures et demie après le CE2.

-          Enfin, dans toutes les classes, quatre heures seront consacrées au sport, contre trois heures aujourd'hui, et pour l'histoire des arts, "un minimum de 20 heures annuelles en liaison avec l'enseignement de l'histoire, de la pratique artistique, et du français".

-          A priori, l'enseignement d'une langue vivante devrait rester à une heure et demie par semaine.

-          La réforme comprend également une réécriture des programmes de la maternelle et de chaque cycle, appuyée sur le socle commun de connaissances et de compétences.

-          Ils reprennent des éléments préexistants et modifient des équilibres - par exemple en consacrant une très large place à "l'étude de la langue", comme la grammaire, la conjugaison et l'orthographe, ou à l'histoire des arts, par rapport par exemple à la rédaction et la récitation ou la pratique d'un art.

-          Ils introduisent des nouveautés comme la leçon de mots en grande section, la multiplication en CP, la division en CE1 ou "l'instruction civique et morale qui remplace l'éducation civique", selon les termes de Xavier Darcos. Cette dernière comprendra par exemple l'apprentissage des formules de politesse, des usages du vouvoiement ou de maximes "telles que +La liberté de l'un s'arrête où commence celle d'autrui+", selon le texte des nouveaux programmes.

-          L'enseignement de l'histoire passera par "les jalons de l'histoire nationale" dont les "repères indispensables", chronologie et grands personnages, sont détaillés. Les connaissances à acquérir en géographie sont recentrées pour l'essentiel sur la France.

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Sarkozy dévoile sa feuille de route pour une télévision publique "populaire"

Publié le 19 Février 2008 par Philippe LE ROUX - Délégué de la Circonsription dans Action présidentielle et gouvernementale

France-T-l-vision.jpgNicolas Sarkozy a mis en place mardi la commission pour une "nouvelle télévision publique" et a dévoilé sa feuille de route pour en faire un média "populaire" libéré de la "tyrannie de l'audience", d'où la publicité devra disparaître en 2009, totalement ou progressivement.

En installant à l'Elysée le nouvel organe présidé par le patron du groupe UMP à l'Assemblée nationale, Jean-François Copé, le président a défendu "une des plus importantes réformes" de son mandat, dont la gauche avait selon lui "rêvé".

Une semaine après une grève massive des salariés de l'audiovisuel public, M. Sarkozy a donné à France Télévisions des garanties sur les conséquences de la suppression de la publicité, annoncée brutalement le 8 janvier.

Il a promis que "chaque euro de recette publicitaire" serait "compensé par un euro de ressource publique en 2009, mais aussi dès 2008" via une "dotation en capital" dont le montant n'a pas été précisé. Le manque à gagner est estimé par le groupe public à 1,2 milliard d'euros.

M. Sarkozy a répété qu'"aucune chaîne" de France Télévisions (France 2, France 3, France 4, France 5 et RFO) ne serait privatisée.

Il a proposé que la fin de la publicité soit programmée pour 2009, selon une méthode à choisir: suppression totale dès le 1er janvier 2009, ou de manière progressive, en commençant par supprimer la publicité après 20H00.

Jean-François Téaldi, porte-parole de l'intersyndicale de l'audiovisuel public, a estimé que ces annonces allaient "dans le bon sens". Il y a en effet "un désaccord sur le montant du manque à gagner", estimé, selon les syndicats ou les entreprises concernées, à 1,2 md pour France Télévisions, 45 millions pour Radio France, 8 millions pour  RFI.

La commission, composée de parlementaires de divers horizons (mais boudée par le PS) ainsi que de professionnels, devra rendre ses travaux avant le 31 mai. La première réunion se tiendra le 27 février, jour d'un conseil d'administration extraordinaire de France Télévisions.

Affirmant qu'il ne s'agissait pas d'un "débat exclusivement comptable", le chef de l'Etat a esquissé les contours d'une "télévision du service public du XXIe siècle" dont il veut faire un "grand outil de culture populaire".

"La culture est présente à l'antenne quand les Français dorment ou sont en vacances", a-t-il jugé, en saluant néanmoins le virage éditorial pris par France Télévisions, comme le théâtre en direct ou l'adaptation de Maupassant.

Mais ces efforts "risquent de s'essouffler" tant que les chaînes publiques seront soumises à la "tyrannie de l'audience au quotidien", qui les expose, entre autres, au "rouleau compresseur des séries américaines".

Si le service public ne "doit pas être du pain et des jeux", il ne s'agit pas pour autant de "renoncer aux objectifs d'audience", selon M. Sarkozy, qui a rendu hommage à plusieurs reprises aux premiers dirigeants de la télévision publique.

La commission devra trouver un "panachage des ressources" pour compenser le manque à gagner publicitaire: contribution des chaînes privées qui bénéficieront du report des recettes, ainsi que des opérateurs télécoms "au taux le plus faible".

La radio privée et la presse ne seront en revanche pas taxées, pour les aider à "passer le cap de la révolution numérique", a-t-il assuré.

M. Sarkozy, qui n'a pas parlé de la redevance, a donné des assurances aux chaînes privées, qui devraient notamment profiter de la réforme des décrets Tasca régissant les rapports producteurs/diffuseurs.

Les chaînes privées peuvent aussi espérer un assouplissement dès le premier semestre 2008 de leurs "contraintes publicitaires" grâce à la transposition de la directive européenne "service de médias audiovisuels".

 

Composition de la commission "pour la nouvelle télévision publique" :

-          Président : Jean-François Copé (député UMP)

 

-          Collège parlementaire (9 députés et 6 sénateurs): Députés: Franck Riester (UMP), Michel Herbillon (UMP), Christian Kert (UMP), Patrice Martin-Lalande (UMP), Gilles Carrez (UMP), Jean Dionis du Séjour (NC), Patrick Bloche (PS), Didier Mathus (PS), Michel Francaix (PS). Sénateurs: Catherine Morin Desailly (groupe centriste), Louis de Broissia (UMP), Jacques Valade (UMP), David Assouline (PS), Ivan Renar (communiste), Jack Ralite (communiste)

 

-          Collège professionnel (17) : Véronique Cayla (directrice générale du Centre national de la cinématographie), Hervé Chabalier (journaliste et producteur), Jacques Chancel (producteur audiovisuel), Catherine Clément (philosophe, auteur d'un rapport sur l'audiovisuel public), Sophie Deschamps (scénariste, ancienne présidente de la SACD), Laurence Franceschini (directrice du développement des médias au ministère de la Culture), Pierre Giacometti (consultant, expert), Simone Harari (productrice audiovisuelle), Marin Karmitz (producteur et distributeur MK2), René Martin (producteur de spectacles et producteur audiovisuel), Marie Masmonteil (productrice de cinéma), Martin Rogard (directeur de France de Dailymotion), Marcel Rufo (pédopsychologue), Jacques Santamaria (scénariste), Nicolas Traube (producteur audiovisuel), David Levy (responsable de la BBC), Greg Dyke (ancien directeur général de la BBC, président du British Film Institute).

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Fonctionnaires: La dernière offre

Publié le 19 Février 2008 par Philippe LE ROUX - Délégué de la Circonsription dans Action présidentielle et gouvernementale

08-02-19---Eric-Woerth.jpgLes discussions ont duré jusque tard dans la nuit mais aucun accord sur les salaires n'a été trouvé mardi avec les fédérations de fonctionnaires. L'ultime proposition du gouvernement -une revalorisation de 0,8% en 2008- ne les agrée pas. Les syndicats ont jusqu'à mercredi soir pour décider s'ils signent ou non ce protocole.

Eric Woerth a fait sa dernière offre: 0,8% d'augmentation en 2008. Les syndicats ne sont pas d'accord.

A prendre ou à laisser. C'est en substance en ces termes que se sont quittés cette nuit les fédérations de fonctionnaires et le ministre de la Fonction publique et du Budget, Eric Woerth. Ce dernier a formulé une ultime proposition de revalorisation générale des salaires, à 0,8% en 2008. Soit une augmentation de 0,3 points par rapport à la proposition initiale.

Cette revalorisation de 0,8% du point d'indice - qui sert de base pour calculer le salaire des quelque cinq millions de fonctionnaires - se ferait en deux temps, selon le mécanisme pensé par le gouvernement: une première hausse de 0,5% le 1er mars prochain et une autre de 0,3% au 1er octobre.

Mais cette nouvelle augmentation est jugée insuffisante par les syndicats, qui réclament une hausse de 1,6% du point d'indice afin, disent-ils, de compenser l'inflation et de rattraper l'absence d'augmentation en 2007. Selon une récente étude de l'Insee, portant sur 973 000 fonctionnaires, 17% d'entre eux ont perdu du pouvoir d'achat entre 2000 et 2005, au regard du seul traitement indiciaire.

"S'attaquer aux causes de la perte du pouvoir d'achat"

Pour tenter de convaincre les fédérations de fonctionnaires, Eric Woerth a également proposé une prime. "Une prime sera donc attribuée en 2008 sur la période 2003-2007. Plus de la moitié des agents concernés toucheront plus de 700 euros et 10% plus de 1 500 euros", a-t-il assuré lundi. La réaction des syndicats ne s'est pas fait attendre. "Le ministre tente de réparer par une prime un problème indiciaire. Ce dispositif ne peut pas être pérenne, il faut qu'on s'attaque aux causes de la perte du pouvoir d'achat", a jugé le secrétaire général de l'Union générale des fédérations de fonctionnaires-CGT (UGFF-CGT), Jean-Marc Canon.

Dans la nuit, le gouvernement a mis un nouvel argument dans la balance. Eric Woerth a ainsi proposé une revalorisation supplémentaire pour les plus bas salaires (catégorie C) ainsi que la mise en œuvre d'une "Garantie individuelle de pouvoir d'achat" (Gipa). Selon le ministre, cela représenterait une hausse de un à quatre points d'indice supplémentaire, selon les cas.

A 48 heures de la fin des négociations, les discussions semblent au point mort. Certains voient déjà se répéter le scénario des dix dernières années. Faute d'accord salarial conclu dans la Fonction publique depuis 1998, le gouvernement a pris depuis, une décision unilatérale.


Voici les grandes lignes du projet de relevé de conclusions proposé lundi soir par le ministère du Budget et de la Fonction publique aux syndicats de fonctionnaires, qui ont jusqu'à mercredi soir pour se prononcer à son sujet.

 

1 - Dialogue social

  • Un nouveau mécanisme de négociation salariale est proposé dès 2008 "afin d'assurer une meilleure articulation du calendrier de la négociation salariale avec celui de la programmation budgétaire pluriannuelle".
  • La négociation triennale pour 2009-2011 aborderait notamment :

-          l'évolution de la valeur du point fonction publique et son calendrier

-          l'évolution des grilles en tenant compte de la durée réelle de carrière effectuée

-          les négociations annuelles intégreraient la présentation des mesures catégorielles développées dans les différents ministères et celle de la mise en ouvre du principe de retour à 50% des gains de productivité du service public.

 

2 - Garantie individuelle du pouvoir d'achat

  • Mise en place d'un dispositif général de garantie individuelle du pouvoir d'achat (Gipa) du traitement indiciaire applicable sur la durée de la législature.
  • Il repose sur une comparaison entre l'évolution du traitement indiciaire brut (TIB, composé de l'ancienneté et de l'indice) détenu sur une période de référence de quatre ans et celle de l'indice des prix à la consommation sur la même période.
  • Ce dispositif concerne tous les fonctionnaires titulaires civils des trois versants de la fonction publique (Etat, Hôpital, Collectivités locales). La situation des agents contractuels fera l'objet d'un examen.
  • Certains agents dont l'avancement stagne en bénéficieront automatiquement en 2009 et 2010.
  • En complément, entre un et quatre points d'indice seront attribués à partir du 1er octobre aux agents de catégorie C en fonction de leur échelon.

3 - Le point d'indice

  • La valeur du point d'indice sera revalorisée en 2008 de 0,8% (0,5% au 1er mars 2008 et de 0,3% en octobre 2008).

4 - Grille indiciaire

  • Dans le cadre de la mise en œuvre d'une fonction publique de métier, le gouvernement est prêt à examiner une reconstruction de la grille indiciaire (déroulement de carrière) "afin de mieux reconnaître les efforts et la valeur professionnelle des agents".  

5 - Jours de RTT

  • Monétisation de la moitié du stock de jours accumulés sur les comptes-épargne temps au 31 décembre 2007, dans la limite de quatre jours par an. Le gouvernement "est prêt à ouvrir, à la demande de certaines organisations syndicales une concertation spécifique".

6 - Action sociale

  • Afin de favoriser le logement des fonctionnaires, l'aide à l'installation personnalisée passera de 700 à 900 euros en Ile-de-France, PACA et ZUS (zones urbaines sensibles) et de 350 à 500 euros dans les autres régions.
  • Le plafond du prêt mobilité sera doublé et porté à 2.000 euros.
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Dépénalisation du droit des affaires : principales propositions du rapport

Publié le 19 Février 2008 par Philippe LE ROUX - Délégué de la Circonsription dans Action présidentielle et gouvernementale

Voici les principales préconisations du rapport que doit remettre mercredi à la ministre de la Justice Rachida Dati le groupe de travail sur la dépénalisation du droit des affaires.

 

DEPENALISATION : une vingtaine de délits mineurs seraient dépénalisés mais aucun parmi "le socle du droit pénal des affaires composé des trois infractions mère - l'abus de confiance, l'escroquerie et le faux - ainsi que leurs déclinaisons en infractions spécialisées- le faux en écritures comptables, l'abus de bien social" qui "doit être maintenu en l'état".

Le rapport propose des sanctions plus sévères contre le délit d'initié, qui serait puni de trois ans d'emprisonnement au lieu de deux actuellement.

 

REFONTE DE LA PRESCRIPTION : le délai de la prescription passerait de trois à cinq ans pour les délits punis de moins de trois ans d'emprisonnement, de trois à sept ans pour ceux punis d'au moins trois ans (dont l'ABS), et de dix à quinze ans pour les crimes.

Le groupe de travail propose que le délai parte du moment de la commission des faits, comme c'est déjà la règle générale, et non plus de la découverte du délit, comme cela est le cas aujourd'hui en matière d'ABS.

 

AUTORITE DES MARCHES FINANCIERS : le rapport veut limiter le cumul de sanctions administratives et pénales. En cas d'affaire suspecte, l'AMF, le gendarme de la Bourse, devrait alerter "au plus vite" le parquet sous l'autorité duquel serait menée l'enquête. Le parquet renverrait l'affaire devant l'AMF en cas de sanction purement administrative ou devant la justice en cas de poursuite pénale.

 

SPECIALISATION : dans le domaine économique et financier, les magistrats chargés de juger en première instance ou en appel seraient épaulés par deux assesseurs spécialisés non magistrats.

Le rapport préconise aussi une meilleure spécialisation et formation des magistrats dans ces domaines complexes.

 

ACTIONS COLLECTIVES : le groupe de travail propose la mise en place d'une "class action" à la française, limitée dans un premier temps au droit de la consommation et qui ne pourrait être exercée que par des associations de consommateurs agréées sous le contrôle d'un juge.

Les actions de groupe seraient instruites par des juridictions spécialisées.

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Vaste opération de police à Villiers-le-Bel: 33 interpellations

Publié le 19 Février 2008 par Philippe LE ROUX - Délégué de la Circonsription dans Action présidentielle et gouvernementale

08-02-18---Villiers-le-Bel.jpgTrente-trois personnes, soupçonnées d'avoir participé aux violences contre les forces de l'ordre en novembre à Villiers-le-Bel, ont été interpellées lundi lors d'une opération policière de grande ampleur, dont la médiatisation a provoqué la polémique.

Trente-trois des 37 personnes recherchées par les enquêteurs ont été interpellées à Villiers-le-Bel, Sarcelles, Arnouville-lès-Gonesse et en Seine-Saint-Denis, par la la police qui a mobilisé près d'un millier de policiers dans cette ville du Val-d'Oise.

"Je n'ai jamais vu une opération de police de cette envergure", a commenté la procureure de Pontoise Marie-Thérèse de Givry. "Je ne pense pas qu'il y aura trop de traumatisme dans la cité", baptisée "derrière les murs de Monseigneur" à Villiers, cible principale des policiers.

"J'espère que les habitants comprendront que nous sommes là pour rétablir l'ordre et la paix", a-t-elle ajouté.

Environ 1.000 policiers du Raid, de l'Office central de répression du banditisme (OCRB), de la police judiciaire de Versailles et d'Ile-de-France, notamment, ont participé à cette opération, suivie par de nombreux médias.

Si la ministre de l'Intérieur Michèle Alliot-Marie a salué cette "très belle opération" de police, elle a regretté "que des fuites aient conduit à (sa) médiatisation importante".

A 06H00, des membres des CRS, du Raid et de la PJ ont pénétré dans une dizaine d'immeubles à Villiers, par petits groupes de trente, selon un journaliste de l'AFP. Quatre à cinq attendaient au pied de chaque immeuble, tandis que leurs collègues, dont certains étaient munis de béliers pour défoncer les portes, montaient dans les étages.

Ce déploiement massif s'est déroulé silencieusement. A la sortie des immeubles, ceux qui partaient à leur travail étaient éberlués de tomber nez à nez avec des policiers.

Du 25 au 27 novembre, Villiers avait connu des affrontements entre jeunes et forces de l'ordre après la mort de deux adolescents dans une collision entre leur mini moto et une voiture de police.

Ces violences avaient fait 119 blessés parmi les policiers, dont cinq graves, selon le ministère de la Justice. Plusieurs dizaines avaient été blessés par du plomb et de la grenaille tirés notamment avec des fusils de chasse.

Selon des sources proches de l'enquête, au moins trois témoignages anonymes ont permis aux enquêteurs de cibler dans un premier temps deux frères, domiciliés à Villiers. Ils ont été surveillés, mais, selon ces mêmes sources, ces deux suspects, qui feraient partie des objectifs de l'opération de lundi, ont été très discrets.

"Mettez les moyens que vous voulez (...) ça ne peut pas rester impuni", avait lancé aux policiers Nicolas Sarkozy.

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Déclaration d'indépendance du Kosovo

Publié le 18 Février 2008 par Philippe LE ROUX - Délégué de la Circonsription dans International

Drapeau-Kosovo-copie-1.jpg Voici les principaux points de la déclaration d'indépendance du Kosovo, dont le texte a été distribué par le centre de presse du gouvernement à Pristina:

 -          La déclaration d'indépendance du Kosovo "reflète la volonté du peuple et est en pleine conformité avec les recommandations de l'envoyé spécial de l'ONU Martti Ahtisaari".

-          Le Kosovo "est une république démocratique, laïque et multiethnique, guidée par les principes de non-discrimination". "Nous protégerons et promouvrons les droits de toutes les communautés du Kosovo et créerons les conditions nécessaires à leur participation effective aux processus politiques et de prise de décision".

-          "Nous mettrons intégralement en application les obligations" découlant du plan Ahtisaari, "dont l'adoption prioritaire de lois figurant dans son annexe XII, notamment celles qui protègent et promeuvent les droits des communautés et de leurs membres". 

-          "Nous adopterons dès que possible une Constitution qui proclame notre engagement à respecter les droits de l'homme et les libertés fondamentales de tous nos citoyens, tels qu'ils sont définis notamment par la Convention européenne des droits de l'homme. La Constitution intègrera tous les principes significatifs du plan Ahtisaari et sera adoptée dans le cadre d'un processus et d'un débat démocratiques". 

-          "Nous saluons le soutien continu à notre développement démocratique manifesté par la communauté internationale par le biais de la présence internationale établie au Kosovo sur la base de la résolution 1244 du Conseil de sécurité de l'Onu (1999). Nous invitons et accueillons une présence internationale civile chargée de superviser l'application (par le Kosovo) du plan Ahtisaari, et une mission de l'Union européenne" de police et de justice. La déclaration invite l'OTAN à "garder un rôle dirigeant dans la présence militaire internationale au Kosovo et à assumer les responsabilités" qui lui ont été confiées par la résolution 1244 et le plan Ahtisaari jusqu'à ce que les institutions du Kosovo soient capables d'assumer ces responsabilités. 

-          "Pour des raisons culturelles, géographiques et historiques, nous croyons en nos liens avec la famille européenne. Nous proclamons notre intention de prendre toutes les mesures nécessaires pour faciliter notre entrée dans l'Union européenne dès que possible et mettre en application les réformes requises pour l'intégration européenne et euro-atlantique". 

-          "Nous acceptons pleinement" les responsabilités inhérentes à "notre appartenance à la communauté internationale. Le Kosovo s'engage à respecter "les principes de la Charte des Nations unies, de l'Acte final des accords d'Helsinki, de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE)" ainsi que "les principes qui sous-tendent les relations entre Etat". 

-          Le Kosovo respectera "la souveraineté et l'intégrité territoriale de tous" ses voisins et s'abstiendra de "tout usage de la force ou menace d'y avoir recours". 

-          Le Kosovo "coopérera pleinement avec le Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie".

-          Le Kosovo se consacrera "à la paix et à la stabilité" en Europe du sud-est. Le processus de désintégration de l'ex-Yougoslavie "a été douloureux", mais "le Kosovo s'efforcera inlassablement de contribuer à une réconciliation qui permettrait à l'Europe du sud-est de dépasser les conflits du passé et de  construire de nouvelles relations de coopération régionale".

-          "Nous œuvrerons avec nos voisins pour avancer vers un avenir européen commun".

-          "Nous souhaitons en particulier établir de bonnes relations avec tous nos voisins, dont la république de Serbie, avec laquelle nous avons de profonds liens historiques, commerciaux et sociaux que nous chercherons à développer dans un proche avenir". Le Kosovo va "promouvoir la réconciliation" entre les deux peuples.

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Emmanuelle Mignon: "Transmettre la Shoah est essentiel"

Publié le 17 Février 2008 par Propos recueillis par Florence MURACCIOLE - Le Journal du Dimanche dans Action présidentielle et gouvernementale

Emmanuelle-Mignon.jpgEmmanuelle Mignon, la directrice de cabinet de Nicolas Sarkozy, a joué un grand rôle dans la décision du président de la République de faire "porter par des élèves de CM2 la mémoire" des 11000 enfants juifs français disparus dans les camps de concentration nazis. Emmanuelle Mignon a accepté, pour le Journal du Dimanche, de revenir sur la genèse de cette idée. Entretien.

Vous avez travaillé avec le président de la République sur le discours du Crif ; comment a-t-il été décidé de confier la mémoire d'un enfant français victime de la Shoah à un enfant de 10 ans?

Quand Nicolas Sarkozy était ministre de l'Intérieur, il s'est énormément occupé des questions d'antisémitisme. On a beaucoup travaillé à l'époque sur le sujet, mais il y a un dossier sur lequel on avait du mal à avancer, c'était celui de l'enseignement de la Shoah. Cet enseignement est fondamental, mais l'Education nationale rencontre parfois des difficultés pour le mettre en œuvre, alors même que certains actes antisémites sont commis par des enfants de 10 ans contre des enfants de 10 ans. Devenu président de la République, Nicolas Sarkozy a souhaité qu'on travaille avec l'Education nationale et des représentants des institutions juives pour voir ce que l'on pourrait proposer sur le sujet.

 

Comment recevez-vous les réactions, notamment celle de Simone Veil qui a été très rude?

On entend bien sûr les critiques. C'est un dossier sur lequel il y a un vrai enjeu politique et éducatif. Certains enseignants ont du mal à aborder la Shoah devant leurs élèves, ne savent pas comment s'y prendre, expriment un désarroi croissant. Des comparaisons avec d'autres conflits surgissent. Le président de la République a la volonté très nette de ne pas céder sur cet enseignement. Non seulement on ne doit pas fléchir devant la difficulté, mais on doit aider les enseignants en leur donnant de nouvelles pistes et empêcher les amalgames entre la Shoah et d'autres drames.

 

Mais ils existent aussi...

Personne ne le conteste, mais ce sont des drames politiques. Les enfants palestiniens, vietnamiens, d'autres encore ont été victimes de conflits politiques, qui doivent et qui sont enseignés ; mais avec la Shoah, les enfants ont été victimes du racisme. En enseignant la mémoire de ce génocide, on prémunit toute la société contre ce fléau.

 

"La Shoah est le crime raciste absolu"

 

Certes, mais pourquoi ne pas confier la mémoire des enfants arméniens, des enfants noirs victimes de l'esclavagisme...?

Parce que tout le monde reconnaît que la Shoah est le crime raciste absolu. Il est donc logique de faire de l'enseignement de la Shoah l'instrument d'une lutte sans merci contre le racisme sous toutes ses formes et pas seulement contre l'antisémitisme. Ensuite se pose la question de savoir comment on en parle aux enfants et à quel moment. Dans les discussions que nous avons eues avec le Président et Xavier Darcos, nous nous sommes interrogés à ce propos. En plus de l'histoire au secondaire, nous avons pensé qu'il fallait que le drame de la Shoah soit évoqué avant parce que l'on ne touche pas les collégiens de 15 ans de la même manière que les enfants plus jeunes. C'est à eux que nous avons voulu nous adresser en proposant que les enfants soient sensibilisés aux conséquences dramatiques du racisme à travers l'histoire d'enfants du même âge qu'eux, vivant dans le même pays qu'eux.

 

Pourtant, quand Simone Veil fait remarquer que c'est lourd à porter pour un enfant "de s'identifier à un enfant mort", n'a-t-elle pas raison?

C'est vrai. Mme Veil a raison. On va travailler avec la communauté éducative et avec tous ceux qui s'investissent dans la mémoire de ces sujets, pour voir la meilleure manière de faire. Si vous prenez Le Journal d'Anne Frank, des milliers d'enfants ont été marqués par cet écrit. Et c'est un journal qu'on lit quand on a 10 ans. Il ne s'agit ni de traumatiser, ni de culpabiliser les enfants, mais il ne faut pas non plus les infantiliser en permanence. Ces faits dramatiques ont eu lieu, ils ont touché des enfants très jeunes et, comme l'a dit Xavier Darcos, nous faisons confiance à la communauté éducative pour trouver les mots, la manière, les moyens d 'y sensibiliser les enfants. Le discours du Président était très clair : l'enjeu est d'éduquer la victime potentielle comme le citoyen responsable parce nous pouvons tous un jour être victimes d'actes de racisme et nous pouvons tous un jour en devenir les auteurs. La Seconde Guerre mondiale a montré que les choses pouvaient aller très vite dans un sens comme dans l'autre. C'est un enjeu de civilisation que de transmettre la mémoire et les leçons de ces événements.

 

N'y avait-il pas d'autres moyens?

Je sais qu'il a été suggéré que la mémoire d'un enfant victime de la Shoah puisse être confiée à une classe entière. Nous sommes tout à fait ouverts à ce genre de propositions.

 

Ne craignez-vous pas cependant, comme le dit encore Simone Veil, d'attiser les antagonismes religieux?

Pour moi, c'est un argument qui justifie au carré la proposition qui a été faite. Enseigner la Shoah, c'est combattre toutes les formes de racisme. Les discriminations dont sont victimes aujourd'hui les personnes issues de l'immigration ont la même origine que les crimes dont les juifs ont été victimes: la bête immonde du racisme. Je n'ai aucun doute sur le fait que les enseignants sauront expliquer cela aux enfants et que les parents seront convaincus, quelles que soient leurs convictions, que si l'on n'apprend pas aux gamins que le racisme est quelque chose de monstrueux, on finira un jour par tous en être victimes. L'argument de l'antagonisme religieux va totalement dans le sens du bien-fondé de la mesure.

 

Pas question donc de revenir dessus?

Transmettre la Shoah est essentiel. Soutenir et aider les enseignants dans cet enseignement est une priorité. Cela n'a pas toujours été le cas. Nous sommes au travail pour le faire sans fléchir et d'une manière adaptée à chaque âge.

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La France, premier "grand" pays à ratifier le nouveau traité européen

Publié le 17 Février 2008 par Philippe LE ROUX - Délégué de la Circonsription dans Action présidentielle et gouvernementale

La France, qui avait rejeté le projet de Constitution européenne par référendum en mai 2005, est devenue jeudi le premier "grand" pays de l'UE à ratifier le traité élaboré avec difficulté par les dirigeants européens pour la remplacer.

Le ministre slovène des Affaires étrangères Dimitrij Rupel, dont le pays préside l'UE jusqu'en juin, a espéré que "plus de la moitié" des Etats aient ratifié ce traité avant la fin de sa présidence.

L'objectif est que les 27 pays membres l'aient entériné avant fin 2008 pour une entrée en vigueur au 1er janvier.

A ce jour, Hongrie, Slovénie, Roumanie et Malte l'ont ratifié par la voie parlementaire.

En Slovaquie le vote de ratification a été reporté sine die en raison d'un désaccord entre partis.

A ce jour, le seul pays ayant annoncé un référendum est l'Irlande, où il est obligatoire. Le scrutin pourrait avoir lieu en mai.

Le Premier ministre britannique Gordon Brown a tenu bon face aux appels pressants des eurosceptiques en faveur d'un référendum, réputé ingagnable. La ratification, qui alimente un vif débat parlementaire, devrait prendre plusieurs semaines, même si elle ne devrait pas poser problème.

Beaucoup de pays n'ont pas encore fixé de calendrier de ratification précis.

L'Allemagne s'est engagée à le faire au premier semestre 2008.

La Suède ne prévoit un vote qu'en novembre.

Aux Pays-Bas, qui avaient eux aussi dit non au projet constitutionnel lors d'un référendum en 2005, le gouvernement "s'efforce de conclure le processus de ratification" en 2008.

Si le traité est bien ratifié par les 27 avant fin 2008, son effet le plus tangible au 1er janvier 2009 sera de voir l'Union européenne dotée d'un "président" permanent.

 

Les principales innovations du traité de Lisbonne

 

TRAITE, PAS CONSTITUTION

Alors que la Constitution remplaçait tous les traités par un texte unique, le nouveau traité amende les deux traités "fondateurs" (traité de Rome de 1957, traité de Maastricht en 1992), comme à Amsterdam (1996) et Nice (2000).

Sont éliminés les termes pouvant assimiler l'UE à un Etat fédéral, comme "Constitution" ou les symboles (drapeau, hymne, devise) même si ces derniers persistent. Dans une déclaration jointe au traité, 16 pays ont affirmé leur attachement à ces symboles.

NOUVEAUX DROITS POUR LES CITOYENS

Le traité rend contraignante la Charte des droits fondamentaux, 54 articles sur les droits du citoyen (liberté, égalité, droits économiques et sociaux). Contrairement à la Constitution, il ne la reprend pas in extenso.

Un million de citoyens peuvent "inviter" la Commission européenne à "soumettre" une proposition législative.

INSTITUTIONS REMANIEES

Comme la Constitution, le traité instaure, au lieu d'une présidence tournante semestrielle, un président permanent du Conseil européen (qui rassemble les dirigeants européens) désigné par cette instance pour deux ans et demi. La rotation continuera pour la présidence des conseils des ministres autres que les Affaires étrangères et l'Eurogroupe.

Ce président, qui devrait être choisi fin 2008, devra représenter l'UE sans empiéter sur les pouvoirs renforcés du "Haut représentant de l'UE pour la politique étrangère et la sécurité".

Ce dernier, actuellement Javier Solana, cumulera les fonctions de vice-président de la Commission européenne et coordonnera toute l'action extérieure de l'UE.

La Commission, qui fait les propositions législatives, comptera à partir de 2014 un nombre de commissaires égal à deux-tiers des Etats. Actuellement, chaque Etat a "son" commissaire.

Les Parlements nationaux pourront demander à la Commission de revoir une proposition si elle empiète sur leurs compétences.

DECISIONS UN PEU FACILITEES

Le champ des décisions prises à la majorité qualifiée est étendu à une quarantaine de domaines, principalement la coopération judiciaire et policière.

Britanniques et Irlandais ont obtenu de pouvoir appliquer les décisions dans ces domaines lorsqu'ils le veulent, mais ne pourront pas freiner les autres.

L'unanimité demeure la règle pour politique étrangère, fiscalité, politique sociale ou révision des traités.

NOUVEAU SYSTEME DE VOTES

Une décision à la majorité qualifiée sera prise si elle obtient le soutien de 55% des Etats représentant 65% de la population de l'UE. Mais l'application de ce système a été différée à 2014, voire 2017 après un compromis avec la Pologne.

NOUVELLES POLITIQUES

Le traité introduit de nouveaux objectifs comme une politique commune de l'énergie et la lutte contre le réchauffement. Il reconnaît l'importance des services publics et introduit une "clause sociale".

La "concurrence non faussée", phrase polémique en France pendant la campagne référendaire de 2005, n'est plus un objectif mais un moyen nécessaire au bon fonctionnement du marché intérieur.

CLAUSE DE SORTIE

Le traité introduit la possibilité pour un pays de quitter l'Union dans des conditions à négocier avec ses partenaires.

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Un mécanisme individuel pour garantir le pouvoir d'achat des fonctionnaires

Publié le 17 Février 2008 par Philippe LE ROUX - Délégué de la Circonsription dans Action présidentielle et gouvernementale

Le mécanisme de garantie individuelle du pouvoir d'achat, proposé par le ministre du Budget et de la Fonction publique Eric Woerth, permettrait, s'il est accepté, aux agents ayant perdu du pouvoir d'achat entre 2003 et 2007, de recevoir une prime en 2008.

Selon le projet du ministère, complété juste avant la reprise des négociations prévue lundi, ce dispositif repose sur la comparaison entre l'évolution du traitement indiciaire d'un agent (ancienneté et indice) et celle des prix à la consommation (inflation) sur la même période.

Si le traitement indiciaire a évolué moins vite que l'inflation, une indemnité "d'un montant brut équivalent à la perte de pouvoir d'achat" serait versée aux agents concernés.

Selon le ministère, 17% des agents ont été dans ce cas entre 2000 et 2005.

Ce mécanisme s'appliquerait une fois tous les quatre ans (2003-2007, puis 2006-2010), et sur la base d'un examen individuel des dossiers.

Il ne concernerait que les fonctionnaires en place depuis quatre ans et ayant un indice de rémunération inférieur ou égal à 985.

Pour les agents bloqués depuis quatre ans au sommet de leur progression de carrière, cette garantie de pouvoir d'achat serait renouvelée en 2009 et 2010.

Le montant de cette prime serait "pris en compte au titre du régime additionnel de retraite de la fonction publique", précise le ministère.

Ce dispositif, qui s'inscrit dans la logique d'individualisation des salaires prônée par le gouvernement, avait été annoncé en décembre, et détaillé en février, sans susciter l'enthousiasme des syndicats, en l'absence de mesures générales sur le pouvoir d'achat.
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Dernière Conférence de presse annuelle de Vladimir Poutine

Publié le 16 Février 2008 par Philippe LE ROUX - Délégué de la Circonsription dans International

Voici les principaux points de la dernière conférence de presse annuelle du président Vladimir Poutine, qui s'est exprimé devant un millier de journalistes plus de quatre heures et demie durant au Kremlin :

 

SUR SA RECONVERSION EN PREMIER MINISTRE ET SON TANDEM AVEC MEDVEDEV

"Je suis prêt à travailler en tant que chef du gouvernement"

"Le pouvoir exécutif suprême dans le pays, c'est le gouvernement russe et le chef du gouvernement (...) La Constitution offre de larges prérogatives au gouvernement".

"Je travaillerai avec la même ardeur qu'au poste de président (...) et (resterai) aussi longtemps que Medvedev sera président et si je vois que je réalise les objectifs que je me suis moi-même fixés à ce poste"

"Au final, le dernier mot revient au chef de l'Etat. Mais, j'ai bien sûr le droit de donner mon point de vue"

"Je peux vous assurer que ma relation avec lui, s'il est élu, sera très harmonieuse. Personne ne remplacera le chef de l'Etat, ce serait nuisible et contreproductif"

 

SUR LA POSSIBILITE DE BRIGUER UN 3E MANDAT

"Je n'ai jamais été tenté par un troisième mandat (...) Je n'ai jamais ressenti de dépendance au pouvoir"

 

SUR L'UKRAINE, LA POLOGNE, LA REPUBLIQUE TCHEQUE ET LES PROJETS DE L'OTAN ET DE BOUCLIER ANTIMISSILE AMERICAIN

"Nous serons obligés de réorienter nos missiles sur des cibles qui, de notre point de vue, menaceront notre sécurité nationale" (une allusion à l'Ukraine)

"Notre état-major, nos experts estiment que ce système (le bouclier antimissile américain) menace notre sécurité nationale. Si cette menace apparaît, nous serons obligés d'y réagir de manière adéquate"

"Et alors nous serons, probablement, obligés de réorienter nos systèmes de missiles sur les sites qui nous menacent" (une allusion à la Pologne et à la République tchèque)

"Il n'y a pas d'agressivité de la Russie et il n'y en aura pas (...) Nous n'avons aucune envie d'une confrontation" avec les Etats-Unis

 

SUR SON BILAN DE HUIT ANNEES AU KREMLIN

"Tous les objectifs ont été atteints. Ma mission a été remplie. Nous avons une situation stable, économiquement et politiquement".

"Je n'ai pas honte devant les citoyens qui ont voté pour moi par deux fois", en 2000 et 2004.

"Pendant huit ans, j'ai ramé comme un esclave sur une galère, jour et nuit. Je suis content de mon travail"

"Je n'ai pas déçu les espoirs des Russes et c'est le plus important pour moi"

 

SUR L'INDEPENDANCE DU KOSOVO ET LA REPONSE DE LA RUSSIE

"Le soutien à une déclaration unilatérale (d'indépendance) du Kosovo est immoral et illégal"

"Nous avons déjà des réponses toutes prêtes, et nous savons ce que nous ferons"

 

SUR LE BOYCOTTAGE DE LA PRESIDENTIELLE PAR LES OBSERVATEURS DE L'OSCE

"Dans certains pays, ils envoient 16 personnes (...) dans d'autres, ils décident carrément de ne pas en envoyer. Qu'ils restent chez eux à apprendre à leurs femmes à faire le chtchi", soupe russe à base de choux.

 

SUR SA FORTUNE PERSONNELLE

   "En ce qui concerne les éternelles rumeurs sur (ma) situation financière, j'ai vu quelques papiers à ce sujet. Ce ne sont que des racontars (..) des absurdités. Ils ont sorti tout cela de leur nez et l'ont étalé sur ces torchons"

 

SUR LES CRITIQUES DE LA PRESSE OCCIDENTALE

"Si je réagissais à tout ce qu'on écrit (sur moi) et changeais ma manière d'être, alors je n'aurais pas réussi tout ce que j'ai réussi"

 

SUR LE CAPITALISME D'ETAT

"De manière générale, nous allons nous efforcer d'encourager les entreprises d'Etat à lancer des IPO (entrées en Bourse), puis à opérer une privatisation complète"

"C'est notre objectif final, nous n'allons en aucun cas passer à un capitalisme d'Etat"

 

SUR LES PROJETS DES OCCIDENTAUX DE CONSTRUIRE DES OLEODUCS ET DES GAZODUCS CONTOURNANT LA RUSSIE

"Je pense qu'il s'agit d'une politique incorrecte, stupide, voire non-professionnelle". "L'Otan discute des questions de sécurité énergétique d'une manière qui est clairement inamicale envers la Russie. Nous le voyons bien".

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Taxis: hausse de 3,1% des tarifs à partir de mars 2008 (Lagarde)

Publié le 15 Février 2008 par Philippe LE ROUX - Délégué de la Circonsription dans Action présidentielle et gouvernementale

La revalorisation annuelle des tarifs des taxis sera de 3,1% en 2008, a annoncé vendredi la ministre de l'Economie, Christine Lagarde, dans un communiqué.

Cette revalorisation prendra effet le 1er mars, précise le ministère.

En 2007, le gouvernement avait autorisé une hausse des tarifs de 2,5%.

Le tarif des courses de taxi est arrêté chaque année par le ministère de l'Economie "à partir de l'évolution des prix du carburant et des autres charges supportées par la profession".

En décembre, le taux d'inflation a atteint 2,6% sur un an, notamment sous l'effet de la hausse des prix des carburants et des matières premières.

Après le mouvement de protestation des taxis, le président Nicolas Sarkozy avait affirmé à leurs représentants qu'il entendait "conduire rapidement" la réforme de leur profession, sur la base de leurs propositions et de celles du rapport Attali.

Bercy a indiqué vendredi que M. Sarkozy souhaitait que la mission confiée au préfet Pierre Chassigneux sur une "évolution du cadre réglementaire et des conditions d'exercice de la profession (...) aboutisse d'ici deux mois".

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Sortie du Magazine "Epopée" des Jeunes de l'UMP

Publié le 14 Février 2008 par Philippe LE ROUX - Délégué de la Circonsription dans UMP

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L'affaire du SMS, Jean Daniel reconnait que "l'hebdomadaire a eu tort"

Publié le 14 Février 2008 par Philippe LE ROUX - Délégué de la Circonsription

Le directeur du Nouvel Observateur, Jean Daniel, estime dans son éditorial intitulé "Une erreur ? Oui", que l'hebdomadaire a "eu tort" de faire état sur son site internet d'un SMS que le chef de l'Etat aurait adressé à son ex-épouse Cécilia, à l'origine d'une plainte de Nicolas Sarkozy.
"La porte (….) sa vie privée, nous n'avions pas à la franchir", reconnaît-il, ajoutant: "si j'avais eu l'information dont Airy Routier (le journaliste à l'origine de l'article) a disposé, je me serais empressé de m'en détourner".
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