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Les Républicains Guingamp

Site de Philippe LE ROUX, ancien Delegue de la quatrieme circonscription des Cotes-d'Armor et Conseiller chargé des grands projets auprès de la Direction de l'UMP

Les grands postes du budget Obama

Publié le 26 Février 2009 par Philippe LE ROUX - Délégué de la Circonsription dans International

L'administration du président américain Barack Obama a présenté jeudi les grandes lignes d'un projet de budget qui court de 2010 à 2019 et affine les prévisions pour 2009. L'exercice budgétaire s'étale d'octobre à septembre aux Etats-Unis.

 

DEPENSES: 3.938 milliards de dollars en 2009, 3.552 en 2010

 

RECETTES: 2.186 milliards pour 2009, 2.381 pour 2010

 

DEFICIT: 1.752 milliards en 2009 (12,3% du produit intérieur brut) et 1.171 en 2010 (8% du PIB), après 459 milliards en 2008. Le déficit doit revenir à 533 milliards (3% du PIB) en 2013, année de la fin du premier mandat de M. Obama, mais il remonterait à 712 milliards (3,1%) en 2019. Sur l'ensemble de la période 2010-2019, l'administration table sur un découvert de 6.969 milliards.

 

IMPOTS SUR LES MENAGES: Les baisses d'impôts sur les ménages alourdiront le déficit de 12 milliards à partir de 2011 et de 770 milliards sur 2010-2019. La suppression des déductions pour les ménages les plus riches et l'imposition des plus-values et dividendes doit rapporter 28 milliards en 2011 et un total de 637 milliards sur 10 ans.

 

COUVERTURE SANTE: 634 milliards sur 10 ans pour généraliser la couverture santé aux 46 millions d'Américains qui en sont dépourvus.

 

DEFENSE: 663,7 milliards pour le Pentagone en 2010, dont 130 milliards pour financer les guerres en Afghanistan et en Irak. Le budget total est stable par rapport à 2008 (666 milliards) et 2009 (662) mais il doit reculer à 592 milliards en 2011 et ne retrouver son niveau actuel qu'en 2017 (668 milliards).

 

FINANCE: Le budget 2009 prend en compte 247 milliards au titre du plan de sauvetage du secteur financier adopté par le Congrès en octobre 2008. Mais l'administration se réserve la possibilité de demander 250 milliards au titre des "efforts supplémentaires de stabilisation financière".

 

PLAN DE RELANCE: le plan de 787 milliards de dollars adopté en février par le Congrès injectera 202 milliards dans l'économie dès 2009, 353 milliards en 2010 et 134 milliards en 2011.

 

ENERGIE/CLIMAT: le système d'échange de droits d'émission de CO2 doit rapporter environ 80 milliards de dollars par an à partir de 2012. L'objectif est de réduire d'ici à 2020 les émissions de gaz à effet de serre de 12% par rapport à 2005.

 

AGRICULTURE: les subventions aux grosses exploitations sont réduites de 143 millions dès 2010, de 504 millions en 2011 et de plus de 1,2 milliard à partir de 2013.

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La canne à sucre, une filière sous perfusion

Publié le 26 Février 2009 par Philippe LE ROUX - Délégué de la Circonsription

La filière de la canne à sucre, qui est avec la banane un pilier de l'agriculture guadeloupéenne, bénéficie du soutien de l'Etat et de l'Union européenne pour faire face à la concurrence des pays en développement comme le Brésil ou l'Inde.

Depuis 2004, le secteur de la canne représente en Guadeloupe la première production agricole en valeur (50,6 millions d'euros) et en proportion du secteur primaire (18,3%), selon un document du Centre technique de la canne à sucre de Guadeloupe (CTCS).

Il emploie directement et indirectement 9.000 personnes, dont 4.000 planteurs (sur 164.000 actifs), et la "sole cannière", qui s'étend sur 14.000 hectares, représente 33% des surfaces arables de l'île, selon le CTCS.

En 2007, 785.000 tonnes ont été produites, dont 90% destinées aux sucreries et le reste aux distilleries.

La filière sucre vit, depuis 1968, sous le régime d'une "organisation commune de marché" (OCM) européenne, qui garantit aux producteurs un prix d'achat, dans la limite de quotas déterminés.

Ce système a permis aux producteurs de canne de satisfaire les besoins communautaires mais aussi "d'exporter, grâce à un mécanisme de subventions, d'importantes quantités vers des pays tiers", selon un rapport de 2006 du sénateur Christian Cointat.

Il a aussi conduit "au maintien au sein de l'Union européenne d'un prix du sucre trois fois supérieur environ aux prix mondiaux", affirme le sénateur.

Les grands pays continentaux comme le Brésil ou l'Inde sont en mesure de fournir du sucre bien meilleur marché que les départements d'outre-mer, en raison d'une production beaucoup plus massive et de coûts salariaux beaucoup plus faibles.

L'Union européenne a été contrainte d'engager une réforme de l'OCM, à la suite d'une plainte de ces pays plus concurrentiels auprès de l'Organisation mondiale du commerce (OMC).

La nouvelle OCM, en vigueur pour la période 2006-2015, prévoit une baisse progressive de 36% sur 4 ans du prix du sucre dans l'Union européenne ainsi qu'une diminution de la production de 5 à 6 millions de tonnes.

Un dispositif de soutien pour les DOM a cependant été mis en place, permettant de "payer la tonne de canne au même prix qu'avant la baisse du prix du sucre", selon le CTCS.

D'après un document de l'INSEE (Antianeéco n°69), les aides cumulées de l'Europe et de l'Etat pour l'ensemble des DOM devaient représenter 102 millions d'euros pour 2007, 109 millions pour 2008, 116 millions pour 2009 et enfin 149 millions pour 2010, à destination des producteurs et des usines de transformation.

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Don d’organes, sang, plaquettes et moelle : Grande cause nationale

Publié le 25 Février 2009 par Philippe LE ROUX - Délégué de la Circonsription dans Action présidentielle et gouvernementale

La ministre de la santé et des sports a présenté une communication sur la grande cause nationale du don d’organes, de sang, de plaquettes et de moelle osseuse. En 2008, 4 608 malades ont été greffés, mais plus de 13 000 restent en attente, et près de 230 sont morts faute de greffe. Près de 1400 malades atteints de leucémies ou d’autres maladies graves du sang ont reçu une greffe de moelle osseuse mais plus de 2000 restent inscrits pour la recherche d’un donneur compatible. En matière de don du sang, un million de personnes ont reçu soit des transfusions sanguines, soit des médicaments dérivés du sang. Malgré l’engagement de nombre de nos concitoyens, les besoins non couverts demeurent donc importants. Face à cette situation, le Premier ministre a souhaité attribuer, pour cette année, le label « grande cause nationale » aux dons d’organes, de sang, de plaquettes et de moelle osseuse. Cette grande cause nationale est portée par un collectif associatif « don de vie, don de soi », parrainé par Madame Simone Veil et Monsieur Jean d’Ormesson, et présidé par Monsieur Philippe Gosselin, député. Les actions de communication mais aussi d’information engagées sous ce label, doivent permettre, en complément des campagnes de l’Agence de biomédecine et de l’Établissement français du sang, de faire diminuer le taux de refus aux dons d’organe, d’augmenter le nombre de donneurs de moelle osseuse inscrits sur le registre français et d’étendre le nombre de donneurs de sang et de plaquettes.

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Les jeunes UMP lancent une campagne de soutien à Sarkozy

Publié le 25 Février 2009 par Philippe LE ROUX - Délégué de la Circonsription dans UMP

Les jeunes UMP ont lancé mercredi une campagne de soutien à Nicolas Sarkozy afin de "valoriser" son action "dans la gestion de la crise historique que traversent actuellement l'ensemble des économies du monde".

Les "Jeunes Populaires" ont prévu de coller 50.000 affiches et distribuer un demi-million de tracts louant l'action d'un "président à la hauteur des enjeux".

"En décidant de mesures de justice, le président de la République a fait le choix de ne laisser personne au bord du chemin et inscrit son action dans une stratégie claire : préserver l'emploi, parce que sans emploi, pas de pouvoir d'achat!", écrivent-ils dans un communiqué.

"Afin d'engager le débat, les moins de 30 ans du Mouvement Populaire ont mis en ligne un groupe Facebook pour que chacun puisse échanger autour du plan de relance et des nombreuses mesures issues du +sommet social+ qui concernent directement les jeunes", annoncent-ils encore.

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Xavier Musca devrait remplacer François Pérol à l'Elysée (Guéant)

Publié le 25 Février 2009 par Philippe LE ROUX - Délégué de la Circonsription dans Point de Repère

Il est "prévu" que l'actuel directeur du Trésor Xavier Musca remplace au poste de secrétaire général adjoint de l'Elysée François Pérol, appelé à présider l'ensemble Caisse d'Epargne/Banque Populaire, a déclaré mercredi sur LCI Claude Guéant, secrétaire général de l'Elysée.

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Réforme territoriale: propositions du comité Balladur

Publié le 25 Février 2009 par Philippe LE ROUX - Délégué de la Circonsription dans Action présidentielle et gouvernementale

Principales propositions du comité Balladur sur la réforme territoriale, qui entreraient en vigueur en 2014, selon plusieurs sources proches de ce comité:

 

DECOUPAGE

-          le nombre de régions métropolitaines serait ramené de 22 à 15

-          plusieurs départements se rapprocheraient de régions différentes de celles de leur rattachement actuel, comme Loire-Atlantique, aujourd'hui en Pays de la Loire, Oise (Picardie), Loiret (Centre).

-          un Grand Paris serait créé par fusion de la capitale avec Hauts-de-Seine, Seine-Saint-Denis et Val-de-Marne

-          les cantons seraient supprimés et remplacés par des territoires qui ne seraient pas pour autant les circonscriptions législatives: il faudra donc d'ici à 2014 un "découpage" territorial

-          huit nouvelles métropoles verraient le jour: Marseille, Lyon, Lille, Toulouse, Bordeaux, Strasbourg, Nice, Nantes

 

ELECTIONS

-          des élections municipales et des élections territoriales, remplaçant régionales et cantonales, auraient lieu en 2014

-          certains conseillers territoriaux (les premiers de liste par exemple) seront à la fois conseillers régionaux et conseillers généraux, d'autres uniquement conseillers généraux

-          le mode de scrutin territorial pourrait faire une différence entre zones urbaines et zones rurales

-          les prochaines élections locales auront lieu à la date prévue: 2010 pour les régionales et 2011 pour les cantonales, mais le mandat des conseillers régionaux élus en 2010 sera raccourci à quatre ans et celui des conseillers généraux élus en 2011 à trois ans

 

COMPETENCES

-          régions et départements perdraient la clause de compétence générale. Le rôle des régions pourrait être recentré sur le développement économique, l'aménagement du territoire, les transports et un "bloc éducation"

-          les communes garderaient des compétences inchangées

 

GRAND PARIS

-          Le "Grand Paris", fusionnant la capitale et les trois départements de la petite couronne (92, 93, 94) créés à l'automne 1967 après la disparition des départements de la Seine et de la Seine-et-Oise, entraînerait la disparition des communautés d'agglomération existantes (Plaine Commune, Val de Seine, Val de Bièvre).

-          Il permettra la mutualisation des ressources, comme les droits de mutation, importants à Paris, ou la taxe professionnelle, abondante dans les Hauts-de-Seine

-          Le Grand Paris pourrait avoir des compétences en matière de transport, par délégation du STIF (Syndicat des transports d'Ile-de-France) qui est maintenu

-          Son président serait élu au suffrage indirect par 135 conseillers territoriaux (45 pour Pais et 30 pour les trois autres départements)

-          Paris, à la fois commune et département, perdrait ses compétences de conseil général.

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Economie, défense, environnement: le discours d'Obama au Congrès

Publié le 25 Février 2009 par Philippe LE ROUX - Délégué de la Circonsription dans International

Voici les principaux points du discours du président américain Barack Obama mardi soir devant le Congrès:

 

ECONOMIE: "Notre économie est affaiblie et notre confiance ébranlée; nous vivons des temps difficiles et incertains; mais ce soir je veux que tous les Américains sachent ceci: nous allons reconstruire, nous allons nous rétablir, et les Etats-Unis d'Amérique en sortiront plus forts qu'auparavant".

"L'heure de vérité a sonné et le moment est venu de prendre notre avenir en mains".

 

FINANCE: "Pour nous assurer qu'une crise de cette ampleur ne se reproduira pas, je demande au Congrès d'approuver rapidement une loi qui achèvera de réformer notre système de régulation dépassé".

Le plan annoncé récemment pour sauver les banques "va requérir des ressources importantes du gouvernement fédéral. Oui, probablement plus que ce que nous avons déjà mis de côté. Mais si agir va coûter très cher, je peux vous assurer que ne pas agir coûterait encore plus cher" et l'économie américaine pourrait mettre plus de dix ans à s'en remettre.

 

BANQUES: "Vous devez savoir que l'argent que vous avez déposé dans les banques du pays est en sécurité, votre assurance est sûre, vous pouvez continuer à compter sur le système financier. Ce n'est pas une source d'inquiétude".

 

AUTOMOBILE: "Nous nous engageons à tenir le cap d'une industrie automobile rénovée et recrée qui puisse soutenir la concurrence et gagner. Des millions d'emplois en dépendent. Des dizaines de villes en dépendent. Et je pense que le pays qui a inventé l'automobile ne peut pas l'abandonner".

 

BUDGET: "Je me suis engagé à réduire le déficit budgétaire de moitié pendant mon premier mandat". "Nous avons déjà répertorié 2.000 milliards de dollars d'économies possibles sur 10 ans".

"Mon budget se projettera sur 10 ans et il intègre des dépenses qui, en accord avec des règles désuètes, ne s'y trouvaient pas et pour la première fois, cela comprend le coût total des combats en Irak et en Afghanistan. Pendant sept ans nous avons été une Nation en guerre. Nous n'en cacherons plus le prix".

"Nous mettrons fin aux programmes éducatifs qui ne marchent pas et aux paiements directs aux grands groupes agroalimentaires qui n'en ont pas besoin". "Nous mettrons fin aux allègements fiscaux pour les 2% d'Américains les plus riches".

 

DEFENSE: Le prochain budget "va augmenter le nombre des soldats et des Marines" pour soulager les forces armées qui mènent deux guerres de front en Irak et en Afghanistan. "Et pour maintenir notre confiance sacrée envers nos troupes, nous allons augmenter leur solde et donner à nos anciens combattants la couverture santé et les pensions auxquelles ils ont droit"

 

TERRORISME: "Je chercherai à accorder une justice rapide et certaine aux terroristes capturés. Parce que vivre selon nos valeurs ne nous affaiblit pas. Cela nous rend plus sûrs, cela nous rend plus forts".

"Je peux vous affirmer aujourd'hui sans réserve et sans équivoque que l'Amérique ne torture pas".

 

ENERGIE/CLIMAT: "Je demande au Congrès de me transmettre une loi qui institue des quotas sur les émissions de gaz carbonique fondés sur le marché et encourage la production d'énergies renouvelables en Amérique".

 

SANTE: La réforme du système de santé "lancera un nouvel effort pour vaincre une maladie, qui touche presque chaque Américain, en cherchant un traitement pour vaincre le cancer à notre époque".

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Obama veut instituer des quotas d'émission de CO2

Publié le 24 Février 2009 par Philippe LE ROUX - Délégué de la Circonsription dans Point de Repère

Le président des Etats-Unis Barack Obama a demandé mardi au Congrès d'instituer un système d'échange de quotas d'émission de gaz carbonique, afin de lutter contre le réchauffement climatique.

"Afin de transformer véritablement notre économie, de garantir notre sécurité et mettre notre planète à l'abri des ravages du changement climatique, il faut que les énergies propres et renouvelables soient aussi des énergies rentables", a lancé M. Obama lors de son premier discours devant le Congrès depuis son investiture.

"Je demande donc au Congrès de me transmettre une loi qui institue des quotas sur les émissions de gaz carbonique fondés sur le marché et encourage la production d'énergies renouvelables en Amérique", a-t-il déclaré.

Les Etats-Unis sont le premier émetteur mondial de gaz à effets de serre, mais l'administration de l'ex-président George W. Bush a refusé de ratifier le traité de Kyoto imposant des objectifs chiffrés de réduction de ces gaz accusés d'être à l'origine du réchauffement climatique.

M. Obama a averti que son pays prenait du retard en matière énergétique et annoncé un objectif de doublement en trois ans de la production d'énergie renouvelable.

"Nous savons que le pays qui canalisera la puissance des énergies propres et renouvelables sera le dirigeant du XXIe siècle. Et pourtant, c'est la Chine qui a lancé le plus grand effort de l'histoire humaine afin d'utiliser l'énergie de façon efficace", a-t-il souligné.

"Nous avons inventé l'énergie solaire mais nous sommes derrière des pays comme l'Allemagne et le Japon en termes de production", a-t-il déploré.

"De nouvelles voitures hybrides sortent de nos chaînes de montage, mais elles rouleront sur des batteries fabriquées en Corée", a ajouté M. Obama.

Au début du mois, le secrétaire américain à l'Energie, Steven Chu, a évoqué l'instauration d'une taxe sur les émissions de gaz carbonique, dans une interview au New York Times.

Cette idée de taxe est restée taboue pendant la campagne présidentielle américaine, aucun des candidats ne se risquant à prôner une énergie plus chère en période de flambée des prix de l'essence.

Depuis l'arrivée au pouvoir de l'administration Obama, le Congrès travaille à l'instauration d'un système d'échange de quotas d'émission de gaz à effet de serre, sur le modèle du mécanisme en vigueur dans l'Union européenne.

Mais M. Chu a observé que "d'autres solutions pourraient faire surface, notamment une taxe sur les émissions de gaz carbonique".

Selon une étude de chercheurs européens et américains publiée lundi, les risques pour l'humanité et l'environnement liés au changement climatique sont plus élevés qu'il y a seulement quelques années.

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Nomination Pérol : comment est encadré le "pantouflage" des fonctionnaires?

Publié le 24 Février 2009 par Philippe LE ROUX - Délégué de la Circonsription dans Point de Repère

Le "pantouflage" ou le fait de passer du secteur public au privé, à l'image de François Pérol haut fonctionnaire qui pourrait prendre la tête du futur groupe Caisse d'épargne-Banque populaire, répond à des règles qu'une commission de déontologie est chargée de contrôler.

Cette instance est composée de 14 membres issus des grands corps de l'Etat (conseillers d'Etat, magistrats, conseillers à la Cour des comptes...) nommés pour trois ans.

La commission de déontologie de la Fonction publique est saisie directement par écrit, par l'agent désireux de partir temporairement ou définitivement dans le privé, dans un délai maximum d'un mois avant son entrée en fonction, ou par l'administration dont il relève.

Les 14 membres disposent alors d'un mois pour rendre leur avis qui est consultatif, sauf s'il conclut à une incompatibilité entre les deux fonctions.

Au delà d'un mois, l'avis est considéré comme favorable.

La commission juge la demande suivant les dispositions de la loi du 2 février 2007 sur la modernisation de la Fonction publique qui interdit à tout fonctionnaire, quel que soit son statut, d'aller travailler pour une entreprise avec laquelle il a exercé des missions de contrôle ou de surveillance au cours des trois années précédentes.

Mais d'autres paramètres entrent en jeu: la catégorie des fonctionnaires, la nature des activités ou l'organisation des administrations. Autrement dit, la décision est prise au cas par cas.

Dans l'affaire Pérol, major de l'ENA et issu du prestigieux corps des Inspecteurs des Finances, c'est son rôle dans la fusion entre les Caisses d'Epargne et la Banque Populaire qui est montré du doigt. Selon ses détracteurs, il a géré ce dossier en tant que secrétaire adjoint de l'Elysée, ce qui pourrait poser d'éventuels problèmes.

En visite à Rome mardi, le président Nicolas Sarkozy a affirmé que sa nomination ne posait pas de "problème" aux yeux de la commission. Elle "a donné son point de vue" qui "a été communiqué aux deux banques. Il sera rendu public et vous verrez qu'une fois de plus (...) de problème il n'y en a pas", a-t-il dit.

En 2007, sur environ 3.900 dossiers, la commission a rendu un avis favorable dans plus de 90% des cas.

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Hépatites B et C : transmission et nombre de personnes atteintes

Publié le 24 Février 2009 par Philippe LE ROUX - Délégué de la Circonsription dans Point de Repère

Environ 500.000 personnes sont atteintes en France d'hépatite B ou C avec plus de 4.000 décès par an, selon les derniers chiffres disponibles, alors même qu'il existe un vaccin contre l'hépatite B depuis 1982.

280.000 personnes souffrent d'hépatite B, et 221.000 d'hépatite C (chiffres de 2004). Les deux-tiers des décès concernent des gens atteints d'hépatite C.

Ces affections, trois fois plus fréquentes chez les personnes en situation précaire, entraînent des hépatites chroniques dans environ 5 à 10% des cas pour l'hépatite B et 50% à 90% des cas pour l'hépatite C.

Les hépatites B et C se transmettent par contact direct ou indirect avec du sang contaminé et notamment (surtout pour l'hépatite B) de la mère à l'enfant au cours de la grossesse ou l'accouchement. Les injections de drogue sont à l'origine de la plupart des cas d'hépatite C, avec aussi transmission nosocomiale.

La co-infection par le VIH et les virus des hépatites B et surtout C concerne 25% des séropositifs. Cette co-infection - ainsi que la consommation excessive d'alcool - entraîne une évolution plus rapide des infections virales B ou C vers les complications.

L'hépatite B touche cinq fois plus les hommes que les femmes, et l'hépatite C un peu plus les femmes que les hommes.

Pour l'hépatite B, une rémission peut être obtenue dans 40 à 80% des cas, avec arrêt de la multiplication virale. Pour l'hépatite C, une guérison peut être obtenue dans environ 50% des cas, mais le pronostic est "potentiellement sévère" en l'absence de traitement.

Seulement 45% des personnes atteintes d'hépatite B étaient détectées en 2004, et 57% de celles atteintes d'hépatite C. En l'absence de prise en charge médicale, les hépatites chroniques B et C peuvent entraîner une cirrhose, voire un cancer du foie.

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L'octroi de mer, une particularité fiscale des DOM

Publié le 24 Février 2009 par Philippe LE ROUX - Délégué de la Circonsription dans Point de Repère

L'octroi de mer est montré du doigt comme une des causes de la cherté de la vie dans les départements d'outre-mer, mais assure d'importantes recettes aux collectivités régionales et aux communes ultra-marines.

En 2008, 763 millions d'euros devaient ainsi être distribués aux collectivités locales. Les bénéficiaires sont les communes en Guadeloupe, Martinique et à la Réunion tandis qu'en Guyane, le produit est partagé entre les communes et le département.

Datant de l'époque coloniale, l'octroi de mer taxait à l'origine tous les produits importés dans les DOM et arrivés par la mer, mais cet impôt indirect a été élargi en 1993 aux produits fabriqués localement.

Fixés par les conseils régionaux, les taux diffèrent selon les départements et selon que les productions sont locales ou importées.

En Guadeloupe, un taux de 2,5% s'applique sur certains légumes pour les producteurs locaux et de 12,5% pour les importations. Pour le riz, les taux sont de respectivement 2,5% et 27,5%.

Au total, on compte une dizaine de taux différents en Martinique et en Guadeloupe, qui vont de 0% (livres, timbres, appareillage médical) à 50% (tabac), et qui montent jusqu'à 60% en Guyane.

En moyenne, l'octroi de mer fait grimper les prix de 6,5% à La Réunion, 7,5% dans les Antilles et 17,5% en Guyane. A l'exception de la Guyane, les DOM bénéficient toutefois d'une TVA inférieure à celle de la métropole (8,5% contre 19,6%) tandis que le taux de TVA est de 2,1%, au lieu de 5,5%.

Les entreprises locales ayant un chiffre d'affaires annuel inférieur à 550.000 euros sont totalement exonérées de l'octroi et d'autres, qui pâtissent de prix de production souvent élevés, donc de marges plus faibles, peuvent également bénéficier d'exonérations ou de réductions de l'octroi.

Selon le surcoût de fabrication évalué, la Commission européenne détermine la réduction que les conseils régionaux peuvent voter: 10%, 20% ou 30%.

C'est également Bruxelles qui établit la liste des produits concernés par ces exonérations, par exemple, en Guyane, le riz, le chocolat et les yaourts.

Ces dispositions ont été prises en 2004 et sont valables jusqu'en 2014.

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Xavier Bertrand sur Europe 1

Publié le 23 Février 2009 par Philippe LE ROUX - Délégué de la Circonsription dans UMP

 Xavier Bertrand était l'invité de Pierre de Vilno sur Europe 1 samedi matin. Il a tour à tour évoqué les annonces faites par le Président de la République, notamment sur les exonérations d’impôts, le financement des projets mis en œuvre par le Gouvernement, la question de la répartition des profits, la situation en Guadeloupe et le rôle de l’UMP.
Pour lire le compte rendu intégral de l'interview, cliquez
ici

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Ecoles de la Fonction Publique: les chiffres du rapport Le Bris

Publié le 23 Février 2009 par Philippe LE ROUX - Délégué de la Circonsription dans Point de Repère

Voici les chiffres sur la formation dans les écoles de la Fonction publique, recensés par le rapport Le Bris, remis au ministre de la Fonction publique Eric Woerth et rendu public jeudi.

 

L'Etat forme ses futurs agents dans 169 écoles (hors IUFM pour l'Education Nationale), réparties sur 152 sites localisés dans 55 départements, dont 99 villes.

-          70 écoles relèvent du seul ministère de la Défense, soit 41%.

-          42 établissements sont sous la tutelle du ministère de l'Intérieur

-          2/3 des écoles dépendent du ministère de la Défense et de celui de l'Intérieur.

-          34% des écoles se trouvent en Ile-de-France, à Brest, Toulouse, Lyon et Bordeaux.

-          L'Etat a dépensé près de 2,5 milliards d'euros en 2007 pour former ses agents (formation initiale ou professionnelle), soit 17.000 euros par élève en formation initiale.

-          Rémunération mensuelle de chaque élève: Entre 1.700 euros charges comprises et 3.600 euros.

-          50.000 personnes sont employées dans ces écoles

-          80% des écoles ont un classement de sortie. Il conditionne le choix de l'affectation

-          93% des écoles titularisent leurs élèves automatiquement

-          Près d'un tiers des écoles ne forment que des fonctionnaires de catégorie A (la plus haute)

-          Plus de 80% des effectifs de la catégorie C (la plus basse) sont des militaires.

 

- Durée de formation:

-          agents de catégorie A: entre 25 et 27 mois en moyenne, à la seule exception de Ecoles Normales Supérieures, qui forment en 48 mois.

-          agents de catégorie B (intermédiaires): en moyenne 13 mois

-          agents de catégorie C (la plus basse) : 6 mois

 

77.000 élèves (civils et militaires) ont été formés en 2007

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Une religieuse française prochainement canonisée

Publié le 23 Février 2009 par Philippe LE ROUX - Délégué de la Circonsription

Jeanne Jugan (1792-1879) fonda la congrégation des Petites Sœurs des pauvres. Le Vatican a annoncé samedi que la cérémonie aurait lieu le 11 octobre.

Voile gris et habit noir, les silhouettes humbles et reconnaissables des petites sœurs des pauvres se faufilent parfois dans les rues de Rennes, Paris, Toulouse ou Lyon, à l'écoute et à l'aide des personnes âgées sans ressources. Elles les accueillent dans leurs hospices surnommés joliment «ma maison».

À la maison mère de Saint-Pern (Ille-et-Vilaine), l'émotion pointait dans la voix de sœur Agnès, trente ans de vie religieuse : "Pour nous, c'était déjà une sainte", explique-t-elle. L'annonce du jour de la canonisation de la fondatrice était attendue depuis très longtemps - la béatification de Jeanne Jugan avait été célébrée en 1982 - mais pour sœur Agnès et les 90 religieuses qui l'entourent, cette confirmation est vécue comme "une action de grâce et une profonde joie intérieure".

Un premier miracle avait été reconnu en 1982, avant la béatification par Jean-Paul II. Il a fallu un second miracle, survenu après la béatification, pour ouvrir la voie à la canonisation : un Américain, guéri d'un cancer par la prière de Jeanne Jugan.

Bretonne née en 1792 et morte en 1879, Jeanne Jugan, de son nom de religieuse sœur Marie de la Croix, a fondé les Petites Sœurs des pauvres qui, depuis, ont essaimé. 2 710 religieuses, dont 60 novices, sont aujourd'hui présentes dans 32 pays et entraînent dans leur sillage des milliers de bénévoles laïcs. "Beaucoup de Français sont redevables du témoignage humble et solide de charité livré par les religieuses qui ont suivi ses pas pour servir en particulier les personnes pauvres et âgées", a déclaré récemment Benoît XVI.

Née en Ille-et-Vilaine, dans le hameau des Petites-Croix, près de Cancale, dans une très modeste famille de pêcheurs, Jeanne Jugan a perdu son père quand elle avait 6 ans. Dès l'âge de 15 ans, elle travaille comme aide-cuisinière puis aide-soignante dans un hôpital et enfin à domicile. Elle décline la demande en mariage d'un jeune marin : "Dieu me veut pour lui. Il me garde pour une œuvre qui n'est pas connue…"

Pas de traces écrites

Aidée par une amie, Françoise Aubert, dite Fanchon, avec laquelle elle vit, elle décide, à 47 ans, de se mettre au service des personnes âgées pauvres. En 1839, elle commence par recueillir une vieille femme aveugle et infirme à qui elle donne son lit. D'autres vieillards suivent. Pour eux, elle mendie et, bientôt, elle fonde les Petites Sœurs des pauvres à Saint-Servan-sur-Mer et fait inclure dans leur règle le "vœu d'hospitalité". Elle finira les dernières années de sa vie dépouillée de sa charge de supérieure par un abbé. Simple religieuse, elle partagera son temps au milieu des novices, très impressionnées par ses paroles.

Jeanne Jugan n'a pas laissé de traces écrites mais ses paroles ont été transmises oralement puis réunies dans un recueil. "On les appelle les paroles lumineuses", explique sœur Agnès. "Soyez petites, bien petites, disait-elle à ses sœurs. Gardez l'esprit d'humilité et de simplicité ! Si nous venions à nous croire quelque chose, nous tomberions…"

 

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Les recommandations des médiateurs : prime, cumul avec RSA et PPE

Publié le 21 Février 2009 par Philippe LE ROUX - Délégué de la Circonsription dans Action présidentielle et gouvernementale

Les médiateurs nommés par le gouvernement pour la Guadeloupe proposent que la "prime exceptionnelle" qui serait versée par les employeurs pendant deux ans soit exonérée de charges sociales et "entièrement cumulable" avec le RSA, aux termes du texte remis au patronat et au LKP.

Ils proposent aussi un "cumul total" entre RSA et prime pour l'emploi (PPE), selon le document, dont l'AFP s'est procuré copie.

"La mission invite les partenaires sociaux à rechercher un accord avec le souci d'assurer la plus forte progression des revenus aux salariés répertoriés dans les tranches des plus bas salaires (inférieurs à 1,4 SMIC)", déclare le texte des médiateurs.

La revendication du LKP est de 200 euros nets pour les bas salaires.

Pour la prime, soumise à CSG, CRDS et impôt sur le revenu, les médiateurs recommandent aux partenaires sociaux l'utilisation de quatre niveaux de "bonus" entre 50 et 120 euros, selon le secteur ou la taille des entreprises.

Pour les salaires supérieurs à 1,4 SMIC, "la négociation pourra se référer aux taux évoqués les 7 et 8 février 2009 (3%, étant entendu que la progression des prix sur l'année 2008 est chiffrée par l'INSEE à 2,2% en Guadeloupe)".

Comme pour la prime exceptionnelle, le cumul total entre RSA et PPE serait "transitoire".

Grâce à ce cumul, "dans bien des cas, 70 à 80 euros supplémentaires chaque mois pourraient être perçus par les personnes concernées".

Les médiateurs ont fourni aux partenaires sociaux des exemples tenant compte de la situation familiale des foyers, qui, selon les cas, permettrait au RSA et à la PPE de s'appliquer.

Pour un bonus de 120 euros, un célibataire sans enfant au SMIC toucherait 223 euros de revenus supplémentaires (Bonus + gains RSA et PPE) et un couple monoactif avec deux enfants 258 euros. A 1,3 SMIC, la fourchette irait de 120 à 189 euros.

Pour un bonus de 50 euros, la fourchette irait de 126 à 161 euros de revenus supplémentaires pour un salaire initial de 1 SMIC et de 50 à 92 euros pour un salaire initial de 1,3 SMIC.

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Les dividendes des entreprises du CAC 40

Publié le 21 Février 2009 par Philippe LE ROUX - Délégué de la Circonsription dans Point de Repère

Face à des bénéfices 2008 en baisse, voire en chute libre, plusieurs groupes du CAC 40 ont décidé de limiter les rémunérations de leurs actionnaires.

Les 22 entreprises ayant déjà publié leurs résultats annuels devraient distribuer en 2009 quelque 20 milliards d'euros de dividendes au titre de l'exercice 2008, selon des calculs préliminaires de l'AFP. Pour 2007, 43 milliards avaient été versés, d'après le site financier Vernimmen.

Leurs décisions doivent encore être validées en assemblée générale:

 

-          Ceux qui renoncent aux dividendes :

·         Ils sont pour l'instant seulement deux: Alcatel-Lucent, pour la deuxième année, et Renault.

 

-          Ceux qui réduisent leurs dividendes :

·         Touché de plein fouet par la crise, Michelin veut réduire son dividende d'environ 40%.

·         Celui de PSA "reflétera la forte dégradation des résultats" également.

·         ArcelorMittal, qui reversait en général 30% de ses bénéfices à ses actionnaires, divise son dividende par deux.

·         Appelées à la modération en échange du soutien de l'Etat, BNP Paribas et Société Générale vont aussi réduire la rémunération de leurs actionnaires, conservant néanmoins des dividendes respectifs d'1 euro et 1,20 euro.

·         Lafarge réduit de 400 millions d'euros le montant distribué et Saint-Gobain baisse de moitié son dividende.

·         Axa redistribuera ses bénéfices à hauteur de 25%, contre plus de 40% avant; PPR baisse son dividende de 4%.

 

-          Ceux qui maintiennent leurs dividendes :

·         LVMH ,

·         Capgemini

·         EDF. L'électricien veut maintenir son dividende à 1,28 euro, en grande partie versé à l'Etat, actionnaire à plus de 80%, malgré la baisse de son résultat.

 

-          Ceux dont les bénéfices baissent et les dividendes augmentent :

·         Sanofi-Aventis (quasiment + 5%);

·         Danone (+ 9%);

·         L'Oréal (+4,3%).

 

-          Ceux dont dividendes et bénéfices augmentent :

·         Total compte augmenter son dividende de 10%, tout comme Air Liquide

·         Unibail-Rodamco +7%, Schneider Electric +5%

·         STMicroelectronics ne s'est pas encore prononcé.

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USA: les émissions de CO2 cartographiées avec Google Earth

Publié le 21 Février 2009 par Philippe LE ROUX - Délégué de la Circonsription dans International

Une équipe de scientifiques américains a dévoilé jeudi une carte interactive de Google Earth montrant les émissions de CO2, provenant de la combustion d'hydrocarbures, sur l'ensemble des Etats-Unis.

Cette carte de haute précision est accessible sur un site internet (purdue.edu/eas/carbon/vulcan/GEarth/) de l'Université Purdue (Indiana, nord), qui a conduit ce projet.

On peut peut y voir les émissions de dioxyde de carbone (CO2) exprimées en tonnes métriques dans des zones résidentielles et commerciales, par Etat et comtés, ainsi que par habitant.

Baptisé "Vulcan" (Vulcain), du nom du dieu romain du feu et des forgerons, ce projet qui a nécessité trois ans de travail, classe ces émissions par secteurs d'activité: centrales au charbon, transport automobile et aérien, secteur industriel en général et secteur résidentiel.

"Cette carte va permettre de fournir les informations sur les émissions de CO2 et de les rendre accessibles à chacun en ligne", a expliqué Kevin Gurney, responsable du projet et professeur de sciences à l'Université Purdue.

"Nous espérons transformer ce site en un espace interactif où le public alimentera le système en informations pour créer une image encore plus affinée des émissions de CO2, au niveau d'une rue ou d'immeubles", a-t-il ajouté.

Les Etats-Unis produisent environ 25% des émissions mondiales de CO2, le gaz à effet de serre contribuant le plus au réchauffement climatique.

"Intégrer ces données avec Google Earth permet de faire avancer la connaissance du public sur l'utilisation des énergie fossiles", a souligné Simon Ilyushchenko, un ingénieur de Google qui a travaillé sur ce projet.

"Vulcan" intègre des mesures d'émissions de CO2 de l'Agence américaine de protection de l'environnement et du ministère de l'Energie.

Les données actuellement utilisées datent de 2002 mais les scientifiques prévoient d'incorporer des données plus récentes.

Outre l'Université de Purdue, ce projet compte aussi des chercheurs de l'Université du Colorado (ouest) et du Lawrence Berkeley National Laboratory.

Son financement a été notamment assuré par la Nasa et le ministère de l'Energie.

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La Nasa va lancer sa première mission en quête de planètes sœurs de la Terre

Publié le 21 Février 2009 par Philippe LE ROUX - Délégué de la Circonsription dans Point de Repère

La Nasa est prête à lancer la sonde Kepler, sa première mission en quête de planètes hors de notre système solaire, similaires à la Terre et potentiellement habitables, ont indiqué jeudi les responsables de ce projet.

Le lancement de ce télescope est prévu le jeudi 5 mars à 22H48 locales (03H48 GMT le 6 mars) depuis Cap Canaveral en Floride (sud-est des Etats-Unis) à bord d'une fusée Delta II.

Il s'agit de la première mission de l'agence spatiale américaine conçue pour tenter de trouver des planètes rocheuses comme la Terre, en orbite autour d'étoiles similaires à notre Soleil, ni trop loin ni trop près, de manière à ce que les températures puissent maintenir l'eau liquide à la surface, une condition jugée essentielle au développement de la vie.

"Kepler est un élément clé des efforts de la Nasa pour découvrir des planètes sur lesquelles on pourrait trouver un environnement de type terrestre", a expliqué lors d'une conférence de presse Jon Morse, directeur de la division d'astrophysique de l'agence spatiale américaine.

"Le recensement planétaire que doit effectuer Kepler sera d'une grande importance pour la compréhension de la fréquence des planètes dans la même catégorie de taille que la Terre dans notre galaxie (la Voie Lactée)", a-t-il  poursuivi.

Kepler permettra ainsi de "préparer de futures missions qui détecteront directement et établiront les caractéristiques de telles planètes en orbite autour d'étoiles proches", a ajouté l'astrophysicien.

La mission Kepler, qui coûte près de 600 millions de dollars, doit pendant trois ans et demi scruter plus de 100.000 étoiles ressemblant à notre Soleil dans la région du Cygne et de la Lyre de la Voie Lactée.

La sonde y trouvera probablement des centaines de planètes de la taille de la Terre, et plus grandes, plus ou moins éloignées de leur étoile, selon les responsables du projet.

Si des planètes de type terrestre sont fréquentes dans la zone dite habitable de leur système solaire, Kepler pourrait en découvrir des dizaines.

En revanche si de telles planètes sont rares, la sonde pourrait n'en trouver aucune, indication que la Terre serait une exception dans l'Univers, a relevé William Borucki, responsable scientifique de la mission.

La Nasa a baptisé son télescope Kepler en l'honneur de l'astronome allemand du 17e siècle, Johannes Kepler qui a notamment découvert que les planètes tournent autour du Soleil en suivant des ellipses et non des cercles parfaits.

Depuis 1995, 337 exoplanètes (hors de notre système solaire) ont été découvertes autour d'étoiles mais elles sont toutes beaucoup plus grandes que la Terre et se situent en des endroits où les conditions y rendent la vie impossible.

CoRot, le satellite franco-européen lancé en décembre 2006, dont la mission est de rechercher des exoplanètes en scrutant 90.000 étoiles, a découvert début février la plus petite de cette catégorie de planètes qui atteint deux fois la taille de la Terre. Mais sa température extrêmement élevée la rend inhospitalière à la vie.

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"Objectif Terres 2020": les nouvelles orientations agricoles françaises

Publié le 20 Février 2009 par Philippe LE ROUX - Délégué de la Circonsription dans Action présidentielle et gouvernementale

Le plan "Objectif Terres 2020", présenté jeudi par le ministre de l'Agriculture Michel Barnier, veut promouvoir un "nouveau modèle agricole français" fondé sur le développement durable avec pour objectif de "produire plus et produire mieux".

Ce plan est une mise en forme des nouvelles priorités agricoles françaises, dont plusieurs ont déjà été annoncées, comme la réduction des pesticides et le développement de l'agriculture biologique.

Il va bénéficier d'une partie des aides européennes qui constituent l'essentiel des fonds affectés en France aux agriculteurs et dont M. Barnier va dévoiler lundi la nouvelle redistribution.

Le chef de l'Etat Nicolas Sarkozy a aussi annoncé jeudi le déblocage d'une enveloppe de 300 millions en 2010, qui sera reconduite en 2011, pour moderniser l'agriculture en fonction de ces nouvelles priorités.

Elaboré à partir des réflexions menées lors du Grenelle de l'environnement, ce plan, qui concerne aussi la forêt, entend relever cinq défis "majeurs".

Il fixe comme objectifs une bonne utilisation de l'eau qui "se raréfie" ainsi que "la restauration du bon état écologique des eaux".

Il demande aussi que l'agriculture "contribue à la richesse de la biodiversité et des paysages" et à la protection des sols. Enfin, il demande une meilleure maîtrise de l'énergie et une lutte plus efficace contre le réchauffement climatique.

Pour y parvenir, le plan identifie cinq voies: la réduction de l'utilisation des pesticides, l'engagement de "chaque entreprise agricole" dans le développement durable, ainsi que le développement de l'agriculture biologique.

Le plan souhaite aussi mettre "l'agronomie au centre de l'agriculture", autrement dit faciliter la recherche et l'innovation pour changer les pratiques agricoles. Enfin, il prône une concertation entre agriculteurs pour mettre en place des actions collectives en faveur de l'environnement.

Ce plan fera l'objet d'un suivi au moyen d'indicateurs. Une instance nationale, qui reste à nommer, regroupera tous les partenaires et acteurs concernés, des agriculteurs aux organisations de défense de l'environnement, en passant par les instituts de recherche.

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Sarkozy rassure un monde agricole inquiet de la réforme de la PAC

Publié le 20 Février 2009 par Philippe LE ROUX - Délégué de la Circonsription dans Action présidentielle et gouvernementale

Deux jours avant la grand messe annuelle du secteur à Paris, Nicolas Sarkozy s'est employé jeudi à rassurer le monde agricole en lui promettant une modernisation "offensive" pour anticiper la réforme de la politique agricole commune (PAC) prévue en 2013.

Dans le cadre champêtre d'une petite commune du Maine-et-Loire, le chef de l'Etat a annoncé le dépôt "avant la fin de l'année" d'un projet de loi de modernisation de l'agriculture et le déblocage de 300 millions d'euros en 2010 pour en financer les priorités.

"Je préfère que nous portions nous-mêmes les changements dans le cadre de la nouvelle politique agricole plutôt que nous attendions tranquillement que la catastrophe arrive en 2013", a-t-il justifié.

Le projet de loi sera destiné à "consolider la compétitivité et à renforcer l'organisation économique" de l'agriculture française, a expliqué M. Sarkozy. En outre, il a indiqué que le gouvernement renoncerait "aux économies prévues dans le budget 2010 du ministère de l'Agriculture".

Selon l'Elysée, la suspension de ce "gel" des crédits, prévu dans le cadre de la révision générale des politiques publiques (RGPP), devrait permettre de débloquer 300 millions d'euros.

Le ministre de l'Agriculture, Michel Barnier, a précisé par la suite que cette enveloppe serait reconduite en 2011 afin d'accompagner "le nouveau modèle agricole français", baptisé "Objectif Terres: 2020".

Cet "effort exceptionnel", a expliqué le président, sera destiné à financer les "priorités" de la modernisation dans le cadre du réaménagement de la PAC adopté dans la douleur en novembre à Bruxelles par les 27 pays membres de l'Union européenne.

Ces "priorités" ne seront détaillées que lundi par M. Barnier. Mais Nicolas Sarkozy en a fixé jeudi les grands axes, du "soutien renforcé" à l'élevage à "une gestion renforcée des risques climatiques et sanitaires", en passant par la "revalorisation" de l'indemnité versée pour l'agriculture de montagne.

Même si elle n'est qu'un avant-goût du grand chambardement de la PAC de 2013, cette mini-réforme prévoit une réduction des subventions et ne laisse pas d'inquiéter les agriculteurs français, principaux bénéficiaires de la manne financière européenne, à hauteur de 10 mds.

Les exploitants redoutent ainsi que le gouvernement ne suive le tournant libéral imposé selon eux par Bruxelles et n'adopte, comme dans certains pays européens, le système des aides uniformes à l'hectare, quel que soit le type de culture pratiqué.

Michel Barnier l'a démenti et a promis de dévoiler lundi des mesures "équitables" et "raisonnables". Avant d'inaugurer samedi le salon de l'agriculture Porte de Versailles, Nicolas Sarkozy a enfoncé le clou en multipliant jeudi les appels du pied au secteur.

Et le chef de l'Etat de rendre hommage aux agriculteurs "passionnés et travailleurs", de promettre la "défense de l'agriculture de production", de s'opposer à un accord à l'OMC "contraire aux intérêts de notre pays" et même de poser, sous les applaudissements, aux "distributeurs et aux industriels" du secteur la question du "partage de la valeur".

La parole présidentielle a semble-t-il fait mouche auprès d'un public généralement considéré comme acquis à la droite. Le secrétaire général des Jeunes agriculteurs Jérôme Volle s'est réjoui de voir "conforter le rôle de l'agriculteur-producteur". Le président de l'Association des chambres d'agriculture Luc Guyau s'est dit "rassuré" par son propos sur "la sécurité et l'équité".

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Livret A: collecte record de 18,7 milliards d'euros en 2008

Publié le 20 Février 2009 par Philippe LE ROUX - Délégué de la Circonsription dans Point de Repère

La collecte nette du Livret A a atteint 18,7 milliards d'euros en 2008, un niveau historique près de trois fois supérieur à l'ancien record, portant l'encours à 139,2 milliards d'euros fin décembre, selon les chiffres publiés jeudi par la Banque de France.

Le précédent record était de 7,05 milliards d'euros et remontait à 1995, d'après les données disponibles à la Banque de France,

Le mois de décembre a enregistré un bond de la collecte nette, qui a progressé de 5,8 milliards d'euros, soit plus que sur toute l'année 2007 (5,0 milliards).

Plus de deux millions de Français ont ouvert en 2008 un Livret A, dont la distribution était l'exclusivité de la Banque Postale et de la Caisse d'Epargne avant d'être ouverte à toutes les banques le 1er janvier, portant le total des livrets en circulation à plus de 46 millions.

Le Livret A, considéré comme le symbole de l'épargne populaire, a bénéficié de son statut de valeur refuge depuis le début de la crise financière, ainsi que d'un taux de rémunération élevé de 4% entre le 1er août 2008 et le 1er février 2009.

L'engouement pour ce produit s'est prolongé au début de l'année, soutenu par des campagnes commerciales des réseaux bancaires pour attirer de nouveaux clients, malgré l'annonce de la baisse de son taux à 2,5%.

Et le nombre de guichets proposant le Livret A a doublé depuis l'élargissement de la distribution à toutes les banques, passant de 22.000 à 44.000.

Le président de Banque Populaire, Philippe Dupont, a ainsi annoncé mardi que son groupe avait procédé à l'ouverture de 570.000 Livrets A depuis le début de l'année, pour un montant de dépôts atteignant 1,6 milliard d'euros.

BNP Paribas avait indiqué, fin janvier, avoir ouvert un million de Livrets A, tandis que les caisses régionales du Crédit Agricole avaient, de leur côté, fait savoir à la mi-janvier qu'elles avaient ouvert 2 millions de Livrets A.

Le succès du Livret A a eu par ricochet un impact négatif sur l'assurance-vie en 2008.

Sur l'ensemble de l'année dernière, la collecte nette du secteur a été de 28,4 milliards d'euros, soit une baisse de 47% par rapport à 2007.

L'attrait "excessif" des épargnants pour le livret A est l'une des "causes majeures du ralentissement de la collecte" en assurance-vie, avait estimé Le président de la Fédération française des sociétés d'assurance (FFSA), Bernard Spitz, après la publication de ces chiffres en décembre.

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Une personne sur 20 s'est déjà retrouvée sans logement personnel (étude)

Publié le 20 Février 2009 par Philippe LE ROUX - Délégué de la Circonsription dans Point de Repère

En France métropolitaine, 2,5 millions de personnes ayant actuellement un logement, soit une personne sur vingt, se sont retrouvées sans logement personnel au cours de leur vie, indique une étude de l'Insee à paraître vendredi.

Selon cette étude, basée sur l'enquête Logement de 2006 de l'Insee (Institut national de la statistique et des études économiques), 2,5 millions de personnes, soit près de 5% de la population de 15 ans ou plus, bénéficiant d'un logement, ont déclaré avoir vécu au moins une période, au cours de leur vie, sans logement personnel.

Sur ces 2,5 millions de personnes, 1,9 million ont été hébergées par un proche - 2 millions si l'on compte ceux qui n'ont pas pu partir de chez leurs parents - et 543.000 se sont retrouvées sans domicile et ont séjourné dans un service d'hébergement ou/et dans un lieu non prévu pour l'habitation (rue, parcs, voitures etc...). La quasi totalité de ces personnes (92%) ont connu une seule de ces situations.

Si l'on exclut ceux qui sont restés chez leurs parents, la durée totale des périodes sans logement personnel est allée de 3 mois ou moins (24%) à trois mois ou plus (18%). Parmi ceux qui ont connu la rue, 38% y sont restés 3 mois ou moins et 16%, soit environ 22.000 personnes, y ont vécu 3 ans ou plus.

Parmi les personnes qui ont connu un épisode sans logement personnel, employés et ouvriers sont surreprésentés: ils constituent 65% de cette population, contre 55% de celle qui n'a jamais connu de période sans logement personnel. Il en est de même pour les hommes (52% contre 47%), les personnes d'âge moyen (49% de 30-49 ans contre 35%) et les étrangers (11% contre 5%).

Comparés à ceux qui ont toujours eu un logement personnel, les anciens sans domicile sont deux fois plus souvent locataires et habitent plus fréquemment en Zus (zone urbaine sensible) et dans des quartiers où le chômage est élevé (19% contre 7%). Malgré cela, leurs logements disposent à peine moins que les autres du confort de base (97% ont à la fois w-c et baignoire ou douche contre 99%).

Dans les Dom, ce sont 84.000 personnes qui ont déclaré une période sans logement personnel, soit un peu plus de 6% de la population des 15 ans et plus. Comme en métropole, il s'agit surtout de personnes qui ont été hébergées chez des tiers (près de 57.000 personnes).

L'enquête Logement 2006 de l'Insee, dont est notamment tirée cette étude, avait été menée sur un échantillon de quelque 37.000 ménages, a-t-on précisé à l'Insee.

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Les jeux vidéo violents rendent insensibles à la douleur des autres

Publié le 20 Février 2009 par Philippe LE ROUX - Délégué de la Circonsription dans Point de Repère

Les jeux vidéo et les films violents rendent insensibles à la douleur et à la souffrance des autres, affirme une double étude universitaire américaine publiée mercredi dans Psychological Science.

"Ces études montrent clairement que l'exposition à des médias violents peut diminuer le sentiment altruiste", résume Brad Bushman professeur de psychologie à l'Université du Michigan (nord) qui a conduit ces études avec le professeur Craig Andreson d'Iowa State University.

Un premier échantillon de 320 étudiants séparé en deux groupes a été testé après avoir joué pendant 20 minutes les uns à des jeux vidéo violents, les autres à des jeux non violents. Quelques minutes plus tard, ils étaient les témoins d'une violente bagarre dont ils entendaient seulement les bruits, et où l'un des protagonistes, à la fin, râlait de douleur et boitait.

Les étudiants qui avaient joué à des jeux vidéo violents mettaient beaucoup plus de temps à envisager d'aider la victime: 73 secondes, contre 16 secondes pour les autres.

Et certains de ceux qui avaient joué à des jeux violents ne remarquaient même pas la bagarre.

Dans une 2ème étude, 162 jeunes ont été mis en présence d'une jeune femme prétendument blessée à la cheville faire tomber ses béquilles sans parvenir à les rattraper.

La moitié du groupe avait assisté à cette scène avant de voir un film violent, l'autre moitié à sortie de la projection.

Ceux qui sortaient du film violent, mettaient 26% de temps supplémentaire pour ramasser les béquilles de la jeune femme.

Selon les chercheurs, "l'exposition aux médias violents produit une désensibilisation physiologique --abaissement du rythme cardiaque et de la conductivité électrique de la peau--, à la vue de scènes de violence réelles peu de temps après".

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Texte Bachelot sur l'hôpital : reprise des débats le 2 mars

Publié le 20 Février 2009 par Philippe LE ROUX - Délégué de la Circonsription dans Action présidentielle et gouvernementale

Les députés reprendront l'examen du texte santé de Roselyne Bachelot sur la réforme de l'hôpital le lundi 2 mars après une semaine de vacance parlementaire.

Jeudi dans la soirée, l'Assemblée a poursuivi les débats jusqu'à 00H30.

Les députés ont bouclé le volet très technique concernant la nouvelle organisation de l'hôpital.

L'Assemblée abordera les volets grand public (lutte contre l'alcoolisme, liberté d'installation des médecins...) début mars, à la reprise des débats.

La ministre de la Santé Roselyne Bachelot défend depuis le 10 février son texte "Hôpital, patients, santé, territoire" devant une poignée des députés spécialistes, pour la plupart médecins de formation.

L'Assemblée a adopté des articles sur l'hôpital (remplacement du conseil d'administration par un conseil de surveillance, contrat pluriannuel d'objectifs et de moyens...).

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Outre-mer: Sarkozy lance la plus grande consultation jamais réalisée outre-mer et débloque 580 millions

Publié le 19 Février 2009 par Philippe LE ROUX - Délégué de la Circonsription dans Action présidentielle et gouvernementale

Le président Nicolas Sarkozy a pris en main personnellement jeudi le dossier explosif de l'outre-mer, après un mois de crise sociale qui a dégénéré en Guadeloupe, annonçant sa venue sur place, une "grande consultation" et le déblocage de 580 millions d'euros.

M. Sarkozy, devrait aller en Guadeloupe en avril pour lancer des "états-généraux", une fois finies les violences qui ont fait un mort en marge d'une grève générale du collectif "contre l'exploitation" (LKP).

"Aujourd'hui, nous avons le devoir d'entendre nos compatriotes et nous avons, dans le même temps, le devoir de ramener la paix civile au plus vite", a indiqué M. Sarkozy lors de son intervention devant les élus d'outre-mer, en présence de François Fillon, Michèle Alliot-Marie (Intérieur), Yves Jégo (Outre-mer) et du délégué interministériel Patrick Karam.

Il a dénoncé un "déchaînement de violence aveugle" qualifiant la mort par balle d'un syndicaliste "d'assassinat".

Mais dans une allocution spéciale sur RFO, il a aussi évoqué l'arrière plan historique du conflit, dans des territoires marqués par l'esclavage, parlant d'un passé fait d'"injustice" et reconnaissant qu'il restait "beaucoup de chemin pour construire ensemble une République vraiment fraternelle.

Il a même repris à son compte le terme "d'exploitation", évoquant des "formes d'exploitation qui ne devraient plus avoir cours au XXIème siècle".

Estimant que "nous sommes arrivés à la fin d'un cycle historique en outre-mer", il a proposé une série d'états généraux dans chaque collectivité d'outre-mer et annoncé un effort financier total de 580 millions d'euros dans les quatre DOM (Guadeloupe, Martinique, Guyane et Réunion).

Dans l'immédiat, M. Sarkozy a confirmé que les médiateurs proposeront à Pointe-à-Pitre une solution permettant d'"arriver très près de la demande initiale de 200 euros supplémentaires" de salaire net réclamés par le LKP pour les bas revenu.

Le patronat ferait un effort financier en versant pendant deux ans une prime exceptionnelle, exonérée de toute cotisation sociale.

Les familles modestes toucheraient un revenu complémentaire sous forme de revenu de solidarité active, dont le versement a été avancé à 2009.

Dès vendredi M. Fillon présidera une réunion interministérielle pour appliquer cette feuille de route autour des thèmes "formation des prix, circuits de distribution et pouvoir d'achat", "productions locales" et "développement endogène", "gouvernance au sens large", "chantiers de la relance et grands projets" et "rénovation du dialogue social".

Sur le sujet extrêmement sensible des prix, M. Sarkozy s'est dit prêt à "complètement remettre à plat" le système et à demander à la grande distribution de baisser ses tarifs.

L'évolution institutionnelle des collectivités et départements d'outre-mer, "n'est pas un tabou", selon M. Sarkozy qui a dit être "favorable à la création d'une collectivité unique" par département, "si c'est le choix de la population".

Le président PS du conseil régional de Guadeloupe, Victorin Lurel, a qualifié ce discours de M. Sarkozy d'"avancée significative". Le dirigeant du LKP, Elie Domota, qui n'y a vu "rien de nouveau", a dit attendre les propositions concrètes des médiateurs du gouvernement.

 

Les principales annonces pour l'outre-mer 

Voici les principales annonces faites jeudi par le président Nicolas Sarkozy pour l'outre-mer devant les élus ultramarins réunis à l'Elysée, puis sur RFO :

 

-          effort supplémentaire de l'Etat au profit des quatre DOM de 580 millions d'euros (dont 280 au titre du RSA en 2010)

-          exonération de toute charge sociale de la prime exceptionnelle que les entreprises pourraient verser aux salariés modestes en Guadeloupe et complément sous forme de RSA pour "arriver très près de la demande initiale de 200 euros supplémentaires" du collectif LKP

-          Etats généraux de l'outre-mer dans chaque collectivité, que M. Sarkozy ouvrira lui-même en se rendant en Guadeloupe en avril. Synthèse en mai, avant réunion du premier Conseil interministériel de l'outre-mer avant la fin mai

-           améliorations du projet de loi pour le développement de l'outre-mer: enveloppe supplémentaire de 150 millions d'euros, portant sur les zones franches globales d'activités (notamment pour la taxe professionnelle), les exonérations de charges sociales et le logement social

-          mise au point par la grande distribution dans tous les DOM d'une liste de 100 produits de référence commercialisés à un prix proche de celui de la métropole

-          application du RSA effective avant fin 2009, concernera "a minima 110.000 foyers modestes dans les quatre DOM", augmentation moyenne de leurs ressources de 200 euros par mois (coût en 2010: 280 millions d'euros)

-          versement de la "prime de solidarité active de 200 euros qui anticipera le RSA dès avril, au profit de 243.000 bénéficiaires"

-          remise à plat si nécessaire du système de fixation des prix des carburants

-          remise à plat des conditions de la concurrence

-          doublement d'ici à trois ans du nombre de jeunes formés par le service militaire adapté (SMA), pour le porter de 3.000 à 6.000

-          création d'une collectivité unique par DOM (au lieu d'un conseil général et d'un conseil régional) "si c'est le choix de la population"

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