Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
Les Républicains Guingamp

Site de Philippe LE ROUX, ancien Delegue de la quatrieme circonscription des Cotes-d'Armor et Conseiller chargé des grands projets auprès de la Direction de l'UMP

Roms/gens du voyage: les principales mesures décidées par l'exécutif

Publié le 28 Juillet 2010 par Philippe LE ROUX - Délégué de la Circonscriptio dans Action présidentielle et gouvernementale

 

Voici les principales mesures décidées par Nicolas Sarkozy et le gouvernement mercredi lors d'une réunion à l'Elysée consacrée aux Roms et aux gens du voyage :

-          CAMPS ILLEGAUX : La moitié d'entre eux seront démantelés dans un délai de trois mois, soit environ 300 camps ou squats. Sont notamment concernés 200 campements illégaux de Roms venus d'Europe de l'est "sources de trafics illicites, d'exploitation des enfants à des fins de mendicité, de prostitution ou de délinquance", selon l'Elysée. Par ailleurs, dix inspecteurs du fisc seront affectés dans certains camps illégaux pour contrôler la situation de leurs occupants, a dit le ministre de l'Intérieur Brice Hortefeux.

 

-          RECONDUITES A LA FRONTIERE des ressortissants d'Europe de l'est en situation irrégulière. Elles doivent être "quasi-immédiates" pour les Roms (principalement venus de Bulgarie et de Roumanie) "qui auraient commis des atteintes à l'ordre public ou des fraudes" (Brice Hortefeux).

"Avant la fin de l'année, une réforme de la loi sur l'immigration permettra de faciliter la mise en oeuvre de mesures d'éloignement de ces personnes pour des raisons d'ordre public", a précisé l'Elysée, qui évoque aussi le feu vert prochain de l'Assemblée nationale à la ratification d'une convention France-Roumanie permettant de raccompagner dans leur pays les mineurs isolés roumains.

 

-          AIRES D'ACCUEIL : Le gouvernement va "poursuivre la politique de développement des aires d'accueil" des populations nomades, a promis Brice Hortefeux.

 

-          COOPERATION INTERNATIONALE : La France va solliciter l'envoi d'une vingtaine de policiers roumains et bulgares en région parisienne "pour épauler les forces de l'ordre françaises". De façon symétrique, ajoute la présidence, "il sera proposé que des policiers français soient affectés en Roumanie et en Bulgarie afin de renforcer les polices de ces pays dans la lutte contre les trafics".

commentaires

Le texte du projet de résolution déposé par la Serbie à l'ONU

Publié le 28 Juillet 2010 par Philippe LE ROUX - Délégué de la Circonscriptio dans International

 

Voici le texte du projet de résolution proposé par la Serbie à l'Assemblée générale de l'ONU:

Titre: Résolution de la République de Serbie liée au point 77 de l'ordre du jour de la 64e réunion de l'Assemblée générale de l'ONU:

Sous-titre: Demande adressée à la Cour internationale de justice pour son avis sur la question de savoir si la déclaration unilatérale d'indépendance du Kosovo est en accord avec le droit international.

 

Préambule: L'Assemblée générale, dirigée par les principes de la Charte des Nations Unies, tenant compte de ses fonctions et de ses compétences découlant de la Charte des Nations Unies et rappelant sa résolution 63/3 du 8 octobre 2008.

Consciente qu'un accord n'a pas été atteint entre les parties sur les conséquences de la proclamation unilatérale de l'indépendance du Kosovo de la Serbie et tenant compte du fait qu'une sécession unilatérale ne peut pas être un moyen de résoudre les questions territoriales.

 

1. Prend note de l'avis consultatif de la Cour internationale de justice du 22 juillet 2010 sur la question de savoir si la proclamation unilatérale de l'indépendance du Kosovo est en accord avec le droit international.

2. Appelle les parties à trouver une solution mutuellement acceptable à toutes les questions ouvertes par la voie du dialogue dans l'intérêt de la paix, de la sécurité et de la coopération dans la région.

3. Décide d'inclure à l'ordre du jour temporaire de la 66e session un point intitulé: les activités futures après l'avis de la Cour internationale de justice sur la question de savoir si la déclaration unilatérale d'indépendance du Kosovo est en accord avec le droit international.

commentaires

Nucléaire: le rapport Roussely et ce qu'en a tiré l'Elysée

Publié le 28 Juillet 2010 par Philippe LE ROUX - Délégué de la Circonscriptio dans Action présidentielle et gouvernementale

 

Voici les principaux points de la synthèse du rapport Roussely sur la filière nucléaire civile française et les premières conclusions qu'en a tirées l'Elysée:

 

EDF conforté comme chef de file de la filière

"En règle générale, EDF doit être pour les projets de construction de centrales nucléaires, tant en France qu'à l'étranger, l'architecte-ensemblier de +l'équipe France+", préconise le rapport.

L'Elysée réaffirme aussi le rôle de chef de file d'EDF, mais de manière plus ambiguë: "S'agissant de l'exportation des centrales nucléaires, EDF et Areva mettront en place, chaque fois que les besoins des clients le nécessiteront, une organisation s'appuyant sur la compétence d'exploitant et d'architecte-ensemblier d'EDF".

Le rapport suggère aussi la création d'une "structure industrielle dédiée pour l'exportation" chargée notamment d'identifier les clients et de recenser leurs besoins.

 

Partenariat stratégique EDF/Areva

Pour resserrer des "liens (qui) semblent s'être distendus ces dernières années", le rapport appelle à la mise en place d'un "partenariat stratégique" entre Areva et EDF.

L'Elysée est allé plus loin en annonçant l'"éventualité" d'une prise de participation d'EDF dans le capital d'Areva où l'électricien est déjà présent à hauteur de 2,42%.

 

Le modèle intégré d'Areva confirmé

"La création d'une société allant de la mine au retraitement est une idée qui a fait débat en son temps, moins aujourd'hui", souligne le rapport, sans aborder le cas de sa patronne Anne Lauvergeon, donnée partante pendant plusieurs mois avant d'être confirmée à son poste début juillet par l'Elysée.

Toutefois, le modèle intégré d'Areva "ne dispense pas d'achever la rationalisation de la société et une meilleure maîtrise des coûts", souligne-t-il.

L'Elysée a annoncé qu'il examinerait "des partenariats industriels pour l'activité minière d'Areva".

 

Le rôle de l'Etat

Prêtant un "rôle central" à l'Etat dans l'organisation de la filière, le rapport suggère la création d'un ministère de l'Energie.

 

Extension de la durée de vie des centrales, financement du renouvellement du parc

Militant pour "l'extension de durée de vie des centrales à 60 ans", le rapport suggère de "planifier une hausse modérée mais régulière des tarifs d'électricité" pour financer le renouvellement du parc à long terme.

 

"Optimisation" de l'EPR et développement de réacteurs plus petits

Parfois critiqué, l'EPR "est parmi les meilleurs modèles de troisième génération", affirme le rapport, qui appelle toutefois à poursuivre son "optimisation".

Mais le rapport, suivi sur ce point par l'Elysée, prône également d'offrir "des modèles plus petits que l'EPR (qui) semblent plus conformes aux attentes de certains clients", citant le réacteur Atmea 1, développé par Areva et le japonais Mitsubishi Heavy Industries. Il exclut en revanche de proposer des réacteurs "low cost" sacrifiant l'impératif de sûreté.

commentaires

Iter: la fusion nucléaire contrôlée ou la quête d'une énergie quasi illimitée

Publié le 28 Juillet 2010 par Philippe LE ROUX - Délégué de la Circonscriptio dans Point de Repère

 

ITERLa fusion nucléaire contrôlée, au coeur du projet de réacteur expérimental international Iter (International Thermonuclear Experimental Reactor), s'inscrit dans la quête d'une énergie plus "propre" et quasi-illimitée, en domestiquant l'énergie qui fait briller le soleil.

Le réacteur Iter, qui implique le Japon, la Chine, la Corée du Sud, les Etats-Unis, la Russie, l'Union européenne et l'Inde, doit être construit à Cadarache (Bouches-du-Rhône), avec début des travaux cet été, comme l'a confirmé mercredi le conseil de l'organisation.

La fusion thermonucléaire contrôlée, qui doit faire l'objet de recherches au sein d'Iter, est considérée comme une solution de rechange à la fission nucléaire, source de déchets radioactifs pendant des milliers d'années.

Mise en jeu dans les centrales électronucléaires actuelles, la fission se traduit par la fragmentation du noyau d'un gros atome pour obtenir de l'énergie.

A l'inverse, la fusion nucléaire contrôlée consiste à faire fusionner les noyaux de différents types (isotopes) d'atomes d'hydrogène pour former de l'hélium.

Pour être rentable, tout processus de fusion nucléaire doit produire davantage d'énergie qu'il en consomme pour réunir les noyaux de deux petits atomes en un seul.

Afin de vaincre la répulsion entre les atomes, les réactions de fusion nécessitent des températures de l'ordre de 100 millions de degrés.

La matière est alors à l'état de plasma : les atomes sont dépouillés de tout ou partie de leurs électrons. Ce quatrième état de la matière - après solide, liquide et gaz - consiste en une "soupe" de particules, des ions positifs et des électrons négatifs, parcourue par des courants électriques.

Au coeur du réacteur Iter, ce plasma, confiné grâce à des aimants, doit être chauffé dans des chambres à vide de forme cylindrique inventées par les Russes, des tokamaks (acronyme formé à partir des mots russes courant, chambre et magnétique).

Une première tentative de fusion d'atomes d'hydrogène est prévue fin 2019, tandis que le processus final de fusion utilisant du tritium et du deutérium, deux isotopes de l'hydrogène, ne serait lancé qu'en 2026-2027 selon le conseil de mercredi.

Quasiment inépuisable, le deutérium peut être facilement extrait de l'eau, qui en contient jusqu'à 40 milligrammes par litre.

Au-delà de la voie du "confinement magnétique" choisie pour Iter, d'autres projets, dont le futur Laser Megajoule (LMJ) français et le "National Ignition Facility" (NIF) américain, misent sur l'action conjuguée de multiples puissants faisceaux lasers pour aboutir à la fusion nucléaire contrôlée.

commentaires

Les expulsions de camps illégaux de Roms

Publié le 26 Juillet 2010 par Philippe LE ROUX - Délégué de la Circonscriptio dans Action présidentielle et gouvernementale

Voici la la liste des principales expulsions de camps illégaux de roms par les forces de l'ordre depuis 2009, généralement à la suite de décisions de justice.

 

-          13 fév 2009: un camp de Roms de la banlieue de Lille (Nord), proche d'un campus étudiant et dans lequel se trouvent 170 personnes réparties dans 40 caravanes, est évacué par les forces de l'ordre, qui invoquent notamment des raisons de sécurité.

-          14 avr 2009: entre 150 et 200 Roms, dont 50 enfants, sont expulsés d'un immeuble désaffecté à Drancy (Seine-Saint-Denis) qu'ils occupaient depuis plus d'un an. L'expulsion fait suite à une décision du justice du 6 février autorisant le propriétaire à récupérer son bien

-          27 oct 2009: 200 à 300 Roms sont expulsés de leur campement à Villetaneuse (Seine-Saint-Denis) par les CRS, suite à une décision de justice du 14 septembre qui avait donné raison à la société d'aménagement propriétaire du terrain, demandant son évacuation.

-          12 nov 2009: près de 80 roms Roumains sont expulsés de deux camps des communes de Villabé et Ormoy (Essonne) à la suite de décisions de justice datant du 14 novembre 2008 et du 12 mai 2009.

-          27 jan 2010 - Un campement de Roms d'un peu plus de 80 personnes installé depuis plusieurs semaines sur un terrain appartenant à l'Etat, en bord de Seine à Clichy-la-Garenne (Hauts-de-Seine), est évacué "sans incident" par la police, suite à une décision du tribunal de Nanterre quelques jours auparavant.

-          Fin juin 2010, le ministre de l'Intérieur Brice Hortefeux annonce que 35 des 59 camps que compte la Seine-Saint-Denis ont été évacués.

-          6 juil 2010: Plus de 150 Roms sont évacués tôt du campement du Hanul à Saint-Denis, le plus ancien d'Ile-de-France. Les pelleteuses entrent très vite en action pour détruire les abris de fortune. La préfecture, se réclamant de deux décisions de justice, d'octobre 2007 et février 2010, explique avoir volontairement attendu les vacances pour passer à l'acte, plusieurs enfants étant scolarisés à Saint-Denis.

-          7 juil 2010: Les forces de l'ordre évacuent une cinquantaine de Roms bulgares et roumains qui squattaient depuis plusieurs mois un terrain à Floirac (Gironde) en banlieue bordelaise.

commentaires

Gens du voyage", une population de plus en plus sédentarisée

Publié le 26 Juillet 2010 par Philippe LE ROUX - Délégué de la Circonscriptio dans Point de Repère

 

"Gens du voyage" est une expression administrative qui désigne des populations vivant au départ de façon nomade mais qui sont de plus en plus sédentarisées et pour la plupart de nationalité française.

Cette communauté est baptisée de différents noms (gitans, manouches, bohémiens...), liés à l'origine géographique.

A tous ces termes, la communauté préfère depuis 1971 l'appellation Rom ("Homme" en langue romani) adoptée par le conseil mondial rom.

Dans l'Hexagone, quelque 400.000 personnes sont recensées de source officielle comme "gens du voyage et Roms". Mais ce dernier terme désigne en France essentiellement des tsiganes d'origine roumaine, bulgare ou yougoslave.

95% sont Français et seuls un tiers sont encore nomades. Les voyageurs sont souvent marchands ambulants, artisans ou saisonniers.

A l'échelle européenne, les Roms sont la plus grande minorité avec quelque 10 millions de personnes, à 90% sédentaires.

Ils sont à l'origine un peuple nomade dont les ancêtres ont quitté le nord-ouest de l'Inde au début du XIe siècle et qui ont été capturés et vendus comme esclaves en Asie mineure avant de se disperser à travers l'Europe (à partir du XVe siècle en France) et le reste du monde, souvent considérés avec méfiance comme tout groupe itinérant.

Les différents noms dont est baptisée la communauté sont souvent entrés dans le langage courant dans un registre péjoratif. En Andalousie (Espagne) et en Camargue (sud de la France), on parle de "gitans", une déformation d'"Egyptiens" car les premiers roms arrivés en Europe occidentale se disaient originaires de la "petite Egypte" (Grèce byzantine).

Ceux qui ont vécu dans les pays germanophones sont appelés "manouches" (de "manush", "être humain" en romani) mais on parle aussi de "bohémiens" car les Roms sont parfois passés par la Bohême ou de "tsiganes" (du grec athyinganis, "ceux qui ne touchent pas" car ils saluaient initialement en tenant les mains jointes).

En France, les "gens du voyage" sont majoritairement catholiques et organisent des pèlerinages aux Saintes-Maries-de-la-Mer (Bouches-du-Rhône) ou à Lourdes. D'autres groupes sont protestants, comme ceux qui ont organisé à plusieurs reprises des rassemblements évangéliques en Haute-Saône ces dernières années.

Pour les associations, le problème central des "gens du voyage" est celui de l'habitat. La loi Besson de 1990, améliorée en 2000, a créé l'obligation pour toute commune de plus de 5.000 habitants de réaliser des aires d'accueil pour les voyageurs. Mais fin 2008, seules 42% avaient effectivement été mises en place.

commentaires

Le Sahel, une zone à risques où 30.000 Français se rendent chaque année

Publié le 26 Juillet 2010 par Philippe LE ROUX - Délégué de la Circonscriptio dans International

 

Au moins 30.000 Français, selon des professionnels du tourisme, se rendent chaque année au Sahel, une zone immense, diversement affectée par des problèmes de sécurité, que Nicolas Sarkozy a recommandé d'éviter après la mort de l'otage Michel Germaneau.

Le Sahel traverse tout le continent africain et s'étend de l'Atlantique à la Mer Rouge.

C'est une zone "grande comme plusieurs pays européens", qui ne connaît pas partout les mêmes problèmes de sécurité, assure Gérard Guerrier, directeur général du tour-opérateur Allibert Trekking qui travaille dans cette partie du monde, tout en disant comprendre la recommandation de l'Elysée.

"Certaines zones sont effectivement dangereuses, et elles sont connues depuis longtemps, mais d'autres le sont beaucoup moins", renchérit Alain Capestan, qui dirige les tour-opérateurs Terres d'Aventure et Nomades Aventure (groupe Voyageurs du monde). "Il faut faire attention à ne pas traiter toute cette zone comme une seule destination".

Michel Germaneau avait été enlevé en avril au Niger puis détenu au Mali, une zone effectivement risquée, désertée depuis longtemps par les touristes français. Il s'y était rendu en tant qu'humanitaire.

"Cela fait des années que plus aucun touriste ne se rend au Niger ou au Nord du Mali", d'après Gérard Guerrier.

Selon les professionnels, près de 10.000 personnes vont chaque année en Mauritanie, entre 20.000 et 25.000 personnes dans le sud de l'Algérie, près de 3.000 en Libye, soit un total en moyenne de 30.000 Français qui parcourent les parties dites "sécurisées" du Sahel.

Le Quai d'Orsay n'était pas en mesure lundi de fournir de chiffres de fréquentation.

Pour les voyagistes spécialistes de cette partie du globe, la recommandation de Nicolas Sarkozy "aura forcément des conséquences", assure Gérard Guerrier.

Mais, selon lui, ce sont principalement les populations locales qui risquent d'être les plus touchées. "Nos clients vont aller ailleurs, on les amènera au Maroc ou en Egypte. Mais le problème, ce sont les gens sur place qui risquent de perdre une partie de leur activité", explique M. Guerrier. "Par exemple, un trekker fait vivre un Mauritanien pendant un an".

"Je pense surtout aux populations locales. Pour elles, ne plus accueillir de touristes, c'est dramatique. Mais ce n'est pas suffisant pour brader la sécurité des voyageurs", reconnaît M. Capestan.

Pour ces professionnels, la question n'est pas vraiment de savoir s'ils continueront à organiser des voyages au Sahel, mais "si les gens vont avoir envie d'y aller après ce qui s'est passé".

"Je pense malgré tout qu'on continuera à envoyer des gens, mais au cas par cas, en étudiant chaque zone en fonction de sa sécurité", juge M. Capestan.

commentaires

Les sanctions de l'UE contre l'Iran

Publié le 26 Juillet 2010 par Philippe LE ROUX - Délégué de la Circonscriptio dans International

 

Voici les grandes lignes des sanctions renforcées adoptées lundi par l'Union européenne contre l'Iran en raison du refus de Téhéran de suspendre ses activités d'enrichissement d'uranium.

Toutes mesures confondues, elles visent environ 70 personnes et une centaine d'entreprises ou organismes liés au régime. Les détails, avec les listes précises, doivent être divulgués lundi lors de leur publication au Journal officiel de l'UE.

Les Européens ont d'une part transposé les mesures décidées le 9 juin par une résolution du Conseil de sécurité de l'ONU et sont allés d'autre part plus loin, en ciblant par exemple le secteur énergétique de l'Iran.

 

1/ Transposition des sanctions de l'ONU

-          Interdiction renforcée des investissements en Iran dans le secteur nucléaire ou balistique. 41 personnes visées par des gels d'avoirs et interdiction de visa (sans changement par rapport au précédent train de sanctions) mais 22 "entités" iraniennes (entreprises ou organismes) sont ajoutées pour les gels d'avoirs, selon une source diplomatique.

-          Inspection des transports de fret de et vers l'Iran, y compris en haute mer et dans les ports européens. Trois sociétés iraniennes liées à la compagnie nationale Islamic Republic of Iran Shipping Line (IRISL) sont interdites d'activité en Europe. L'Occident la soupçonne d'avoir jusqu'ici aidé à contourner les sanctions.

-          15 "entités" liées aux Gardiens de la Révolution, l'armée idéologique de Téhéran, sont inscrites sur une liste de gels d'avoirs.

 

2/ sanctions supplémentaires propres à l'UE

-          Interdiction de la fourniture d'équipements, d'investissements et de transferts de technologie dans le secteur pétrolier et gazier, y compris celui du gaz liquéfié

-          Interdiction faite aux aéroports européens de permettre des vols de fret iraniens. Limitations du fret maritime accrues (3 entreprises iraniennes concernées)

-          Restrictions financières accrues. Les transactions supérieures à 40.000 euros sont interdites sans autorisation spéciale. Huit nouvelles banques iraniennes interdites d'activité en Europe.

-          Limitation du commerce de produits à "double usage", c'est à dire non destinés a priori au secteur militaire, mais qui pourraient être détournés à cette fin. Restriction plus générale sur les crédits à l'exportation.

-          Nombre accru de personnes ou entreprises liées aux Gardiens de la révolution faisant l'objet d'interdiction de visa ou de gels d'avoirs. Le nombre de personnes passe de 20 à une trentaine, le nombre d'entités passe de 40 à une cinquantaine.

-          Trois filiales supplémentaires de la compagnie IRISL visées.

commentaires

Otage exécuté: la déclaration de Nicolas Sarkozy

Publié le 26 Juillet 2010 par Philippe LE ROUX - Délégué de la Circonscriptio dans International

Michel-Germaneau.jpgVoici les principaux extraits de la déclaration du président Nicolas Sarkozy qui a confirmé lundi la mort de Michel Germaneau, que le groupe d'Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) retenait en otage depuis avril, fustigeant un "assassinat".

 

"Je condamne cet acte barbare, cet acte odieux qui vient de faire une victime innocente qui consacrait son temps à aider les populations locales.

Cette mort dans des conditions tragiques illustre s'il en était besoin que nous avons à faire à des gens qui n'ont aucun respect pour la vie humaine.

Ils ont assassiné de sang froid une personne de 78 ans, malade, à qui ils avaient refusé de faire parvenir les médicaments dont elle avait besoin. Je veux m'incliner devant la mémoire de Michel Germaneau, c'etait un homme de bien. Je veux dire à ses proches ma tristesse, ma sympathie ainsi que celle des Français".

 

"Depuis le 12 juillet Michel Germaneau était sous le coup d'un ultimatum qui n'était en fait que l'annonce d'un assassinat programmé. Cet ultimatum en effet émanait d'un groupe qui avait assassiné le 31 mai dernier un malheureux otage britannique enlevé dans les mêmes conditions et qui n'a jamais été précédé du moindre début de dialogue avec des autorités françaises ou locales, à l'inverse de ce qui s'était produit pour Pierre Camatte pour lequel les preneurs d'otage avaient accepté d'entrer dans des discussions".

 

"Depuis l'enlèvement de Michel Germaneau tous les moyens étaient mobilisés pour tenter de le libérer. Aucune preuve de vie n'avait été obtenue depuis le mois de mai.

Dans le cadre de la coopération que la France apporte aux pays du Sahel menacés par Al-Qaïda, nous avons accepté que les forces française prêtent un soutien à la Mauritanie, qui informée d'une attaque imminente sur son sol d'un groupe terroriste, avait décidé de mener contre lui une action préventive.

Le camp de base du groupe qui a été détruit était susceptible d'être le lieu de détention de Michel Germaneau. Convaincu que nous étions que celui-ci était condamné à une mort certaine, nous avions le devoir de mener cette tentative de l'arracher à ses geôliers. Malheureusement Michel Germaneau ne s'y trouvait pas. Aujourd'hui comme cela avait été annoncé par l'ultimatum du 12 juillet, il est mort".

 

"J'ai demandé au Premier ministre de recevoir dès aujourd'hui les présidents des commissions des Affaires étrangères de l'Assemblée nationale et du Sénat.

J'ai demandé au ministre des Affaires étrangères Bernard Kouchner de se rendre dès ce soir à Bamako, Niamey, à Nouakchott, afin d'examiner avec les autorités locales et nos ambassadeurs les mesures de sécurité à prendre pour nos ressortissants. Nous demandons instamment, comme je l'avais fait après la libération de Pierre Camatte, à nos compatriotes de renoncer absolument à voyager dans la zone sahélienne".

 

"Plus que jamais nous sommes décidés à lutter contre le terrorisme sous toutes ses formes et à soutenir les pays qui ont le courage de combattre ce terrorisme barbare. Ce combat nous concerne tous, il en va de notre sécurité. Le crime commis contre Michel Germaneau ne restera pas impuni".

commentaires

La Love Parade allemande: 21 ans de techno

Publié le 25 Juillet 2010 par Philippe LE ROUX - Délégué de la Circonscriptio dans International

 

La Love Parade, au cours de laquelle 19 personnes ont trouvé la mort, piétinées samedi à Duisbourg (ouest de l'Allemagne), fit la gloire de Berlin dans les années 90 avant de se transformer en un événement commercial avec alcool et drogue à gogo.

Le 10 juillet 1999, soit 10 ans après sa première édition, ils sont quelque 1,5 million de jeunes à danser sur des rythmes technos le long de l'Avenue du 17 Juin, l'une des principales artères de Berlin qui mène à la Colonne de la Victoire. Un record qui amorce pourtant le lent déclin de la Love Parade berlinoise jusqu'aux années 2004 et 2005 où l'événement est carrément annulé.

En 2006, la Love Parade reprend du service mais sans son légendaire DJ Dr. Motte, qui a claqué la porte du comité d'organisation en dénonçant des dérives commerciales.

L'édition 2010 était d'ailleurs organisée par la chaîne allemande de salles de sport "low cost" McFit.

C'est pourtant Dr. Motte qui le 1er juillet 1989 avait fait danser 150 personnes autour de deux chars sur une avenue de Berlin-Ouest, ville encore divisée par le Mur. Le slogan de cette première Love Parade? "Paix" pour le désarmement, "Joie" pour une meilleure compréhension entre les peuples et "Gâteau aux oeufs" pour une meilleure répartition alimentaire mondiale...

L'année suivante, Dr. Motte, Matthias Roeingh à la ville, réunit 2.000 fans de techno. Peu à peu, Berlin s'impose comme la capitale mondiale de cette musique.

Les images de la manifestation, des corps plus ou moins dénudés se déhanchant sur l'asphalte, font le tour de la planète. Des parade techno similaires voient le jour un peu partout dans le monde.

En coulisse pourtant, un conflit avec la ville de Berlin se développe autour notamment du nettoyage de la voirie. Les écologistes se plaignent du fait que chaque année, le grand parc de Berlin, Tiergarten, est saccagé.

En 2006, quelques jours après la finale de la Coupe du monde de football à Berlin, la Love Parade réunit une dernière fois 1,2 million de "ravers" avant de lancer un appel en Europe pour trouver une terre d'accueil. Ce sera finalement la région de la Ruhr: Essen en 2007, Dortmund en 2008. L'édition 2009 prévue à Bochum avait dû être annulée à cause de travaux dans la ville.

commentaires

Retraites : les principaux amendements adoptés en commission à l'Assemblée

Publié le 22 Juillet 2010 par Philippe LE ROUX - Délégué de la Circonscriptio dans Action présidentielle et gouvernementale

 

Voici les principaux amendements adoptés pendant l'examen de mardi à jeudi, en commission des Affaires sociales à l'Assemblée, du projet de loi sur la réforme des retraites, qui sera débattu en séance publique à partir du 6 ou du 7 septembre:

 

-          Retraite par capitalisation: La moitié des sommes perçues par un salarié au titre de la participation aux résultats de l'entreprise est, sauf avis contraire dudit salarié, obligatoirement versée sur le Plan d'épargne pour la retraite collectif (Perco)

-          Tout salarié, en accord avec son employeur, peut utiliser son compte épargne temps (CET) "pour cesser de manière progressive son activité"

-          Dans les entreprises n'ayant pas de CET, le salarié peut utiliser les sommes correspondant à des jours non pris pour alimenter son perco "et se constituer ainsi une épargne en vue de sa retraite"

-          Rachat de trimestres: Le gouvernement s'engage à rembourser intégralement les trimestres dont le rachat par les salariés (pour atténuer l'effet de la décote sur le montant de leur pension ou pour avancer le moment du départ en retraite en augmentant leurs annuités) est rendu inutile par le report programmé de l'âge légal du départ en retraite. Coût: "à peu près 200 millions d'euros". Quelque 9.000 salariés concernés.

-          Pénibilité: L'essentiel des modifications que concèdera le gouvernement sur ce volet sensible sera acté en septembre, pendant les débats dans l'hémicycle. Adoption de deux amendements, relativement mineurs, du Nouveau Centre pour renforcer le rôle de l'Observatoire des pénibilités.

-          Création d'un "carnet de santé au travail" (et non plus "dossier"), qui peut être transmis "en cas de risque" à un "autre médecin du travail". "Le travailleur", ses ayants-droits, "peuvent demander la communication de ce dossier".

-          Egalité hommes/femmes: Les entreprises d'au moins 50 salariés pourront être sanctionnées financièrement (1% de la masse salariale) à compter du 1er janvier 2012 si elles n'ont pas signé d'accord ou de plan d'action sur l'égalité salariale hommes-femmes.

-          Pension de réversion: Les veufs et veuves bénéficiant d'une pension d'une réversion pourront désormais la cumuler pleinement avec un emploi. Aujourd'hui, ce cumul est strictement plafonné.

-          Prorogation du dispositif de l'allocation veuvage, abrogé par la réforme des retraites de 2003, afin de "trouver une solution pour les quelque 1,3 million de veuves et veufs +précoces+ qui ont souvent des enfants à charge".

-          Mensualisation: Les retraités touchant leur pension (de base ou complémentaire) par trimestre pourront exiger, à compter du 1er janvier 2012, de la percevoir mensuellement

-          Comité de pilotage des régimes de retraite (créé par la réforme): Il lui est assigné de nouveaux objectifs: "annuler les écarts de pensions entre hommes et femmes" et "veiller au rapprochement des règles et paramètres dans les différents régimes". Des parlementaires de chaque groupe y participeront avec les partenaires sociaux.

-          Fonctionnaires: Remise au Parlement, avant le 30 septembre 2011, d'un rapport sur la création d'une Caisse de retraite des fonctionnaires de l'Etat, à laquelle le gouvernement a renoncé pour l'heure face à l'opposition de l'ensemble des syndicats

-          Embauche des seniors: le gouvernement remet au Parlement avant le 31 décembre 2012 un rapport sous forme de bilan de l'aide à l'embauche des seniors

commentaires

Le dispositif national de prévention et de gestion de la canicule

Publié le 8 Juillet 2010 par Philippe LE ROUX - Délégué de la Circonscriptio dans Action présidentielle et gouvernementale

La ministre de la santé et des sports a présenté une communication relative au dispositif national de prévention et de gestion d’une éventuelle canicule.

Ce dispositif, mis en œuvre chaque année depuis 2004, a fait la preuve de son efficacité en 2006, année où la France a connu une vague de chaleur importante même si elle était moins intense qu’en 2003. Cette année, Météo France prévoit un été plus chaud et plus sec que la moyenne de ces trente dernières années ce qui ne signifie pas obligatoirement un été caniculaire mais incite à rester fortement mobilisé.

 

Le 1er juin, le niveau de veille du plan canicule a été activé. Jusqu’au 31 août, l’Institut de veille sanitaire et Météo France vont surveiller les indices biométéorologiques et donner l’alerte en cas de besoin. Quand un épisode de fortes chaleurs est prévu, le préfet du département concerné peut décider de passer au niveau 2, dit de « mise en garde et actions». Le plan prévoit également un troisième niveau : lorsque la canicule est aggravée par des facteurs extérieurs comme, par exemple, une pénurie d’eau potable, le Premier ministre peut déclencher le niveau de mobilisation maximale.

 

Le plan canicule s’appuie sur cinq grands piliers :

-          le repérage individuel des personnes âgées ou handicapées qui en font la demande, grâce au registre tenu par les communes. Des recommandations sont également émises pour les autres populations identifiées comme à risque, les travailleurs, les sportifs, les personnes en situation de précarité et les enfants en bas âge ;

-          l’alerte, sur la base de l’évaluation biométéorologique faite par Météo France et l’Institut de veille sanitaire (InVS) ;

-          la mise en œuvre des mesures de protection des personnes à risque hébergées en institutions, établissements d’hébergement de personnes âgées et établissements pour personnes handicapées ou hospitalisées en établissements de santé ;

-          la solidarité vis-à-vis des personnes à risque, mise en œuvre grâce au recensement et aux dispositifs de permanence estivale des services de soins et d’aide à domicile et des associations de bénévoles ;

-          le dispositif d’information et de communication, à destination du grand public, avec des messages spécifiquement adaptés à certaines catégories de population, et également à destination des professionnels et des établissements de santé.

 

En 2010, le dispositif a été adapté aux évolutions organisationnelles induites  par la mise en place des agences régionales de santé et la réforme de l’administration territoriale de l’Etat. Les établissements de santé se sont préparés : 95% de la capacité d’accueil est maintenue en juillet, 90% en août et 97% en septembre.

 

Le dispositif ne fonctionnera de manière optimale que si chacun fait preuve de civisme et de solidarité. L’implication de l’ensemble de la société dans la mise en œuvre des mesures préconisées en cas de vague de chaleur permettra d’assurer leur efficacité.

commentaires

Collectivités: principaux points après la deuxième lecture du Sénat

Publié le 8 Juillet 2010 par Philippe LE ROUX - Délégué de la Circonscriptio dans Action présidentielle et gouvernementale

 

Voici les principaux points du projet de loi sur la réforme des collectivités territoriales, après son adoption dans la nuit de mercredi à jeudi en deuxième lecture par le Sénat:

 

- CREATION DES CONSEILLERS TERRITORIAUX: ces nouveaux élus remplaceront en mars 2014 les 6.000 conseillers généraux et régionaux. Ils siègeront à la fois au conseil général et au conseil régional. 

Les sénateurs ont supprimé leur mode d'élection au scrutin uninominal majoritaire à deux tours proposé par le gouvernement. Ils ont augmenté leur nombre de 3.471 fixé lors de la première lecture à l'Assemblée nationale à 3 501. La loi précise sous forme de tableau leur répartition entre départements et régions.

Les mesures pour la parité découlant du mode d'élection ont été supprimées.

 

  - MAINTIEN DE LA CLAUSE GENERALE DES COMPETENCES COMMUNES/REGION/DEPARTEMENTS:

Le Sénat a supprimé la nouvelle répartition des compétences qui prévoyait la suppression de la clause de compétence générale qui permet à une collectivité de s'occuper d'un domaine qui n'est pas forcément de son ressort comme par exemple le logement. Cette clause générale actuellement en vigueur est donc maintenue.

 

- POSSIBILITE DE FUSION DE DEPARTEMENTS, DE REGIONS: les départements peuvent prendre l'initiative de leur regroupement. Procédures de fusion entre régions et, au sein d'une région, des départements qui la composent.

Tous les regroupements nécessitent l'accord des assemblées concernées et des populations.

 

- CREATION DES METROPOLES, une nouvelle catégorie d'établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre. Elles regrouperont des communes d'un seul tenant et sans enclave représentant plus de 500.000 habitants. Cette disposition n'est pas applicable à l'Ile de France.

Transfert de la taxe foncière sur les propriétés bâties (TFPB) et de la Dotation globale de fonctionnement (DGF) des communes membres à la métropole.

 

- INTERCOMMUNALITE: Le seuil pour créer une communauté urbaine passe de 500.000 à 450.000 habitants. Le seuil pour créer une communauté d'agglomération est abaissé de 50.000 à 30.000 habitants quand la communauté d'agglomération comprend le chef-lieu du département.

Perception de la dotation globale de fonctionnement des communes par les structures intercommunales (EPCI), mais elle sera soumise à "l'accord unanime des conseils municipaux" des communes concernées.

commentaires

La dénonciation calomnieuse, un délit extrêmement difficile à établir

Publié le 7 Juillet 2010 par Philippe LE ROUX - Délégué de la Circonscriptio dans Point de Repère

 

La dénonciation calomnieuse, pour laquelle Eric Woerth a annoncé mercredi qu'il déposait plainte à la suite d'accusations de financement politique illégal, est un délit passible de prison extrêmement difficile à établir, à ne pas confondre avec la diffamation ni l'injure.

Ce délit consiste à dénoncer, spontanément et de mauvaise foi, une personne comme auteur de faits de nature à l'exposer à "des sanctions judiciaires, administratives ou disciplinaires".

L'article 226-10 du Code pénal, qui réglemente ce délit, prévoit une peine de cinq ans d'emprisonnement et de 45.000 euros d'amende.

Le ministre a annoncé qu'il allait entamer ces poursuites à la suite d'accusation proférées par l'ancienne comptable de Liliane Bettencourt, selon laquelle Eric Woerth, le ministre du Travail, aurait reçu 150.000 euros en liquide au printemps 2007 lors de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy, laissant supposer un éventuel financement illicite.

Le parquet de Nanterre a ouvert mercredi une enquête sur la base des déclarations de l'ex-comptable.

Pour qu'une dénonciation calomnieuse soit constituée, il faut que la justice constate d'abord que "la réalité du fait dénoncé n'est pas établie ou que celui-ci n'est pas imputable à la personne dénoncée". Il faut également que l'auteur de la dénonciation ait su que les faits dénoncés étaient "partiellement ou totalement inexacts".

Selon plusieurs magistrats parisiens interrogés, ce délit est l'un des plus compliqués à arbitrer. Sur 100 dossiers de dénonciation calomnieuse, une dizaine seulement se solderait par des condamnations.

L'affaire Clearstream, vaste affaire de machination politique qui aurait notamment visé à déstabiliser Nicolas Sarkozy avant qu'il ne devienne président, est juridiquement une affaire de dénonciation calomnieuse.

Elle a conduit à trois condamnations mais à la relaxe du principal prévenu, l'ancien Premier ministre Dominique de Villepin, qui était poursuivi pour complicité de dénonciation calomnieuse. Un appel est en cours.

La dénonciation calomnieuse se distingue de la diffamation et de l'injure, des délits de presse réprimés par la loi du 29 juillet 1881.

La diffamation est définie comme "toute allégation ou imputation d'un fait qui porte atteinte à l'honneur ou à la considération de la personne ou du corps auquel le fait est imputé".

"Toute expression outrageante, termes de mépris ou invective qui ne renferme l'imputation d'aucun fait" constitue une injure.

La diffamation et l'injure sont passibles uniquement d'amendes (jusqu'à 12.000 euros, 45.000 dans certains cas) sauf en cas de diffamation ou d'injure raciale, passible de prison.

commentaires

Caravane de l'UMP 2010

Publié le 7 Juillet 2010 par Philippe LE ROUX - Délégué de la Circonscriptio dans UMP Guingamp

caravane_idees_2010.jpgPour cette édition 2010, la Caravane des Idées du Mouvement Populaire innove et entreprend un véritable Tour de France ! Sur les plages, dans les terres…

Retrouvez nos caravaniers tout l’été sur les étapes et découvrez les photos, vidéos et articles d’ambiance sur ce site.

Du 4 juillet à Strasbourg au 31 août à Port-Marly, suivez la Caravane des Idées, partagez nos valeurs et défendez les réformes !

 

Les étapes bretonnes de la caravane :

- Vendredi 16 juillet à Saint-Malo (35)
- Samedi 17 juillet à Saint-Quay-Portrieux (22)
- Dimanche 18 juillet à Carnac (56)

 

Informations sur : http://caravane.lemouvementpopulaire.fr/site/

commentaires

Financement politique: les dons de personnes physiques limités

Publié le 6 Juillet 2010 par Philippe LE ROUX - Délégué de la Circonscriptio dans Point de Repère

 

La législation sur le financement des partis politiques limite à 7.500 euros par an les dons des personnes physiques aux partis politiques, un plafond abaissé à 4.600 euros en période électorale.

La France a attendu la loi du 11 mars 1988 pour se doter d'une législation sur le financement des partis politiques, qui confère un statut juridique aux formations politiques et leur garantit un financement public.

Trois autres lois, en janvier 1990, janvier 1993, janvier 1995 et un aménagement en avril 2003 sont venus compléter l'arsenal juridique encadrant ce financement, avec pour objectif de mettre un terme à l'opacité révélée lors de plusieurs affaires judiciaires ayant concerné des partis de gauche comme de droite.

 

Les partis sont en partie financés par des ressources privées: les cotisations des adhérents et des élus d'une part et les dons de personnes privées d'autre part. Ces derniers sont limités à 7.500 euros par an et par personne (à 4.600 euros en période électorale).

Tout don de plus de 150 euros doit être réglé par chèque. Les dons en espèces ne peuvent excéder 20% du montant des dépenses autorisées.

Depuis le 19 janvier 1995, la loi interdit totalement les dons des personnes morales (entreprises).

 

L'aide publique, première source de financement des partis, est attribuée après l'examen des comptes du parti par la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques (CCFP, indépendante), créée par la loi du 15 janvier 1990. Elle concerne les seules formations disposant d'élus au Parlement.

L'aide se décompose en deux parts: la première en fonction du nombre de suffrages recueillis aux législatives, à condition (depuis 2003) que leurs candidats aient obtenu au moins 1% des suffrages dans 50 circonscriptions, la seconde en fonction du nombre de parlementaires inscrits au parti.

Un amendement de Dominique Perben (UMP), voté en juin 2010, prévoit que les partis n'ayant pas respecté la parité des candidatures, pour les futures élections territoriales prévues en 2014, seront sanctionnés par une diminution de l'aide de l'Etat.

Tout candidat qui entend recueillir des dons doit passer par un mandataire financier, seul à pouvoir payer les dépenses. Ce mandataire doit établir un compte de campagne transmis pour contrôle à la CCFP. Le remboursement forfaitaire des frais de campagne est conditionné par l'approbation de ce document.

commentaires

Budget: les principales coupes dans les dépenses

Publié le 6 Juillet 2010 par Philippe LE ROUX - Délégué de la Circonscriptio dans Action présidentielle et gouvernementale

 

Emploi de salariés à domicile, aide au logement, allocation aux handicapés: le gouvernement a annoncé mardi des coupes dans une série de dépenses sociales, à l'occasion du coup d'envoi, au Parlement, de la préparation du budget 2011. Voici les principales d'entre elles:

 

Emploi

-          Le gouvernement va supprimer l'abattement de 15 points sur les cotisations patronales de sécurité sociale actuellement proposé aux ménages qui déclarent leur employé à domicile au salaire réel, ce qui représentera une économie d'environ 300 millions. Il ne touchera pas en revanche à la réduction d'impôt pour l'emploi d'un salarié à domicile.

-          Le nombre d'emplois aidés passera de 400.000 à 340.000 l'an prochain. La part du salaire payé par l'Etat diminuera de 90% à 80% dès cette année.

-          Le gouvernement va supprimer l'exonération de cotisations patronales proposée jusqu'au niveau du Smic aux associations et aux structures agréées. Elle s'appliquait, depuis 2006, aux rémunérations versées aux salariés assurant des services à la personne.

 

Logement

-          Les étudiants et leurs parents ne pourront plus cumuler l'aide personnalisée au logement (APL) et la demi-part fiscale pour enfant à charge. Il faudra choisir entre l'une et l'autre.

 

Prestations sociales

-          L'allocation aux adultes handicapés sera augmentée comme prévu de 25%, mais en six ans, au lieu de cinq. Et elle sera revalorisée de 3% l'an prochain, au lieu des 4,5% prévus.

-          Le gouvernement affirme ne pas vouloir toucher aux minima sociaux comme le revenu de solidarité active (RSA).

 

Restauration

-          Le gouvernement supprimera en 2011 l'exonération de charges sociales dont bénéficient les restaurateurs pour les repas pris par leurs employés sur le lieu de travail, soit une économie de 150 millions d'euros pour les comptes sociaux.

-          Il n'entend pas en revanche revenir pour l'instant sur le taux de TVA réduit (5,5%).

commentaires

La loi de modernisation de l'agriculture après le vote de l'Assemblée

Publié le 6 Juillet 2010 par Philippe LE ROUX - Délégué de la Circonscriptio dans Action présidentielle et gouvernementale

 

Voici les principaux points du projet de loi sur la modernisation de l'agriculture et de la pêche (LMAP) après son adoption mardi par l'Assemblée nationale.

Le texte s'appuie sur la défense du modèle alimentaire hexagonal pour promouvoir la politique agricole française et doper un secteur en crise.

 

-          La "politique de l'alimentation vise à assurer à la population l'accès à une alimentation sûre, diversifiée, en quantité suffisante, de bonne qualité nutritionnelle, produite dans des conditions durables": parmi les mesures concrètes, le respect de règles nutritionnelles dans les cantines des collectivités.

 

-          La contractualisation: cette disposition prévoit l'obligation d'un contrat entre producteur et acheteur ou industriel stipulant volumes, prix et durée de l'engagement. De même sont prévus accords interprofessionnels rénovés, renforcement des organisations de producteurs, renforcement du rôle de l'Observatoire des prix et des marges pour accroître la transparence, assurances face aux risques climatiques et sanitaires.

 

-          Moralisation des pratiques commerciales dans le secteur des fruits et légumes, en interdisant notamment la vente sans bon de commande et en suspendant les remises, rabais et ristournes en cas de crise.

 

-          Raccourcissement des délais des démarches administratives pour les installations d'élevage.

 

-          Réduction du gaspillage des terres: création d'un observatoire de la consommation des terres agricoles et d'une commission chargée de donner son avis sur le déclassement de terres agricoles.

 

-          Développement de la production de bois dans les forêts françaises, publiques comme privées. Création d'un compte-épargne assurance pour la forêt.

 

-          Pêche et aquaculture: faire travailler ensemble pêcheurs, scientifiques, associations de protection de l'environnement et de consommateurs pour gérer la ressource en poissons, renforcement des moyens des organisation de producteurs, réorganisation des comités des pêches qui regrouperont uniquement les pêcheurs à l'exclusion des professionnels du commerce et recentralisation de ces comités.

commentaires

Les prix du tabac en France : une liberté surveillée

Publié le 5 Juillet 2010 par Philippe LE ROUX - Délégué de la Circonscriptio dans Point de Repère

 

Le prix des paquets de cigarettes en France est fixé par les industriels du tabac mais reste très encadré par l'Etat qui, au nom de la santé publique, impose de fait un prix minimal, parmi les plus élevés d'Europe.

Pas un paquet de 20 cigarettes ne peut être vendu moins de 5,10 euros aujourd'hui en France. Principalement en raison des taxes (environ 80% du prix du paquet) et d'un "minimum de perception" fixé par le Parlement, lors du vote du budget de la sécurité sociale.

"Légalement, il n'y a pas de prix minimal obligatoire. Mais compte tenu de ce minimum de perception et des taxes, un fabricant ne peut pas vendre en dessous de 5,10 euros, sauf à vendre à perte, ce qui est interdit", explique un familier du dossier.

C'est le relèvement de ce minimum (passé de 155 à 164 euros pour 1.000 cigarettes, hors TVA) en novembre par les députés et sénateurs, qui avait conduit à une hausse d'environ 30 centimes du paquet de cigarettes.

Si les prix ne sont pas fixés par l'Etat, ils sont homologués par le ministère du Budget et sa Direction générale des douanes et des droits indirects.

Chaque trimestre, les cigarettiers proposent aux douanes les prix auxquels ils veulent vendre leurs cigarettes. Après examen, les propositions sont transmises au ministère du Budget qui homologue ou non les nouveaux tarifs.

Les prix homologués sont publiés au Journal officiel. Ils sont également transmis aux buralistes pour être appliqués, en général, le 1er lundi du trimestre.

Outre le minimum de perception, le gouvernement peut agir sur le prix du tabac en augmentant les taxes. Ce fut le cas en 2003/2004, où les cigarettes avaient augmenté de 40% en quelques mois. Cela avait conduit à une baisse des ventes en France.

Rapporteur du budget de la sécu, le député UMP Yves Bur regrette toujours qu'à l'automne dernier, le parlement ait choisi la voie de l'augmentation des minima de perception plutôt que les taxes.

Cela aurait aussi modifié la répartition du produit de la hausse, souligne une autre source proche du dossier. Si seules les taxes avaient augmenté, alors seul l'Etat en aurait bénéficié, mais pas les fabricants, ni les buralistes.

Entre la TVA et diverses taxes, l'Etat conserve 80,4% en moyenne du prix de vente des cigarettes. Les buralistes en obtiennent 8,3%. Les fabricants et le distributeur se partagent un peu moins des 11,3% restants.

commentaires

France Télévisions: géant de l'audiovisuel français

Publié le 5 Juillet 2010 par Philippe LE ROUX - Délégué de la Circonscriptio dans Point de Repère

 

France-television-1.jpgLe groupe public France Télévisions, créé il y a 10 ans, occupe, avec ses quatre chaînes nationales métropolitaines et son réseau d'outre-mer, la première place dans le paysage audiovisuel français, et emploie près de 11.000 salariés.

Chaque jour, près de quatre Français sur dix regardent les programmes des chaînes de France Télévisions, rappelle le groupe public.

Le groupe comprend 4 chaînes nationales métropolitaines (France 2, France 3, France 4 et France 5), ainsi qu'un réseau d'outre-mer qui comprend RFO et la chaîne France O.

France 2, sa chaîne phare, propose une programmation diversifiée pour un public large, basée sur l'information, les débats, les fictions, les documentaires et les divertissements.

La chaîne France 3, présentée par le groupe comme celle de la proximité, emploie la plus grande rédaction de France avec ses 24 antennes en régions.

France 5, "chaîne de la connaissance et de la découverte", aspire à favoriser l'accès au savoir, notamment avec ses documentaires et magazines de découverte.

Les dernières nées, France O et France 4, sont diffusées sur la télévision numérique terrestre gratuite depuis 2005. La première, diffusée sur la TNT gratuite - depuis peu au niveau national - ainsi que sur le câble et le satellite, parle de l'outre-mer aux métropolitains. La seconde vise les 15-34 ans avec des programmes axés sur le divertissement, la culture et les événements en direct.

Le groupe comprend des filiales de production (France 2 Cinéma, France 3 Cinéma, MPF), de communication (France Télévisions Publicité) et de gestion de droits dérivés (France Télévisions Distribution).

De 1964 à 1974, l'Office de la radiodiffusion française (ORTF) regroupait toutes les stations de radio et chaînes de TV publiques.

En 1974, une loi provoque l'éclatement de l'ORTF: naissent alors Antenne 2 et France Régions 3 (FR3), deux chaînes juridiquement séparées. En 1992, elles changent de nom pour devenir France 2 et France 3, regroupées au sein de France Télévision (sans "s").

France 5, ex-La Cinquième, reste séparée de ces deux chaînes jusqu'à 2000, année de création de France Télévisions SA et intégration de cette chaîne au groupe public.

Marc Tessier prend la tête du groupe jusqu'en 2005. Il est remplacé à la fin de son mandat de cinq ans par Patrick de Carolis.

Suite à la loi du 7 mars 2009, notamment sur la suppression de la publicité, le groupe a engagé une vaste réorganisation interne: il est devenu une entreprise commune, alors qu'il était auparavant constitué d'une quarantaine de sociétés. Une nouvelle convention collective, unique, est également en cours de négociation.

Le groupe emploie près de 11.000 salariés, dont 2.500 journalistes.

commentaires

La nomination des patrons de l'audiovisuel public, une exception française

Publié le 5 Juillet 2010 par Philippe LE ROUX - Délégué de la Circonscriptio dans International

 

Le nouveau mode de nomination des dirigeants de l'audiovisuel public, directement nommés par l'exécutif, est une exception française. Voici un tour d'horizon du processus de désignation chez nos voisins européens:

 

-          Royaume-Uni: Le directeur-général de la BBC (Mark Thompson depuis 2004) est désigné par le BBC Trust, composé de 12 personnalités qui protègent l'indépendance de la BBC, garantie par une charte royale. Les membres du Trust sont nommés par la reine sur avis du gouvernement, en fonction notamment de leur expertise, et de leur capacité à représenter l'intérêt du public.

 

-          En Allemagne: Il existe deux chaînes publiques de télévision: ARD, qui s'appuie sur une fédération de dix entreprises audiovisuelles publiques régionales, et la ZDF.

Le président d'ARD est désigné par un conseil de représentants des 10 médias publiques régionaux. L'actuel porte-parole de la chancelière Angela Merkel, Ulrich Wilhelm, vient d'être désigné pour devenir le prochain président de l'audiovisuel public bavarois, ce qui a suscité des critiques, mais pas très violentes.

Pour ZDF, un conseil d'administration de 14 membres, dont 6 au moins sont les représentants des Etats fédérés et du gouvernement, est chargé d'élire un directeur. En décembre, le directeur Nikolaus Brender, en poste depuis 2000, a été limogé. Selon la presse allemande, le chef du gouvernement de Hesse (région de Francfort) et vice-président du parti chrétien-démocrate (CDU de Merkel), Roland Koch, avait fait pression contre Brender, jugé trop encombrant. Ce qui avait provoqué une levée de boucliers des médias et de 35 juristes de renom, qui avaient dénoncé une atteinte à la liberté de la presse garantie par la Constitution.

 

-          En Espagne: Le président de RTVE, la radio télévision publique espagnole, est nommé après un vote au parlement avec une majorité des deux-tiers.

En raison de la composition actuelle de la chambre où le Parti socialiste (PSOE) ne dispose que d'une majorité relative, le choix doit aujourd'hui faire l'objet d'un consensus politique. Ce fut le cas pour la nomination en novembre 2009 du nouveau président de RTVE, Alberto Oliart qui a été l'objet d'un accord préalable entre le PSOE et le principal parti d'opposition, le Parti populaire (PP, droite) qui a, eux deux, réunissent la majorité des deux-tiers requise.

 

-          En Italie: La majorité du conseil d'administration du groupe de radio-télévision publique Rai revient au pouvoir politique en place, dans une proportion de deux tiers, un tiers. Le conseil d'administration élit le président de la Rai et les directeurs des trois principales chaînes.

Généralement, la direction de la première chaîne Rai Uno, la plus regardée, va à la majorité en place, celle de la deuxième, Rai Due, à la droite et la direction de la troisième, Rai Tre, à la gauche.

commentaires

La législation sur le voile intégral: état des lieux en Europe

Publié le 4 Juillet 2010 par Philippe LE ROUX - Délégué de la Circonscriptio dans International

 

Voici un état des lieux de la législation sur le voile islamique intégral dans plusieurs pays européens:

 

- FRANCE: après un an de débats, le projet de loi interdisant le port du voile intégral dans tout l'espace public doit être examiné à partir de mardi soir à l'Assemblée nationale.

Le Conseil d'Etat, la plus haute juridiction administrative française, a émis à deux reprises des réserves sur une interdiction généralisée, mettant en avant de "fortes incertitudes constitutionnelles".

 

BELGIQUE: elle se prépare à interdire le voile intégral dans les services publics mais aussi dans la rue. Le projet de loi approuvé fin avril par la Chambre des députés doit maintenant être adopté par le Sénat

 

DANEMARK: le gouvernement a décidé en janvier 2010 de limiter le port de la burqa et du niqab dans l'espace public, mais sans l'interdire, laissant le soin aux écoles, à l'administration et aux entreprises de fixer des règles

 

PAYS-BAS: plusieurs projets de loi concernant l'interdiction du port du voile intégral sont en préparation, notamment dans l'enseignement et la fonction publique

 

ESPAGNE: après quelques initiatives locales, notamment en Catalogne, interdisant le voile intégral dans les édifices publics, le gouvernement envisage d'inclure dans une future loi sur la "liberté de religion" une mesure restreignant l'usage de la burqa dans les lieux publics

 

ITALIE: une loi de 1975, faisant partie des "dispositions de protection de l'ordre public", interdit de se couvrir complètement le visage dans les lieux publics (voile, casque de moto). Quelques maires de la Ligue du Nord ont interdit, localement, la burqa, le niqab ou la tenue de bain islamique (burkini). Le gouvernement est divisé sur l'opportunité d'une interdiction générale et le dossier n'est pas jugé prioritaire.

 

ALLEMAGNE: plusieurs Länder (Etats régionaux), dont trois des plus grands, interdisent le port du voile pour les enseignantes

 

ROYAUME-UNI: aucune loi n'interdit le port du voile intégral. Un parti anti-européen fait cependant campagne pour son bannissement et le ministère de l'Education a publié en 2007 des directives permettant aux directeurs d'établissements d'interdire le niqab

 

SUISSE: le ministère de la Justice voudrait interdire le voile intégral au niveau cantonal dans les lieux publics, tout en envisageant un système d'exceptions pour les touristes musulmanes

commentaires

Premiers départs en vacances: la saison touristique s'annonce prometteuse

Publié le 1 Juillet 2010 par Philippe LE ROUX - Délégué de la Circonscriptio dans Point de Repère

 

Des millions de Français partent en vacances ce week-end donnant le coup d'envoi d'une saison 2010 qui se présente mieux que l'été 2009, les touristes ayant envie d'oublier un peu la crise et les étrangers annonçant leur retour.

Pas de folie pour autant: chacun gardera l'œil rivé sur son porte-monnaie car si les touristes n'envisagent pas de remettre en question leurs départs, les budgets seront serrés.

Pour le secrétaire d'Etat Hervé Novelli, cette année sera néanmoins celle de la reprise pour l'économie touristique, voire "un indicateur avancé de sortie de crise économique" pour les autres secteurs en France.

Les touristes français ont été déjà 12% de plus que l'an dernier à séjourner dans l'Hexagone depuis janvier et cet été, le mouvement va s'accentuer, selon le baromètre TNS Sofres/Atout France.

Même constat du côté des principaux contingents de touristes étrangers en provenance de Grande-Bretagne, d'Allemagne, de Belgique, d'Italie et des Pays-Bas, en hausse de 5,5% depuis le début de l'année. Non seulement ils devraient être plus nombreux cet été, mais ils devraient surtout rester plus longtemps.

De quoi effacer le repli de 17,3% du nombre de visiteurs britanniques l'an dernier.

La baisse de l'euro par rapport au dollar aidera également à remplir les hôtels. Au cours du seul mois de mai, la fréquentation des touristes américains est repartie à la hausse de 6,6%.

Certains, comme le cabinet d'études Protourisme, sont toutefois moins optimistes: 72% des Français seulement ont l'intention de partir en vacances ou en court séjour cette année, soit un recul de 5 points par rapport à 2009, d'après lui.

Et leur budget moyen sera en baisse: 29% (+8 points) des partants prévoient qu'il sera inférieur à celui de 2009.

Les sorties au restaurant seront cette année le premier poste d'économie (68% des sondés contre 50% en 2009), devant les achats et souvenirs (58%) et les en-cas et rafraîchissements dans les bars (53%).

"C'est sur le budget que va se jouer la saison", reconnaît M. Novelli.

Après une très mauvaise année 2009, les dépenses d'hébergement par nuitée des Français sont en hausse de 3% seulement depuis janvier et elles ont même reculé de 11% pour les touristes européens.

Pour cet été, les prévisions sur ce poste de dépense sont plus favorables même si, a rappelé le secrétaire d'Etat, il faut que les "intentions se transforment en réservations" et il faut tenir compte du phénomène des ventes de dernière minute qui brouillent la visibilité.

Les professionnels sont cependant optimistes, y compris les hôteliers. Les réservations sont pour l'instant stables ou en légère progression.

Les campings, eux, sont toujours prisés.

La mer sera encore cette année la destination préférée des Français et des Européens, mais si la chaleur devait perdurer, elle pourrait profiter à la montagne, espère-t-on du côté de l'Observatoire des stations de montagne-Ski France.

Pour que les vacances se déroulent sans anicroches, un dépliant contenant "dix désagréments à éviter pendant les vacances" va être distribué sur les aires d'autoroutes. Comme chaque année, la répression des fraudes sera à l'œuvre pour déjouer les toutes aussi traditionnelles arnaques de l'été.

commentaires