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Les Républicains Guingamp

Site de Philippe LE ROUX, ancien Delegue de la quatrieme circonscription des Cotes-d'Armor et Conseiller chargé des grands projets auprès de la Direction de l'UMP

Décès Fignon - Laurent Fignon: ses grandes victoires

Publié le 31 Août 2010 par Philippe LE ROUX - Délégué de la Circonscriptio dans Point de Repère

Laurent-Fignon.jpgLaurent Fignon, décédé mardi à Paris, a couru dans le peloton professionnel de 1982 à 1993.

 

12 août 1960: naissance à Paris.

28 mars 1982: il se révèle en enlevant le Critérium international, quelques semaines après ses débuts professionnels sous la coupe de Cyrille Guimard.

18 juillet 1983: il endosse à l'Alpe d'Huez le premier de ses 22 maillots jaunes. Six jours plus tard, il devient l'un des plus jeunes vainqueurs du Tour de France de l'histoire.

10 juin 1984: il perd le Giro contre l'Italien Francesco Moser. Il estimera que la course lui a été volée. Six semaines plus tard, il domine le Tour de France devant son ancien leader, Bernard Hinault, qui l'a attaqué en vain.

19 mars 1988: il remporte pour la première fois Milan-Sanremo, performance qu'il renouvellera l'année suivante.

23 juillet 1989: il perd pour 8 secondes le maillot jaune à l'arrivée de l'ultime contre-la-montre sur les Champs-Elysées et laisse la victoire finale sur le Tour de France à son grand rival américain Greg LeMond.

1er juillet 1991: il annonce son "divorce" de Cyrille Guimard, avec lequel il s'était associé à la tête de la structure Maxi-Sports et part quelques mois plus tard terminer sa carrière en Italie.

24 août 1993: il dispute sa dernière course, le GP Ouest-France à Plouay, et enchaîne avec une carrière de consultant télé.

31 janvier 2002: il cède à la société ASO la course Paris-Nice qu'il avait reprise trois ans plus tôt.

11 juin 2009: il annonce souffrir d'un cancer des voies digestives. Malgré le traitement, il continue à travailler sur le Tour de France en tant que consultant pour France Télévisions.

 

Ses principales victoires:

 

  • Courses d'un jour:

 Championnat de France 1984

Milan-Sanremo 1988 et 1989, Flèche Wallonne 1986

A travers le Morbihan 1983, Paris-Camembert 1988

GP des Nations 1989, Trophée Baracchi et GP de Baden-Baden (avec Thierry Marie)

  • Courses par étapes:

Critérium international 1982 et 1990, Tour de Sicile 1985, Tour de la CEE 1988, Tour des Pays-Bas 1989, Ruta de Mexico 1993

  • Grands tours:

Tour de France: vainqueur en 1983 et 1984. 2e en 1989. 9 étapes (1 en 1983, 5 en 1984, 1 en 1987, 1 en 1989, 1 en 1992). Maillot jaune pendant 22 jours.

Giro: vainqueur en 1989, 2e en 1984. 2 étapes (1 en 1984, 1 en 1989). Meilleur grimpeur en 1984. Maillot rose pendant 15 jours.

Vuelta: 3e en 1987. 2 étapes (1 en 1983, 1 en 1987).

 

 

Entre ses interviews dans les médias et son autobiographie ("Nous étions jeunes et insouciants", éditions Grasset, 2009),

 

. Son caractère:

"Je n'ai jamais aimé le copinage. Avec qui que ce soit. Je peux dire que je suis assez fier de cette spécificité."

"Tout le monde ne m'aimait pas et je m'en foutais. Moi, j'étais un mec honnête qui disait généralement la vérité."

"J'ai perdu un Tour de France pour huit secondes. Si je m'étais arrêté à ça, j'aurais tout laissé tomber. C'est pareil dans la vie. Je me suis endurci. Qui sait, mon coeur est peut-être à moitié fait de pierre."

"Je pensais trop. Ceux qui réussissent vraiment pensent moins à vélo. Ce n'est pas qu'ils sont bêtes, mais ils se posent moins de questions que moi."

 

. Sa carrière:

"J'ai eu la chance de trouver ce pour quoi j'étais doué et de pouvoir en vivre. Mais je ne serai jamais satisfait: j'aurais voulu être champion du monde, gagner plus de Tours, plus de classiques... Mais j'ai vécu des années fantastiques."

"Je n'ai pas honte de ce que j'ai fait. J'ai fait ce que j'avais à faire, sans exagération. J'ai fait le métier. Et, dans notre métier, il y a la triche."

"Je n'ai jamais pensé que c'était mieux de mon temps. C'était juste différent, voilà tout. Comme le sont toutes les époques. J'ai néanmoins le sentiment d'avoir traversé le court intermède 'hippie' du vélo. Je crois même en avoir été l'un des principaux instigateurs."

"Le point de basculement de mon histoire se situe très exactement le dernier jour du Tour de France 1989. Jour de tristesse insensée, jour de défaite monstrueuse, inacceptable. Le seul jour de mon existence où quelques secondes devinrent l'éternité."

 

. Son cancer:

"C'est une saloperie. Mortelle. Qui fait peur. A soi et aux autres. Mais ce n'est pas une maladie honteuse !"

"Une fois passé le premier diagnostic, j'ai admis, de mon propre chef, que la transparence pourrait participer de ma thérapie."

"Quand je serai tout maigre, peut-être qu'on ne me verra plus beaucoup. Je n'ai pas envie de faire pitié. Mais si ça peut apporter quelque chose à d'autres de voir que je me bats..."

"Je n'ai pas peur de mourir. Si ça devait s'arrêter rapidement, je n'aurais pas beaucoup de regrets. J'ai eu une belle vie."

 

. Ses avis (sur le cyclisme):

"Le cyclisme s'est transformé en sport de défense, oubliant sa raison d'être formelle: l'attaque. Bien sûr qu'il faut savoir défendre une position, par exemple sur un grand Tour. Mais comment faire pour gagner sinon attaquer ? C'est l'essence du cyclisme. Son esprit. Son âme."

"On aimerait que ce soit le 14 juillet tous les jours ! Mais les temps morts font partie intégrante du processus. Il faut faire avec..."

"Le dopage 'no-limit', qui fut la règle dans les années 90 puis dans les années 2000, est contesté. A la fois par les progrès des contrôles et surtout par la mise en place des nouveaux règlements dont le passeport biologique est évidemment la forme la plus aboutie et la plus intéressante."

"Tout le monde a singé l'original (Greg LeMond). Par intérêt. Miguel Indurain, Jan Ullrich, même Lance Armstrong... Je ne suis pas le mieux placé pour 'juger' tous ces champions. Je ne sais pas tout. Mais je ne suis dupe de rien. Je peux avoir, de-ci de-là, du respect et même de l'admiration pour certains de leurs actes. Mais je trouve qu'ils ont souvent dénaturé le cyclisme que j'aime."

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Rentrée studieuse pour l'UMP

Publié le 30 Août 2010 par Philippe LE ROUX - Délégué de la Circonscriptio dans UMP

 

Campus-2010.jpgSéminaire de travail sur les "valeurs des Français" lundi, campus d'été resserré le lendemain : l'UMP veut afficher une ambiance studieuse pour sa rentrée.

 

Sur fond de batailles internes au Parti Socialistes pour savoir qui sera candidat à l'élection Présidentielle, le séminaire à huis clos réunira l'état-major du parti et les cadres locaux (présidents des comités départementaux, secrétaires départementaux) à Port-Marly pour plancher sur le débat d'idées dans la perspective de la présidentielle de 2012.

 

L'UMP lancera en effet dès cet automne une série de conventions thématiques, sous la houlette de Nathalie Kosciusko-Morizet et de Laurent Wauquiez, pour enrichir le programme de son candidat dans un an et demi.

 

Lors de ce séminaire centré sur les "valeurs des Français", les dirigeants et cadres du parti assisteront à des interventions des politologues Pascal Perrineau et Pierre Bréchon, ainsi que de l'historien Michel Winock.

 

Le lendemain du séminaire, Port-Marly accueillera le "Campus des jeunes populaires", resserré sur une seule journée, centré sur la formation des militants, et avec peu d'interventions de vedettes politiques à la tribune. Cette modestie affichée vise à coller à l'ambiance de crise économique.

 

L'université d'été sera clôturée par l'intervention de Benjamin Lancar, réélu il y a une semaine à la tête des jeunes UMP, puis par Xavier Bertrand et François Fillon.

 

Lundi, un bureau politique est également prévu pour élire un successeur à Eric Woerth au poste de trésorier de l'UMP, qu'il occupait depuis 2002.

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Proche-Orient : les grands dossiers en litige du conflit israélo-palestinien

Publié le 30 Août 2010 par Philippe LE ROUX - Délégué de la Circonscriptio dans International

Dix-sept ans après le lancement du processus de paix israélo-palestinien à Oslo, les positions de départ des deux parties demeurent très éloignées bien que les contours d'un accord de paix soient largement connus.

 

1) CREATION D'UN ETAT PALESTINIEN ET SES POUVOIRS:

Les Palestiniens veulent proclamer un Etat souverain sur l'ensemble des territoires palestiniens occupés par Israël en juin 1967: Jérusalem-Est, toute la Cisjordanie et la bande de Gaza.

Israël réclame la démilitarisation de cet Etat, le contrôle de son espace aérien et de ses frontières extérieures.

 

2) TRACE DES FRONTIERES DE L'ETAT PALESTINIEN, SORT DES COLONIES:

Les Palestiniens exigent un retrait israélien de tous les territoires occupés depuis 1967, mais sont disposés à accepter des modifications frontalières mineures sur la base d'échanges de territoires équivalents avec Israël.

Israël exclut catégoriquement un retour aux frontières d'avant 1967 mais est prêt à des retraits en Cisjordanie. Il entend annexer les blocs d'implantations où vivent la grande majorité des 300.000 colons juifs, hors Jérusalem-Est.

Les Palestiniens exigent le gel de la colonisation, qui compromet la continuité territoriale du futur Etat. Ils ont prévenu qu'une reprise des activités de colonisation signerait la fin des pourparlers.

 

3) STATUT DE JERUSALEM:

Israël considère Jérusalem, y compris sa partie orientale, comme sa capitale "indivisible et éternelle".

L'Autorité palestinienne veut faire de Jérusalem-Est, dont l'annexion n'a jamais été reconnue par la communauté internationale et où vivent 260.000 Palestiniens et plus de 200.000 Israéliens, la capitale de son Etat.

Israël insiste pour garder le contrôle du "Bassin sacré" comprenant la Vieille ville, site de certains des principaux lieux saints des trois monothéismes (islam, judaïsme et christianisme). Les Palestiniens s'y opposent catégoriquement.

 

4) SORT DES REFUGIES:

Il y a plus de quatre millions de réfugiés palestiniens, en grande majorité des descendants des quelque 700.000 Palestiniens ayant fui ou été chassés de leur terre à la création de l'Etat d'Israël en 1948.

Les Palestiniens exigent qu'Israël reconnaisse un droit au retour des réfugiés dans ses frontières, conformément à la résolution 194 de l'Assemblée générale de l'ONU.

En pratique, les négociateurs palestiniens ont surtout insisté sur la reconnaissance de principe de ce droit plutôt que sur son application qui dépendrait en fait d'Israël.

Israël refuse catégoriquement l'application de ce "droit au retour". Le Premier ministre Benjamin Netanyahu veut que les Palestiniens reconnaissent Israël "comme l'Etat du peuple juif" afin, selon lui, de garantir que la question des réfugiés sera résolue dans le cadre du futur Etat palestinien.

 

5) CONTROLE DES RESSOURCES EN EAU:

Israël se réserve une grande partie des nappes phréatiques dans le sous-sol de la Cisjordanie. Les Palestiniens réclament un partage équitable.

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Numérique à l'école: la France à la traîne

Publié le 29 Août 2010 par Philippe LE ROUX - Délégué de la Circonscriptio dans Point de Repère

Numerique.jpgLa France est en retard par rapport à ses voisins dans le domaine du numérique à l'école, relevait en février un rapport du député Jean-Michel Fourgous (UMP).

Ce retard ne se situe pas tant au niveau de son équipement, qu'au niveau "des usages des outils numériques", selon l'élu et maire d'Elancourt (Yvelines). Si la France se place au huitième rang européen pour l'équipement des établissements en technologies de l'information et de la communication (Tic), "elle ne se classe qu'au 24e rang sur 27, pour l'usage qui en est fait".

Selon les chiffres cités dans le rapport (s'appuyant sur différentes sources, notamment ministérielles), la France compte 12,5 ordinateurs pour 100 élèves, très loin derrière le Danemark (25 ordinateurs pour 100 élèves en primaire et 50 dans le secondaire) ou le Royaume-Uni (17 ordinateurs pour 100 élèves dans les écoles et 33 dans les établissements secondaires).

La France a 75% de ses établissements connectés en haut débit, contre 90% pour la Finlande, 94% pour le Royaume-uni et 98% pour le Danemark.

L'Hexagone comptait, en 2009, 27.000 Tableaux numériques informatiques (TNI) (18.600 dans le secondaire et 8.400 dans le primaire), contre 450.000 au Royaume-Uni en 2008. Le taux moyen d'équipement des classes est de 7%, contre 14% en Finlande, 45% au Danemark, 78% au Royaume-Uni.

Les collèges et lycées français possèdent à 97% une salle informatique, mais son taux d'utilisation est "de l'ordre de 10%", notait M. Fourgous. L'âge moyen des ordinateurs est "supérieur à 7 ans et 35% du parc a plus de 4 ans", soit l'âge à partir duquel on considère les ordinateurs comme "obsolescents", ajoutait-il.

A la suite de ce rapport, qui préconisait 100% d'établissements connectés au haut débit et un "plan massif de formation des enseignants", le ministre de l'Education nationale Luc Chatel avait promis un "plan numérique très ambitieux" pour... avril 2010, une annonce restée lettre morte.

Des sources syndicales ont affirmé à l'AFP que le ministère était confronté à des difficultés budgétaires. Des nouveautés dans le domaine du numérique doivent être présentées mardi, au cours de la conférence de presse de rentrée de Luc Chatel, a-t-on assuré au ministère.

"Le débat pour savoir +qui paie+ existe" a affirmé M. Fourgous, ajoutant qu'il est "clair que la partie +équipement matériel+ du plan doit dépendre des collectivités territoriales".

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Le PS et l'organisation pratique de ses primaires

Publié le 28 Août 2010 par Philippe LE ROUX - Délégué de la Circonscriptio dans Point de Repère

 

Alors que les rivalités n'ont pas tardé à se dessiner entre des candidats potentiels et putatifs aux primaires PS pour 2012, la machine du parti se met en marche pour l'organisation pratique de cette expérience inédite, qui ne s'annonce pas sans embûches.

Le sujet était au cœur samedi d'un atelier à l'université d'été du PS à La Rochelle, animée par Arnaud Montebourg, devant une salle comble d'élus et cadres PS chargés d'organiser ce scrutin dans un an.

La clé du succès de l'opération est le nombre de bureaux de vote installés, qui assurerait une large participation, relève M. Montebourg. Le Parti vise au minimum un bureau de vote par 5.000 électeurs.

La solution idéale serait que les citoyens prennent part au scrutin dans leur bureau de vote habituel, dit-il. Mais là commencent les difficultés, les mairies de droite pouvant refuser.

Toutefois, l'expérience pilote menée dans le Finistère montre que les maires de droite joueront le jeu de la démocratie pour ne pas froisser une partie de la population, dit un cadre de cette région.

Autre déconvenue, les bureaux de vote situés dans les écoles ne peuvent être mis à disposition, le Conseil d'Etat stipulant la "neutralité des écoles", rappelle M. Montebourg.

Autre casse-tête: se procurer auprès des préfectures les listes électorales. Tout citoyen inscrit sur ces listes peut prendre part aux primaires, moyennant un engagement écrit et un euro. Les préfets sont tenus, contre une somme modique, à remettre ces listes, dit M. Montebourg. Les étrangers militants du PS pourront également participer, dit-il.

Sujet délicat, où tout reste à déterminer: l'organisation de la campagne. Combien de meetings, de débats télévisés entre concurrents. Autre inconnue: le PS doit-il en déduire le coût du financement public de sa campagne de 2012.

Quid de la "sincérité" du vote, sujet tabou qu'évoquent des militants rappelant les "anciennes pratiques" du PS et son "amateurisme" en la matière. M. Montebourg promet "un contrôle déontologique solide". Une participation massive réduira les risques de fraude, estime-t-on au PS.

La droite viendra-t-elle perturber le scrutin socialiste? M. Montebourg teste l'hypothèse inverse avec son assistance et lui demande si elle est prête à signer une déclaration d'engagement et payer un euro pour participer à un scrutin UMP: seules quatre personnes lèvent la main…

Quel intérêt aurait un scrutin si le candidat désigné est un poids-lourd  qui a déjà l'onction des sympathisants - les noms de Dominique Strauss-Kahn et de Martine Aubry sont dans tous les esprits? "La primaire du PS, à mi-chemin entre une primaire compétitive à l'américaine- puisqu'on ne connaît pas le gagnant- et une primaire de légitimation à l'italienne" est utile pour favoriser la mobilisation en faveur du champion PS, répond Olivier Ferrand, du "think tank" Terra Nova.

Le calendrier retenu- candidatures en juin, vote en octobre- "ne bougera pas", affirme Montebourg.

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Fruits: baisse de la surface des vergers et de la production en France

Publié le 27 Août 2010 par Philippe LE ROUX - Délégué de la Circonscriptio dans Point de Repère

 

vergers-ardechois.jpgAbricots, cerises, pêches et nectarines, poires, pommes: les surfaces consacrées à la production de fruits continuent à diminuer en France, un recul dû aux difficultés des agriculteurs confrontés au virus de la sharka ou à la suite de la crise de 2009.

Avec quelque 196.800 hectares en 2009, la surface fruitière a décrû de 0,6% par rapport à 2008 et de 4,1% par rapport à la moyenne 2005-2007, selon les chiffres publiés par Interfel, l'interprofession des fruits et légumes.

Plusieurs grandes productions sont en repli. La pomme de table, première espèce cultivée en France, a vu en 2009 ses surfaces cultivées reculer de 3% sur 2009 et de 8% sur la moyenne 2005-2009.

Depuis 2000, le recul atteint même les 24%, selon les chiffres d'Agreste Conjoncture, une publication du ministère de l'Agriculture.

La production suit la même tendance. Elle devrait s'élever à 1,6 million de tonnes en 2010, en retrait de 5% sur 2009 et de 6% sur 2005-2009, selon les estimations du Service de la statistique et de la prospective (SSP) du Ministère de l'Agriculture.

La poire est aussi en net recul. La surface du verger a diminué de 2% sur 2009 et de 13% sur la période 2005-2009.

Début juillet, la production de poires de table était estimée à 173.100 tonnes, en baisse de 8% par rapport à 2009 et de 2% sur la moyenne 2005-2009.

La diminution de la surface du verger des pêches et nectarines s'est accélérée en 2010, de -6% par rapport à 2009 et de -13% sur les cinq dernières années. A l'origine de cette chute, deux facteurs: les difficultés de la campagne 2009 et les arrachages liés au virus de la sharka.

Estimée à 320.000 tonnes, la production des pêches et nectarines, principaux fruits consommés par les Français en été, a suivi la même courbe avec une baisse de 8% sur 2009 et de 10% sur la moyenne 2005-2009.

Les surfaces consacrées à l'abricot sont aussi en recul, de -4% par rapport à 2009. Avec 125.000 tonnes, la production est en retrait de -34% par rapport à la récolte abondante de 2009 qui avait été une année exceptionnelle.

La cerise n'est pas non plus épargnée. Les surfaces enregistrent une nouvelle baisse de 2% sur 2009 et de 11% par rapport à 2005-2009. Début juillet, la production de cerises était estimée à 44.300 tonnes, inférieure de 17% à la production abondante de 2009.

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Le NPA toujours divisé sur la question du voile islamique

Publié le 27 Août 2010 par Philippe LE ROUX - Délégué de la Circonscriptio dans Point de Repère

npaLe NPA est toujours divisé autour de la question du voile islamique après la polémique autour d'une candidate portant le foulard aux régionales de mars qui a ébranlé ce parti à la tradition trotskiste, laïque et féministe.

"C'est tendu des deux côtés, c'est normal mais ça c'est calmé", relativise Alain Krivine. Le fondateur de la LCR, devenue NPA (Nouveau parti anticapitaliste) en février 2009, reconnaît tout de même que "ça divise tout le monde". Il faut dire que la candidature d'Ilham Moussaïd en Provence-Alpes-Côte d'Azur avait été imposée par le comité local du Vaucluse, sans l'accord de la direction nationale.

Lors d'un débat "religions : opium ou soupir ?" sous le chapiteau Louise Michel au premier jour de l'université d'été du NPA à Port-Leucate, les militants se sont opposés, entre partisans d'une laïcité stricte et ceux pour qui la lutte anti-raciste doit primer sur la lutte féministe.

Lors du prochain congrès (11-14 novembre) qui pourrait trancher la question, "trois positions seront représentées", explique Ingrid Hayes, membre de la direction qui participe samedi, au dernier jour de débats, à un atelier "religion, laïcité, féminisme, émancipation".

Ceux pour qui la candidature d'Ilham ne pose pas problème mais qui regrettent la manière dont ça s'est passé, ceux qui sont contre et ceux qui pensent que "le problème n'est pas l'Islam ni la religion mais le féminisme". "La question n'est pas d'être anti-voile mais de rappeler le sens que ça prend au-delà d'un cas individuel", argue Mme Hayes.

Certains au NPA souhaitent que les femmes voilées aient leur place comme militantes au sein du parti mais ne puissent pas être candidates aux élections. "Tous les militants doivent avoir les mêmes droits", rétorque Mme Hayes, mais "quand il s'agit de représentation publique, c'est compliqué avec le foulard", reconnaît-elle.

Dans un parti qui lorgne l'électorat des quartiers populaires et qui dispose de comités locaux bien implantés, notamment dans les quartiers nord de Marseille, ceux de Grenoble, Avignon ou en Seine-Saint-Denis, "la décision peut être aussi de ne pas en prendre", estime Pierre-François Grond, également membre du comité exécutif du NPA.

Mme Hayes, elle, ne veut "pas sortir du congrès avec une décision mi-figue, mi-raisin".

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Le label "patrimoine mondial" dope le tourisme à Albi

Publié le 26 Août 2010 par Philippe LE ROUX - Délégué de la Circonscriptio dans Point de Repère

 

Albi.jpgAlbi était déjà une destination très prisée, mais la récente inscription de la Cité épiscopale au patrimoine mondial de l'Humanité a encore donné un coup de fouet au tourisme dans la "ville rouge".

Même si Albi reçoit toujours "énormément de monde" l'été, on fait à présent "la queue jusque dans le couloir" de l'office du tourisme, dit Caroline Tournier, qui y travaille comme "conseillère en séjours". Et il y a de bonnes raisons de penser que la fréquentation bat des records, dit-elle.

Du 1er au 20 août, donc immédiatement après l'obtention du label Unesco le 31 juillet, l'office a vu passer 57.619 personnes, soit 16.000 de plus (39%) que l'an passé (41.550).

Le musée Toulouse-Lautrec a vu ses entrées bondir de 36%, dit-on à la mairie. Quant à la cathédrale Sainte-Cécile, plus de 85.000 personnes l'avaient visitée du 1er au 15 août, contre 120.000 pour tout le mois d'août 2009.

Selon Mme Tournier, quand l'affluence laisse le temps de discuter avec les touristes, il n'est pas rare de les entendre dire: "On était à Carcassonne ou à Perpignan. On a vu des images à la télé, on en a entendu parler à la radio, et on a décidé de faire le détour".

Du coup, "on se rend compte que c'est très difficile certains soirs de trouver une chambre", a-t-elle remarqué.

"Au-delà de l'augmentation objectivement très forte du tourisme, le plus important est à venir demain", souligne le maire, Philippe Bonnecarrère (DVD), décidé à bâtir "une stratégie globale d'attractivité" de la zone d'Albi pour tous les secteurs d'activité, dont "le tourisme n'est qu'un volet parmi d'autres".

L'inscription au patrimoine mondial, a-t-il ajouté, devrait permettre à Albi (51.302 habitants) "d'exister à côté de Toulouse", qui joue actuellement "un "rôle d'aspirateur" pour les acteurs économiques tentés par la région Midi-Pyrénées.

La Cité épiscopale d'Albi rassemble la cathédrale Sainte-Cécile, église fortifiée en briques ocre apparentes construite entre 1282 et 1480, ainsi que le Palais de la Berbie, qui abrite le Musée Toulouse-Lautrec, l'église Saint-Salvi et son cloître, le Pont-vieux et plusieurs édifices classés monuments historiques.

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L'Ofii, l'organisme qui met en œuvre le retour des Roms dans leur pays

Publié le 25 Août 2010 par Philippe LE ROUX - Délégué de la Circonscriptio dans Action présidentielle et gouvernementale

ofii.jpgL'Office français de l'immigration et de l'intégration (Ofii), qui met en oeuvre la reconduite des Roms en Roumanie ou en Bulgarie, est l'opérateur de l'Etat chargé du retour volontaire des migrants dans leur pays mais aussi de l'intégration de ceux qui restent en France durant les cinq premières années de leur séjour.

Créé en 2009, l'Ofii a hérité de toutes les compétences de l'Agence nationale de l'accueil des étrangers et des migrations (ANAEM), à l'exclusion de l'emploi des Français à l'étranger, et d'une partie des missions de l'Agence pour la cohésion sociale et l'égalité des chances (ACSE).

L'ANAEM avait succédé en 2007 à l'Office des migrations internationales (Omi) en récupérant en même temps les missions du Service social d'aide aux émigrants (SSAE, 1926). L'Omi avait remplacé en 1988 l'Office national de l'immigration (Oni), créé en 1946 pour l'accueil de la main d'oeuvre étrangère dont la France avait besoin pour sa reconstruction après la Seconde Guerre mondiale.

Outre l'intégration et le retour volontaire, l'Ofii a pour missions la gestion des procédures de l'immigration professionnelle et familiale, la lutte contre le travail illégal, la gestion du dispositif national d'accueil des demandeurs d'asile et celle des aides au retour et à la réinsertion participant au développement solidaire.

Aide au retour volontaire (ARV), Aide au retour humanitaire (ARH), aide à l'insertion, aide au retour sans aide financière (AR) sont les dispositifs qui existent en France pour le retour volontaire des étrangers dans leurs pays d'origine, mis en oeuvre par l'Ofii

L'Office a signé en 2009 près de 100.000 contrats d'accueil et d'intégration (CAI). Le 500.000e CAI a été solennellement signé en mars dernier avec un chercheur libanais.

L'Ofii dispose de 30 délégations en métropole et outre-mer et de huit représentations à l'étranger (Cameroun, Canada, Mali, Maroc, Roumanie, Sénégal, Tunisie et Turquie).

Son directeur, Jean Godfroid, est un ancien préfet, qui a aussi servi en tant que conseiller chargé du Plan de cohésion sociale auprès de Jean-Louis Borloo.

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L'élevage ovin français cherche à se moderniser pour être plus compétitif

Publié le 25 Août 2010 par Philippe LE ROUX - Délégué de la Circonscriptio dans Action présidentielle et gouvernementale

Elevage-Ovin.jpgLaminée depuis plus d'une quinzaine d'années, la production ovine relève la tête en France grâce à d'importants efforts financiers qui l'aident à se moderniser pour être plus compétitive.

Le coup de pouce décisif a été donné en février 2009 lorsque le ministre de l'Agriculture de l'époque, Michel Barnier, avait annoncé, dans le cadre du bilan de santé de la Politique agricole commune (PAC), une redistribution des aides européennes au profit de filières en difficulté, comme l'élevage ovin.

Cette réorientation s'est faite aux dépens des céréaliers, jusqu'alors principaux bénéficiaires de la PAC.

La production ovine pourra compter à partir de cette année sur un minimum de 125 millions d'euros d'aides par an auxquels s'ajouteront d'autres mesures financières dont le montant n'est pas encore connu.

"Depuis 20 ans, on a perdu plus de 3 millions de brebis pour atteindre désormais près de 6 millions de têtes", affirme Serge Préveraud, président de la Fédération nationale ovine (FNO).

Le nombre des exploitations élevant des ovins a chuté. En 2008, elles étaient moins de 60.000, une baisse de 70% par rapport à 1979. Leurs revenus figurent parmi les plus bas du monde agricole, avec une moyenne de 7.000 euros annuels en 2008.

Le déclin affecte le cheptel viande, la production de fromages permettant, au contraire, d'augmenter les brebis laitières.

La viande fait face à une forte concurrence. La majorité (60%) de ce qui est consommé en France est importée, de Grande-Bretagne (20%), d'Irlande (20%) et de Nouvelle-Zélande (20%), premier producteur mondial.

Le prix, payé au producteur français, a légèrement augmenté de 50 centimes le kilo en 2010, comparé à 2009, pour atteindre environ entre 5,3 euros et 5,4 euros le kilo, mais sans toutefois couvrir les coûts de production, selon M. Préveraud.

Ce dernier réclame une "augmentation des prix", ce qui permettrait aux éleveurs d'être "plus performants" techniquement. Il s'agirait par exemple, d'intensifier la productivité des élevages, comme accélérer les cycles de gestation des brebis.

Depuis le 1er juillet, les éleveurs doivent désormais identifier électroniquement les nouveaux agneaux. A l'instar des bovins, ils portent désormais une boucle à chaque oreille, permettant ainsi une meilleure traçabilité.

Les éleveurs se disent inquiets des prédateurs et notamment du loup, une espèce protégée. En 2009, 1.045 brebis ont été victimes du loup, pour un coût de 293.000 euros, selon des chiffres officiels.

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Les communications mobiles en France parmi les plus chères d'Europe

Publié le 25 Août 2010 par Philippe LE ROUX - Délégué de la Circonscriptio dans Point de Repère

Communications-mobiles.jpgLes tarifs des communications sur téléphone portable en France sont parmi les plus chers d'Europe depuis plusieurs années, selon des analystes et des études.

Alors que les abonnements internet sur "box" --combinant accès à l'internet, téléphonie fixe et télévision-- sont les moins chers au monde en France, avec nombre d'offres autour de 30 euros par mois, les analystes pointent une situation paradoxalement inverse pour le mobile.

"Cela fait cinq ans que le marché français est le marché du mobile le plus cher en Europe et il le demeure", résume Virginie Lazès, gérante associée de la banque Bryan Garnier et spécialiste des nouvelles technologies.

Plusieurs autres études lui donnent raison. La France est ainsi bien loin derrière le Danemark, les Pays-Bas, la Grande-Bretagne ou l'Italie, selon une comparaison réalisée par l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) en 2008 et publiée en août 2009.

Le régulateur finlandais des télécoms, la Ficora, assignait également à la France --17e sur 20 pays étudiés-- une place de dernière de la classe européenne, dans une étude publiée en mai 2009.

Mais Didier Pouillot, analyste de l'Institut de l'audiovisuel et des télécommunications en Europe (Idate), tempère ces conclusions au motif qu'il est difficile de comparer les consommations sur mobile en France et dans d'autres pays.

Car le marché français est atypique. Environ 80% des clients sont ainsi abonnés à des forfaits longue durée, de 12 et surtout de 24 mois.

En Italie, c'est l'extrême inverse: 97% des clients mobiles utilisent des cartes prépayées, et ils jonglent souvent avec plusieurs cartes dans la journée afin de profiter au mieux des différentes offres.

Autre originalité française: les trois opérateurs qui dominent le marché --Orange (France Télécom), SFR et Bouygues Télécom--, sont également fournisseurs d'accès à internet. Ils présentent donc des profils très similaires, ce qui peut entraver la concurrence en créant un certain attentisme.

Ils avaient d'ailleurs été condamnés, en novembre 2005, pour entente sur les prix, par l'Autorité française de la Concurrence, qui leur avait infligé une amende record de 534 millions d'euros.

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Roms: le gouvernement divulgue les chiffres sur la délinquance roumaine

Publié le 25 Août 2010 par Philippe LE ROUX - Délégué de la Circonscriptio dans Action présidentielle et gouvernementale

 

Le gouvernement s'est appuyé sur des statistiques de la délinquance perpétrée par des Roumains à Paris pour justifier sa politique à l'égard des Roms de Roumanie, des chiffres ciblant de manière inédite une nationalité étrangère spécifique.

"Il n'y a pas de statistiques sur la délinquance par communauté, mais il y a des statistiques par nationalité et j'observe par exemple qu'à Paris la délinquance de nationalité roumaine avait augmenté l'année dernière de 138%", a déclaré le ministre de l'Intérieur Brice Hortefeux.

"Depuis deux ans, la délinquance commise par des Roumains sur la région parisienne a augmenté très fortement, c'est un fait", a ajouté le ministre de l'Immigration Eric Besson.

Les faits de délinquance commis par des Roumains à Paris ont augmenté de 138% en 2009 avec 3.151 faits contre 1.323 en 2008. Sur les six premiers mois de l'année 2010, cette délinquance a augmenté de 51,1% par rapport aux six premiers mois de 2008 et 49% des faits de délinquance commis par des Roumains le sont par des mineurs.

Sur 92.148 personnes mises en causes dans des faits de délinquance générale entre janvier et juin 2010 en agglomération parisienne (Paris et la petite couronne), 3.294 sont de nationalité roumaine, soit 3,6%.

Concernant les mineurs, il y a 1.197 Roumains sur 17.973 mineurs mis en cause, soit 6,6%.

Pour les atteintes aux biens, 3.493 personnes mises en cause sont de nationalité roumaine sur un total de 25.590, soit 13,65%. Concernant les chiffres pour les mineurs, 1.095 sont de nationalité roumaine sur un total de 9.055, soit 12,09%, et à Paris seul, la proportion monte jusqu'à près d'un quart (23%).

Cette étude, concernant uniquement l'agglomération parisienne, ne permet pas de comparer cette délinquance avec celle de ressortissants d'autres nationalités.

Pour Alain Bauer, qui a dirigé le rapport 2009 de l'Observatoire national de la délinquance (OND) sur la criminalité en France, "les statistiques sur les personnes mises en cause n'ont jamais été publiées par nationalité, même si elles existent". La seule distinction faite dans le rapport 2009 porte sur les Français et les étrangers.

Selon ce rapport, la part des étrangers dans les mis en cause est de 11,9% au total, dont 13,3% dans les vols sans violence et 47,6% pour les vols à la tire.

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La Rochelle, mode d'emploi

Publié le 24 Août 2010 par Philippe LE ROUX - Délégué de la Circonscriptio dans Point de Repère

 L'université d'été du PS qui se tient à La Rochelle de vendredi à dimanche est la grand-messe traditionnelle du premier parti d'opposition et devrait regrouper entre 3.500 et 4.500 militants.

-          Thème cette année: "La vie qu'on veut"

-          Lieu: toujours l'Espace Encan, quai Louis-Prunier, à quelques encablures du vieux Port

-          Ouverture: vendredi 14H15 par Ségolène Royal, le président des universités d'été Emmanuel Maurel en présence de Martine Aubry

-          Clôture: 10H00 à 13H00 dimanche par la première secrétaire

-          Programme: six séances plénières dont "La crise, la Grèce, l'Europe et nous?" avec notamment François Hollande, Jean-Christophe Cambadélis, Henri Emmanuelli, "Territoires en danger?", "La question sociale" "Le monde dans vingt ans", "Faire société" (sur le "care"). S'y ajoutent une trentaine d'ateliers allant de "Où va l'Europe? à "primaires, mode d'emploi", en passant par "Faut-il avoir peur des banlieues?"

-          Casting: tous les ténors du PS, de Ségolène Royal à Laurent Fabius, en passant par Manuel Valls, Arnaud Montebourg, Bertrand Delanoë, François Hollande ou Vincent Peillon. Absent majeur: DSK

-          Rencontres "hors les murs" avec politiques, artistes, intellectuels. Figureront ainsi le cinéaste Gérard Mordillat, Danielle Mitterrand ou encore le peintre Gérard Garouste.

-          Conférences sur science et progrès ou la société de l'accélération

-          Internet: l'Université sera diffusée en direct vidéo sur internet et i Phone: près de 16 heures de direct, (http://www.parti-socialiste.fr/document/programme-universite-d-ete-ps). Les internautes présents sur place ou suivant La Rochelle en ligne pourront réagir, contribuer et commenter en direct sur le site du PS.

-          Deuxième édition le "festival du film politique" avec "Une partie de campagne" de Raymond Depardon, "Un village en campagne" d'Yves Jeuland.

-          Librairie: superficie doublée. On y trouvera également les ouvrages "coups de cœur" des dirigeants socialistes.

-          In vino veritas: apéro des Jeunes socialistes vendredi, grand barbecue festif samedi soir, plus tous les bars des quais pour tête à tête, complots ou petits arrangements entre amis socialistes

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Les Universités d'été à La Rochelle depuis 2002

Publié le 24 Août 2010 par Philippe LE ROUX - Délégué de la Circonscriptio dans Point de Repère

 

L'université d'été du Parti socialiste à La Rochelle, dont l'édition 2010 commence vendredi, a donné lieu à de nombreux temps forts ces dix dernières années. En voici quelques-uns :

 

- SEPTEMBRE 2002 : François Hollande, alors premier secrétaire, invite le PS à prendre "un nouveau départ" après l'échec de Lionel Jospin, absent du deuxième tour de la présidentielle. Il prône une "ligne claire" ancrée à gauche. Le ton des débats est modéré.

 

- AOUT 2005 : Les socialistes, empêtrés dans leurs querelles internes, tentent de contenir leurs divergences et les rénovateurs du parti, Arnaud Montebourg et Vincent Peillon, critiquent vivement François Hollande.

Michel Rocard et Bernard Kouchner évoquent une possible scission du parti en cas de victoire de Laurent Fabius, partisan du "non" au référendum de mai sur la Constitution européenne.

Martine Aubry prône "une reprise en main" par la direction du processus du congrès "pour parler des vrais sujets". François Hollande en appelle à "la dignité" dans le débat.

 

- AOUT 2006 : Les larmes aux yeux, l'ancien Premier ministre Lionel Jospin revient sur son échec du 21 avril 2002.

Tout en reconnaissant "un certain nombre d'erreurs" dans sa campagne, il explique pourquoi il s'est retiré de la vie politique : "Si je prenais sur moi symboliquement, physiquement et tristement le choc de la défaite, alors vos chances en étaient augmentées pour la bataille législative".

Ségolène Royal se montre très discrète et refuse de se soumettre aux questions du Mouvement des Jeunes Socialistes.

 

 - AOUT 2007 : Les "ténors" boudent. "Moins d'éléphants, plus de militants", résume un participant. Dominique Strauss-Kahn, Laurent Fabius et Martine Aubry sont absents. Royal fait un passage éclair. "Ca fait une visibilité un peu moins Koh Lanta et un peu plus universitaire", se félicite Jean-Christophe Cambadélis.

 

 - AOUT 2008 : "Aimez-vous les uns les autres, ou disparaissez !", lance Ségolène Royal à l'ouverture de l'université d'été.

 

 - AOUT 2009 : Martine Aubry, devenue première secrétaire, assoit son autorité mais ne parvient pas à faire taire les divergences. Elle propose une "consultation militante", le 1er octobre, sur des primaires ouvertes aux sympathisants et électeurs socialistes. Hollande veut que l'on aille "vite". Fabius propose "le deuxième semestre 2011". Vincent Peillon apparaît minoritaire dans son projet d'alliance avec le MoDem.

En présence de l'ancienne "gauche plurielle", notamment des Verts, la taxe carbone est sujet à confrontation: "Nous voulons une fiscalité écologique", qui ne soit pas "injuste socialement", dit Martine Aubry, tandis que Ségolène Royal juge cet impôt vert "historiquement décalé".

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Les tarifs internet en France sont les moins chers au monde

Publié le 23 Août 2010 par Philippe LE ROUX - Délégué de la Circonscriptio dans Point de Repère

 

Les tarifs du "triple play" alliant internet, téléphonie fixe et télévision, plafonnés par la plupart des opérateurs à moins de 30 euros en France depuis l'arrivée en 2002 de la Freebox sur le marché, sont les plus bas au monde.

"Sur l'ADSL (internet haut débit, ndlr), la France est le pays le moins cher d'Europe, et même du monde", assure le spécialiste des télécoms de Sia Conseil, Stéphane Dubreuil.

"L'écart est très fort. L'équivalent du triple play en France, à 29,90 euros, c'est 45 euros en Allemagne et en Grande-Bretagne", avance-t-il à titre de comparaison.

Aux Etats-Unis, cette formule dépasse communément les 100 dollars mensuels.

Aujourd'hui, cinq grands opérateurs (Orange/France Télécom, Iliad (Free et Alice), Numericable, SFR et Bouygues Telecom) se disputent les abonnements internet par box, et presque tous se sont alignés sur le prix lancé il y a huit ans par Free.

"C'est extrêmement rare en Europe d'avoir dans un pays autant de concurrents", fait remarquer le directeur général de la Fédération française des télécoms, Yves Le Mouël.

"Quand on se tourne vers des pays comme les Etats-Unis, il y a en France une concurrence extrêmement forte en comparaison", a-t-il ajouté.

Les 30 euros sont aujourd'hui "un prix plancher psychologique qu'il est très difficile de dépasser", selon lui.

"Free a démocratisé et favorisé le décollage du marché", renchérit M. Dubreuil : "en 2002, ils sont allés aux Etats-Unis et au Japon et ils n'ont pas trouvé de société capable de faire cette innovation : la box. Ils ont donc décidé de la faire eux-mêmes", raconte-t-il.

Les offres triple play se sont enrichies au fur et à mesure, en incluant dans le prix de base de l'abonnement les appels vers des destinations fixes à l'étranger, la télévision haute définition, de rattrapage, la vidéo à la demande (payante) et même en 3D.

"Aujourd'hui le bouquet de services disponible en France en termes de richesse est unique au monde. On n'a ça nulle part ailleurs", souligne encore M. Le Mouël : "c'est le résultat de la concurrence évidemment et ça a pour conséquence que les prix de revient sont extrêmement tendus pour les opérateurs".

Seul bémol : "alors qu'elle était en avance prise dans l'internet haut débit, avec 20 millions de foyers connectés, la France a pris du retard dans le très haut débit (fibre optique) en raison de retards réglementaires", regrette M. Dubreuil.

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La rentrée scolaire en chiffres

Publié le 23 Août 2010 par Philippe LE ROUX - Délégué de la Circonscriptio dans Action présidentielle et gouvernementale

 

Près de 12 millions d'élèves s'apprêtent à entamer une nouvelle année scolaire dans les écoles, collèges et lycées publics et privés de France.

 

·         En 2009, ils avaient été pris en charge par environ 857.000 enseignants, au sein d'environ 65.000 établissements publics ou privés.

·         16.000 postes d'enseignants sont supprimés en 2010, après 13.500 l'an dernier, 11.200 en 2008 et 8.700 en 2007. 16.000 nouvelles suppressions de postes sont prévues pour la rentrée 2011.

·         Le budget de l'enseignement scolaire, le plus important de l'Etat, est d'un peu plus de 60 milliards d'euros en 2010.

·         La dépense intérieure d'éducation représentait en 2008 6,6% du PIB, soit 7.780 euros par élève ou étudiant, ou encore 2.020 euros par habitant.

·         Le montant de l'Allocation de rentrée scolaire (ARS, sous condition de ressources) est de 280,76 euros pour un enfant âgé de 6 à 10 ans, de 296,22 euros pour un enfant de 11 à 14 ans et de 306,51 euros de 15 à 18 ans.

·         Le coût de la rentrée pour un élève entrant en sixième est cette année de 175,33 euros, en hausse de 0,63% par rapport à 2009, selon l'association Familles de France. La Confédération syndicale des familles (CSF) estime que le coût moyen de la rentrée scolaire est cette année en hausse de 1,1%.

·         124 collèges et lycées ont été retenus pour expérimenter dans certaines classes, à partir de la rentrée, une nouvelle organisation des horaires, avec "cours le matin et sport l'après-midi", dans le cadre de la réflexion en cours sur les rythmes scolaires.

·         12 internats d'excellence doivent en principe accueillir les élèves motivés de milieux défavorisés.

·         Au cours de l'année, une dizaine d'"établissements de réinsertion scolaire" (ERS) vont prendre en charge pendant un an au moins les élèves âgés de 13 à 16 ans dits "particulièrement perturbateurs" et qui ont fait l'objet de multiples exclusions.

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Le conteneur, une "boîte" magique souvent détournée de son usage initial

Publié le 22 Août 2010 par Philippe LE ROUX - Délégué de la Circonscriptio dans Point de Repère

 

conteneur.jpgConçu initialement pour faciliter le transport des marchandises, le conteneur est devenu une "boîte" magique servant à de multiples autres usages depuis la station service mobile jusqu'au vestiaire de chantier en passant par le logement à petit prix.

Parallélépipède métallique, le conteneur a été inventé en 1956 par un transporteur routier américain, Malcom Mac Lean. Son usage a été longtemps limité à la côte est des Etats-Unis avant de se généraliser à partir de la fin des années 1960 à la planète entière.

Dans ces "boîtes", les opérateurs peuvent charger les marchandises les plus diverses, aussi bien des brosses à dents que des bouteilles de champagne, des ordinateurs ou des salons de jardin. Seuls échappent à ce mode de conditionnement les pondéreux comme le charbon ou le pétrole.

La boîte peut être posée sur un camion, un wagon ou un bateau et circuler ainsi sur terre comme sur mer.

 En raison de son caractère standard et mobile, le conteneur a peu à peu servi à d'autres usages. Des sociétés proposent de telles "boîtes" aménagées en bureau, vestiaire, réfectoire, studio, mais aussi, plus sophistiqué, station-service, cabinet médical ou encore laboratoire scientifique.

De tels détournements ont pris des proportions considérables en Chine où des villages entiers de conteneurs ont été édifiés pour loger les travailleurs migrants notamment autour de Shenzhen, la métropole proche de Hong Kong.

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L'hypermarché n'a plus la cote

Publié le 22 Août 2010 par Philippe LE ROUX - Délégué de la Circonscriptio dans Point de Repère

 

Hypermarche.jpgL'hypermarché, qui a révolutionné le commerce dans les années 60 avec un vaste choix pour effectuer l'essentiel de ses courses en une seule fois, n'a plus la cote, selon une enquête du mensuel Que Choisir à paraître en septembre.

 

Globalement, c'est l'enseigne Grand Frais, "version actualisée des halles d'antan", qui recueille la palme, avec un taux de satisfaction de 95,8%.

Parmi les enseignes traditionnelles, Hyper U est en tête, suivi de Leclerc et Auchan. Mais "avec seulement 75% et 76,4% d'acheteurs satisfaits, Franprix et Carrefour Market/Champion frôlent la cote d'alerte".

 

Voici les principaux motifs d'insatisfaction, par ordre d'importance:

 

++ L'étiquetage des produits

Quatre clients sur dix sont insatisfaits, avec une pointe à 46% chez Carrefour. "La lisibilité et la qualité de l'information fournie laissent à désirer", selon cette enquête. L'étiquette est souvent éloignée du produit, voire manquante, et les prix au kilo manquent de lisibilité. Les bornes de lecture des codes-barres ne sont pas nombreuses.

 

++ Les promotions

La grande distribution en fait trop, et les clients s'y perdent. Selon l'étude, le nombre de promotions a doublé en dix ans et elles représentent 20% du chiffre d'affaires des magasins, avec des pointes à 35% dans la viande fraîche et à 65% sur les shampoings. "Dans le lot, la multiplication des fausses bonnes affaires n'est plus à prouver, ce qui entretient la méfiance du client".

 

++ La publicité et les prospectus

Publicité mensongère, promotion annoncée avec fracas sur un produit disponible en quantité ridicule: les critiques sont là aussi très vives.

 

++ La fidélisation

Les différents systèmes déçoivent près de 50% des clients, jusqu'à 60% des clients de Monoprix et 73% de ceux de Spar. Car la vocation première des cartes de fidélité est de recueillir un maximum d'information sur les habitudes des consommateurs, pour leur envoyer ensuite des promotions ciblées, rappelle Que Choisir.

 

++ Les rayons

Les rayons du hard discount sont mal notés, ce qui est logique puisqu'ils ne font aucun effort de mise en valeur. Le problème de signalétique concerne en revanche toutes les catégories. Et un tiers des sondés critiquent l'organisation et la circulation dans les magasins. "Le but, ce n'est pas que le client trouve vite ce qu'il est venu chercher, mais qu'il passe devant un maximum de rayons tentants", rappelle l'enquête.

 

++ Le rapport qualité/prix

"Peu de références mais d'une qualité correcte": les hard discounters recueillent des taux de satisfaction record, tandis que les supérettes sont jugées sévèrement.

 

++ Le personnel

Un "désastre" chez les enseignes de hard discount et chez Franprix, selon l'étude. Seuls Système U, Auchan et Cora s'en sortent.

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Légion d'honneur : Les récipiendaires exclus ou suspendus et ceux qui ont osé refuser

Publié le 21 Août 2010 par Philippe LE ROUX - Délégué de la Circonscriptio dans Point de Repère

Legion-d-honneur.jpgL'Ordre de la Légion d'honneur compte plusieurs cas notoires de suspension ou d'exclusion définitive. Cette distinction est automatiquement retirée aux personnes reconnues coupables de "crime" -quelle que soit la peine infligée-, ou condamnées à une peine d'emprisonnement ferme, égale ou supérieure à un an.

 

Parmi les "exclus" de l'ordre:

 

- Nov 1999 - Maurice Papon, condamné à 10 ans de réclusion en 1998 pour complicité de crime contre l'humanité pour son rôle dans la déportation de juifs (entre 1942 et 1944), est exclu de l'Ordre de la Légion d'honneur, dont il était Commandeur depuis 1962.

 Libéré en septembre 2002 pour raison de santé, il est condamné en 2004 à 2.500 euros d'amende pour port illégal de cette distinction. A sa mort, en 2007, à l'âge de 96 ans, ses proches le font inhumer avec sa décoration.

 

- Juin 2005 - Le général Paul Aussaresses, condamné en décembre 2004 pour apologie de la torture à la suite de la publication de ses mémoires sur la guerre d'Algérie (parues en 2001), est exclu de la Légion d'honneur en sa qualité de Commandeur, et privé du droit d'en porter les insignes.

 

- Oct 2005 - Fernand Blanc, ancien président de la Chambre de commerce et d'industrie de Lyon, condamné à cinq ans de prison -dont deux ferme- pour avoir fauché cinq pompiers de Loriol (Drôme) sur l'autoroute en 2002, est exclu de la Légion d'honneur.

 

- Oct 2005 - Christian Dufour et Jacques Leport, deux personnalités condamnées par la justice en 2003 pour leur participation à un réseau de corruption lié à la passation des marchés publics dans les Yvelines, sont définitivement exclus de la Légion d'honneur.

 

- Juin 2008 - Le préfet hors-cadre Jean-Charles Marchiani, condamné en appel à des peines de prison -de trois et un an- dans deux affaires de commissions occultes, est privé de sa décoration de Chevalier de la Légion d'honneur.

 

- Août 2009 - L'ex-diplomate Jean-Pierre Castella, condamné en 2008 à six mois de prison ferme pour des actes de pédophilie, alors qu'il était en poste en Egypte dans les années 90, est privé définitivement de sa Légion d'honneur.

 

 Parmi les "suspendus":

 

- Août 2005 - L'ex-organisateur du Vendée Globe et vainqueur de la course autour du monde à la voile en solitaire Philippe Jeantot, condamné à deux ans de prison avec sursis, est suspendu pour deux ans de la Légion d'honneur qu'il avait reçue en 1986.

 

- Avr 2008 - Le commissaire-priseur parisien Jean-Claude Binoche est suspendu de sa décoration de chevalier pour une durée de cinq ans, à la suite d'une condamnation pour "abus de confiance aggravé".

 

- Août 2009 - Georges Pérol, ancien dirigeant de l'Office public des HLM de Paris, condamné à de la prison avec sursis en 2006 pour sa participation à des détournements de fonds publics, est suspendu pour cinq ans de la Légion d'honneur.

 

Ceux qui ont osé refuser "le hochet"

 

Napoléon Bonaparte assurait que "c'est avec les hochets qu'on mène les hommes", mais plus d'un a refusé le ruban rouge du prestigieux Ordre de la Légion d'honneur qu'il avait créé le 19 mai 1802.

De La Fayette à Jean-Paul Sartre, de Marie Curie à Brigitte Bardot, des dizaines de politiciens, hommes ou femmes de lettres, scientifiques, artistes, ou "anars" ont considéré cette "breloque" avec indifférence ou dédain.

Deux "promus malgré eux" du 14-Juillet dernier, Jacques Bouveresse, titulaire d'une chaire de philosophie au Collège de France et l'organiste et compositeur Jean Guillou, ont décliné sèchement la distinction.

En janvier 2009, les journalistes politiques Françoise Fressoz (Le Monde) et Marie-Eve Malouines (France Info) refusaient la décoration, arguant que "rien dans (leur) parcours professionnel ne justifiait pareille distinction".

Refus ferme, mais poli. Ce ne fut pas toujours le cas.

A ceux qui la lui proposaient, l'écrivain Marcel Aymé, répondit en 1949, dans un article, qu'ils pouvaient "se la carrer dans le train".

Le compositeur Hector Berlioz, auquel l'Etat voulait payer une messe de Requiem avec le ruban rouge, au lieu de lui verser les 3.000 francs promis, s'écria : "Je me fous de votre croix. Donnez-moi mon argent!"

Le comédien et humoriste Coluche avait prévenu: "Si on voulait me donner la Légion d'honneur, j'irais la chercher en slip pour qu'ils ne sachent pas où la mettre".

Si les poètes anarchistes Georges Brassens et Léo Ferré la brocardent en chantant, Jacques Prévert souligne que "c'est très bien de la refuser, mais encore faudrait-il ne pas l'avoir méritée".

D'autres s'indignent de la "désacralisation" d'une distinction, injustement refusée ou distribuée "comme des médailles en chocolat", selon Mme de Fontenay, qui présida le comité des Miss France.

Philippe Séguin, premier Président de la Cour des Comptes, ne voulut pas la recevoir, estimant qu'elle aurait dû revenir à son père, mort en 1944 pour la France.

L'écrivain Bernard Clavel s'estimant indigne de "porter le même ruban que (son) oncle qui avait versé son sang pour son pays", préféra rester "dans le clan de ceux qui l'ont refusée, où, disait-il, je côtoie Berlioz, George Sand, Littré, Courbet, Daumier, Maupassant, Eugène Le Roy et Marcel Aymé".

"Je m'y sens beaucoup mieux que dans la foule immense où, ceux qui ont mérité qu'on les distingue, se mêlent à ceux, innombrables, qui ont payé leur place".

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De la "gauche milliardaire" à la "gauche caviar"

Publié le 21 Août 2010 par Philippe LE ROUX - Délégué de la Circonscriptio dans Point de Repère

 

La "gauche milliardaire" dénoncée samedi par Brice Hortefeux est une variation sur un thème récurrent: la mise en cause de la "gauche caviar", ces "heureux du monde" à contre-pied des classes populaires qu'ils sont censés défendre.

Télescopage entre mode de vie fastueux et profession de foi, coupure d'avec la "France d'en bas": tels sont les reproches contenus dans la formule de M. Hortefeux, qui a attaqué dans une interview au Monde, le "petit milieu politico-médiatique parisien", éloigné de la "réalité de la société française".

"Que certaines voix de la gauche milliardaire aient du mal à le comprendre ne me trouble pas du tout!", s'est exclamé le ministre auvergnat à propos du discours sécuritaire du gouvernement.

Une façon de répliquer à ceux qui accusent sans relâche Nicolas Sarkozy d'avoir partie liée avec les puissances d'argent (victoire en 2007 fêtée au Fouquet's, vacances sur le yacht du milliardaire Vincent Bolloré...).

"Gauche milliardaire": cette sorte d'oxymore vise des figures dont le porte-drapeau pourrait être l'intellectuel Bernard-Henri Lévy: vie fortunée entre hôtel particulier parisien et palais marocain, mais aussi combats pour les droits de l'Homme, engagements à gauche, notamment aux côtés de Ségolène Royal en 2007.

Le 4 août, BHL voyait dans l'attitude du chef de l'Etat vis-à-vis des Roms une "stigmatisation collective contraire aux usages républicains".

Autre source possible d'inspiration pour M. Hortefeux: l'homme d'affaires Pierre Bergé, financier essentiel de l'association royaliste "Désirs d'avenir", constamment engagé à gauche.

Patron du FMI, époux d'Anne Sinclair, habitué de Marrakech, Dominique Strauss-Kahn (PS) est souvent inclus dans cette "gauche caviar" dont le journaliste Laurent Joffrin a écrit l'histoire, Voltaire inclus.

Avant de devenir l'épouse de Nicolas Sarkozy, Carla Bruni, engagée à gauche, supermodèle et chanteuse à grand succès, fille d'un riche industriel, n'aurait pas déparé dans cette tribu. Sa soeur Valeria Bruni-Tedeschi, engagée avec les sans-papiers, garde encore la position.

L'accusation est loin d'être purement française: on moque en Allemagne la "Toscana Fraktion" (le parti de la Toscane), à Londres le "champagne socialist"...

En 1970 déjà, le journaliste-écrivain Tom Wolfe disséquait les "gauchistes de Park avenue", comme le compositeur Leonard Bernstein (West side story) recevant des Black panthers dans son luxueux appartement de Manhattan.

La droite française a souvent épinglé la gauche caviar. Elle n'est pas la seule: en 2007 Jean-Pierre Brard (app PCF) lançait :"la gauche caviar est à la gauche ce que la téléréalité est à Arte".

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Brégançon redevient, le temps d'une réunion, l'Elysée de l'été

Publié le 20 Août 2010 par Philippe LE ROUX - Délégué de la Circonscriptio dans Action présidentielle et gouvernementale

 

Fort-de-Bregancon.jpgLes vacanciers qui ont salué vendredi l'arrivée de Nicolas Sarkozy au fort de Brégançon (Var) ont renoué avec la tradition de l'accueil des chefs d'Etat dans cette résidence présidentielle, après une longue parenthèse de deux années.

Le général de Gaulle fut le premier président à résider à Brégançon, en août 1964. Venu assister aux cérémonies commémoratives du débarquement en Provence, il ne ferma pas l'oeil de la nuit à cause d'un lit trop petit et d'une fâcheuse invasion de moustiques.

Plusieurs millions de francs furent alors débloqués pour transformer ce fortin en résidence bourgeoise et confortable mais sans luxe ostentatoire. En juillet 1968, meublé, Brégançon était prêt pour accueillir le chef de l'État. En vain.

Dès son élection en 1969, Georges Pompidou fit du fort son lieu favori des vacances estivales. Il aimait descendre de son rocher pour venir sur la plage serrer les mains des vacanciers, assister aux offices dominicaux à l'église Saint-Trophyme ou naviguer jusqu'à Port-Cros ou Porquerolles.

En janvier 1976, Valéry Giscard d'Estaing et sa famille furent les nouveaux locataires de Brégançon où les appartements de style provençal, aménagés autour du patio pavé de galets, avaient fait l'objet de transformations. Seul le petit bureau aménagé dans la tour où le général de Gaulle avait travaillé fut conservé.

Brégançon connut le 7 juin 1976 un événement politique qui ne sera révélé que le 3 août : Jacques Chirac, alors Premier ministre, vint annoncer à Giscard sa prochaine démission.

Avec François Mitterrand, Brégançon retrouva toute sa solitude, le nouveau président préférant séjourner à Grimaud (Var), chez son ami André Rousselet, ou à Latche (Landes).

Mais à partir de 1995, Jacques Chirac y écrira une longue histoire présidentielle, y séjournant en famille été comme hiver, profitant de son petit-fils Martin.

A peine élu, Nicola Sarkozy, prendra lui aussi le chemin du fort, le 18 mai 2007 en compagnie de Cécilia. Une semaine plus tard, il y accueillera Rachida Dati pour préparer ses premiers textes de loi, puis Jean-Louis Borloo, alors ministre de l'Economie et des Finances.

A nouveau transformé pour pouvoir accueillir des représentations étrangères et des réunions ministérielles, le fort était cependant fermé depuis août 2008, date d'un dernier tête à tête entre M. Sarkozy et l'ex-secrétaire d'Etat américaine, Condoleezza Rice.

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La tauromachie, une grande tradition espagnole sous pression

Publié le 11 Août 2010 par Philippe LE ROUX - Délégué de la Circonscriptio dans International

 

La tauromachie, art de combattre les taureaux dans l'arène, est une grande tradition espagnole remontant au Moyen-Age, mais est de plus en plus critiquée par les défenseurs des animaux qui dénoncent sa "cruauté".

L'interdiction des corridas votée mercredi par le Parlement de Catalogne (nord-est) illustre la pression croissante exercée sur ce spectacle toujours apprécié par les "aficionados" en Espagne, dans le sud de la France, au Portugal (sans mise à mort) et en Amérique latine.

Ses origines remontent aux jeux taurins, essentiellement équestres, appréciés par le Cid Campeador et Charles Quint au Moyen-Age, qui se transformèrent ensuite au 18e siècle en premiers combats à pied dans les arènes.

Mais c'est surtout au 19e siècle que se développe, en Espagne comme en France, l'art tauromachique moderne, avec une mise en scène dans l'arène entre "soleil et ombre", un rite immuable comprenant travail à la cape, picadors, banderilles, faenas et mise à mort du taureau par "estocade" de face à l'épée.

De grandes "figures" espagnoles de la tauromachie ont contribué ensuite à affiner et populariser ce spectacle aux 20e siècle: Joselito, Belmonte, Manolete, Dominguin, Ordoñez - célébrés par Ernest Hemingway - ou encore El Cordobes et plus récemment José Tomas.

Des étrangers aussi, comme le matador français Sébastien Castella, le Mexicain Carlos Azzura ou le Colombien Cesar Rincon. La "temporada" hivernale se déroule chaque année dans cinq pays "taurins" d'Amérique latine: Mexique, Pérou, Colombie, Equateur et Venezuela.

Au Portugal, le taureau n'est pas mis à mort, dans ce que les vrais "aficionados" considèrent comme une version édulcorée de la corrida. Il y a aussi des toreros à cheval, des "rejoneadores", autre facette du spectacle taurin.

Les grandes places traditionnelles, Madrid, Séville, Bilbao, attirent toujours en Espagne les amateurs de corridas, notamment pendant les Ferias annuelles comme la San Isidro, qui remplit chaque année en mai les gradins des arènes madrilènes de Las Ventas (25.000 places).

Mais c'est un public vieillissant et de moins en moins de jeunes - contrairement à ce qui se passe en France - sont attirés en Espagne par ce spectacle auquel s'opposent de façon de plus en plus virulente les organisations de défense du droit animal.

Le monde taurin espagnol s'est récemment mobilisé pour mieux défendre la "fiesta" taurine et va devoir se battre pour retarder un déclin prévisible - hormis pour les lâchers de taureaux dans les rues, toujours populaires, comme ceux de Pampelune (nord).

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Le ramadan, le mois de jeûne et de prières sacré pour les musulmans

Publié le 11 Août 2010 par Philippe LE ROUX - Délégué de la Circonscriptio dans International

Ramadan-2010Près d'un milliard et demi de musulmans dans le monde sont appelés en début de semaine à entamer le mois de jeûne et de prières sacre du ramadan, qui commémore la révélation divine reçue par le prophète Mahomet.

Le ramadan est l'un des cinq piliers de l'islam, avec la profession de foi, l'obligation de prier cinq fois par jour, l'aumône et le pèlerinage à La Mecque. Durant cette période, les croyants s'abstiennent de manger, de boire, de fumer et d'avoir des relations sexuelles du lever au coucher du soleil.

Pour la religion musulmane, le ramadan est un mois de piété, de charité et de frugalité. Le jeûne est conçu comme un effort spirituel, une lutte contre la séduction des plaisirs terrestres.

Le ramadan correspond au neuvième mois du calendrier de l'Hégire, auquel les musulmans se réfèrent pour leurs fêtes religieuses et qui s'appuie sur le cycle lunaire. Ce calendrier compte onze jours de moins que le calendrier solaire.

Pour cette raison, les dates de début et de fin du ramadan varient tous les ans. Le ramadan de cette année, le 1.431ème de l'histoire, devrait débuter le 10 ou 11 août.

Le premier jour est déterminé lors de la "nuit du doute" durant laquelle on observe l'apparition du premier quartier de la nouvelle lune, qui doit être visible à l'oeil nu et dûment constatée. Des théologiens, savants et religieux se réunissent donc tous les ans pour fixer l'heure précise, variable selon les endroits du globe.

Le respect du jeûne est imposé à tous les croyants qui ont passé l'âge de la puberté. Même si les enfants sont dispensés, il est recommandé de les y habituer progressivement. Femmes enceintes ou nourrices, malades et voyageurs ont le droit de ne pas observer le jeûne, mais le devoir de s'y soumettre dès qu'ils sont en état de le faire.

Des repas de fête rassemblent traditionnellement les familles à l'heure de la rupture quotidienne du jeûne. Le repas de fin du ramadan (Aïd el-Fitr) est également célébré en famille.

 

cinq à six millions de musulmans en France

 La France compte entre cinq et six millions de musulmans, dont 33% se déclarent croyants et pratiquants, parmi lesquels un quart sont des pratiquants réguliers allant une fois par mois à la mosquée et 70% affirmant faire le ramadan.

La grande majorité des musulmans sont de nationalité française : ils sont d'origine algérienne (deux millions), marocaine (un million), tunisienne (500.000), turque (500.000), africaine subsahélienne (5.000), indo-pakistanaise (100.000) et des DOM-TOM. Il n'existe pas de décompte des convertis.

La majorité des musulmans pratiquants en France sont de rite malékite (rite pratiqué au Maghreb et en Afrique de l'Ouest). Il existe aussi en France un courant fondamentaliste représenté par le tabligh et le salafisme, dont se recommandent les femmes portant le voile intégral.

La France compte quelque 2.000 mosquées et salles de prière (dont une petite centaine de mosquées). La grande mosquée de Paris est la plus ancienne de France (1922) et son minaret est aussi le plus haut (33 m).

La représentation officielle de l'islam en France est le CFCM (Conseil français du culte musulman), créé en 2003 par Nicolas Sarkozy alors ministre de l'Intérieur et présidé depuis 2008 par Mohammed Moussaoui.

Les principales organisations de musulmans sont le RMF (rassemblement des musulmans de France), l'UOIF (Union des organisations islamiques de France), la GMP (Fédération de la Grande Mosquée de Paris) et le CCMTF (comité de coordination des musulmans turcs de France).

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Grand Paris/Arc Express : 65 km/h ou 40 km/h ? Pneu ou rail ? Souterrain ou aérien ?

Publié le 11 Août 2010 par Philippe LE ROUX - Délégué de la Circonscriptio dans Point de Repère

 

Grand-Paris-Arc-Express.jpgDifférents dans leur tracé, les deux projets concurrents de transports collectifs pour l'Ile-de-France varient aussi quant à leur conception technique.

La Société du Grand Paris (SGP) retient pour son projet de métro automatique une vitesse commerciale de de 65 kilomètres/heure en moyenne et une vitesse de pointe d'"au moins 100 km/h". Le Syndicat des Transports d'Ile-de-France (STIF) retient pour le sien une vitesse commerciale "autour de 40 km/h" et une maximale de 80 km/h.

La SGP compte s'appuyer sur la technologie de la ligne 14 du métro (Météor) et utiliser des rames de huit voitures, au "gabarit métro, d'une largeur d'environ 2,45 mètres".

Le STIF retient un matériel "d'une largeur de 2,80 m", équivalente à celle d'un RER.

Arc Express prévoit pour ses deux premiers arcs Sud et Nord 40 stations, la boucle complète faisant 60 km, avec une distance de un à 1,5 km entre stations.

Le projet SGP prévoit 42 gares nouvelles pour un parcours de 155 km, avec une distance moyenne de quatre km entre les gares.

Cependant, la SGP souligne que pour le Nord-Ouest et le Sud-Est, l'espacement serait "de l'ordre de deux à 2,5 km".

Dans ces conditions, son métro automatique sera-t-il en mesure d'accélérer et de freiner suffisamment pour atteindre une moyenne de 65 km/h sur ces deux tronçons ? La question renvoie pour partie à la technologie qui sera adoptée, pneu ou fer.

Le pneu permet d'accélérer et de freiner plus fort, de tourner plus court. Mais il n'est plus guère utilisé pour les systèmes en construction et est plus cher, souligne le STIF.

Le fer a fait des progrès technologiques importants, permettant d'aller plus vite et consomme moins d'énergie, souligne la SGP.

Le projet Arc Express est clair : un "roulement fer".

Le dossier SGP est plus flou : "le choix du roulement sera lié à la structure d'exploitation qui sera définitivement adoptée sur les différents tronçons du réseau du Grand Paris, ainsi qu'au besoin d'homogénéïté".

Les deux projets sont essentiellement souterrains. Pour Arc Express, il est majoritairement ou complètement souterrain au Nord, selon les tracés.

Le projet du Grand Paris envisage une petite partie du parcours du métro automatique sur viaduc. Environ 20 km de tronçons ont été identifiés.

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Qu'est-ce qu'une salle de consommation pour usagers de drogue ?

Publié le 11 Août 2010 par Philippe LE ROUX - Délégué de la Circonscriptio dans Point de Repère

salle_shoot2.jpgAppelés "centres de consommation supervisés", "centres d'injection supervisés" ou encore "salles de consommation à moindre risque", voire "salles de shoot", ces lieux accueillent des usagers de drogues dures sous la supervision de personnels qualifiés.

L'ouverture éventuelle de tels lieux est en débat en France alors qu'il en existe déjà, parfois depuis une quinzaine d'années, dans plus de 45 villes de huit pays, essentiellement européens : Allemagne, Pays-Bas, Luxembourg, Espagne, Norvège, Suisse, Canada et Australie.

Concrètement, il s'agit de locaux où les usagers de drogue peuvent consommer dans de bonnes conditions d'hygiène, tout en préservant la tranquillité et la sécurité des habitants du quartier d'implantation, en évitant les rencontres importunes et les déchets potentiellement infectés.

Le fonctionnement est très réglementé : les usagers débutants et mineurs en sont exclus, le "deal" est prohibé dans et autour de la salle.

Les usagers s'y rendent avec leur drogue déjà achetée (héroïne, cocaïne, crack, médicaments). Les professionnels - médecins, psychiatres, infirmiers, assistants sociaux, éducateurs - n'aident pas à l'administration de la substance, mais observent les pratiques. Ils dispensent des conseils pour pousser à des comportements prévenant les overdoses, les contaminations au virus de l'immunodéficience humaine (VIH) et hépatites, mais aussi la formation d'abcès ou de brûlures.

Du matériel propre est mis à disposition comme les seringues, pipes, cuillers, tampons d'alcool, désinfectant, eau stérile, garrot pour permettre de consommer la drogue en se l'injectant, en la fumant, l'avalant ou en la sniffant.

Mais une salle de consommation se définit aussi comme un lieu d'accueil où l'usager de drogue va pouvoir se poser, se laver, prendre un café et discuter, ce qui peut permettre de l'orienter vers un dispositif de soins classiques voire de sevrage, un accompagnement social et/ou psychologique.

Les études réalisées à l'étranger sur l'impact de telles salles ont montré  qu'elles arrivaient à attirer les usagers les plus à risques (sans domicile fixe, porteur de maladies infectieuses, consommation fréquente dans l'espace public) mais aussi des usagers moins précaires.

Ces lieux permettent de réduire la mortalité en cas d'overdose (aucune overdose mortelle n'a été enregistrée sur les milliers d'injection), de  promouvoir l'hygiène, de diminuer les comportements à risque de transmission VIH/VHC et la propension à abandonner le matériel utilisé dans l'espace public.

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