Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
Les Républicains Guingamp

Site de Philippe LE ROUX, ancien Delegue de la quatrieme circonscription des Cotes-d'Armor et Conseiller chargé des grands projets auprès de la Direction de l'UMP

Hauts fonctionnaires : chasse aux sorcières sans précédent

Publié le 31 Janvier 2013 par Philippe LE ROUX - Délégué de Circonscription dans Le reniement - c'est maintenant !

L'ex-ministre UMP Luc Chatel dénonce une "purge" dans la haute fonction publique et une "chasse aux sorcières sans précédent" menée par un pouvoir "en passe de constituer un Etat PS".

Dans une interview au Figaro Magazine à paraître samedi, le député de la Haute-Marne s'insurge: "plus de 30% des préfets ont été changés, près de 50% des recteurs". "C'est une véritable purge !"

"On assiste à une chasse aux sorcières sans précédent ou, en tout cas, équivalente à celle de 1981", accuse l'ex-ministre de l'Education. François Hollande candidat "nous avait promis un Etat impartial ! Président, il est en passe de constituer un Etat PS".

"Il n'y a pas que la nomination des amis de M. Hollande qui me choque", poursuit le vice-président délégué de l'UMP. C'est aussi "une chasse aux sorcières qui ne s'embarrasse ni des formes, ni du respect des hommes".

Il cite le remplacement de Daniel Canepa, préfet de l'Ile-de-France.

Au contraire, "Nicolas Sarkozy a fait l'ouverture", compare M. Chatel. "Cette vision très moderne d'une démocratie ouverte, apaisée, lui avait parfois attiré les foudres de sa propre majorité. Ça ne risque pas d'arriver à François Hollande".

"Où est le Didier Migaud de droite?", demande M. Chatel à propos du socialiste nommé sous le quinquennat précédent à la tête de la Cour des comptes.

Il défend "l'idée d'un spoil system à la française pour une centaine de postes" (remplacement systématique de hauts responsables à chaque changement de président américain).

M. Chatel veut prolonger la réforme Sarkozy soumettant les nominations à l'approbation des commissions parlementaires, sauf veto des deux tiers. Il souhaite désormais une approbation des deux tiers. "Cela obligerait le président à nommer des personnalités œcuméniques et non plus les affidés d'aujourd'hui". Une proposition du candidat Hollande qu'il n'a plus évoquée.

commentaires

Feu vert du Sénat au cumul du minimum vieillesse avec des revenus professionnels

Publié le 31 Janvier 2013 par Philippe LE ROUX - Délégué de Circonscription dans Point de Repère

Le Sénat a adopté jeudi une proposition de loi permettant de cumuler l'allocation de solidarité aux personnes âgées avec des revenus professionnels, un cumul déjà autorisé avec les pensions de retraite.

Selon l'auteur du texte, Isabelle Debré (UMP), il s'agit d'un moyen "de lutter contre la pauvreté d'un grand nombre de retraités".

Cette "mesure de justice sociale et d'équité doit permettre de traiter de la même manière les retraités allocataires du minimum vieillesse, qui sont près de 600.000, et les autres retraités du secteur public et du secteur privé qui bénéficient déjà de la possibilité de cumuler leur pension de retraite avec des revenus d'activité", a-t-elle souligné.

La proposition de loi autorise les titulaires du minimum vieillesse à cumuler, dans la limite d'1,2 smic pour les personnes seules et de 1,8 smic pour les couples, l'allocation de solidarité aux personnes âgées (ASPA) ou l'allocation supplémentaire vieillesse (ASV) avec des revenus liés à la reprise d'activités, ce que ne permet pas la législation actuelle.

Les sénateurs UMP, UDI-UC et écologistes ont voté pour, les socialistes et RDSE (à majorité PRG) dans leur ensemble se sont abstenus, et les communistes ont voté contre. "Travailler âgé, qui plus est dans un sous-travail ou un mal-travail, n'est pas une liberté", a estimé pour ces derniers Dominique Watrin. Pour lui, le gouvernement doit plutôt revaloriser les minima sociaux.

Ce texte sera inscrit à l'ordre du jour de l'Assemblée nationale dans une niche réservée aux députés UMP, a indiqué à l'AFP Mme Debré.

commentaires

Valls souhaite un découpage cantonal qui tienne compte des particularités locales

Publié le 30 Janvier 2013 par Philippe LE ROUX - Délégué de Circonscription dans Le reniement - c'est maintenant !

Le ministre de l'Intérieur, Manuel Valls, a souhaité mercredi que le découpage des cantons que va entraîner la mise en place du scrutin paritaire dans les départements - avec un binôme homme-femme dans chaque canton -, tienne compte des particularités locales.

"Je souhaite que le découpage tienne compte des conditions des bassins de vie des zones côtières, des vallées en montagne", a déclaré le ministre en présentant devant la commission des lois de l'Assemblée nationale son projet de loi, rejeté en première lecture au Sénat.

Ce redécoupage des cantons est nécessaire puisque le nombre de conseillers généraux, qui seront appelés conseillers départementaux, ne changera pas, a souligné le ministre en rappelant que l'actuel découpage date du Consulat.

L'écart de population entre deux cantons dans un même département sera de plus ou moins 20%, a-t-il ajouté, précisant que cet écart avait été préconisé par le Conseil d'Etat.

"J'aurais préféré un écart plus large, mais je souhaite ne pas prendre de risques sur ce point", a dit Manuel Valls.

Il a rappelé que le scrutin binominal paritaire a été préconisé en octobre, en clôture des états généraux de la démocratie locale, par François Hollande, qui avait alors souhaité un mode de scrutin qui conjugue "ancrage territorial et parité".

L'exécutif des régions et des départements sera également paritaire, a-t-il souligné.

Le texte prévoit par ailleurs d'abaisser le seuil du scrutin de liste pour les municipales de 3.500 habitants à 1.000.

Au Sénat, où la gauche est majoritaire, mais pas le PS seul, le projet de loi avait été rejeté, les communistes, qui réclament la proportionnelle, s'étant abstenus tandis que le RDSE (à majorité radicaux de gauche), pourtant partenaire de la majorité gouvernementale, n'a pas pris part au vote.

L'Assemblée nationale qui débattra le texte à partir du 18 février devrait l'approuver, le gouvernement y disposant d'une large majorité. Il reviendra ensuite au Sénat pour une deuxième lecture.

commentaires

Matignon annonce une initiative imminente sur le droit de vote des étrangers

Publié le 29 Janvier 2013 par Philippe LE ROUX - Délégué de Circonscription dans Le reniement - c'est maintenant !

Matignon a assuré mardi que le droit de vote des étrangers non communautaires aux élections locales n'était pas "enterré" et qu'une initiative serait prise très prochainement pour faire avancer ce dossier.

Interrogé dans les couloirs de l'Assemblée nationale sur cette initiative, à l'issue d'une rencontre avec les députés écologistes, le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, s'est contenté de répondre qu'il allait "consulter chaque groupe de la majorité et de l'opposition" pour vérifier "s'il y a la possibilité d'une majorité des 3/5e au Parlement" sur cette réforme constitutionnelle comme sur d'autres.

"Je vais entamer des rencontres avec les groupes parlementaires de la majorité et de l'opposition sur tous les sujets constitutionnels qui peuvent faire l'objet d'une réforme constitutionnelle et je vais vérifier sur ce point comme sur d'autres (...) s'il y a la possibilité d'une majorité des 3/5e au Parlement", a-t-il déclaré, citant également la charte des langues régionales, la réforme du Conseil supérieur de la magistrature et le statut du chef de l'Etat.

"Vous en saurez un peu plus aujourd'hui (mardi) ou demain (mercredi), il y a un peu de suspense", avait indiqué juste avant Matignon, sans donner plus de précision.

Le mois dernier, le groupe des députés PS avait souhaité que le processus démarre et demandé qu'un texte gouvernemental sur cette promesse de campagne du candidat François Hollande arrive rapidement.

Le ministre chargé des Relations avec le Parlement, Alain Vidalies, avait alors indiqué qu'un texte ne serait inscrit qu'une fois assuré du soutien d'une majorité des 3/5e qui fait aujourd'hui défaut.

"On cherche cette majorité des 3/5e mais pour l'instant on ne l'a pas trouvée", ont expliqué dans la matinée les services du Premier ministre devant des journalistes.

"Il ne s'agit pas d'enterrement, on la cherche (cette majorité)", a-t-on ajouté de même source.

commentaires

Les fonctionnaires en grève jeudi, première action unitaire de l'ère Hollande

Publié le 29 Janvier 2013 par Philippe LE ROUX - Délégué de Circonscription dans Le reniement - c'est maintenant !

Pour la première fois depuis l'élection de François Hollande, les 5,2 millions de fonctionnaires du pays sont appelés par trois syndicats à cesser le travail jeudi afin de faire part au gouvernement de leur mécontentement, notamment en matière de pouvoir d'achat.

La CGT, FSU et Solidaires, qui totalisent 40% des voix chez les agents, ont déposé des préavis de grève pour les trois versants de la Fonction publique (Etat, Territoriale et Hospitalière). Ils entendent signifier qu'ils attendent des gestes concrets en matière salariale, la dernière augmentation générale remontant à 2010, mais défendent aussi des revendications concernant l'emploi ou la journée de carence (non indemnisée) en cas d'arrêt maladie.

Quelque 120 rassemblements et manifestations sont prévus dans l'ensemble de la France, dont une manifestation à 14h à Paris à partir de Port-Royal.

"Les agents attendent un signe de changement du gouvernement", a expliqué Bernadette Groison, secrétaire générale de la FSU, pour qui "la fonction publique se sent oubliée".

Depuis l'arrivée de la gauche au pouvoir il n'y a "aucun signe tangible, concret, qui nous permette de penser que les choses vont s'améliorer", estime pour sa part Denis Turbet-Delof (Solidaires). "Tout le monde souhaitait le changement (...). On a attendu longtemps. Maintenant, il faudrait peut-être penser un peu aux agents".

Avec ce mouvement, les syndicats espèrent peser sur une réunion consacrée aux carrières et rémunérations prévue le 7 février avec la ministre Marylise Lebranchu, qui doit permettre d'entrer dans le vif du sujet après la phase de bilan.

Pour M. Canon, la situation en matière salariale est "absolument catastrophique" et exige des "mesures urgentes". "Cela ne peut pas durer comme ça", affirme-t-il.

"Même si tout le monde connaît très bien le contexte économique, tout le monde estime que ce gouvernement doit être en capacité de donner un signe", estime Bernadette Groison, pour qui "c'est aussi la reconnaissance de la fonction publique" qui est en jeu.

Les syndicats réclament une revalorisation du point d'indice qui sert de base au calcul des salaires et n'a pas bougé depuis 2010.

Mais la marge de manœuvre budgétaire de Mme Lebranchu est pratiquement nulle, le gouvernement prévoyant de maintenir quasiment stable la masse salariale de l'Etat d'ici 2015 -- 80,6 milliards d'euros en 2013 --. Or une hausse de 1% du point d'indice augmente de 800 millions d'euros cette masse salariale et de 1,8 milliard celle des administrations publiques, selon la Cour des comptes.

Pour illustrer la nécessité d'une revalorisation, M. Canon souligne que 945.000 agents sont payés au Smic ou juste au-dessus, la dernière augmentation du salaire minimum ayant obligé le gouvernement à revaloriser leur salaire.

Il n'exclut pas une "mobilisation beaucoup plus large si les choses restent en l'état", assurant que "les mots d'ordre mis en avant sont très largement partagés par la plupart des syndicats de la Fonction publique", certains ayant choisi d'attendre la réunion du 7 février pour "voir ce qu'il y a dans l'escarcelle de la ministre".

Les syndicats mettent également en avant la question de l'emploi, inquiets des suppressions de postes qui doivent permettre des créations dans les ministères prioritaires (Education, Justice, Police).

Ils réclament également l'abrogation de la journée de carence instaurée par le gouvernement Fillon, faisant valoir qu'à l'époque le parti socialiste l'avait vigoureusement dénoncée.

commentaires

Mariage homosexuel: de la proposition Hollande au projet de loi

Publié le 28 Janvier 2013 par Philippe LE ROUX - Délégué de Circonscription dans Le reniement - c'est maintenant !

Voici les principales étapes du projet de loi sur l'ouverture du mariage et de l'adoption aux couples homosexuels.

- 26 jan 2012 : le candidat François Hollande présente ses "60 engagements pour la France" dont le 31e prévoit "le droit au mariage et à l'adoption aux couples homosexuels". Il veut légiférer "au plus tard au printemps 2013".

- 30 juin: mobilisation exceptionnelle pour la Gay Pride parisienne qui rassemble 60.000 personnes, selon la police, "largement plus d'un demi-million", selon les organisateurs.

- 3 juil: le Premier ministre Jean-Marc Ayrault réaffirme ce projet dans son discours de politique générale à l'Assemblée nationale.

- 14 sept: polémique après des propos de l'archevêque de Lyon, le cardinal Philippe Barbarin, selon lequel le mariage homosexuel serait "une rupture de société" risquant de favoriser la levée d'autres interdits comme la polygamie et l'inceste. Protestants, juifs et musulmans s'opposent aussi au projet.

- 15 sept: des maires se disent prêts à refuser de célébrer les mariages homosexuels.

- 3 nov: "Ne pas reconnaître la différence sexuelle serait une supercherie qui ébranlerait un des fondements de notre société", déclare le cardinal archevêque de Paris, Mgr André Vingt-Trois.

- 7 nov: adoption du projet en Conseil des ministres. Examen à l'Assemblée à partir du 29 janvier.

- 17 nov: plus de 100.000 opposants au projet - dont 70.000 à Paris, selon la police - manifestent à l'appel d'un collectif, "La Manif pour tous". Le lendemain, des catholiques intégristes mobilisent à leur tour 9.000 manifestants à Paris (police). Echauffourées avec des féministes.

- 20 nov: Hollande reconnaît la possibilité pour les maires hostiles au mariage homosexuel d'invoquer leur "liberté de conscience" afin de déléguer leur signature à des adjoints.

- 12 déc: Hollande déclare qu'il reviendra au Parlement de se prononcer "souverainement" sur l'introduction de la PMA dans le projet de loi.

- 16 déc: 60.000 (chiffre police) à 150.000 (chiffre organisateurs) personnes, manifestent à Paris pour le projet.

 

-2013-

- 9 jan: les députés PS renoncent à leur amendement incluant la PMA dans le projet, contre la promesse du gouvernement que ce sujet figurera dans un projet de loi sur la famille prévu en mars.

- 13 jan: 340.000 (police) à 800.000 (organisateurs) personnes manifestent à Paris contre le projet.

- 16 jan: François Hollande exclut le référendum que réclame l'UMP.

- 25 jan: Sortant de l'Elysée, le président de l'Union nationale des associations familiales (Unaf) François Fondard annonce que Hollande consultera le Comité consultatif national d'éthique sur la PMA pour les couples d'homosexuelles.

Hollande refuse de recevoir les députés de l'Entente parlementaire pour la famille, opposée au projet.

Une source parlementaire indique que plus de 5.300 amendements ont été déposés sur le texte, soit un nombre inhabituellement élevé.

Hollande réaffirme à Frigide Barjot, porte-parole des opposants, sa détermination à voir adopter le projet de loi et écarte à nouveau l'idée d'un référendum.

- 27 jan: Les partisans de la réforme manifestent à Paris. Il y a 125.000 personnes selon la police, 400.000 selon un organisateur.

commentaires

Les Amis de Nicolas Sarkozy "changent de dimension" avec un nouveau site

Publié le 28 Janvier 2013 par Philippe LE ROUX - Délégué de Circonscription dans UMP

L'association des Amis de Nicolas Sarkozy a lancé lundi un nouveau site internet pour "changer de dimension", mais récuse toute démarche "politique" préparant à un retour de l'ex-président.

Le site a été mis en ligne vers 16H30 sur www.amisdenicolassarkozy.fr, alors que M. Sarkozy célébrait ce lundi ses 58 ans.

La plate-forme contient les archives --photos, communiqués, discours-- du quinquennat de Nicolas Sarkozy, retirées du site de l'Elysée, l'actualité de l'association, et permettra dès mardi d'adhérer en ligne à l'association. En première page, l'ancien président accueille à bras ouverts l'internaute devant un tapis de drapeaux tricolores.

"Nous avons fonctionné jusqu'à aujourd'hui de manière un peu artisanale, on avait un peu du mal à enregistrer et encaisser les adhésions. Là, on va insuffler un nouveau dynamisme pour répondre à la demande. On va changer de dimension", explique à l'AFP Brice Hortefeux, président de l'association.

Les Amis de Nicolas Sarkozy revendiquent plusieurs milliers d'adhérents, mais ne sont pas en mesure de donner un chiffre plus précis.

Le site "est un outil vivant, réactif et offensif. Les membres du bureau de l'association pourront réagir dessus lorsque Nicolas Sarkozy sera injustement attaqué ou qu'une de ses réformes phares sera fustigée", indique Geoffroy Didier, cofondateur de la Droite forte et membre de l'association des Amis.

"Ca doit être compris comme une initiative de fidélité et de reconnaissance à l'action et à la personne de Nicolas Sarkozy", estime Brice Hortefeux. L'ancien ministre de l'Intérieur est catégorique: "Non", le nouveau site ne prépare pas un retour de l'ex-président.

"Le site internet est plus qu'une vitrine, c'est vraiment un outil. Je ne vais pas dire un outil politique, parce que sinon on va nous dire +ça y est, vous préparez le retour de Nicolas Sarkozy+, ce n'est pas ça le sujet", renchérit Geoffroy Didier.

Mais si M. Sarkozy revenait, le site pourrait-il servir de support à sa campagne ? "Ca, c'est une autre histoire, on en reparlera...", répond M. Hortefeux.

L'association des Amis de Nicolas Sarkozy a été créée en mai 2012 par des proches de l'ancien président, après sa défaite à l'élection présidentielle. Elle compte notamment dans ses rangs les anciens ministres Christian Estrosi, Xavier Bertrand, Claude Guéant, Christine Boutin et Nadine Morano.

commentaires

Le projet de loi famille le 27 mars en Conseil des ministres

Publié le 27 Janvier 2013 par Philippe LE ROUX - Délégué de Circonscription dans Le reniement - c'est maintenant !

Alain Vidalies (PS), ministre des Relations avec le parlement, a indiqué vendredi que le projet de loi sur la famille qui comprendra "normalement" l'ouverture de la procréation médicalement assistée (PMA) aux couples de femmes, serait présenté en Conseil des ministres le 27 mars.

Interrogé par RTL sur cette PMA qui fait débat y compris à gauche, M. Vidalies a répondu : "c'est une mesure qui divise davantage" que le mariage homosexuel. "Ce qui a été annoncé, c'est qu'elle serait dans un projet de loi particulier, le projet de loi famille".

"Ce texte sera examiné en Conseil des ministres le 27 mars prochain", a-t-il dit.

L'ouverture de la PMA aux couples de femmes y sera-t-elle ? Elle "sera normalement dans le projet de loi famille, c'est ce qui a été annoncé", a répondu M. Vidalies.

Cette question "sera abordée dans le cadre de la loi famille", a confirmé la ministre déléguée à la Famille Dominique Bertinotti lors de ses vœux.

Mais le projet de loi pourra aussi aborder les droits des enfants nés grâce à la PMA via des dons anonymes de gamètes, a-t-elle ajouté.

"On ne peut pas ignorer que des enfants, aujourd'hui adultes, peuvent vouloir avoir accès à des informations" sur leurs origines, a déclaré Mme Bertinotti.

Or "les enfants nés de PMA n'ont accès à aucune information", a déploré la ministre, citant l'exemple des antécédents médicaux.

A la question de savoir si cela signifiait la levée possible de l'anonymat des dons de gamètes (ovocytes ou spermatozoïdes), Mme Bertinotti a estimé que "le débat (était) posé".

Pour autant, a-t-elle nuancé, "il y a peut-être une marge entre avoir accès à des informations et la levée de l'anonymat du don de gamètes".

Ainsi, il pourrait être "intéressant que les enfants nés de PMA aient des informations non identifiantes (sur leurs parents biologiques) qui fassent partie de leur histoire", a-t-elle enchaîné.

"Doit-on aller dans le cadre de cette loi jusqu'à la levée de l'anonymat (des dons de gamètes), je ne peux pas vous répondre aujourd'hui", a-t-elle insisté.

Soulignant que le "périmètre" de la loi famille n'était pas "complètement fixé", Dominique Bertinotti a aussi indiqué que le projet pourrait aborder la question de l'adoption, uniquement sous l'angle de son accès (aux couples non mariés par exemple) mais pas sous l'angle de ses modalités (difficultés à adopter en France et à l'international).

Actuellement, la PMA n'est autorisée que pour les couples hétérosexuels, mariés ou non, tandis que l'adoption n'est possible que pour les couples mariés ou les célibataires.

Mme Bertinotti a aussi fait part de son intention de faire une "évaluation" de la loi de 2007 sur la protection de l'enfance.

commentaires

Mali: Morin : "inquiet de l'évolution sémantique" de l'exécutif

Publié le 23 Janvier 2013 par Philippe LE ROUX - Délégué de Circonscription dans International

L'ancien ministre de la Défense Hervé Morin a exprimé mercredi son inquiétude face à "l'évolution sémantique du gouvernement et du chef de l'Etat" à propos de l'intervention au Mali, estimant que la France devait dorénavant "fixer des objectifs clairs et s'y tenir".

"Je suis inquiet de l'évolution sémantique du gouvernement et du chef de l'Etat", a-t-il expliqué.

"Pourquoi sommes-nous au Mali ? Nous y sommes pour empêcher les djihadistes de conquérir un Etat faible qui mettrait un Etat terroriste aux portes de l'Europe, protéger un peuple envahi par des fanatiques, favoriser l'engagement des pays africains à lutter contre le terrorisme à l'échelle de la sous-région et permettre au Mali de reconstruire un Etat effondré en recouvrant de la stabilité", a-t-il résumé.

Or, souligne le responsable centriste, on assiste aujourd'hui à "un discours dans lequel on évoque désormais la reconquête complète du territoire malien par les seules armées françaises -territoire plus grand que la France-, un discours aux tonalités afghanes ou bushistes d'éradication du terrorisme (expression utilisée par Jean-Yves Le Drian) ou de destruction du terrorisme (François Hollande)".

"C'était le même discours en Afghanistan -on voit où cela nous a menés", note le député de l'Eure pour qui "la France doit dorénavant fixer des objectifs clairs et s'y tenir".

"Notre intervention militaire c'est pour moi l'émergence d'une force africaine soutenue par les grandes puissances afin de permettre au Mali de recouvrer sa souveraineté et lui donner les moyens de reconstruire son Etat", a-t-il insisté.

"Mais ne nous trompons pas", a-t-il prévenu. "Si nous considérons qu'il appartient à l'armée française et ses 3.000 hommes de reconquérir tout le nord du pays ou d'éradiquer le terrorisme, dont la mobilité et la fluidité se jouent des frontières, et qui, chassé momentanément, reviendra par la fenêtre, nous échouerons".

commentaires

Juppé : le Royaume-Uni dans l'UE mais "pas à n'importe quel prix"

Publié le 23 Janvier 2013 par Philippe LE ROUX - Délégué de Circonscription dans International

Alain Juppé (UMP), ex-ministre des Affaires étrangères, a souhaité mercredi sur TV5 une clarification des liens entre l'Europe et le Royaume-Uni dont il veut le maintien dans l'UE, mais "pas à n'importe quel prix".

Le maire de Bordeaux a jugé "grave" la promesse faite par David Cameron d'un référendum sur l'appartenance à l'Union en cas de victoire de son camp aux élections de 2015.

"Mais je crois qu'il faut clarifier la situation, d'une manière ou d'une autre. Nous avons bien sûr besoin de la Grande-Bretagne dans l'Union européenne, mais pas à n'importe quel prix", a dit l'ancien chef de gouvernement.

"Nous avons aussi besoin d'aller plus loin aussi dans la construction d'une Europe plus intégrée, sur le plan monétaire, budgétaire, fiscal. Mais ce n'est pas l'approche de la Grande-Bretagne", a-t-il observé.

Il faut donc qu'elle "dise ce qu'elle veut". "Sans doute faudra-t-il aller vers une organisation de l'Europe qui permette à ceux qui veulent avancer plus vite de le faire sans être paralysés par ceux qui veulent rester plus en retrait", a argumenté M. Juppé. Un modèle qu'il juge "incontournable".

"Nous ne laisserons pas diluer l'Union européenne et défaire ce que nous avons eu tant de mal à faire depuis un demi-siècle", a prévenu l'ancien chef de gouvernement.

Londres "veut fixer des conditions, à nous aussi de fixer nos conditions", a-t-il dit. "La France et l'Allemagne ont une vision commune de la construction européenne et nous devons être en initiative. Les Anglais auront à se positionner par rapport à cette vision que nous proposons, ce n'est pas à nous d'attendre le diktat britannique".

commentaires

Vœux télévisés de Hollande: 63% des sondés pas convaincus (BVA)

Publié le 4 Janvier 2013 par Philippe LE ROUX - Délégué de Circonscription dans Le reniement - c'est maintenant !

Près de deux Français sur trois (63%) trouvent que François Hollande n'a pas été convaincant lors de ses vœux télévisés du 31 décembre, selon un sondage de BVA pour l'émission d'i>TELE CQFD, publié vendredi.

38% des personnes interrogées ont trouvé le chef de l'Etat "pas vraiment convaincant", et 25% "pas du tout convaincant", soit un total de 63%.

Seuls 32% ont été convaincus par l'allocution présidentielle. 28% ont jugé François Hollande "plutôt convaincant", et 4% "très convaincant".

5% n'ont pas pris position.

Ces réponses ont été fournies par une partie seulement de l'échantillon, ceux qui ont vu ou entendu parler de la prestation télévisée du chef de l'Etat.

D'autre part, 53% du total des sondés jugent "trop ambitieux" l'objectif de François Hollande de faire régresser le chômage d'ici la fin 2013. 33% estiment que c'est "un objectif raisonnable", 13% "un objectif insuffisamment ambitieux". 1% ne se prononce pas.

Le pessimisme est encore plus fort sur la réduction des déficits publics, que François Hollande veut ramener à 3% de la richesse nationale à la fin de l'année. 66% pensent que le président n'atteindra pas cet objectif, contre 33% qui pensent l'inverse. 1% n'a pas d'opinion.

Enquête réalisée auprès d'un échantillon de Français de 1.220 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, recruté par téléphone et interrogé par internet les 3 et 4 janvier.

commentaires

Décès de Burin des Roziers, gaulliste historique et diplomate

Publié le 1 Janvier 2013 par Philippe LE ROUX - Délégué de Circonscription dans Point de Repère

Étienne Burin des Roziers, membre du "premier cercle des fidèles" du général de Gaulle dans la France Libre à Londres et secrétaire général de l'Elysée pendant cinq ans dans les années soixante, est décédé mercredi à l'âge de 99 ans, a annoncé vendredi sa famille dans le carnet du Figaro.

"Durant près de trente années, il fit partie du premier cercle des fidèles de l'entourage gaullien avec Geoffroy Chodron de Courcel, Gaston Palewski, René Capitant ou André Malraux", selon le "Dictionnaire de Gaulle" (Robert Laffont, 2006).

Né le 11 août 1913 à Paris dans une très ancienne famille de la noblesse auvergnate, Étienne Burin des Roziers, diplômé en droit et de l'École libre des sciences politiques, voie royale pour la diplomatie, il entame sa carrière au Quai d'Orsay en 1939.

Attaché d'ambassade à Washington, il rejoint la France libre à Londres en avril 1942 au cabinet militaire du général Georges Catroux, avant de devenir l'année suivant officier d'ordonnance du général de Gaulle.

Dans le cabinet du chef du Gouvernement provisoire à Alger puis à Paris, Etienne Burin des Roziers suit les questions diplomatiques avant de revenir au ministère des Affaires étrangères pour y poursuivre sa carrière, notamment en Yougoslavie et au Maroc.

Il est ambassadeur de France à Varsovie à partir de 1958 avant d'être appelé par le général de Gaulle en janvier à l'Elysée au poste de secrétaire général. A ce poste stratégique qu'il occupera jusqu'au juillet 1967, ce haut fonctionnaire discret suivit le "domaine réservé" (défense, diplomatie...) cher au premier président de la Vème République.

Nommé ensuite ambassadeur à Rome jusqu'en 1972, Etienne Burin des Roziers fut alors désigné par le président Georges Pompidou comme représentant permanent de la France auprès des Communautés européennes entre 1972 et 1975.

Il avait terminé sa carrière comme conseiller d'Etat.

Etienne Burin des Roziers était grand officier de la Légion d'honneur, grand'croix de l'ordre du Mérite et titulaire de la Croix de guerre 1939-1945, de la médaille de la Résistance et de celle de la France Libre.

commentaires