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Les Républicains Guingamp

Site de Philippe LE ROUX, ancien Delegue de la quatrieme circonscription des Cotes-d'Armor et Conseiller chargé des grands projets auprès de la Direction de l'UMP

Décès d’Hélie de Saint Marc

Publié le 26 Août 2013 par Philippe LE ROUX - Délégué de Circonscription dans Point de Repère

Avec la disparition d’Hélie de Saint Marc, c'est un grand Français qui nous quitte. Un homme qui a affronté, avec une admirable dignité et une profonde humanité, les grandes tragédies subies par notre pays depuis la seconde guerre mondiale.

Guidé par un sens aigu du devoir et de l’honneur, à 19 ans, il était entré dans la Résistance. Déporté puis miraculé des camps de la mort, il était resté marqué dans sa chair et dans son âme par la barbarie nazie.

Officier de la Légion étrangère, combattant lors des guerres d’Indochine puis d’Algérie, il a vécu en première ligne les drames de la décolonisation. Il ne pouvait pas supporter d'abandonner à un sort périlleux ceux qui avaient fait le choix de la France, notamment les harkis. Son choix de s’engager dans le putsch en Algérie a été condamné. Cette vie de soldat, tiraillé par sa conscience, prouve combien les tragédies de l’histoire invitent à l'humilité et au refus du manichéisme.

Hélie de Saint-Marc était aussi la preuve que seul le pardon permet de surmonter les épreuves et de reconstruire la fraternité entre des nations et des hommes qui se sont déchirés jusqu’à l’horreur. Depuis des années, il se consacrait ainsi, notamment à travers une œuvre littéraire poignante, à la réconciliation entre la France et l’Allemagne ainsi qu’à l’apaisement des mémoires de tous ceux qui ont eu à souffrir de la guerre d’Algérie. Condamné à de la prison après le putsch d’Alger, puis amnistié par le Général de Gaulle, il avait été progressivement réhabilité par tous les présidents de la Vème République, dont Nicolas Sarkozy qui l’avait décoré des insignes de grand-croix de la Légion d’honneur en novembre 2011. La République est particulièrement grande quand elle sait pardonner.

Au nom de l’UMP, je présente mes plus sincères condoléances à sa famille, à ses proches, et j'invite les Français à méditer le témoignage de cet homme d'honneur.

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Auto-entrepreneurs: la réforme contestée du régime présentée mercredi

Publié le 19 Août 2013 par Philippe LE ROUX - Délégué de Circonscription dans Le reniement - c'est maintenant !

La ministre de l'Artisanat Sylvia Pinel présente mercredi sa réforme du régime des auto-entrepreneurs, très critiquée par les principaux intéressés, mais assure que la concertation va se poursuivre via une mission parlementaire.

Mme Pinel doit soumettre au Conseil des ministres son projet de loi relatif à l'Artisanat, au Commerce et aux Très petites entreprises, dont une partie est consacrée au régime des auto-entrepreneurs.

Ce statut qui concerne aujourd'hui près de 900.000 entreprises, dont moins de la moitié sont en réalité économiquement actives, permet de créer de façon simple et rapide une entreprise en bénéficiant d'un régime fiscal avantageux.

A peine arrivée à Bercy, Mme Pinel s'est attaquée à sa réforme à la demande notamment des artisans, en particulier ceux du bâtiment, qui affirment souffrir de concurrence déloyale.

L'élément clé de son projet, qui soulève nombre de contestations, est la limitation dans le temps du régime et l'abaissement du plafond de chiffre d'affaires à partir duquel un auto-entrepreneur est obligé de basculer dans le droit commun.

Au mois de juin, après une passe d'armes entre Mme Pinel et Matignon, la ministre avait finalement confirmé que ces plafonds seraient pendant deux années consécutives de 19.000 euros dans les services (artisanat et professions libérales) et de 47.500 euros dans le commerce.

Mais la semaine dernière, surprise: le texte du projet de loi dévoilé par la presse ne mentionne pas de montant, et évoque simplement "un seuil fixé par décret pour chaque catégorie d'activité".

Interrogé lundi par l'AFP, le ministère a confirmé que les chiffres de 19.000 euros et de 47.500 euros étaient toujours à l'ordre du jour. Il a en outre rappelé que "le projet de loi ne serait pas examiné au Parlement avant la fin des travaux de la mission parlementaire confiée au député PS Laurent Granguillaume" sur l'entrepreneuriat individuel.

Cette mission, annoncée mi-juin mais qui doit commencer à se réunir en septembre seulement, constitue "un signal". "Pas un résultat, mais un signal extrêmement positif", a affirmé à l'AFP François Hurel, fondateur de l'Union des auto-entrepreneurs, qui compte 380.000 adhérents.

"C'est une solution très sage en ce moment et sur ce sujet", a-t-il estimé, rappelant avoir lui-même demandé fin mai la nomination d'un médiateur pour tenter de résoudre les désaccords.

Selon lui, une solution serait de "sanctuariser le statut de l'artisanat", en accordant aux artisans le "droit exclusif d'exercer un certain nombre de métiers".

Pour Pierre Martin, ancien président de l'Union professionnelle des artisans interrogé par l'AFP, cette mission parlementaire "disposera de beaucoup d'éléments et sera en mesure de juger et de faire des propositions de manière dépassionnée".

les "poussins" toujours hostiles à la loi

Frontalement opposée à l'idée de seuils, la Fédération des Auto-entrepreneurs (Fedae) continue néanmoins d'insister pour que le gouvernement publie un calendrier assurant que rien ne sera transmis au Parlement avant que la mission Grandguillaume ait remis ses conclusions.

Son président Grégoire Leclercq estime en outre que le projet de loi tel qu'il est aujourd'hui "comprend deux autres choses qui peuvent paraître secondaires par rapport aux seuils mais qui sont idiotes".

Il cite l'inscription obligatoire des auto-entrepreneurs au registre du commerce qui, selon lui, va "complexifier énormément les démarches administratives alors qu'on est sur de la simplification". Il regrette également que le bénéfice du financement de la formation soit retiré après un an sans chiffre d'affaires.

Au nom des "poussins", ces auto-entrepreneurs réunis depuis plusieurs mois dans un mouvement de protestations sur les réseaux sociaux, Adrien Sergent a de son côté répété à l'AFP son "hostilité profonde à la limitation du régime dans le temps et l'abaissement du plafond de chiffre d'affaires".

Il a également regretté "un texte pour l'instant assez flou" qui, selon lui, ne donne pas de précisions sur une refonte de l'accompagnement des auto-entrepreneurs, de leur formation ou de leur accès au micro-crédit.

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La France sort de la récession mais l'emploi continue de se dégrade

Publié le 14 Août 2013 par Philippe LE ROUX - Délégué de Circonscription dans Point de Repère

La France est sortie de la récession au deuxième trimestre avec un rebond de l'activité plus important qu'attendu, confortant les "signes encourageants de reprise" notés par le gouvernement, même si l'emploi a continué à se dégrader.

L'Institut national de la statistique et des études économiques a annoncé mercredi dans une première estimation que le produit intérieur brut (PIB) avait progressé de 0,5% au deuxième trimestre par rapport aux trois mois précédent.

Cette hausse fait suite à deux trimestres successifs de repli (-0,2% fin 2012 et début 2013) qui avaient techniquement plongé le pays dans la récession.

Mais sortie de la récession n'implique pas reprise des embauches. L’Insee a parallèlement annoncé un net repli de l'emploi salarié (-27.800 postes) sur cette même période.

La dégradation de l'emploi dans tous les secteurs s'est accentuée, après une baisse de 8.300 postes les trois mois précédents, ce qui continue de mal augurer de l'inversion de la courbe du chômage d'ici la fin de l'année, toujours promise par l'exécutif.

Tous les économistes interrogés ont souligné "la surprise" de ce rebond que personne n'attendait.

Dans ses dernières prévisions, fin juin, l'Insee tablait sur une progression du PIB de 0,2% au deuxième trimestre, puis une stabilisation au troisième et un léger sursaut de 0,1% au quatrième.

Mais alors qu'il avait jusqu'ici annoncé une légère récession de 0,1% sur l'année 2013, l'institut de la statistique estime désormais que l'acquis de croissance généré par ce sursaut de l'activité au deuxième trimestre était de +0,1%. Ce qui signifie que si la croissance devait être nulle au deuxième semestre, l'année s'achèverait en territoire modestement positif de 0,1%.

Mercredi, l'office européen des statistiques Eurostat a de fait annoncé que la zone était officiellement sortie de la récession, avec un PIB en hausse de 0,3% au deuxième trimestre.

Le sursaut observé en France est selon l'Insee largement lié à la demande intérieure finale (hors stocks) qui génère 0,3 point des 0,5 points de croissance du trimestre. Les variations de stocks des entreprises contribuent par ailleurs pour 0,2 point à ce rebond de l'activité. L'impact du commerce extérieur est cette fois-ci neutre sur la croissance.

Mais malgré un frémissement d'optimisme, rien n'autorise à penser que l'activité économique va continuer à progresser de manière durable. "On sait qu'une reprise ne peut être durable que s'il y a de l'investissement, or il n'y a pas d'investissement", a commenté Eric Heyer, économiste à l'Observatoire français des conjonctures économiques.

Si sa chute a décéléré, l'investissement a en effet, selon l'Insee, continué de reculer de 0,5% au deuxième trimestre, après -1% les trois mois précédents.

Dans le détail, plusieurs facteurs conjugués expliquent l'embellie du printemps. La consommation des ménages a grimpé de 0,4% au deuxième trimestre (-0,1% au premier) et la production totale des biens et services a retrouvé quelques couleurs, se redressant de 2% dans le secteur manufacturier, portée par le rebond de la production de matériel de transport (+8,2%) dans les industries automobiles et aéronautiques, et de 0,7% dans les services.

"Pour restaurer un niveau de croissance à la hauteur de notre ambition pour la France, et créer des emplois durables, nous devons entreprendre sans tarder les réformes structurelles qui s'imposent", a déclaré le président de la principale organisation patronale française, Pierre Gattaz.

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Sarkozy veut la transparence sur les effectifs de police à son service

Publié le 12 Août 2013 par Philippe LE ROUX - Délégué de Circonscription dans Point de Repère

Nicolas Sarkozy a protesté lundi dans un communiqué contre les chiffres publiés par le journal Le Parisien sur son dispositif de protection policière, et affirmé qu'il bénéficiait "du même traitement que tous les anciens présidents de la République".

Sous le titre "Les vacances très protégées de Sarkozy", le quotidien publie ce lundi une brève affirmant qu'"outre la dizaine de membres du SPHP (Service de protection des hautes personnalités) qui se relaient" autour de lui, l'ancien président mobilise au Cap Nègre (Var) pour la surveillance de sa résidence de vacances "cinq équipes de trois fonctionnaires" d'une compagnie de CRS.

De fait, ces chiffres ont été confirmés par des sources policières concordantes interrogées par l'AFP, soulignant qu'ils s'expliquaient simplement par la nécessité d'un relais 24 heures sur 24 auprès d'une telle personnalité, et des heures de repos à prendre.

Les membres du SPHP travaillent par deux auprès de M. Sarkozy. Et la surveillance de la résidence du Cap Nègre est assurée par des astreintes de trois CRS, selon ces sources. Les congés, RTT ou jours consacrés à l'entraînement physique justifient que les fonctionnaires soient nombreux, précisent-elles.

Dans un communiqué publié par ses services, pointant "des informations inexactes" des médias, Nicolas Sarkozy assure qu'il "bénéficie du même traitement que tous les anciens présidents de la République, défini par une circulaire du Premier ministre de janvier 1985, mis en œuvre pour la sécurité par le ministère de l'Intérieur, dispositif qui correspond à la menace qui peut peser sur une personnalité qui est ou a été exposée".

"Ce dispositif n'est aucunement défini par la personne protégée mais évalué par les services du ministère de l'Intérieur", poursuit le texte.

Selon les sources policières interrogées, Nicolas Sarkozy, l'ancien président qui a été en fonction le plus récemment, bénéficie pour sa protection personnelle de dix policiers du SPHP, Jacques Chirac, huit (quatre policiers et quatre gendarmes) et Valéry Giscard d'Estaing, six.

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Goasguen (UMP): Hollande doit lire le rapport du FMI au lieu de "faire le camelot"

Publié le 9 Août 2013 par Philippe LE ROUX - Délégué de Circonscription dans Le reniement - c'est maintenant !

Le député UMP Claude Goasguen a conseillé vendredi à François Hollande de profiter de ses vacances pour lire le rapport du FMI, au lieu de "faire le camelot" de ses outils "du passé" contre le chômage .

Interrogé par Europe 1 sur le congé estival du chef de l'Etat après une série de visites sur le thème de l'emploi, le maire du XVIème arrondissement de Paris lui a recommandé de "lire le rapport du FMI".

Dans ce rapport annuel publié lundi, le Fonds monétaire international juge que Paris devrait ralentir son rythme de réduction du déficit public afin de soutenir la reprise, et le réduire davantage en réduisant des dépenses publiques, et moins en augmentant les impôts. Le président Hollande doit "prendre une semaine de réflexion au lieu d'aller faire le camelot dans toute la France pour essayer de vendre des produits qui ne sont pas des produits de relance économique", selon M. Goasguen. "C'était de la mauvaise com". "Des propositions, il n'y en a eu aucune".

"Cette méthode du traitement social qu'on vend un peu comme de la camelote, c'est très mauvais". "Dans une période où les choses sont difficiles, cela peut calmer, mais si la relance se fait, cela devient un handicap", selon le député parisien.

"Tout cela, ce sont des méthodes du passé", a-t-il tranché.

Il s'en est pris aussi à Jean-Marc Ayrault, qui prend le relais du président la semaine prochaine. "Il n'est pas fait pour être Premier ministre. Il n'y a pas de souffle dans son gouvernement - si, il y a quelquefois des souffles malsains comme ceux de Taubira - mais il n'est pas à sa place". "On n'a pas de Premier ministre", a insisté l'élu d'opposition.

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78% des Français contre le port du voile ou du foulard en salle de cours à l'université

Publié le 8 Août 2013 par Philippe LE ROUX - Délégué de Circonscription dans Point de Repère

78% des Français sont opposés "au port du voile ou du foulard islamique dans les salles de cours des universités", selon un sondage Ifop réalisé pour le Figaro à paraître vendredi.

4% des sondés sont favorables au port du voile ou du foulard dans les salles universitaires, 18% sont sans opinion.

Les sympathisants de gauche sont contre à 67% (8% pour, 25% indifférents), tandis que les sympathisants de l'UMP y sont opposés à 91% (0% pour, 9% indifférents) et les sympathisants du FN sont contre à 95% (2% pour, 3% indifférents).

Les jeunes sont les plus favorables (11% des moins de 35 ans, contre 63% d'opposants), les retraités sont les plus défavorables (86% des plus de 65 ans, contre 1% de favorables).

Sondage réalisé en ligne par questionnaire auto-administré les 6 et 7 août auprès d'un échantillon de 952 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas.

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Hortefeux accuse le gouvernement de vouloir "masquer" un afflux de mineurs étrangers

Publié le 8 Août 2013 par Philippe LE ROUX - Délégué de Circonscription dans Le reniement - c'est maintenant !

L'ancien ministre UMP Brice Hortefeux a accusé jeudi le gouvernement de vouloir "masquer" une incapacité à maîtriser l'immigration par une "dilution", sur tout le territoire, de la présence de mineurs étrangers isolés.

L'eurodéputé et vice-président de l'UMP était interrogé par RTL sur la polémique autour d'un arrêté du président centriste du conseil général de la Mayenne, Jean Arthuis, mettant fin provisoirement à cet accueil dans son département, ce qui lui a valu d'être tancé par les ministres de la Justice et de l'Intérieur.

Pour M. Hortefeux, Christiane Taubira a "par circulaire, décidé unilatéralement une répartition nouvelle de ces mineurs isolés dont d'ailleurs, malheureusement, une partie appartient à des réseaux manipulés par des mafias et pour une autre petite partie, on peut malheureusement considérer qu'il y a parfois des fraudes à l'âge".

Il a été décidé "à l'initiative d'amis de Mme Taubira, notamment de la région parisienne, de dire : puisqu'il y en a beaucoup chez nous, autant les envoyer ailleurs", a déploré M. Hortefeux.

L'ex-ministre de l'Intérieur a cité l'exemple d'un département de la région Centre, qu'il n'a pas nommé, qui accueille 40 de ces mineurs et auquel il est demandé d'en recevoir 240.

Chaque mineur isolé "coûte 72.000 euros par an aux contribuables", a affirmé le responsable d'opposition, évaluant à 1,2 million d'euros le surcoût pour cette collectivité à laquelle est proposée "une compensation de 100.000 euros".

Tout cela, aux yeux du proche de Nicolas Sarkozy, "rappelle que le gouvernement est aujourd'hui incapable de maîtriser les flux irréguliers, notamment des mineurs, et tente donc de le masquer par une nouvelle répartition, une dilution sur tout le territoire".

"C'est encore une fois un mauvais signal adressé en matière de gestion des flux migratoires", a poursuivi M. Hortefeux.

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Retraites: l'UMP présentera à la rentrée sa contre-réforme

Publié le 7 Août 2013 par Philippe LE ROUX - Délégué de Circonscription dans UMP

L'UMP présentera à ses militants début septembre une contre-réforme des retraites avant d'organiser une convention sur cette thématique le 1er octobre, a déclaré jeudi à l'AFP le député Hervé Mariton, qui pilote le projet.

Parmi les mesures fortes qui seront proposées figureront notamment le recul de l'âge légal de départ à la retraite à 65 ans, un allongement de la durée de cotisation à 44 années à l'horizon 2020 et une convergence vers un régime unique des différents régimes de retraites.

"Nous présenterons ce contre-projet à la rentrée (...) qui aura le principe d'être clair avec une convergence (des différents régimes) pour plus d'équité et d'efficacité (...) et en jouant sur les mesures d'âge qui peuvent être une solution courageuse et audacieuse", a expliqué le député de la Drôme.

Selon lui, l'avancée vers un régime général unique de retraites --en fusionnant le régime privé, celui des fonctionnaires et les régimes spéciaux--, qui doit se faire "en prenant son temps et pas brusquement", permettrait de réaliser environ 6 milliards d'euros d'économies.

Quant au recul de l'âge légal de départ à 65 ans et l'allongement à 44 années de cotisation, M. Mariton estime que "l'horizon 2020-2023 constitue certes une pente raide, mais nécessaire pour garantir le financement" du régime des retraites, précisant que des discussions internes au parti devaient encore avoir lieu à ce sujet.

Concernant les inégalités dans les carrières, que ce soit la pénibilité ou les inégalités hommes/femmes, ces sujets "n'ont pas à être traités dans une réforme des retraites mais plus en amont", indique-t-il.

M. Mariton s'est également dit favorable à la mise en place d'une retraite à points, idée défendue par la CFDT et auquel le gouvernement socialiste réfléchit, notamment avec la mise en place d'un "compte individuel de pénibilité" pour les salariés exposés à un facteur de risque de réduction de leur espérance de vie à la retraite.

Mais pour l'élu UMP, cela nécessite une révolution à plus long terme du système pour s'inspirer du système des régimes complémentaires: "Il faut une réforme systémique, pérenne, et arrêter les réformes périodiques pour apporter une réponse sur la durée et rassurer les Français", a-t-il ajouté.

Conscient que certains points peuvent soulever l'opposition des partenaires sociaux, le député a confiance dans "l'écoute" des Français: "ils ont changé leur vision, aujourd'hui l'opinion s'est retournée sur l'âge avec beaucoup de lucidité car on ne peut pas augmenter les cotisations et baisser la compétitivité. Il faut profiter de cette évolution positive de l'état d'esprit de nos concitoyens".

Une nouvelle réforme des retraites est en chantier, même si la dernière en date remonte seulement à 2010, sous le gouvernement Fillon. Le Premier ministre en dévoilera les grandes lignes les 26 et 27 août en recevant à nouveau les syndicats et le patronat. Le projet de loi sera présenté en conseil des ministres le 18 septembre.

Le Parti socialiste, de son côté, a déjà adopté, en juillet, ses propositions de réforme. Il ne propose pas de revenir sur l'âge légal de départ à la retraite, porté à 62 ans par la réforme de 2010.

Concernant la durée de cotisation --portée à 41,5 années par la dernière réforme-- le PS juge qu'un allongement après 2020 est "possible", mais qu'"il ne devra pas excéder la moitié des gains d'espérance de vie". Avant 2020, le PS est "opposé à l'accélération du calendrier des durées de cotisations".

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Crise de l'oeuf : des producteurs bretons disent vouloir casser 100.000 oeufs par nuit

Publié le 7 Août 2013 par Philippe LE ROUX - Délégué de Circonscription dans Point de Repère

Des producteurs d'œufs ont annoncé mercredi vouloir casser quotidiennement 100.000 œufs sur la voie publique lors d'actions nocturnes en Bretagne afin de protester contre la faiblesse des cours, dans un contexte de surproduction européenne.

Dans la nuit de mardi à mercredi, "plus de 100.000 œufs ont été détruits dans les Côtes d'Armor lors d'actions chez (le distributeur) Lidl à Ploumagoar et sur un rond-point de Bourbriac", a indiqué à l'AFP un porte-parole du collectif informel de producteurs en colère.

La permanence à Loudéac du député UMP des Côtes d'Armor, Marc Le Fur, a par ailleurs été taguée et recouverte notamment de l'inscription "Œuf on crève", a-t-il été constaté.

La destruction de 100.000 œufs par jour correspond à "5% de la production" des aviculteurs concernés, dans un effort pour faire remonter les cours, a indiqué le porte-parole, qui a souhaité conserver l'anonymat. "Nous appelons les grandes organisations d'acheteurs à en faire autant et à détruire eux aussi 5% de leurs stocks", a-t-il ajouté.

Dans un communiqué, le collectif a indiqué demander en outre une application "au niveau national" de la réduction de 5% de la production, et la "mise à disposition par l'Etat d'un endroit pour détruire ces œufs" avec "contrôle et suivi de la disposition".

"Sans suivi de cette action" d'ici "dimanche", une "radicalisation du mouvement va arriver avec obligatoirement des dommages collatéraux. Nos élevages et nos familles sont exsangues", est-il précisé dans le communiqué.

Les producteurs d'œufs protestent depuis plusieurs mois contre la faiblesse des cours, qui ne permettent plus selon eux de couvrir la hausse des coûts de production et surtout d'amortir d'importants investissements consentis en application d'une directive européenne sur le bien-être des pondeuses, entrée en vigueur en janvier 2012.

En 2012, le prix de l'œuf avait fortement crû en raison d'une pénurie relative due à cette phase de mise aux normes.

Mais aujourd'hui, "l'offre est excédentaire et, malgré les prix de revient très élevés, la grande distribution et l'industrie tirent constamment les prix vers le bas", déplore Yves-Marie Beaudet, président de la section œufs de l'Union des groupements de producteurs de viande de Bretagne et des Pays de Loire (UGPVB), qui représente 40% de la production française d'œufs avec 20 millions de pondeuses.

Ainsi, "le prix moyen payé aux producteurs est tombé à 75 centimes le kilo (4,57 centimes par œuf, ndlr) alors que le prix de revient est de 95 centimes", selon M. Beaudet.

L'UGPVB, qui souligne ne pas s'associer aux opérations coup-de-poing, estime que l'Union européenne souffre d'un excédent de "15 à 20 millions" de pondeuses, sur un total d'environ 350 millions.

"C'est pourquoi nous avons réduit notre production de 7% depuis avril et envisageons une nouvelle baisse de 5% pour soutenir les cours. Il est hors de question de continuer à laisser spéculer sur le prix de l'œuf", a déclaré M. Beaudet à l'AFP.

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