Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
Les Républicains Guingamp

Site de Philippe LE ROUX, ancien Delegue de la quatrieme circonscription des Cotes-d'Armor et Conseiller chargé des grands projets auprès de la Direction de l'UMP

Le moral des TPE au plus bas depuis 2000 (sondage)

Publié le 31 Juillet 2014 par Philippe LE ROUX - Délégué de Circonscription dans Point de Repère

Le moral des très petites entreprises n'a jamais été aussi bas depuis 2000, tant au niveau de l'optimisme général que de l'embauche et de la confiance envers le gouvernement, selon le baromètre trimestriel Ifop réalisé pour la société Fiducial jeudi.

85% des patrons de TPE (de 0 à 19 salariés) se disent pessimistes sur la situation en France, et 64% sur l'avenir de leur activité, soit les deux scores les plus élevés depuis la création du baromètre en décembre 2000.

Les personnes interrogées jugent que la situation financière de leur entreprise s'est détériorée de 32% en moyenne au cours des trois derniers mois, ce qui représente l'évolution la plus négative depuis 2000, et une chute de sept points en trois mois.

Près de quatre patrons sur dix (39%) qualifient leur situation de "plutôt" ou "très préoccupante", score le plus haut depuis avril 2010.

Les recettes de ces entreprises sont en baisse de 6,6% sur les trois derniers mois, un chiffre qui n'a cessé de se contracter depuis octobre 2011. La trésorerie reste cependant en majorité à l'équilibre (48%), avec 26% des entreprises dans le rouge et 26% dans le vert.

L'emploi est en baisse pour le quatrième trimestre consécutif. Le taux d'embauche remonte d'un point mais les suppressions de poste rattrapent toujours les embauches, et les sondés anticipent plutôt de se séparer de leurs salariés avec un taux de création nette d'emplois négatif (-0,5) pour juillet, août et septembre.

"L'optimisme des patrons de TPE est lourdement entamé. Il faudra une autre politique du gouvernement pour le restaurer et inverser les courbes de l'emploi et de situation financière", a commenté Jean-Marc Jaumouillé de Fiducial dans un communiqué.

La confiance envers le gouvernement, autre critère de ce baromètre, est retombée à son niveau d'avant le remaniement : seuls 19% des sondés déclarent avoir confiance dans les actions de l'équipe de Manuel Valls, alors qu'ils étaient 66% à approuver sa nomination lors du dernier sondage.

La France compte 2,5 millions de TPE, qui représentent 96,8% du nombre total d'entreprises en France hors agriculture, services financiers et administration, indique l'Ifop en citant l'Institut national de la statistique et des études économiques (Insee).

 

Le sondage a été mené auprès de 1.002 dirigeants de TPE de 0 à 19 salariés (hors auto-entrepreneurs), interrogés par téléphone du 30 juin au 15 juillet 2014.

commentaires

Quel avenir pour LCI? Les scénarios possibles

Publié le 31 Juillet 2014 par Philippe LE ROUX - Délégué de Circonscription dans Point de Repère

Après le refus du CSA de basculer LCI sur la TNT gratuite, l'avenir de la chaîne et de ses 250 salariés apparaissent incertains. Voici les scénarios possibles pour la chaîne info.

 

UN RECOURS AUPRES DU CONSEIL D'ETAT

"Le seul recours possible, c'est une action devant le Conseil d'Etat pour contester la légalité de la décision", estime Olivier Cousi, associé chez le cabinet d'experts Gide, spécialiste en droit de l'audiovisuel.

Toutefois, le Conseil d'Etat s'applique à juger "la légalité de la décision, et pas l'opportunité de la décision": "il peut apprécier si le CSA a respecté précisément la totalité des prescriptions légales", précise-t-il.

La chaîne a deux mois pour déposer son recours, indique-t-on au Conseil d'Etat. Quant au délai de jugement, il est propre à chaque dossier mais il se situe autour des neuf mois. Les "douze à dix-huit mois" évoqués par Nonce Paolini, qui estimait qu'un recours "prendrait beaucoup de temps", sont donc envisageables.

 

UN REEXAMEN PAR LE CSA DANS QUELQUES MOIS

Lors de l'annonce de sa décision mardi, le CSA avait précisé qu'"une évolution plus favorable des conditions de marché pourrait justifier un réexamen à l'avenir".

"Le CSA se place à un moment donné: le marché publicitaire, à la date à laquelle la décision est prise, est considéré comme n'allant pas bien, mais il ne dit pas que c'est le cas pour toujours", analyse Olivier Cousi.

"Il est susceptible d'être ressaisi et il dit +revenez me voir dans deux mois, dans six mois si vous estimez que les conditions économiques du marché ont changé+", continue-t-il.

 

UNE REPRISE PAR LES ACTIONNAIRES DU MONDE

Peu après l'annonce du CSA, les propriétaires du groupe Le Monde ont confirmé leur intérêt pour la reprise de LCI. Une reprise qu'ils estimaient "complémentaire des activités du Monde et en cohérence avec la transformation en cours du groupe".

"Les actionnaires du Monde sont prêts à assurer la pérennité de LCI et à se porter garant de son indépendance", précisant vouloir prendre contact "dans les prochains jours" avec les actionnaires de LCI (groupe TF1) pour entamer des discussions, avait écrit dans un courriel Louis Dreyfus, au nom de Pierre Bergé, Xavier Niel et Matthieu Pigasse.

Mais, selon Pierre Vantorre, délégué syndical CFTC à LCI, la chaîne "n'a reçu aucune offre: le PDG a dit qu'il n'y avait aucun commencement de négociation".

 

LA FERMETURE DE LA CHAÎNE...

Dès la décision tombée, le patron de TF1, Nonce Paolini, avait réaffirmé son intention de fermer la chaîne au 31 décembre, ce qu'il disait depuis septembre 2013.

"Lors d'une réunion informelle, le PDG de TF1 a confirmé qu'il souhaitait fermer la chaîne", a indiqué Philippe Vantorre, délégué CFDT à TF1. Un comité d'entreprise extraordinaire est prévu le 1er septembre: il pourrait s'agir "du point de départ d'un processus, peut-être d'un plan de sauvegarde pour l'emploi", selon le syndicaliste.

Mercredi, le président du CSA, Olivier Schrameck, avait dit souhaiter "vraiment que le groupe TF1 accepte de maintenir cette chaîne".

 

...AVEC UNE POSSIBLE REPRISE DE CERTAINS SALARIES PAR BFMTV ET I-TELE

Ces derniers jours, BFMTV et i-Télé avaient déclaré: "sur la base de 103 journalistes (CDI) indiquée dans le rapport financier 2013 de LCI, nous proposons que nos groupes reprennent deux tiers des personnes concernées [en ouvrant] 33 postes chacun".

Une hypothèse qui menacerait les emplois précaires à BFMTV. Selon Céline Bruel, déléguée SNJ à BFMTV, les syndicats sont "inquiets" et "vigilants": "certains salariés en CDD n'ont pas été reconduits".

Le sort des salariés de BFMTV était dans tous les cas lié à la décision du CSA, explique Anabelle Roger, déléguée FO du groupe NextRadioTV. "La direction était déjà dans une logique de gel des embauches, dans la perspective du passage de LCI en gratuit", dit-elle.

 

Les recettes publicitaires de la chaîne d'infos BFMTV auraient été amputées de 10 millions d'euros (sur 70 millions en 2013), si LCI avait obtenu gain de cause, assure Alain Weill, patron de sa maison mère NextRadioTV.

commentaires

UE: adoption formelle des sanctions économiques contre la Russie

Publié le 31 Juillet 2014 par Philippe LE ROUX - Délégué de Circonscription dans International

Les dirigeants de l'UE ont formellement adopté jeudi les sanctions économiques contre la Russie pour contraindre le président Vladimir Poutine à cesser de soutenir les séparatistes prorusses dans l'est de l'Ukraine, a annoncé le Conseil européen.

L'approbation a été donnée par les 28 gouvernements via une procédure écrite, ce qui évite la convocation d'un sommet européen. Elle donne une base légale à l'accord trouvé mardi par leurs ambassadeurs à Bruxelles.

Les sanctions seront publiées dans la journée au Journal officiel de l'UE et entreront en vigueur dès vendredi. Le texte précise le périmètre des sanctions adoptées, ce qui va permettre aux entreprises européennes de savoir ce qui est interdit et ce qui est permis.

L'UE veut réduire l'accès de la Russie aux marchés de capitaux européens. Les entreprises de l'UE ne pourront plus acheter des obligations, des actions ou tout autre instrument financier auprès des institutions financières russes, notamment les banques publiques, et de leurs filiales, a précisé le Conseil dans son communiqué.

L'UE a en outre décrété un embargo sur les achats et les ventes d'armes, de matériel militaire et de biens à double usage militaire et civil à la Russie.

L'accord limite enfin les ventes à la Russie de technologies sensibles et d'équipements dans le secteur de l'énergie, soumises à une autorisation préalable des États membres.

Aucune licence d'exportation ne sera délivrée pour les équipements destinés aux forages pétroliers en eaux profondes pour l'exploration ou pour la production, ainsi que pour les forages pour le pétrole de schiste.

"Toutes ces interdictions concernent les nouveaux contrats", précise le communiqué du Conseil, ce qui permettra à la France d'honorer son contrat de vente de deux porte-hélicoptères Mistral à la Russie, malgré les dénonciations de la présidente lituanienne Dalia Grybauskaite.

C'est un "avertissement fort", a souligné mardi le président du Conseil européen, Herman Van Rompuy. "La déstabilisation de l'Ukraine ou de tout autre pays voisin aura des coûts énormes pour l'économie russe", a-t-il averti. "Nos appels sont restés lettre morte (...) les armes et les combattants continuent d'affluer en Ukraine depuis la Russie", a-t-il accusé.

L'UE a durci sa position depuis le crash mi-juillet d'un avion malaisien dans l'est de l'Ukraine, attribué à un tir de missile par les séparatistes pro-russes.

 

Ce drame, qui a coûté la vie à 298 personnes, a poussé les Européens à frapper l'économie russe et à passer à la "phase 3" de leurs sanctions.

commentaires

Le secteur privé a détruit 100.000 postes en 2013, la plupart des régions touchées

Publié le 30 Juillet 2014 par Philippe LE ROUX - Délégué de Circonscription dans Le reniement - c'est maintenant !

Le secteur privé a détruit 100.000 postes en 2013, après une stabilisation de l'emploi en 2012, et la perte d'emplois a touché presque toutes les régions, selon des données publiées jeudi par l'Acoss, qui coordonne le réseau des Urssaf.

En moyenne en 2013, les entreprises du secteur privé ont employé 17,8 millions de salariés, soit 0,6% de moins que l'année précédente.

"Les pertes d'emploi sont plus importantes sur les deux premiers trimestres, les effectifs salariés se stabilisant au quatrième trimestre", précise l'Agence centrale des organismes de sécurité sociale.

L'emploi est notamment en recul dans l'intérim, qui a perdu 34.000 postes (-5,6%) en moyenne annuelle. L'ampleur de cette baisse "ne reflète toutefois pas les évolutions enregistrées tout au long de l'année", nuance l'Acoss, qui note qu'au 4e trimestre 2013, l'intérim était en hausse de 3,1% sur un an.

Par secteur d'activité, l'emploi accentue sa dégradation dans l'industrie (-1,3% après -0,4% en 2012) et la construction (-1,9% après -0,9%). Il se stabilise en revanche dans le tertiaire hors intérim, secteur qui représente 70% des emplois du secteur privé.

"Les secteurs les mieux orientés sont notamment l'action sociale et l'hébergement médicosocial (+21.000 postes), les activités informatiques (+6.000) et les activités récréatives (+3.000)", selon l'Acoss.

La plupart des régions ont perdu des effectifs salariés en 2013. A l'exception des Pays-de-la Loire et de l'Ile-de-France, les régions de la moitié nord enregistrent des baisses de 1% ou plus. La région Picardie a ainsi vu ses effectifs salariés baisser de 2%, les régions Lorraine et Champagne-Ardenne de 1,9%. C'est en Franche-Comté que l'emploi a reculé le plus en 2013 (-2,1%).

En revanche, les régions de la moitié sud, à l'exception du Limousin, ont connu des baisses plus mesurées voire des créations nettes d'emplois. C'est le cas de la Corse (+0,7%) et de Midi-Pyrénées (+0,3%).

En outre-mer, la Réunion (+0,1%), la Guadeloupe (+0,7%) et la Guyane (+3,1%) ont enregistré des créations nettes d'emploi. En Guyane, les secteurs de la construction, de l'action sociale et du commerce ont été particulièrement dynamiques.

L'emploi est resté stable l'an passé en Ile-de-France et en Martinique.

Malgré les destructions de postes, la masse salariale du secteur privé a continué de progresser en 2013 (+1,2%), mais moins rapidement qu'en 2012 (+2,1%). Elle s'élève à 520 milliards d'euros.

Sur la même période, le salaire moyen par tête a augmenté de 1,8%, plus rapidement que les prix à la consommation (+0,7%). Par conséquent, le pouvoir d'achat des salariés du privé a progressé de 1,0% en 2013.

 

Les statistiques de l'Acoss portent sur les effectifs salariés du secteur privé non agricole, excluant également les emplois à domicile.

commentaires

Ioukos: la Russie condamnée par la CEDHLe jugement de la CEDH qui ordonne à Moscou de verser près de 1,9 milliard d'euros aux anciens actionnaires de l'ex-groupe pétrolier Ioukos à titre de dé

Publié le 30 Juillet 2014 par Philippe LE ROUX - Délégué de Circonscription dans International

Le jugement de la CEDH qui ordonne à Moscou de verser près de 1,9 milliard d'euros aux anciens actionnaires de l'ex-groupe pétrolier Ioukos à titre de dédommagement est injuste et partial, a estimé jeudi le ministère russe de la Justice.

"Le ministère de la Justice de la Russie ne considère pas cette décision comme un exemple d'une approche juste et impartiale d'évaluation des éléments juridiques et factuels de l'affaire", a-t-il indiqué dans un communiqué.

Le ministère rappelle également que la décision de la CEDH peut faire l'objet d'un appel dans un délai de trois mois, sans préciser si la Russie entend le faire.

La Cour européenne des droits de l'homme (CEDH) a ordonné jeudi à la Russie de verser près de 1,9 milliard d'euros aux anciens actionnaires de l'ex-groupe pétrolier Ioukos, à titre de dédommagement pour des irrégularités dans la procédure fiscale intentée contre la société en 2000.

 

Moscou avait également été condamnée lundi par un autre tribunal international, la cour permanente d'arbitrage de La Haye, à verser 50 milliards de dollars d'indemnités aux ex-actionnaires de Ioukos.

commentaires

La bataille parlementaire sur la transition énergétique lancée début octobre

Publié le 30 Juillet 2014 par Philippe LE ROUX - Délégué de Circonscription

Le projet de loi visant à alléger la facture énergétique de la France tout en réduisant sa dépendance au nucléaire et aux énergies fossiles, est enfin sur les rails: il sera discuté dès octobre à l'Assemblée, où la bataille s'annonce ardue tant les intérêts divergent.

Désormais baptisé "loi de programmation de la transition énergétique vers la croissance verte", le texte a été présenté en conseil des ministres mercredi.

"Le système économique est à bout de souffle, il faut réinventer quelque chose", a estimé à la sortie du conseil la ministre de l'Ecologie et de l'Energie, pour qui ce sera "la législation la plus avancée de l'Union européenne en la matière".

Pour parvenir à cette loi aux "objectifs ambitieux", qui propose "des mesures concrètes immédiates", Ségolène Royal dit avoir tenté de "faire converger des positions antinomiques".

Pro et antinucléaires, évolution de la consommation d'énergie, soutien aux renouvelables, nouvelles normes de construction, aides à la rénovation de l'habitat, primes aux véhicules électriques, simplification administrative, lutte contre la précarité énergétique: les sujets d'affrontement qui ont émaillé l'élaboration du texte ne manqueront pas de ressortir lors des débats parlementaires.

"Les députés commencent à recevoir des propositions d'amendements, leur téléphone va crépiter d'ici octobre", a commenté un observateur ayant suivi le débat national sur la transition énergétique qui a réuni parlementaires, collectivités, ONG, syndicats, entreprises et experts pendant plusieurs mois en 2013.

Si la transition énergétique est un projet phare du quinquennat, c'est que les dépenses pour se chauffer et se déplacer pèsent toujours plus lourd dans le budget des ménages (3.210 euros par foyer en 2013) et que la facture pétrolière (66 milliards d'euros en 2013) plombe la balance commerciale française.

Le but est de stopper cette pente dangereuse, tout en sécurisant l'approvisionnement énergétique du pays, en créant des emplois et en réduisant la pollution.

Cette loi de programmation fixe plusieurs grands objectifs: en 2050, la consommation d'énergie doit être diminuée de moitié par rapport à 2012, surtout grâce à un habitat beaucoup plus économe. "La rénovation des bâtiments est la priorité des priorités", affirme Ségolène Royal.

- Le nucléaire plafonné -

Cette ambition, associée à une baisse de 30% des énergies fossiles consommées en 2030, doit aussi permettre à la France de remplir des engagements contre le changement climatique: diminuer les gaz à effet de serre de 40% entre 1990 et 2030 et les diviser par 4 en 2050.

Pour l'autre secteur clé des transports, le projet prévoit de remplacer un véhicule de l'Etat sur deux par un modèle propre (électrique, hybride ou peu polluant) et une prime à la mise au rebut des vieux diesel.

Enfin, conformément à un engagement de François Hollande, la part du nucléaire, dont les coûts sont appelés à se renchérir, devra passer de 75% actuellement à 50% à horizon 2025 dans la production d'électricité.

Pour y parvenir, le gouvernement va continuer à soutenir le secteur des énergies renouvelables, notamment l'éolien, et la valorisation des déchets (bois, déchets agricoles et agroalimentaires). L'ambition est d'avoir 32% d'énergie renouvelable en 2030, contre un peu plus de 13% en 2012.

Il a aussi décidé de plafonner au niveau actuel (63 gigawatts), la puissance de production nucléaire et de définir via une programmation pluriannuelle de l'énergie (PPE) la part de chaque source d'énergie. Dans ce cadre, l'entrée en service de l'EPR de Flamanville (1.600 megawatts) impliquera des arrêts de réacteurs, mais EDF choisira ceux qu'elle souhaite fermer.

Alors que des voix s'interrogeaient sur la constitutionnalité du plafonnement de la production nucléaire, Ségolène Royal a annoncé que le Conseil d'Etat l'avait tout récemment validé, "tout comme le pilotage du mix énergétique".

Le gouvernement entend mobiliser sur trois ans environ 10 milliards d'euros et mise sur un effet de levier: prêts à moins de 2% pour les collectivités (5 milliards), allègement fiscal pour les particuliers (30% des travaux, jusqu'à 16.000 euros), relance du prêt à taux zéro (jusqu'à 30.000 euros).

 

La création d'un chèque-énergie pour les ménages précaires est aussi "actée", a indiqué Mme Royal, mais "le dispositif reste à finaliser" et à financer.

commentaires

Les prestations de protection sociale ont augmenté de 3,3% en 2012

Publié le 30 Juillet 2014 par Philippe LE ROUX - Délégué de Circonscription dans Point de Repère

Les prestations de protection sociale en France ont représenté 653 milliards d'euros en 2012 et ont augmenté de 3,3%, un rythme proche de celui observé en 2010 et 2011 mais en repli sur les années 2000-2009, selon des statistiques ministérielles consultées mercredi par l'AFP.

Les recettes de la protection sociale ont de leur côté augmenté de 3,9%, un rythme légèrement moins rapide qu'en 2011 (4,5%) à 691,5 milliards, relève aussi la Direction de la recherche, des études, de l'évaluation et des statistiques (Drees).

Cette hausse des recettes s'explique en partie par une croissance relativement dynamique des cotisations entraînée par "la modification du dispositif de réduction de cotisations" des heures supplémentaires et par "le relèvement des taux de cotisation retraite au 1er novembre 2012".

Impôts et taxes (+5,8%) contribuent également à tirer vers le haut les ressources de la protection sociale qui représentaient en 2012 33,1% de la richesse nationale (PIB).

"Les recettes de la protection sociale progressent, pour la deuxième année consécutive, à un rythme plus rapide que les dépenses", note la Drees selon laquelle "ces évolutions conduisent à une nette réduction du déficit courant des régimes d'assurance sociale".

Dans le détail, les dépenses maladie (27% du total des prestations) et vieillesse (46%) poursuivent leur décélération. Les seules dépenses liées à la maladie ont représenté 178,4 milliards d'euros, soit une "faible progression" de 2,4% due à "la meilleure maîtrise de la dépenses engagée" après 2005 et aux mesures d'économies prises chaque année dans le budget de la Sécu, explique la Drees.

Sur le volet vieillesse, les dépenses ont progressé de 3,5%, contre +4% en 2011, en raison notamment d'une croissance ralentie des effectifs de retraités due aux réformes successives des retraites.

En revanche les prestations liées à l'invalidité continuent de progresser de manière soutenue (+5,5% en 2012, après +5,8% en 2011), avec des "fortes dépenses d'allocations": +10,8% pour l'Allocation adulte handicapé (AAH) notamment.

Les prestations au titre du chômage ont connu un rebond de 6% (après -1,7% en 2011), avec une accélération notable de l'aide au retour à l'emploi (ARE) (5,7%). En cause: "l'augmentation de 4,8% en moyenne annuelle du nombre de chômeurs indemnisés", note la Drees

 

Les dépenses liées aux accidents du travail et maladies professionnelles diminuent quant à elles légèrement (-0,1% en 2012, après +0,2% en 2011), celles pour la pauvreté et l'exclusion ont augmenté que de 3,7%, et celles pour la maternité-famille de 3,2%.

commentaires

Un stratège de Vivendi va gérer les participations de l'Etat

Publié le 30 Juillet 2014 par Philippe LE ROUX - Délégué de Circonscription dans Point de Repère

Régis Turrini, directeur des fusions-acquisitions du groupe Vivendi, a été désigné mercredi en conseil des ministres pour prendre la tête de la très stratégique Agence des participations de l'Etat.

L'APE a souvent été au coeur de l'actualité économique des derniers mois, s'impliquant notamment dans les mariages Alstom-General Electric et PSA-Dongfeng.

Elle a pour mission de gérer le gigantesque portefeuille de l'Etat, concernant 74 sociétés, où se côtoient des participations dans des géants du secteur public et dans des multinationales privées, "allant de 1,1% pour CNP Assurances à 84,5% dans EDF", selon son site internet.

M. Turrini succède à David Azema, qui fait le chemin inverse, du public vers le privé, et rejoindra en septembre la banque américaine Bank of America-Merrill Lynch.

Cette même banque a fourni récemment à l'Elysée une nouvelle conseillère économique, Laurence Boone.

M. Azema, qui avait pris la direction de l'APE en 2012 après un parcours mêlant entreprises privées et publiques, a été l'artisan de ce que le gouvernement appelle "la nouvelle doctrine de l'Etat actionnaire", se voulant plus dynamique, qui consiste à vendre des parts dans une entreprise pour en acheter dans une autre, au nom de la stratégie économique.

M. Turrini est lui un habitué de ces opérations de marché, puisqu'il était depuis janvier 2003 en charge des fusions, acquisitions et cessions au sein de Vivendi, dont il est devenu en plus en janvier 2008 directeur de la stratégie et du développement.

Il a, à ce titre, chapeauté nombre d'opérations majeures, qu'il s'agisse de vendre à tout va les participations très hétéroclites du groupe à son arrivée, ou d'effectuer ensuite des rachats stratégiques comme celui de Neuf Cegetel. Tout récemment, M. Turrini a piloté pour Vivendi le rapprochement entre l'opérateur de téléphonie SFR et le câblo-opérateur Numericable.

Avant cela, il avait exercé comme avocat d'affaires et banquier d'affaires, connaissant un moment de célébrité en conseillant dans une tribune publiée par Libération en mars 2000 de vendre toutes les actions technologiques, juste avant l'éclatement de la bulle internet.

 

M. Turrini est toutefois aussi familier du monde de la haute fonction publique, puisqu'il a étudié à l'ENA et débuté sa carrière comme conseiller de tribunal administratif et de cour administrative.

commentaires

Hôtellerie: fréquentation et recettes en baisse en juillet (étude)

Publié le 30 Juillet 2014 par Philippe LE ROUX - Délégué de Circonscription dans Point de Repère

Les recettes des hôteliers français ont une nouvelle fois reculé en juillet (sur juillet 2013), de 3,4%, plombées par la baisse de la clientèle française qui rogne chaque année davantage sur ses vacances, indique mercredi une étude de MKG Group.

Selon des chiffres provisoires diffusés par le cabinet d'études, qui fait référence dans la profession, les taux d'occupation sont en repli de 1,2 point entre le 1er et le 26 juillet, s'établissant en moyenne à 75,8%.

Ce recul est particulièrement marqué sur les hôtels super-économiques et milieu de gamme (-2,4 points) "plus dépendants à la présence des clientèles françaises, que dans le haut de gamme qui reste en mesure de maintenir sa fréquentation (+1 point), grâce à une plus grande part de clients étranges", souligne l'étude.

"Alors que le mois de juillet est sur le point de s'achever, les performances de l'hôtellerie française restent dans le rouge sur la première moitié de la saison et un sentiment d'inquiétude se fait ressentir auprès des professionnels", note MKG.

Car en plus de la fréquentation en berne, les hôteliers doivent aussi faire face à une baisse de leurs prix moyens hors taxes, consécutive à la hausse de la TVA depuis le 1er janvier.

Ces derniers reculent ainsi de 1,6% en catégorie super-économiques, de 2,7% en économiques, de 1,3% sur le milieu de gamme et de 3,9% sur le haut de gamme.

Au final, le revenu par chambre disponible (RevPar, indicateur clé du secteur) accuse donc une chute de 3,4% par rapport à juillet 2013, qui avait déjà enregistré un recul de 4,4%.

"La baisse de pouvoir d'achat des ménages se fait davantage ressentir en été, alors que les clientèles loisirs sont majoritaires dans les hôtels. L'impact sur les prix moyens est d'autant plus important cette année qu'elles sont davantage attentives à leur budget au vu de la morosité ambiante", fait remarquer Georges Panayotis, président et fondateur de MKG Group.

Le cabinet a également constaté que depuis quelques temps, la saison estivale, autrefois étalée sur deux mois voire un peu au-delà, a de plus en plus tendance à se réduire, pour se concentrer essentiellement sur la dernière quinzaine de juillet et la première quinzaine d'août.

 

Enfin, toujours pour des raisons de pouvoir d'achat, les clients ont désormais pris l'habitude de faire leurs réservations hôtelières en toute dernière minute, pour bénéficier de tarifs moins élevés. Ce qui mécaniquement entraîne pour les hôteliers des baisses des prix moyens par chambre et, donc, des recettes.

commentaires

Décision du CSA : décision politique

Publié le 29 Juillet 2014 par Philippe LE ROUX - Délégué de Circonscription dans Le reniement - c'est maintenant !

L'UMP s'interroge mercredi dans deux communiqués sur "un caractère politique" de la décision du Conseil supérieur de l'audovisuel (CSA) de refuser à la chaîne d'informations en continu LCI son passage à la TNT gratuite.

"Nul ne peut remettre en cause les compétences éminentes du président que M. Hollande a choisi pour le CSA... pas plus que sa proximité, par ailleurs, avec la gauche et le Parti socialiste !", ironise Sébastien Huyghe, député UMP du Nord.

Le président du CSA est Olivier Schramek, qui fut le chef de cabinet de Lionel Jospin, l'ancien Premier ministre socialiste.

"Et face à cet arrêt de mort prononcé hier par le CSA pour LCI, nul ne peut remettre en cause la légitimité de la question que se posent tant de Français ce matin: la mise à mort de LCI est-elle une décision politique ?", s'interroge M. Huyghe.

Conseillère régionale UMP d'Île-de-France, Danièle Giazzi se demande "qui pourra empêcher ce matin qu'on se pose la question du caractère politique et partisan de la décision rendue hier par le CSA pour LCI ? Et cela ne tient pas seulement à la proximité avec le Parti socialiste du président choisi par la gauche pour présider le CSA."

"La décision du CSA apparaît d'abord comme un parti-pris économique: la concurrence serait un principe applicable à tous les secteurs, sauf à la télévision? En matière d'information, la concurrence n'est pas seulement un principe de liberté économique, c'est un enjeu de liberté de l'information, une exigence de pluralisme", a plaidé celle qui a rédigé un rapport "Les médias et le numérique" remis en 2008 à l'ancien président de la République Nicolas Sarkozy.

"On se souvient que la gauche de F. Mitterrand a su faire la révolution des radios libres; on retiendra qu'à l'époque de F. Hollande, on aura tenté de stopper la révolution de l'info en continue à la télévision", assène Mme Giazzi.

 

Le CSA a expliqué mardi sa décision en invoquant un marché publicitaire poussif et la fragilité de plusieurs chaînes gratuites. Le patron de TF1, Nonce Paolini, a annoncé peu après l'annonce du CSA qu'il était "probable" que LCI m'émette plus après le 31 décembre 2014.

commentaires

La facture énergétique pèse toujours plus lourd dans le budget des ménages

Publié le 29 Juillet 2014 par Philippe LE ROUX - Délégué de Circonscription dans Le reniement - c'est maintenant !

Chaque ménage français a dépensé en moyenne 3.210 euros en 2013 pour couvrir ses besoins en énergie (transport et logement), un chiffre qui représente 6,2% de leurs dépenses globales, une proportion inégalée depuis 1991, d'après un bilan du ministère de l'Ecologie.

Selon le "Bilan énergétique de la France en 2013" publié mardi, "les dépenses d'énergie pour le logement ont augmenté de 100 euros, sous le double impact de la hausse des prix des énergies de chauffage et de besoins accrus en chauffage".

La dépense moyenne de carburant a en revanche baissé de 60 euros par ménage par rapport à 2012, "presque entièrement en raison de la baisse des prix à la pompe".

La facture "énergie" des Français était de 3.170 euros en 2012 et de 2.953 euros en 2011, selon les chiffres du ministère.

Au niveau national, la facture énergétique de la France a atteint 66 milliards d'euros en 2013, soit un recul de 4,6% par rapport au record de 2012.

Ce recul s'explique surtout par un repli des prix internationaux du pétrole et du charbon, indique le baromètre annuel.

Le déficit très marqué des échanges commerciaux liés à l'énergie (124 millions de tonnes équivalent pétrole en 2013) se creuse légèrement, le recul des importations ayant été compensé par une baisse plus rapide des exportations (produits raffinés et électricité).

En volume, les achats de produits pétroliers sont toutefois passés sous la barre des 100 millions de tonnes équivalent pétrole (Mtep) pour la première fois depuis 1990, allégeant la facture pétrolière de 3 milliards d'euros (52 mds), relève le Commissariat général au développement durable (CGDD), auteur de cette note.

La facture pour les achats de charbon a aussi diminué (- 2 mds), la baisse des prix compensant la hausse des volumes importés.

"A contrario, la facture gazière a augmenté pour la troisième année consécutive, du fait de la hausse des prix, pour dépasser les 14 milliards", indique le document.

En baisse de 1%, la consommation d'énergie du pays (corrigée des variations saisonnières) atteint 165 millions de tonnes équivalent pétrole.

Cette baisse traduit "la poursuite du recul de l'activité industrielle", ainsi que des diminutions de consommation dans le tertiaire et "dans une moindre mesure dans les transports".

"La consommation énergétique finale ne semble plus augmenter désormais que dans le secteur résidentiel", relèvent les services du ministère.

Globalement, le secteur résidentiel/tertiaire représente plus de 44% de la consommation d'énergie, devant les transports (31%), l'industrie (20%) et l'agriculture (moins de 3%).

 

Les produits pétroliers, bien qu'en baisse structurelle, sont toujours la première forme d'énergie consommée (41%). L'électricité, toujours en augmentation, est en deuxième place (25%), devant le gaz (21%), les énergies renouvelables et celle tirée de la valorisation des déchets (10%) et le charbon (4%).

commentaires

Hausse continue du chômage : l'échec de Hollande

Publié le 28 Juillet 2014 par Philippe LE ROUX - Délégué de Circonscription dans Le reniement - c'est maintenant !

Au total, le nombre de demandeurs d’emploi inscrits à Pôle emploi en France métropolitaine enregistre un nouveau record pour le mois de juin : avec 23.000 chômeurs de plus sur un mois, c’est une hausse de + 5,1% sur un an.

Sur l’inversion de la courbe du chômage, le gouvernement ne peut pas se contenter de l’aveu d’échec de M. Hollande lors de son intervention du 14 juillet dernier. Il faut agir ! Et ne pas renvoyer à un hypothétique « rendez-vous » à la rentrée de septembre comme l’a fait le président de la République le 14 juillet : il y a urgence !

 

Non, le chômage n’est pas une fatalité comme le démontre l’Espagne : 300 000 chômeurs de moins au dernier trimestre. C’est le résultat de réformes courageuses, mais indispensables (marché du travail, retraites…). Le courage des réformes doit, désormais, remplacer la facilité des effets d’annonces. Les Français y sont prêts : ils ne croient plus aux « pactes », ils attendent désormais des actes.

commentaires

Le gouvernement détaille les économies entre 2015 et 2017, ministère par ministère

Publié le 9 Juillet 2014 par Philippe LE ROUX - Délégué de Circonscription dans Le reniement - c'est maintenant !

Le gouvernement a détaillé mercredi ses engagements d'économies pour les trois prochaines années, avec la publication des plafonds de crédits ministère par ministère, qui donne lieu au traditionnel match des gagnants et des perdants.

Deux heures durant, les députés ont débattu de l'orientation budgétaire sur la base d'un document de sept pages publié par Bercy.

Ce débat permet chaque année au gouvernement de fixer les grands cadrages, en amont des projets de loi de finance annuels et pluriannuels en septembre.

Cette année est cependant plus délicate que les autres, puisqu'il s'agit d'annoncer où seront puisés les 50 milliards d'économies d'ici 2017 dans la dépense publique et, plus précisément, 18 milliards pris en charge par le seul Etat.

"Cet effort, nous pouvons le réaliser sans remettre en cause ni la qualité du service public ni le modèle social", a assuré dans un hémicycle dégarni le ministre des Finances Michel Sapin. Il a affirmé avoir "entendu les craintes exprimées sur l'incidence de ces économies sur la croissance" et a dit vouloir "les apaiser".

"Il faut rompre avec l'idée qu'un bon budget est un budget en hausse", a-t-il insisté, à l'unisson du secrétaire d'Etat au Budget Christian Eckert.

Les ministres ont aussi souligné que le gouvernement maintenait ses "priorités", l'éducation nationale, la justice et la sécurité.

Si M. Sapin a défendu une "politique qui marche sur ses deux jambes", soutien à l'emploi et à la croissance mais aussi assainissement des finances publiques, Nicolas Sansu (Front de Gauche) a dénoncé "une seule jambe, la politique de l'offre" avec "une cure d'austérité" pour les Français, et Karine Berger (PS) "peut-être une jambe plus courte que l'autre, la demande".

"A horizon 2016, ce seront près de 20 milliards d'euros qui seront transférés annuellement des ménages vers les entreprises", selon une estimation de la rapporteure générale du Budget Valérie Rabault (PS), contestée par le chef de file des députés PS de la commission des Finances Dominique Lefebvre.

La droite a, elle, pronostiqué que les 50 milliards d'économies ne seront "pas au rendez-vous".

"Cessez définitivement d'être socialistes sinon la France continuera de s'enfoncer", a lancé l'UMP Guillaume Larrivé. Le pacte de responsabilité "sera insuffisant pour redresser la France", a considéré l'UDI Philippe Vigier.

Plusieurs orateurs, surtout à droite, se sont inquiétés des 11 milliards d'économies réclamés aux collectivités locales. Bercy avait annoncé dans la journée qu'ils seraient répartis également sur les trois années.

Concernant l'Etat, outre les économies "transversales" (mutualisation des moyens informatiques, modernisation des achats publics ou fusion de certains opérateurs de l'Etat), les ministères sont priés de puiser dans leurs dépenses de fonctionnement.

- Gagnants-perdants: lecture 'faussée' -

Par rapport à cette année, leurs crédits (hors dette et pension, hors crédit à l'Union européenne et hors dotation aux collectivités territoriales) baisseront au total de 1,8 milliard en 2015, de 2,1 milliards en 2016 et de 2,3 milliards en 2007, subventions aux opérateurs de l'Etat comprises.

Les différents ministres, qui doivent recevoir leurs lettres-plafond, ont négocié les arbitrages avec Bercy puis, dans certains cas, avec Matignon jusqu'à "ces derniers jours".

"Toutes les discussions ont été difficiles", a reconnu le porte-parole du gouvernement Stéphane Le Foll, néanmoins "sûr" qu'il n'y aura pas de crise comme celle qui avait abouti l'an dernier au limogeage de Delphine Batho, ministre de l'Ecologie, qui avait dénoncé "un mauvais budget".

"Au sein de chaque ministère, les économies ont été déterminées en tenant compte de la nature de la dépense, de son évolution tendancielle sur le triennal et des efforts déjà réalisés", selon M. Eckert.

Au jeu des gagnants et des perdants, une lecture arithmétique du tableau chiffré met cependant encore l'Ecologie dans les missions les plus touchées, comme le travail et l'audiovisuel, à l'inverse de l'éducation qui s'en sort avec une augmentation de ses crédits de 68 milliards en 2014 à 69,7 en 2017.

Mais Bercy a jugé cette lecture "faussée", faisant valoir que certains ministères voyaient leurs dépenses baisser indépendamment de toute coupe.

Un conseiller ministériel cite l'exemple du Travail, où la baisse des crédits notamment en 2016 et 2017 correspond à "une amélioration de la situation de l'emploi" anticipée par le gouvernement, "donc une baisse des crédits consacrés aux contrats aidés".

Idem pour le Logement, qui voit ses moyens stabilisés entre 2014 et 2017: "Le tableau ne présente que les crédits budgétaires" alors que les recettes fiscales finançant la mission sont conséquentes".

 

Plus faciles à décrypter, les postes de fonctionnaires: au total, 1.177 partants à la retraite ne seront pas remplacés l'année prochaine, avec plus de 9.500 créations de postes dans l'éducation, 405 dans la police-gendarmerie, 600 dans la justice, contre 7.500 suppressions dans la défense et 2.491 aux finances.

commentaires

Nouvelle France industrielle: l'ensemble des 34 plans validés

Publié le 9 Juillet 2014 par Philippe LE ROUX - Délégué de Circonscription dans Point de Repère

Le comité de pilotage des plans de la Nouvelle France industrielle a conclu mercredi la validation des 34 plans destinés à préparer les produits innovants de demain, avec l'approbation des sept dernières feuilles de route, dont les drones et les énergies renouvelables.

Pour chacun de ses plans, il y a désormais des objectifs partagés. des leviers financiers ont été identifiés, et il y a des outils réglementaires et technologiques à actionner.

Dans le domaine des drones et des dirigeables civils, la feuille de route prévoit de développer une filière industrielle qui servira une multitude de besoins dans l'agriculture, les réseaux ou la protection de l'environnement. Une part importante de ces services aériens ne pourra être réalisée que par des drones plus lourds, plus performants et plus autonomes.

La filière des énergies renouvelables a pour objectif de créer 125.000 emplois supplémentaires d'ici 2020. Le dispositif mise i sur ce secteur pour rendre la France moins dépendante des hydrocarbures et pour renforcer des filières industrielles nationales matures.

Dans le secteur du recyclage, les choses s’améliorent après les nombreuses critiques des PME et TPE à la feuille de route rédigée sous le pilotage du PDG de Veolia, Antoine Frérot, estimant qu'elle favorisait les grands groupes du secteur, Veolia et Sita (groupe Suez). Federec et la Fnade, les deux principales fédérations des entreprises du recyclage, ont finalement apporté leur soutien.

Dans les biotechnologies médicales, la France cherche à se renforcer en matière de thérapie cellulaire, immunitaire et vaccinale. Le plan vise six nouveaux vaccins, 10 nouveaux médicaments contre le cancer et deux traitements d'affections immunitaires.

Parmi les trois autres filières, la nanotechnologie s'efforcera de trouver des batteries plus performantes, en cherchant à réduire la consommation de 30%, l'enjeu de toute l'électronique aujourd'hui.

Pour sa part, la filière navires écologiques concentrera ses efforts sur la protection de l'environnement, avec un gain visé de 50% de l'impact du bateau tout au long de son cycle de vie.

Enfin, le plan services sans contact prévoit de développer massivement l'interopérabilité de la billetterie dans les transports, afin que les voyageurs puissent acheter et valider un seul ticket de transport dématérialisé (...) sur leur mobile.

 

A l'occasion des comités de pilotage, les chefs de projets -issus en général du monde industriel- ont présenté leur feuille de route comportant un calendrier et des actions concrètes, dans le domaine public et dans le secteur privé. Les 34 plans visent à préparer les produits de demain dans des domaines où les industriels français sont performants et peuvent prendre des parts de marché.

commentaires

Le Conseil de l'Europe adopte une convention contre le trafic d'organes

Publié le 9 Juillet 2014 par Philippe LE ROUX - Délégué de Circonscription dans International

Le Conseil de l'Europe a annoncé mercredi l'adoption d'une Convention internationale contre le trafic d'organes humains, qui va prochainement être ouverte à la signature des pays intéressés.

Cette convention, qui se veut de portée mondiale, doit être ouverte d'ici fin 2014-début 2015 à la signature des 47 Etats membres du Conseil de l'Europe, mais aussi des pays qui n'en font pas partie.

Il s'agit "de protéger les victimes et de faciliter la coopération aux niveaux national et international pour poursuivre plus efficacement en justice les responsables de ce trafic", a précisé l'organisation paneuropéenne dans un communiqué.

La Convention invite les gouvernements à ériger en infraction pénale le prélèvement illicite d'organes humains de donneurs vivants ou décédés.

Un prélèvement est notamment considéré comme illicite dès lors qu'il est effectué "sans le consentement libre, éclairé et spécifique du donneur vivant ou décédé", ou sans que le prélèvement sur une personne décédée soit autorisé par le droit interne d'un pays.

C'est également le cas si, en échange du prélèvement, "le donneur ou une tierce personne se voit obtenir un profit".

Elle prévoit des mesures de protection et de dédommagement des victimes, ainsi que de prévention, "destinées à garantir la transparence et un accès équitable aux services de transplantation".

La convention laisse toutefois les Etats libres de décider s'il faut ou non poursuivre les donneurs d'organes et les considérer ou pas comme des complices, voire des instigateurs du trafic.

Le Conseil de l'Europe souligne que "la pénurie d'organes, les disparités économiques accentuées par la crise, l'inégalité des systèmes de santé et l'avidité de trafiquants sans scrupules ont entraîné une expansion du +tourisme de transplantation+ et du trafic d'organes humains ces dernières années".

Il s'agit d'une pratique "souvent exercée par des réseaux mafieux, qui prélèvent des tissus ou des organes sur des personnes décédées ou vivantes". Ce trafic est "souvent pratiqué au détriment des personnes pauvres, ou dans les pays peu développés", souligne l'organisation.

Malgré une hausse du nombre et de la qualité des greffes, en 2012 en Europe plus de 68.000 personnes étaient en attente d'une transplantation de rein, et chaque jour, 12 patients inscrits en liste d'attente sont morts à cause du manque d'organes disponibles, note-t-elle encore.

 

La convention doit être signée par au moins cinq signataires, dont trois Etats membres du conseil de l'Europe, pour pouvoir entrer en vigueur.

commentaires

La CEDH valide l'interdiction du voile intégral en France

Publié le 1 Juillet 2014 par Philippe LE ROUX - Délégué de Circonscription dans Point de Repère

La loi interdisant le voile islamique intégral en France n'est pas contraire aux droits de l'Homme et poursuit un objectif "légitime", a tranché mardi la Cour européenne des droits de l'homme (CEDH) en rejetant la requête d'une adepte de la burqa et du niqab.

Dans un arrêt définitif, la Cour a souligné que "la préservation des conditions du +vivre ensemble+ était un objectif légitime" des autorités françaises, qui disposent à cet égard d'une "ample marge d'appréciation", et que par conséquent la loi votée fin 2010 en France n'était pas contraire à la convention européenne des droits de l'Homme.

La CEDH avait été saisie le jour de l'entrée en vigueur de cette loi en avril 2011 par une jeune femme qui se disait adepte aussi bien de la burqa - qui cache entièrement le corps, y compris les yeux derrière un tissu à mailles - que du niqab - qui couvre le visage pour n'en montrer que les yeux -.

La jeune femme de 24 ans, qui n'avait dévoilé que ses initiales (S.A.S), contestait cette loi qui stipule que "nul ne peut, dans l'espace public, porter une tenue destinée à dissimuler son visage", sous peine de 150 euros d'amende et/ou d'un stage de citoyenneté, jugeant notamment qu'elle était contraire à la liberté de religion.

Elle estimait également, selon ses avocats, "dégradant" d'être forcée à se dévoiler dans les lieux publics. Et y voyait aussi une discrimination ainsi qu'une atteinte à ses libertés de pensée et d'expression.

 

Si la Cour se dit "consciente que l'interdiction contestée pèse essentiellement sur une partie des femmes musulmanes, elle relève qu'elle n'affecte pas la liberté de porter dans l'espace public des habits ou éléments vestimentaires qui n'ont pas pour effet de dissimuler le visage et qu'elle n'est pas explicitement fondée sur la connotation religieuse des vêtements mais sur le seul fait qu'ils dissimulent le visage".

- Une interdiction 'proportionnée' -

Le gouvernement français avait notamment souligné que la loi n'était pas "antireligieuse" mais portait en effet sur la dissimulation du visage par quelque moyen que ce soit dans l'espace public, et donc aussi à l'aide d'une cagoule ou d'un casque de moto.

Alors que le nombre de musulmans vivant en France est estimé à plus de 5 millions, seulement "1.900 femmes environ étaient concernées fin 2009", selon une mission d'information de l'Assemblée nationale.

 

Eu égard aux 150 euros d'amende prévues, "les sanctions en jeu (...) sont parmi les plus légères que le législateur pouvait envisager" et "l'interdiction contestée peut par conséquent passer pour proportionnée au but poursuivi, à savoir la préservation du +vivre ensemble+", a encore souligné la Cour.

"Parfaite citoyenne française d'un niveau d'éducation universitaire", elle "parle de sa République avec passion. C'est une patriote", a assuré un de ses défenseurs, Me Tony Muman, à l'audience où elle était elle-même absente, fin novembre dernier.

Dans sa requête elle affirmait ne subir "aucune pression" familiale, accepter les contrôles d'identité, tout en voulant rester libre de porter le voile à sa guise.

Dans sa jurisprudence passée, la Cour a déjà accordé à la France une marge d'appréciation pour interdire au nom de la laïcité le foulard dans les établissements scolaires. Elle a aussi validé l'obligation de retirer foulards et turbans aux contrôles de sécurité. Mais en 2010, elle a condamné la Turquie en disant qu'arborer un vêtement religieux ne constituait pas en soi une menace à l'ordre public ou du prosélytisme.

La Belgique, qui a voté en 2011 une loi similaire au texte français, s'était associée à la procédure.

L'arrêt de la CEDH est définitif.

Cette décision intervient quelques jours après la confirmation par la Cour de cassation française du licenciement pour faute grave d'une salariée voilée de la crèche Baby-Loup, qui envisage elle aussi de se pourvoir à Strasbourg.

commentaires

Réforme territoriale: la fronde continue au Sénat

Publié le 1 Juillet 2014 par Philippe LE ROUX - Délégué de Circonscription dans Le reniement - c'est maintenant !

Les sénateurs RDSE (à majorité PRG) et communistes ont déposé mardi une motion référendaire sur la réforme territoriale, continuant à jouer la montre après que le Conseil constitutionnel leur a donné tort sur l'étude d'impact du texte, qu'ils jugeaient incomplète.

Cette motion consiste à demander à soumettre à référendum le projet de loi du gouvernement, qui doit ramener de 22 à 14 le nombre de régions métropolitaines et qui reporte à décembre 2015 les élections cantonales et régionales de mars.

Elle sera discutée et votée mercredi au Sénat. En cas d'adoption, elle sera soumise au vote des députés.

Depuis sa présentation, la réforme territoriale fait l'objet de l'hostilité des sénateurs UMP, RDSE et CRC qui la trouvent hâtive et inadaptée.

"Cette réforme a été menée dans la précipitation, alors qu'elle doit fixer la carte des territoires", a déclaré devant la presse Christian Favier (CRC). "La population doit pouvoir être consultée", a-t-il ajouté.

"Le débat parlementaire est évité par le gouvernement qui a demandé la procédure accélérée", a affirmé de son côté Jacques Mézard, le chef du groupe RDSE. "Sur un texte de cette importance, soit il y a procédure normale, soit on fait appel au peuple", a-t-il poursuivi, "mais ce n'est pas comme cela que l'on découpe le territoire".

 

La motion référendaire a reçu le soutien de 32 sénateurs, qui ont été appelés nominativement à la tribune, alors qu'il lui en fallait 30 pour être recevable.

commentaires

Economiser 2,9 milliards d'euros sur la santé en 2015

Publié le 1 Juillet 2014 par Philippe LE ROUX - Délégué de Circonscription dans Le reniement - c'est maintenant !

L'Assurance maladie a détaillé mardi ses propositions pour économiser 2,9 milliards d'euros sur les dépenses de santé en 2015, afin de respecter les objectifs du gouvernement en matière de réduction des dépenses.

Le gouvernement, qui entend réaliser 10 milliards d'euros d'économies d'ici 2017 sur la seule assurance maladie, souhaite que les dépenses de santé ne progressent pas de plus de 2% en moyenne sur cette période.

Cet objectif a été fixé à 2,1% dès 2015 par la ministre de la Santé, Marisol Touraine.

Pour atteindre ce taux, "le montant des économies à réaliser" est "donc de 2,9 milliards d'euros", calcule l'Assurance maladie, dans la deuxième partie de son rapport "Charges et produits" dévoilée par les Echos et consultée par l'AFP.

Dans une première partie publiée jeudi, elle avait déjà listé des pistes d'économies, sans les chiffrer: diminuer la durée des séjours en maternité, limiter le recours aux IRM, améliorer les prescriptions, etc.

Ce nouveau rapport insiste en particulier sur la nécessité de "prendre résolument le virage ambulatoire" (opération sans hébergement à l'hôpital), en particulier dans trois domaines: la maternité, la chirurgie orthopédique et l'ensemble des interventions pouvant être réalisées en ambulatoire.

Les séjours à la maternité pourraient ainsi être réduits de 4,2 jours aujourd'hui, à 3 jours d'ici cinq ans, tout en développant un meilleur accompagnement à domicile, pour un gain net de 405 millions d'euros, dont 79 millions dès 2015.

L'Assurance maladie s'interroge une nouvelle fois sur la pertinence de certains actes chirurgicaux et relève "d'importantes disparités interdépartementales". Pour 2015, il s'agirait notamment de mieux cibler les appendicectomies, le syndrome du canal carpien, les thyroïdectomies ou encore la chirurgie ORL.

 

Economie attendue: 43 millions d'euros.

Enfin, l'analyse des parcours de soins des patients pour les IRM des membres inférieurs (plus d'un million en 2013) "soulève la question de la pertinence de la prescription" : limiter le recours à cet acte permettrait d'économiser 29 millions d'euros, et 30 millions supplémentaires en limitant de la même manière les IRM du rachis.

 

Ces montants sont basés sur une hypothèse de 15% d'actes pouvant être évités. Le coût d'un IRM des membres supérieurs représente 192 euros.

commentaires

Fonction publique: ouverture d'une négociation sur les carrières

Publié le 1 Juillet 2014 par Philippe LE ROUX - Délégué de Circonscription dans Le reniement - c'est maintenant !

La ministre de la Fonction publique Marylise Lebranchu a officiellement lancé mardi une négociation au long cours avec les syndicats de fonctionnaires pour améliorer les carrières des quelque 5 millions d'agents.

Tous les syndicats étaient présents pour engager ces discussions sur "les parcours professionnels, carrières et rémunérations", le gouvernement tablant sur une vingtaine de séances pour qu'elles aboutissent.

Cette négociation devait initialement débuter en mai mais elle avait été retardée pour cause de grogne sur les salaires, les syndicats réclamant unanimement un dégel du point d'indice, qui sert de base au calcul des salaires et est bloqué depuis juillet 2010.

Le gouvernement a depuis fait un geste en annonçant un allègement des cotisations salariales qui concernera près de 2,2 millions de fonctionnaires et s'appliquera au 1er janvier 2015. La mesure, à l'image de celle en faveur des salariés du privé et inscrite dans le projet de loi de finances rectificatif pour la Sécurité sociale, coûtera 400 millions d'euros. Pour les plus bas salaires, elle se traduira par un gain de pouvoir d'achat de l'ordre de 500 euros par an.

En ce qui concerne la négociation sur les carrières, elle vise à simplifier et rendre plus cohérents et justes les parcours professionnels des agents. Concrètement, il s'agira notamment de discuter d'une révision des grilles de salaires et des régimes indemnitaires qui ont enflé en trente ans, atteignant aujourd'hui quelque 1.700 régimes.

 

Les primes, dont la part ne cesse d'augmenter dans la rémunération des agents (plus de 20% dans la rémunération en 2011 dans la fonction publique d'Etat) et qui ne comptent pas pour les retraites, seront aussi sur le tapis.

commentaires

Les mesures inscrites dans le budget rectificatif

Publié le 1 Juillet 2014 par Philippe LE ROUX - Délégué de Circonscription dans Le reniement - c'est maintenant !

Voici les principales mesures contenues dans le projet de loi de finances rectificatif pour 2014, voté mardi à l'Assemblée:

Fiscalité des ménages:3,7 millions de foyers fiscaux vont bénéficier d'une réduction d'impôt dès la rentrée de septembre, dont 1,9 million en seront totalement exonérés.

Cette mesure concerne les personnes dont le revenu va jusqu'à 1,1 fois le Smic. Une personne seule paiera 350 euros d'impôts de moins, un couple 700 euros.

Il s'agit pour le gouvernement de faire sortir du barème de l'impôt sur le revenu ceux qui y étaient entrés en 2012 et 2013 ou qui y seraient rentrés cette année en raison de sa politique fiscale et non parce que leurs revenus ont augmenté. La mesure représente un coût de 1,16 milliard d'euros, financé par la lutte contre la fraude fiscale.

Les députés ont également décidé de reconduire pour un an l'exonération de taxe d'habitation et de redevance audiovisuelle pour environ 250.000 contribuables modestes (pour un coût de 45 millions d'euros).

Ils ont supprimé le gel des aides au logement initialement prévu dans le texte gouvernemental.

 

Fiscalité des entreprises:La surtaxe de l'impôt sur les sociétés, décidée à l'automne dernier pour compenser la suppression de petites taxes mal ciblées, est prolongée jusqu'en 2016. Elle représente 2,5 milliards d'euros et sera versée en priorité par les grandes entreprises.

 

Mesures d'économies:L'Etat va effectuer 1,6 milliard d'effort supplémentaire en 2014. Un milliard de crédits sont annulés et 600 millions d'euros sont puisés dans la réserve de précaution, mise de côté chaque année pour les dépenses imprévues. Ces annulations se répartissent entre tous les ministères et leurs opérateurs.

 

Ecotaxe:Les députés ont voté un amendement gouvernemental remplaçant l'écotaxe par un péage de transit poids lourds. Le nouveau dispositif, qui entrera en vigueur au 1er janvier 2015, concernera les camions de plus de 3,5 tonnes circulant sur un réseau de près de 4.000 kilomètres de routes nationales et locales très fréquentées par les poids lourds. Elle devrait rapporter 500 millions d'euros par an. L'écotaxe, elle, devait porter sur 15.000 kilomètres de routes et rapporter près du double pour financer les infrastructures de transport.

 

Taxe de séjour:L'Assemblée a rendu possible un quintuplement jusqu'à 8 euros de la taxe de séjour dans les communes pour les hôtels 3, 4 et 5 étoiles. Elle a par ailleurs voté la création d'une taxe de séjour spécifique à l'Ile-de-France de 2 euros par nuitée pour aider au financement des transports en commun de la région.

Cette augmentation est vivement contestée par les professionnels du tourisme, soutenus par le ministre en charge du Tourisme Laurent Fabius et le ministre de l'Economie Arnaud Montebourg, alors que le secrétaire d'Etat au Budget Christian Eckert la juge au contraire "pas totalement anormale". 

Dette:Le gouvernement constate que le service de la dette va lui coûter en 2014 1,8 milliard de moins que ce qu'il avait initialement prévu.

 

Déficit budgétaire:Le déficit budgétaire de l'Etat sera plus important que prévu cette année de 1,4 milliard d'euros, en raison d'une moindre rentrée de recettes de 4,8 milliards en 2013, par rapport aux prévisions.

commentaires

Le député européen Jean Arthuis candidat à la présidence de l'UDI

Publié le 1 Juillet 2014 par Philippe LE ROUX - Délégué de Circonscription dans Point de Repère

L'ancien ministre Jean Arthuis a annoncé mardi sa candidature à la présidence du parti centriste UDI en prônant la fusion de toutes ses composantes et l'ouverture au MoDem.

Jean Arthuis, fondateur de l'Alliance centriste et qui vient d'être élu député européen, souhaite un centre rassemblé avec le MoDem.

"Nous sommes venus à l'UDI pour rassembler tous les membres de la famille centriste et construire un parti moderne, capable d'exprimer une vision de notre avenir, de mettre en forme un projet cohérent de requalification de la France, d'assumer le partage de nos prérogatives de souveraineté avec nos partenaires européens pour reprendre notre destin en main", écrit-il sur son blog.

"Ce rassemblement doit se prolonger au-delà de notre parti et s'ouvrir aux militants du MoDem", ajoute-t-il.

"Par ma candidature, j'entends défendre l'unité de notre parti et préparer la fusion des composantes", écrit-il, estimant que l'UDI "ne peut être une addition de chapelles". "J'ai pu mesurer à quel point nous sommes empêtrés dans des considérations de personnes et de financements", argumente-t-il.

"Il importe de respecter les différents courants philosophiques qui enrichissent notre rassemblement mais à l'intérieur d'une maison unique et d'un système de financement unifié", écrit-il.

Par ailleurs, "si nous voulons assurer la réussite de notre parti, son président n'a pas vocation à promouvoir sa candidature à la présidence de la République", explique-t-il aussi dans cette lettre de candidature.

Hervé Morin, Jean-Christophe Lagarde, Jean-Christophe Fromantin, Yves Jégo en tandem avec Chantal Jouanno, ont déjà déclaré leur candidature. Ils doivent recueillir 500 parrainages chacun. Dans une tribune au Huffington Post, un jeune militant UDI Emmanuel Pasco Viel a également récemment déclaré sa candidature sous réserve de recueillir les parrainages nécessaires.

 

La date limite des candidatures a été fixée au 13 juillet. L'élection aura lieu en octobre par correspondance et le congrès aura lieu le 15 novembre.

commentaires