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Les Républicains Guingamp

Site de Philippe LE ROUX, ancien Delegue de la quatrieme circonscription des Cotes-d'Armor et Conseiller chargé des grands projets auprès de la Direction de l'UMP

Le timbre en hausse de 7 à 10 centimes au 1er janvier

Publié le 1 Octobre 2014 par Philippe LE ROUX - Délégué de Circonscription dans Le reniement - c'est maintenant !

La Poste va augmenter le prix de ses timbres de 7% en moyenne au 1er janvier prochain, soit la hausse la plus importante de son histoire, destinée à compenser la baisse de l'activité, au risque d'aggraver la situation.

"Il n'y avait pas eu de hausse de cette ampleur, dans l'histoire moderne en tout cas, mais c'est pour répondre à une situation tout à fait particulière", a expliqué à l'AFP Nicolas Routier, directeur général de la branche Services-Courrier-Colis du groupe.

"La lettre prioritaire à timbre rouge passe de 0,66 à 0,76 euros, et la lettre verte à timbre vert passe de 0,61 à 0,68 euros", a-t-il détaillé.

Parallèlement à la hausse de 7% des tarifs du courrier, les colis enregistreront pour leur part dans trois mois une hausse de 1% de leurs tarifs en moyenne.

Le patron du courrier relativise l'impact pour les ménages français dont le budget annuel en produits postaux s'élève en moyenne à 46 euros: "compte tenu de l'évolution des volumes et des tarifs, il va augmenter de moins de quatre euros", assure-t-il.

Pour Nicolas Routier, cette hausse est nécessaire car elle s'inscrit dans "une stratégie de maintien d'un service universel très étendu et d'un haut niveau de qualité en conformité avec notre plan pour l'horizon 2020".

- Moitié moins de plis entre 2008 et 2020 -

Le groupe La Poste est en effet confronté depuis plusieurs années à une chute très importante du nombre des plis adressés.

"Là où nous étions encore à 18 milliards de plis en 2008, nous serons à 13 milliards en 2015 et tout indique que nous atteindrons 9 milliards dans six ans", précise le patron du courrier.

Cette hausse à l'ampleur inédite était attendue après le feu vert délivré le 22 juillet par l'Autorité des télécoms, l'Arcep, à La Poste l'autorisant à augmenter ses tarifs de 5,2% en moyenne par an pendant quatre ans, en prenant en compte un taux moyen d'inflation d'1,7% sur la période.

Compte tenu des difficultés de l'entreprise, l'Arcep lui avait également permis d'utiliser dès le 1er janvier 2015 jusqu'à 50% de l'enveloppe globale prévue sur l'ensemble des quatre années.

La Poste en a "utilisé environ 40% (...), ce qui veut dire aussi que cette hausse n'est pas destinée à être reproduite dans son ampleur", a souligné Nicolas Routier.

"On a voulu faire un ajustement important cette année parce qu'il y avait une situation de nécessité de rétablir notre modèle économique et de pouvoir continuer à investir", a-t-il admis.

Les tarifs du courrier avaient augmenté en moyenne de 2,8% au 1er janvier 2013 et de 3% au 1er janvier 2014.

D'autres pays européens ont déjà procédé à des hausses importantes: 46% au Royaume-Uni, 53% au Danemark et 35% aux Pays-Bas, à une période où la hausse en France s'est limitée à 12%, à 9% en Allemagne, 5% en Espagne et 8% en Belgique.

Selon plusieurs responsables syndicaux, La Poste encourt le risque d'aggraver sa situation en procédant à une telle hausse.

Pour Bernard Dupin (CGT), "c'est une très forte augmentation, à ajouter à celles qui ont déjà eu lieu, et cela peut avoir l'effet pervers de faire diminuer encore plus le volume du courrier".

"L'Etat se désengage comme jamais sur les quatre missions de service public qu'il demande à La Poste d'assurer", ajoute-il, déplorant le fait que "ce sont toujours les mêmes qui vont payer, c'est-à-dire les usagers".

Selon Régis Blanchot (SUD), "Il y a le risque de vivre ce qu'a connu la poste américaine car en augmentant comme ça les tarifs de façon aussi brutale on incite les clients à la dématérialisation et à se détourner du courrier pour d'autres formes de communication".

 

Les effectifs de La Poste ont diminué de 5.285 postes depuis janvier, soit plus que sur l'ensemble de 2013, l'entreprise ayant de plus en plus recours aux contrats à durée déterminée (CDD) parmi ses 234.000 salariés.

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Budget 2015 de l'Etat: plus de déficit, un peu moins d'impôt, autant de rigueur

Publié le 1 Octobre 2014 par Philippe LE ROUX - Délégué de Circonscription dans Le reniement - c'est maintenant !

Le gouvernement a présenté mercredi un budget de l'Etat pour 2015 qui peine à faire refluer dette et déficits, malgré l'effort sur la dépense, et qui ne fait guère baisser les prélèvements obligatoires, en dépit du geste annoncé pour l'impôt sur le revenu.

Le projet de loi de finances (PLF) a été dévoilé en conférence de presse par le ministre des Finances, Michel Sapin, et le secrétaire d'Etat au Budget, Christian Eckert, deux jours après le budget de la Sécurité sociale, déjà marqué par plusieurs annonces de rigueur, notamment sur la politique familiale.

Le texte, qui sera ensuite examiné en Conseil des ministres, confirme la volonté de discipliner les autres aspects de la dépense publique: 7,7 milliards d'euros d'économies sont demandées à l'Etat et à ses agences (un peu plus que les 7 milliards annoncés le 10 septembre par Michel Sapin) et 3,7 milliards sur la dotation versée aux collectivités locales.

Au total, la France doit réaliser l'an prochain 21 milliards d'euros d'économies - et 50 mds sur trois ans - pour limiter la hausse des dépenses publiques à 0,2% par an, alors que sa "progression spontanée", sans ces mesures, aurait été de 1,7%.

Bercy fait du respect de ces montants d'économies le dernier rempart de la crédibilité budgétaire française.

Car pour le reste, la France avait dès le 10 septembre reconnu que son déficit public ne reculerait que très faiblement l'an prochain, à 4,3% du PIB, après 4,4% en 2014 et 4,2% en 2013. Le retour dans les clous européens ne devrait s'effectuer qu'en 2017, contre un engagement initial à revenir dès l'an prochain au seuil de 3%.

- Taux des prélèvements obligatoires stable -

Mercredi, le gouvernement a aussi prévenu que sa promesse de ramener son déficit structurel à zéro ou presque dès 2017 ne tenait plus et que ce solde, très important pour Bruxelles, diminuerait plus lentement, atteignant 0,4% du PIB en 2019.

Croissance très molle et inflation ralentie: ces facteurs compliquent le calcul budgétaire, bridant les recettes et neutralisant certains efforts de rigueur.

Le gouvernement ne table plus désormais que sur une croissance de 0,4% en 2014 et de 1% en 2015.

Plus optimiste pour l'avenir, il estime que la progression du PIB devrait accélérer à 1,7% en 2016, 1,9% en 2017 puis 2% les deux années suivantes.

L'inflation, dont la faiblesse inquiète dans toute la zone euro, devrait elle passer graduellement de 0,5% en 2014 à 1,8% en 2019, en passant par 0,9% en 2015 (hors tabac).

Le gouvernement comme le président François Hollande ont déjà prévenu qu'aucun effort supplémentaire ne serait fait pour contenir le dérapage, synonyme d'une dette qui grossit rapidement, à plus de 2.000 milliards d'euros désormais.

"Le rythme de réduction des déficits est adapté à la situation" de croissance poussive et d'inflation très faible en France et dans toute la zone euro, réaffirme le dossier de presse présentant le projet de budget. En conséquence, argue-t-il, "il ne sera pas demandé d'efforts supplémentaires aux Français. Car si le gouvernement assume le sérieux budgétaire pour redresser le pays, il se refuse à l'austérité".

Pas question non plus de renoncer aux mesures promises l'été dernier aux ménages, pour soigner le "haut-le-coeur fiscal" dont souffrent les Français, selon le Premier ministre, Manuel Valls, mais aussi pour répondre aux demandes d'une partie des députés socialistes.

L'an prochain, la première tranche de l'impôt sur le revenu doit disparaître, ramenant le seuil d'entrée à environ 10.000 euros, et un système de décote doit être mise en place. Soit un dispositif à 3,2 milliard d'euros au total, devant bénéficier à 9 millions de contribuables.

Par ailleurs les dispositifs de soutien aux entreprises vont continuer à monter en puissance, notamment le Crédit d'impôt pour la compétitivité et l'emploi (CICE), opérationnel depuis le printemps 2014.

Le budget 2015 scelle aussi une baisse de certaines taxes pesant sur les sociétés, notamment la C3S, et concrétise les promesses de relance du secteur du logement faites récemment par M. Valls.

Du côté des hausses, il confirme celle de deux centimes par litre de la taxe sur le diesel, pour combler le manque à gagner résultant de la réforme de l'écotaxe et financer l'équipement en infrastructures.

 

Au total, le taux des prélèvements obligatoires en France ne devrait que peu évoluer d'ici 2017: impôts, taxes et cotisations sociales des ménages et entreprises devraient atteindre 44,6% du PIB l'an prochain, après 44,7% cette année et rester quasi stables à 44,5% et 44,4% en 2016 et 2017.

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