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Les Républicains Guingamp

Site de Philippe LE ROUX, ancien Delegue de la quatrieme circonscription des Cotes-d'Armor et Conseiller chargé des grands projets auprès de la Direction de l'UMP

Les Républicains planchent mercredi sur l'immigration

Publié le 15 Septembre 2015 par Philippe LE ROUX - Délégué de Circonscription dans Les Républicains

Les Républicains organisent une "journée de travail" sur l'immigration mercredi - hasard du calendrier, le jour du débat à l'Assemblée sur les réfugiés - au cours de laquelle leur président, Nicolas Sarkozy, développera ses propositions.

En fait, ce séminaire, prévu de longue date et bien avant que la France ne décide d'accueillir 24.000 réfugiés syriens et irakiens fuyant Daech, se déroulera dans la matinée au siège du parti à Paris.

M. Sarkozy clôturera à 12h00 les travaux par un discours, ce qui laissera le temps aux parlementaires participant à cette séquence d'assister aux deux débats organisés à l'Assemblée et au Sénat, mardi sur les frappes aériennes sur la Syrie, mercredi sur "l’accueil des réfugiés en France et en Europe".

Eric Woerth, chargé du projet des Républicains, ouvrira les travaux, placés sous la houlette des deux secrétaires nationaux à l'Immigration, Guillaume Larrivé et François-Noël Buffet.

S'appuyant sur la décision d'Angela Merkel de rétablir les contrôles aux frontières de l'Allemagne avec l'Autriche, M. Larrivé a demandé lundi un rétablissement "provisoire" des contrôles entre la France et l'Italie, s'attirant une réplique du ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve qui l'a "déjà fait" il y a quelques semaines quand c'était "nécessaire".

Trois tables rondes sont prévues. La première aura pour thème "Un concept à partager: la France de 2015 est confrontée à d'immenses défis migratoires", la deuxième "Que font les autres Etats européens ?" La dernière table ronde portera sur "Les évolutions et ruptures nécessaires pour refondre la politique d'immigration en France".

L'ex-chef de l'Etat devrait réexpliquer ses propositions pour "une nouvelle politique européenne de l'immigration", pilonnées par la gauche qui y a vu "une obsession frontiste".

Face à l'afflux de réfugiés, M. Sarkozy a mis en garde contre "la désintégration de la société française", en l'absence d'une politique migratoire qui distingue entre "migrants économiques", "réfugiés politiques" et "réfugiés de guerre".

Selon lui, Syriens et Irakiens sont des "réfugiés de guerre" (un statut prévu par une directive européenne dont il souhaite "l'activation") et ont "vocation à retourner" chez eux une fois la paix revenue.

Hostile aux quotas - "qui ne seraient acceptables qu'après l'adoption d'une politique migratoire européenne commune" - M. Sarkozy est favorable à l'accueil des réfugiés à condition que l'on diminue le nombre d'immigrés économiques (environ 200.000 par an).

Autre proposition phare, la mise en place de "centres de rétention" au nord de l'Afrique ou à "la périphérie" de Schengen, où les visas pourraient être délivrés avant que les réfugiés n'entrent dans cette zone ou ne traversent la Méditerranée, permettant ainsi d'"éviter des drames épouvantables".

Comme il le souhaitait pendant sa campagne de 2012, M. Sarkozy plaide à nouveau pour une "refondation" de Schengen, impliquant une harmonisation des politiques migratoires de tous ses Etats membres.

Malgré des divergences, les autres ténors Républicains ont des analyses pas si éloignées de celle de l'ex-chef de l'Etat.

Alain Juppé fustige lui aussi l'Europe qui "n'a pas de stratégie" face au flux migratoire, dénonce, sur son blog, "les failles du système": Schengen, "dans l’incapacité d’assurer le contrôle des frontières externes de la zone", et le droit d'asile, dont "la procédure est détournée de son objet".

"Plus que jamais, la distinction entre demandeurs d'asile et migrants économiques est pertinente", estime François Fillon. "Mais cette distinction n’a de sens que si les demandes d’asiles sont instruites rapidement".

Nathalie Kosciusko-Morizet sera là, elle. La numéro deux du parti exposera ses "cinq propositions", notamment l'intégration des réfugiés "par le travail". Point commun avec M. Sarkozy: elle veut restreindre "l'immigration économique" et "restreindre le regroupement familial".

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