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Les Républicains Guingamp

Site de Philippe LE ROUX, ancien Delegue de la quatrieme circonscription des Cotes-d'Armor et Conseiller chargé des grands projets auprès de la Direction de l'UMP

«Nos ancêtres les Gaulois»: Nicolas Sarkozy répond à la polémique

Publié le 21 Septembre 2016 par Philippe LE ROUX - ancien Délégué de la Circonscription dans Présidentielle

Invité d'un dîner-débat organisé mardi par l'hebdomadaire Valeurs actuelles, l'ex-président est revenu sur la controverse née de ses déclarations de la veille. L'occasion pour lui de s'attaquer à «la bienpensance» et à Bruno Le Maire. Il en a aussi profité pour pointer l'inexpérience de Marine Le Pen.

Devant plus de cinq cent personnes réunies au cours d'un dîner organisé par Valeurs actuelles à Paris, mardi soir, Nicolas Sarkozy a profité d'une de ses réponses où il expliquait qu'il fallait passer «d'un processus d'intégration à un processus d'assimilation» pour revenir sur la polémique née la veille, après son meeeting de Franconville. «Je vois depuis ce matin que même les Gaulois, ça les gêne», s'est amusé le candidat en s'attaquant à «la bienpensance». «Quand j'ai dit “les Gaulois”, il y en a un qui m'a dit “mais mon grand-père est brésilien”», a déclaré l'ancien président visant, sans le nommer Bruno Le Maire, qui plus tôt dans la journée avait évoqué sa grand-mère brésilienne. «Je croyais qu'il était très intelligent», a poursuivi Nicolas Sarkozy dans une seconde allusion au député de l'Eure. Nicolas Sarkozy a ensuite ajouté: «Ca n'a rien à voir, mon père est hongrois!» Alors que Bruno Le Maire avait appelé à refuser «la caricature», et après les vives réactions de Najat Vallaud-Belkacem et Myriam El-Khomri, le candidat à la primaire a expliqué sa vision. «Ça veut dire qu'il y a un roman national, que ce roman national ce n'est pas forcément la vérité historique dans son détail mais c'est un roman national peuplé de héros qui ont fait la France, et quand on est fils d'un hongrois ou fils d'un algérien et que vous arrivez en France, on ne vous apprend pas l'histoire de la Hongrie ou de l'Algérie, on vous apprend l'histoire de France!», s'est-il justifié, un micro à la main pour s'adresser aux lecteurs de l'hebdomadaire. «Le nivellement de la pensée unique sur le droit à la différence ça suffit. Moi je plaide pour le respect d'une communauté nationale, d'une identité nationale et d'une France que nous avons reçus de nos parents et que nous avons l'intention de transmettre à nos enfants.»

Si Nicolas Sarkozy a développé au cours de ce dîner ses propositions sur l'immigration, la santé, la sécurité, la politique familiale, le RSI, etc. et développé sa vision de la République - «aujourd'hui testée par un islam politique et intégriste qui veut voir jusqu'où nous sommes faibles et tester notre capacité de résistance» -, il a aussi longuement répondu à une électrice du FN qui se disait «déçue» par lui. «Si tout espoir était perdu, vous ne seriez pas venue», a-t-il souri avant de faire un long dégagement sur Marine Le Pen. «Dans un monde aussi difficile, ça n'a jamais été aussi difficile d'entraîner une majorité, Madame Le Pen n'a aucune expérience de rien! Elle n'a jamais conduit de négociation internationale, ni européenne. Elle n'a comme seule expérience la petite PME familiale. Est-ce que vous croyez vraiment que dans le monde dangereux dans lequel nous nous trouvons, pour faire face aux risques multiples qui pèsent sur la société française, il soit très raisonnable de confier la conduite de la France à quelqu'un qui n'a aucune expérience? Je pense personnellement que ce serait dangereux.» Et le candidat qui a accusé Marine Le Pen d'être «complice» de la victoire de François Hollande a ajouté que «le programme économique de Marine Le Pen (était) celui de Mélenchon!» Dès lors à l'attention de cette électrice partie au FN, il a repris cette formule qu'il avait empruntée à Nelson Mandela et utilisée la semaine dernière sur France 2... en l'enrichissant d'une troisième partie. «Vous savez ce que disait Mandela: je ne perds jamais. Soit je gagne, soit j'apprends», a-t-il glissé avant de poursuivre. «En 2007 j'ai gagné. En 2012 j'ai appris. En 2017 je suis prêt pour vous.»

Et alors qu'une des dernières questions posait sur les erreurs retenues «pour être encore meilleur au prochain quinquennat», l'ancien président a dit avoir appris «de la complexité des situations et des sentiments. Avant j'étais trop binaire», a expliqué le candidat. «Cette complexité des sentiments ne m'a pas détourné de ma volonté d'action mais m'a donné plus de sérénité, de compréhension et d'humanité», a-t-il poursuivi faisant valoir que sa défaite de 2012 lui avait beaucoup appris. «Toute personne qui a du pouvoir devrait passer un jour dans la peau du gibier, ça vous fait changer de regard», s'est-il amusé devant une salle complice. «Passer dans la machine à laver, j'ai le regret de vous dire que ça m'a fait beaucoup de bien! Je reviens, mais en mieux encore!»

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Islam, fichés S, Libye... ce qu'il faut retenir de L'Émission politique de Nicolas Sarkozy

Publié le 17 Septembre 2016 par Philippe LE ROUX - ancien Délégué de la Circonscription dans Les Républicains, Présidentielle

slam, fichés S, Libye... ce qu'il faut retenir de L'Émission politique de Nicolas Sarkozy

Invité de David Pujadas et Léa Salamé, le candidat à la primaire à la droite a inauguré le nouveau rendez-vous politique de France 2 jeudi soir.

«Ne pas intervenir en Libye aurait été une erreur diplomatique»

Nicolas Sarkozy s'est ensuite exprimé sur le dossier épineux de la Libye. La France était intervenu en 2012 dans ce pays en proie aux manifestations dans le cadre du printemps arabe, et le colonel Mouammar Kadhafi réprimait la contestation dans le sang. L'intervention de la communauté internationale, menée par la France et la Grande-Bretagne, avait finalement conduit à la mort du dictateur, lynché par une foule de manifestants.

"Nous sommes intervenus pour défendre la ville de Benghazi, que Kadhafi menaçait de détruire. J'ai vu pour la première fois les jeunes Arabes nous dire 'merci' aux Français et non pas 'mort aux juifs' ou mort aux Américains'", s'est défendu Nicolas Sarkozy. "J'ai été très marqué dans les années 1990 quand 8 000 musulmans ont été massacrés à Srebrenica devant une communauté internationale qui n'a pas levé le petit doigt", a-t-il poursuivi.

Loin de juger négativement son intervention en Libye, l'ancien chef de l'État a jugé que ne pas intervenir "aurait une erreur diplomatique". "En 2012, il y a eu des élections législatives en Libye avec plus de 60% de participations. Au final, les modérés ont gagné. C'était une victoire. Mais après, nous avons laissé tomber la Libye pour s'occuper d'autre chose alors qu'il fallait continuer à les aider". "La Méditerranée, c'est notre mer", a-t-il ajouté, estimant que les débordements en Libye auraient eu des répercussions en France.

Le problème démographique plus important que le réchauffement climatique, selon l'ex-président

Davis Pujadas lui rappelle le Grenelle de l'Environnement et un discours lors duquel l'ancien président déclarait que l'homme était responsable du réchauffement climatique. Une affirmation qui va à l'encontre de sa récente déclaration, selon laquelle, rappelle le journaliste, "l'homme n'est pas le seul responsable de ce changement".

Nicolas Sarkozy dénonce une caricature. S'il estime que le changement climatique est "un défi très important", le premier défi pour lui, "c'est le défi démographique". "En 2100, nous serons 11,5 milliards. La première cause de dégradation de l'environnement c'est le nombre d'habitants sur la planète." Il faut "poser la question de la natalité sur le question africain", dit Nicolas Sarkozy en prenant l'exemple de l'explosion démographique du Nigeria.

«Les 6 millions de chômeurs» sont «une bombe atomique»

Sur la situation économique, Nicolas Sarkozy estime qu'"aujourd'hui, c'est la situation économique de la France qui peut faire plonger l'Europe".

"Le premier problème français est que le montant des dépenses publiques est très élevé", a déclaré Nicolas Sarkozy. Pour lui, les dépenses publiques sont la conséquence du déficit public français élevé."C'est un effort considérable de 100 milliards d'euros que nous devons faire et nous n'avons pas le choix", a indiqué Nicolas Sarkozy. Il veut notamment supprimer "300 000 postes de fonctionnaires". Il insiste également sur la nécessité de baisser les impôts pour les classes moyennes ainsi que les charges sur les entreprises.

«L'euro est le cœur de l'idéal européen», dit Sarkozy

Face à Mickaël Sala, chef d'entreprise dans le Val-d'Oise et partisan de Marine Le Pen, Nicolas Sarkozy a réitéré son amour à l'Union européenne: "Européen je suis, européen je resterai. Je crois profondément à la civilisation européenne. Je ne laisserai pas exploser l'Europe".

Face aux accusations du fondateur du Collectif bleu marine, Nicolas Sarkozy a reconnu que "des tas de choses" ne lui plaisent pas en Europe, et notamment le statut des travailleurs détachés. "Je vous le dis, je ferai changer les règles européennes. Or, pour faire cela il faut de l'expérience et des alliés. Marine Le Pen n'a ni l'un, ni l'autre". "Marine Le Pen, c'est l'isolement de la France, on a vu ce qu'a fait [Alexis] Tsipras", selon l'ancien président.

Également interrogé sur la faiblesse de la compétitivité française face à l'Allemagne, Nicolas Sarkozy juge que "ce n'est pas l'euro qui tue notre compétitivité, c'est que nous avons davantage de dépenses publiques, d'impôts et de côtisations". Selon lui, "l'euro est le coeur de l'idéal européen".

Éducation: «Ce n'est pas à l'élève de choisir son programme»

Marlene Lecefel, enseignante et secrétaire générale du Syndicat des enseignants (SE-Unsa) critique sa proposition de placer les élèves perturbateurs "d'office dans des internats". Il défend que "ce n'est pas à l'élève de choisir son programme". "Le but de l'école c'est d'apprendre l'effort", dit l'ancien président qui veut voir les 100 000 décrocheurs par an de 18 à 25 ans faire un service militaire obligatoire.

«C'est à l'islam de s'intégrer dans la République»

Interrogé par l'imam d'Ivry-sur-Seine, Mohamed Bajrafil, sur la place de l'islam en France, Nicolas Sarkozy argue qu'on ne doit pas stigmatiser les Français qui ont le droit de poser la question d'un islam de France, et non pas d'un islam en France. (...) On a le droit de dire, dans notre pays, qu'une conception de l'islam pose problème sans être considéré comme islamophobe. Vous dites qu'il ne faut pas stigmatiser les musulmans et vous avez raison. Je vous réponds qu'on ne doit pas stigmatiser les Français comme moi qui veulent non pas d'un islam en France, mais d'un islam de France. L'islam va devoir faire ce travail".

"J'ai voulu le Conseil français du culte musulman (CFCM). Croyez-vous que j'ai oublié les musulmans qui sont morts pour la France pendant la Première Guerre mondiale? Bien sûr que les musulmans sont des Français comme les autres, mais si vous êtes Français vous vivez selon le mode de vie français. Monsieur, en France on serre les mains des femmes. En France, les filles vont à l'école non voilées. En France, la femme est exactement l'égale de l'homme", a poursuivi l'ancien chef de l'Etat.

En réponse à Mohamed Bajrafil, l'ancien chef de l'Etat assure qu'"il y a en France des revendications d'un islam politique. La France n'a aucune leçon à recevoir sur ces dix dernières années. C'est à l'islam de s'intégrer dans la République, et non pas à la République de s'adapter à l'islam".

Sur le mariage pour tous, «j'ai évolué», déclare Sarkozy

Sur le mariage pour tous, Nicolas Sarkozy estime que François Hollande l'a mis en oeuvre "dans les pires conditions possibles en montant les Français les uns contre les autres". Mais il ne veut plus abroger la loi Taubira. "J'ai réfléchi, j'ai évolué, mais je pense aujourd'hui que la France a bien d'autres problèmes que d'ouvrir une guerre sur le mariage pour tous. Donc on ne les démariera pas, ils pourront toujours se marier", déclare Nicolas Sarkozy. Il rappelle qu'il est contre la GPA et très opposé à la fiscalisation des allocations familiales.

«Notre Constitution doit s'adapter à la menace»

La journaliste Léa Salamé cite l'ancien président lors de son discours à Versailles en 2007. Il affirmait alors ne pas vouloir changer la Constitution. Désormais, Nicolas Sarkozy demande une réforme constitutionnelle par rapport au burkini. "En 2007, le problème du burkini ne se posait pas car aucune jeune fille n'avait l'idée de venir vêtue à la plage", argue l'ancien président. "En revanche, celle de la burqa se posait, c'est la loi de 2010", assure-t-il.

"Je ne veux pas qu'on passe de la Ve République à la VIe République". En revanche, Nicolas Sarkozy souhaite que "notre texte fondamental s'adapte à la menace pour l'Etat de droit et la sécurité".

Migration: «Peut-on accueillir tous ceux qui veulent venir ? Ma réponse est non»

Le maire EELV Damien Carême de Grande-Synthe estime que Nicolas Sarkozy accuse les migrants "de tous les maux". "Est qu'on peut accueillir tous ceux qui veulent venir ? Ma réponse est non", affirme Sarkozy, qui évoque le choc démographique sans précédent en Afrique. "Nous ne sommes pas les garde-barrières de l'Angleterre. C'est à l'Angleterre d'ouvrir des hot-spots, nous devons les amener en Angleterre pour que l'Angleterre examine les dossiers".

L'ancien président se dit contre la "dissémination" des migrants dans la région: "Nous n'avons pas d'emploi, nous n'avons pas les moyens. (...) L'Europe et la France ne peuvent pas être le seul continent où on rentre sans parler la langue, sans emploi (...). Il faut mettre une limite." "Ils ne viennent pas profiter des aides sociales, ils ne les connaissent pas. Ils fuient des pays en guerre", rétorque le maire de Grande-Synthe, qui en appelle à l'humanité. "Ce n'est pas un problème d'humanité, c'est un problème de pragmatisme. L'Europe est le continent le plus généreux du monde, arrêtons de culpabiliser."

«La pénibilité existe à condition que ce soit un médecin qui la constate», dit Nicolas Sarkozy

Interrogé sur la pénibilité du travail, l'ancien président reconnaît "bien volontiers qu'elle existe (...) mais elle doit être actée pour des raisons médicales, à condition que ce soit un médecin qui la constate, parce que nous n'avons pas tous la même santé". Selon lui, "la question est assez simple: nous devons travailler plus longtemps parce qu'on vit plus longtemps. Sinon on ne pourra pas payer les retraites".

"Quel métier n'est pas pénible ? C'est pénible d'être devant un écran toute la journée. C'est pénible de porter du poids toute la journée. C'est pénible de garder des enfants", assure l'ancien chef de l'État. Nicolas Sarkozy juge enfin que la principale préoccupation des gens n'est pas de partir le plus tôt possible à la retraite, "mais de gagner sa vie et de nourrir sa famille".

Affaire Bygmalion: «Je suis le Français justiciable le plus interrogé depuis quatre ans et demi»

Sur la question de l'affaire Bygmalion, "Vous étiez le patron de votre campagne. Quel a été votre rôle? Ne devez-vous pas assumer votre rôle moral", lui demande David Pujadas. "Mes responsabilités, je les assume moralement, pénalement, financièrement et politiquement. "Je suis le Français justiciable le plus interrogé depuis quatre ans et demi. J'ai été interrogé 91 heures par différents juges d'instruction." Visiblement irrité, Sarkozy qualifie Pujadas de "juge d'instruction".

Il rappelle qu'il est mis en examen pour le délit formel d'avoir dépassé le plafond des dépenses électorales en 2012 - fixé à 22,5 millions d'euros-. Pas pour le reste. "Le juge a refusé de me mettre en examen pour les délits commis par les dirigeants de Bygmalion", a-t-il dit. "J'assume toutes mes responsabilités, j'ai été lavé de toute accusation mettant en cause ma probité dans l'affaire Bygmalion."

Il rappelle que s'il est élu, il ne se séparera pas forcément d'un ministre mis en examen, par respect pour la présomption d'innocence. A la question: "Appliqueriez-vous la jurisprudence Balladur (instauré quand Edouard Balladur était premier ministre, entre 1993 et 1995) si vous étiez élu", l'ex-chef de l'Etat a répondu: "Non. Je crois beaucoup à l'État de droit et à la présomption d'innocence. J'ai trop vu ce qui s'est passé avec M. Baudis qui a été insulté, bafoué" à tort, a-t-il ajouté lors de L'Emission politique à France 2. Il faisait allusion à Dominique Baudis, ancien maire de Toulouse, décédé en 2014, qui avait été faussement mis en cause, alors qu'il est président du CSA en 2003, dans une affaire liée au tueur en série Patrice Alègre. "Le respect de la présomption d'innocence, ça compte", insiste Sarkozy.

Nicolas Sarkozy plaide pour la création d'un parquet national antiterroriste

Interrogé sur l'état des lieux de la justice en matière terroriste, l'ancien chef de l'Etat s'est exprimé en faveur de la création d'un parquet terroriste national spécialisé. "Nous disposons d'un parquet national spécialisé dans les affaires financières, je ne vois pas pourquoi on n'aurait pas un parquet spécialisé dans les affaires terroristes. Est-ce moins grave ? Je ne le pense pas", a-t-il déclaré. Il existe pourtant déjà un pôle dédié au sein du parquet de Paris depuis 1986.

Nicolas Sarkozy a ensuite pris l'exemple de l'attentat de Saint-Etienne-du-Rouvray. "Cet assassin, ce barbare, cet individu de 19 ans qui commet l'impensable sur le territoire français en égorgeant un prêtre de 84 ans, et qui a fait deux tentatives pour partir faire le djihad, a été présenté à un juge d'instruction. Or le juge d'instruction n'est pas un spécialiste en matière terroriste". Selon lui, la justice traite cet homme "comme un délinquant ordinaire".

L'ancien président propose ainsi la création de centres de déradicalisation sur le territoire français. "On ne peut pas attendre que ces individus, fichés S, soient remis en liberté et qu'on attende qu'ils passent à l'acte". Une fois sortis de prison, Nicolas Sarkozy souhaite que la justice vérifie qu'ils soient effectivement déradicalisés. "Une fois dans la nature, nous devons savoir s'ils ont toujours cette haine pour la France", déclare-t-il.

Enfin, l'ancien chef de l'État propose :

o S'ils sont étrangers, que ces individus soient expulsés de France.

o S'ils sont binationaux, qu'ils soient démis de la nationalité française.

o S'ils sont français, qu'ils restent dans un centre de déradicalisation le temps "d'enlever ces idées folles de leurs esprits".

Sur la menace terroriste, Nicolas Sarkozy en appelle au principe de précaution

Léa Salamé sur la menace terroriste: "Est-ce que le langage de vérité c'est de dire 'moi je ferais mieux' ?" "Est-ce que le langage de vérité c'est de dire 'Il n'y a rien à faire' ? Est-ce qu'on peut faire mieux ? Ma réponse est oui", répond l'ancien chef de l'Etat.

Mettant en avant son expérience d'ancien ministre de l'Intérieur, il répète sa demande que les fichés "S" qui présentent des critères de dangerosité soient mis en rétention administrative, au nom du "principe de précaution". Il rappelle qu' "on n'est pas fiché "S" sans raison".

"Pourquoi faire ce fichier si on ne l'utilise pas ? ", demande-t-il. Léa Salamé lui dit qu'il veut passer outre l'état de droit. "Absolument pas", rétorque l'ancien président, martelant le principe de précaution.

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Qu'est-ce qu'une fiche «S» ?

Publié le 17 Septembre 2016 par Philippe LE ROUX - ancien Délégué de la Circonscription

Qu'est-ce qu'une fiche «S» ?

INFOGRAPHIE - Créée à l'origine pour contrôler les déplacements des diplomates, cette sous-catégorie du fichier des personnes recherchées répertorie aujourd'hui les personnes potentiellement menaçantes pour la «sûreté de l'État». Explications.

Ce système de fichage est l'une des sous-catégories du fichier des personnes recherchées, le FPR. Ce fichier géant répertoriait plus 400.000 individus au 1er novembre 2010. Il sert à faciliter les recherches effectuées par les services de police et de gendarmerie à la demande des autorités judiciaires, militaires ou administratives selon la Cnil (la Commission nationale de l'informatique et des libertés). Créé à la fin des années 1960, le FRP regroupe des catégories de personnes très variées, comme les mineurs fugueurs («M»), les évadés, («V») ou les personnes privées de sortie du territoire («IT», pour interdiction de territoire).

La sous-catégorie «S» désigne les personnes potentiellement menaçantes pour la «sûreté de l'État». En 2012, 5000 noms y étaient répertoriés selon Sud-Ouest. «À l'origine, cette catégorie avait été créée pour contrôler les déplacements des diplomates. Puis, elle s'est étendue à la menace terroriste» précise au Figaro, Louis Caprioli, ancien sous-directeur chargé de la lutte contre le terrorisme à la Direction de la surveillance du territoire (DST).

Pour contrôler les déplacements

Ce fichier S est subdivisé en plusieurs échelons qui correspondent à une échelle de vigilance graduée jusqu'à 16. Les individus répertoriées ne sont pas tous des terroristes en puissance. Y figurent aussi des militants, des activistes politiques ou encore des hooligans.

«La fiche S est un outil de contrôle des renseignements à disposition des services de police et de gendarmerie, qui sert surtout à contrôler les déplacements» résume Louis Caprioli. Par exemple, lors d'un contrôle routier, si l'agent de police constate que l'individu est fiché S, il devra le signaler aux services de renseignement et essayer de recueillir le maximum d'informations, sur les personnes qui l'accompagnent. Lors d'un contrôle de police à la frontière, ou lors d'une infraction routière, si l'individu est fiché S et que le policier le constate, il peut voir s'il est sous le coup d'un mandat d'arrêt et dans ce cas procéder à une interpellation. Certaines personnes fichées S peuvent être mises sous surveillance physique ou sous écoutes. Mais cette surveillance n'est pas systématique, ni constante. Les fichiers sont également régulièrement «nettoyés» précise Louis Caprioli. Tous les deux ans, la fiche S est en effet mise à jour. La surveillance de ceux qui sont jugés moins dangereux est relâchée.

Qu'est-ce qu'une fiche «S» ?
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