Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
Les Républicains Guingamp

Site de Philippe LE ROUX, ancien Delegue de la quatrieme circonscription des Cotes-d'Armor et Conseiller chargé des grands projets auprès de la Direction de l'UMP

Ministère de la Relance : Devedjian, « plombier » du gouvernement

Publié le 21 Décembre 2008 par Philippe LE ROUX - Délégué de la Circonsription in Action présidentielle et gouvernementale

Depuis quatorze jours qu’il est au gouvernement, Patrick Devedjian n’a toujours pas investi le premier centime des 26 milliards d’euros du plan de relance validé hier en Conseil des ministres. Ce n’est pourtant pas faute d’idées : « Un millier de projets nous sont déjà parvenus. 75 % de l’argent sera engagé sur 2009 et 150 000 emplois générés », assure le nouveau ministre de la Relance économique.
Mais le Parlement doit d’abord adopter le collectif budgétaire. Ce sera fait au plus tôt le 6 janvier. En attendant, l’ex-secrétaire général de l’UMP n’a pas perdu de temps : trois heures après sa nomination, il prenait d’assaut un bureau de l’hôtel de Cassini, juste derrière Matignon, occupé jusque-là par son collègue Luc Chatel. Du coup, chassé croisé avec les services du porte-parole du gouvernement et une direction des services fiscaux.
« Je ne ferai pas les fins de mois des ministères »
Ce ministère de la Relance étant inédit dans la Vème République, il a fallu improviser. Arrivé avec son décret d’application sous le bras et deux collaboratrices de l’UMP, Devedjian n’a trouvé sur place ni administration ni téléphone. Et, sur les murs, la poussière des tableaux fraîchement décrochés. Il a recruté en un week-end un préfet Michel Thénault pour diriger son cabinet, a commandé au Mobilier national une table de travail, un lampadaire et une pendule. Trois drapeaux tricolores complètent le décor.
Les visiteurs affluent. Des ministres, comme Roselyne Bachelot ou Valérie Pécresse, tentés de quémander des crédits. Des préfets, auxquels Devedjian demande de cerner les priorités locales. Des présidents de région et de département, des parlementaires, des socioprofessionnels… Il a aussi reçu les patrons du groupe autoroutier Vinci et les professionnels du BTP. Devedjian a présenté le plan de relance aux groupes parlementaires UMP et Nouveau Centre, a vu plusieurs fois François Fillon et il sera auditionné lundi par la commission économique de l’Assemblée. Il prépare une tournée des départements : Haute-Savoie et Alsace pour commencer.
Le ministre de la Relance a déjà ses recettes anti-rafistolages budgétaires : « L’utilité de chaque dossier sera expertisée, assure-t-il. Je ne ferai pas les fins de mois des ministères ! » Il s’entourera de six parlementaires en mission pour contrôler que « chaque investissement débutera en 2009 et aura un effet multiplicateur par trois sur l’économie ». L’ancien ministre du Logement Marc-Philippe Daubresse, notamment, fera partie de cette équipe. « Je suis le plombier qui doit déboucher des tuyaux et le mécano qui doit resserrer les écrous », dit Devedjian. Certains le voient déjà en Bercy-bis, avec un oeil sur Christine Lagarde. Or, même s’il a pouvoir d’injonction sur toutes les administrations, il doit composer avec la tentation du chacun pour soi ministériel : « Le problème, c’est quand les mammouths d’un troupeau se mettent à suivre des chemins différents. »