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Les Républicains Guingamp

Site de Philippe LE ROUX, ancien Delegue de la quatrieme circonscription des Cotes-d'Armor et Conseiller chargé des grands projets auprès de la Direction de l'UMP

Sarkozy débute en Egypte sa tournée de paix au Proche-Orient

Publié le 5 Janvier 2009 par Philippe LE ROUX - Délégué de la Circonsription in Action présidentielle et gouvernementale

Le président français Nicolas Sarkozy a entamé lundi par l'Egypte une tournée express au Proche-Orient pour explorer les moyens de mettre fin au plus vite à l'offensive israélienne dans la bande de Gaza.

Arrivé en début d'après-midi à Charm al-Cheikh, sur la mer Rouge, il a déjeuné avec le président Hosni Moubarak, son partenaire dans l'Union pour la Méditerranée, et allié du camp occidental.

L'entretien entre les deux dirigeants s'est concentré sur "les efforts de l'Egypte pour parvenir à un cessez-le-feu immédiat à Gaza (...) et un retour à la trêve entre Palestiniens et Israéliens", indique l'agence officielle Mena.

Dix jours après le lancement par Israël de son opération contre le Hamas dans la bande de Gaza, l'activité diplomatique s'est brusquement accélérée.

Le président Moubarak a reçu dans la matinée la troïka européenne, composée des ministres tchèque, français et suédois des Affaires étrangères, et une délégation des islamistes du Hamas devait se rendre lundi soir au Caire.

L'Egypte, qui s'estime un médiateur incontournable en dépit des critiques virulentes des radicaux de la région, Syrie et Iran inclus, a mis au point un plan de sortie de crise en quatre points.

Il prévoit un cessez-le-feu immédiat, un retour à la trêve, l'ouverture des points de passage et un mécanisme international de garanties pour s'assurer de l'application du nouvel accord.

Comme il l'avait fait en août lors du conflit russo-géorgien, M. Sarkozy doit rencontrer en 36 heures les principaux acteurs de la région, à l'exception du Hamas, avec l'ambition d'obtenir une trêve humanitaire.

Il doit rencontrer en fin d'après-midi le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas à Ramallah (Cisjordanie) puis le Premier ministre israélien Ehud Olmert à Jérusalem.

Mardi matin, il se rendra en Syrie puis au Liban, terme de sa tournée.

Dans un entretien à trois quotidiens libanais, Nicolas Sarkozy a reconnu que sa tâche serait rude alors que plus de 520 Palestiniens ont été tués depuis le début de l'offensive et que les roquettes tirées de Gaza continuent de s'abattre sur le sud d'Israël.

"Ce n'est pas parce que c'est compliqué que cela a moins de sens" de venir au Proche-Orient, a-t-il estimé, "au contraire, le lancement de l'offensive terrestre israélienne rend la nécessité de parvenir à un cessez-le-feu plus urgente encore".

Comme les autres capitales occidentales, à l'exception de Washington, Paris a condamné l'opération terrestre israélienne, qualifiée d'"escalade militaire dangereuse". Le président français a condamné "avec la même fermeté" la poursuite des tirs sur Israël, estimant que le Hamas portait "une responsabilité lourde dans la souffrance des Palestiniens de Gaza".

A deux semaines de l'entrée en fonction du nouveau président américain Barack Obama, Nicolas Sarkozy estime que la France et l'Europe peuvent jouer un rôle dans une région traditionnellement dominée par la diplomatie américaine.

Pour forcer une trêve, Nicolas Sarkozy compte également abattre la carte syrienne, en rencontrant Bachar al-Assad.

Principal artisan du retour de la Syrie sur la scène internationale, il compte désormais sur l'aide son homologue pour faire pression sur le chef politique du Hamas Khaled Mechaal, qui vit en exil à Damas.

Le président français espère aussi tirer profit de sa qualité d'"ami d'Israël" pour essayer de convaincre les dirigeants de l'Etat hébreu d'accepter le principe d'une trêve.

Mais la ministre israélienne des Affaires étrangères, Tzipi Livni, a rejeté lundi un nouvel appel de la troïka européenne à un cessez-le feu immédiat, soulignant qu'Israël était déterminé à "changer la donne dans la région".

"Est-ce que nous parviendrons à faire taire les armes? Je n'en sais rien", a dit M. Sarkozy à la presse libanaise, "franchement, qui pourrait me reprocher de tout tenter pour mettre enfin un terme à tant de souffrances?"