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Les Républicains Guingamp

Site de Philippe LE ROUX, ancien Delegue de la quatrieme circonscription des Cotes-d'Armor et Conseiller chargé des grands projets auprès de la Direction de l'UMP

Martin Hirsch appelé au chevet des jeunes, très vulnérables à la crise

Publié le 13 Janvier 2009 par Philippe LE ROUX - Délégué de la Circonsription in Action présidentielle et gouvernementale

Martin Hirsch, à l'origine du Revenu de solidarité active (RSA) qui entrera en vigueur en juillet, voit ses compétences étendues par Nicolas Sarkozy aux problèmes des jeunes qui sont souvent les premières victimes de la crise économique.

A l'occasion d'un discours sur l'éducation à Saint-Lô, le chef de l'Etat a annoncé lundi qu'il confiait à Martin Hirsch la responsabilité d'une politique "plus cohérente" et "plus dynamique" à l'égard de la jeunesse.

"C'est vraiment logique avec ce que je défendais", a affirmé dans l'après-midi le Haut commissaire aux Solidarités actives, à l'occasion d'une visite d'un centre de formation d'apprentis à Paris, ajoutant qu'il "était content" de cette décision.

"On manque de réponses pour les 16-25 ans", a-t-il dit, précisant qu'il allait "s'occuper de tous les jeunes, pas seulement de ceux qui sont en difficulté", en évoquant des questions comme celle du logement, de la santé, de l'emploi ou de la formation.

Appelé au gouvernement en mai 2007 pour créer le RSA, l'ancien successeur de l'Abbé Pierre à Emmaüs a rempli son contrat, après avoir forcé l'adhésion pour financer le nouveau dispositif qui remplace le RMI (revenu minimum d'insertion) et l'API (allocation de parent isolé).

Le RSA, qui apportera une aide supplémentaire d'en moyenne 100 euros aux travailleurs pauvres et ceux qui reprennent un emploi, s'est trouvé justifié, de façon imprévue, par la crise économique.

Mais les jeunes de moins de 25 ans en sont exclus, alors que les associations d'insertion mettent en avant depuis plusieurs années la situation particulièrement difficile de cette tranche d'âge, dont quelque 160.000 jeunes sortant sans qualification du système scolaire.

Selon les indicateurs de la pauvreté publiés par le Haut commissariat aux Solidarités actives, la part de jeunes qui ne sont ni en emploi, ni en formation, a augmenté de 9% de 2003 à 2006 pour s'établir à 14,5%.

Alors que la proportion de personnes pauvres en France (revenu inférieur à 60% du revenu médian, soit 817 euros par mois) s'élève à 12,1% de la population en 2006, chez les 18 à 25 ans, elle grimpe à 21%.

La situation n'est donc pas nouvelle mais elle ne peut que s'aggraver. En temps de crise économique, ce sont les salariés jeunes, souvent en intérim ou en CDD, qui sont les premiers concernés par les suppressions d'emploi.

Lundi, Martin Hirsch a réaffirmé qu'il n'avait pas l'intention de proposer d'étendre le RSA aux moins de 25 ans. "Il faut penser des mesures spécifiques, inventer quelque chose qui réponde mieux aux spécificités des jeunes. On va mettre autre chose en œuvre", a-t-il affirmé.

Le Haut commissaire avait été interpellé sur cette question par les associations mais aussi par les jeunes eux-mêmes, étudiants ou chômeurs, lors des assises de la Jeunesse qui se sont tenues le 17 octobre, à l'occasion de la journée du refus de la misère.

Il avait alors proposé la "même démarche que pour les adultes avec le RSA", c'est-à-dire le lancement d'expérimentations pour répondre "aux besoins de revenus, d'emploi et de formation" des jeunes, et annoncé la création d'un "fonds d'expérimentations", doté alors de 10 millions d'euros.

A Saint-Lô, Nicolas Sarkozy a annoncé que ce fonds sera doté de 150 millions d'euros.