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Les Républicains Guingamp

Site de Philippe LE ROUX, ancien Delegue de la quatrieme circonscription des Cotes-d'Armor et Conseiller chargé des grands projets auprès de la Direction de l'UMP

Articles avec #point de repere catégorie

70% des entrepreneurs français ont "peur" d'embaucher (sondage)

Publié le 28 Avril 2015 par Philippe LE ROUX - Délégué de Circonscription dans Point de Repère

Soixante-dix pour cent des entrepreneurs français disent avoir "peur" quand ils envisagent une embauche en France, selon un sondage Opinionway pour la principale organisation patronale française, le Medef, rendu public mardi.

Selon ce sondage réalisé auprès de 1.001 chefs d'entreprises petites et grandes et dans tous secteurs, la moitié (50%) cite le coût du travail comme principale "peur, inquiétude ou difficulté" à la décision d'embaucher, dont 22% en premier.

A noter que cet argument est cité de façon inversement proportionnelle à la taille de l'entreprise: plus elle est petite, plus le chef d'entreprise cite le coût du travail en premier.

Viennent ensuite le manque de visibilité économique (45% au total, 20% le mentionne en premier), les difficultés liées à la rupture du contrat (45%, 16% en premier). Les chefs d'entreprises disent souffrir de la difficulté à trouver des personnes qualifiées (39%), notamment dans l'industrie (26% citent cet argument en premier) et de la rigidité des contrats (37%).

L'instabilité réglementaire, sociale et fiscale est mentionnée par un tiers (32%) des personnes interrogées.

Sondage réalisé par téléphone du 10 au 22 avril, auprès d'un échantillon de 1.001 chefs d'entreprises dont la représentativité a été assurée par "le redressement selon le secteur d'activité et la taille, après stratification par région d'implantation".

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63% des Français favorables à la suppression des conseils départementaux

Publié le 29 Mars 2015 par Philippe LE ROUX - Délégué de Circonscription dans Point de Repère

63% des Français sont favorables à la suppression de conseils départementaux (28% pour leur suppression totale et 35% pour leur maintien uniquement en zones rurales), selon un sondage Opinion Way pour CLAI et LCP publié jeudi soir.

En outre, pour 60% des Français, la suppression des conseils départementaux n’aurait pas d’impact sur le fonctionnement de la démocratie locale. 19% estiment qu'elle fonctionnerait mieux et 20% moins bien. 1% ne se prononce pas.

66% estiment que cette suppression permettrait de faire des économies, contre 32% d'un avis contraire et 2% sans opinion.

Enquête réalisée du 17 au 19 mars après d'un échantillon représentatif de 1.022 personnes interrogées en ligne. Méthode des quotas.

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Egalité femmes-hommes: 1.500 entreprises mises en demeure, 48 sanctionnées

Publié le 26 Mars 2015 par Philippe LE ROUX - Délégué de Circonscription dans Point de Repère

Environ 1.500 entreprises ont fait l'objet d'une mise en demeure et 48 ont été sanctionnées pour ne pas avoir respecté leurs obligations en matière d'égalité entre les femmes et les hommes, a annoncé vendredi le ministère des Affaires sociales.

Depuis fin 2012, les entreprises doivent négocier des accords ou présenter des plans d'action afin de faire progresser cette égalité en leur sein, sous peine de sanctions financières pouvant aller jusqu'à 1% de la masse salariale.

"67% des entreprises de plus de 1.000 salariés étaient déjà couvertes au 15 février 2015", détaille le ministère dans un communiqué publié à l'occasion de l'Equal Pay Day, journée en faveur de l'égalité salariale entre les sexes.

A l'inverse, "1.500 entreprises ont fait l'objet d'une mise en demeure et 48 ont été sanctionnées pour non-respect de leurs obligations", selon ce communiqué.

Une majorité d'entre elles ont "régularisé leur situation en quelques mois", les autres ne peuvent plus être candidates aux marchés publics, rappelle le ministère.

Les écarts de salaire diminuent plus vite en France (de 16,9% en 2008 à 15,2% en 2013) que dans le reste de l'Europe (de 17,3% à 16,4%), et le seuil de 30% des femmes dans les conseils d'administration des grandes entreprises a été dépassé en 2014 (+3 points en un an), assure le ministère.

En France, les femmes doivent travailler près de trois mois de plus pour atteindre la rémunération annuelle moyenne des hommes, d'où la date du 26 mars pour la journée symbolique de l'Equal Pay day.

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Honoraires de location : 4 agences immobilières sur 10 dans l'illégalité

Publié le 25 Mars 2015 par Philippe LE ROUX - Délégué de Circonscription dans Point de Repère

Quatre agences immobilières sur dix sont dans l'illégalité, en facturant aux locataires des honoraires supérieurs à ce que prévoit la loi depuis le mois de septembre, affirme une enquête publiée mercredi par l'association de consommateurs CLCV.

Depuis le 15 septembre, les honoraires perçus par un agent immobilier lors de la location d'un logement, auprès du locataire, sont plafonnés à 15, 13 et 11 euros le m2 (état des lieux compris), selon la zone géographique ("très tendue", "tendue", et le reste du territoire) où est situé le bien.

Les frais d'agence acquittés par le locataire correspondent à la visite du logement, à la constitution du dossier effectuée par le professionnel et à la rédaction du bail (l'état des lieux pouvant être rédigé par une tierce personne), les autres prestations étant à la charge du bailleur.

Or 42% des 938 agences immobilières visitées par la CLCV (Consommation, Logement et Cadre de Vie) dans 40 départements, "ne respectent pas les plafonds imposés par les textes".

"Si nous avons pu noter quelques maladresses chez certains professionnels, d’autres continuent, volontairement ou par ignorance, à violer les dispositions de la loi Alur (pour l'Accès au logement et un urbanisme rénové)", note la CLCV.

Un retard que l'association de consommateurs juge "absolument inexcusable", et qui "ne saurait être mis sur le dos d'un quelconque délai nécessaire d’adaptation", plus de six mois après l'entrée en vigueur de ces dispositions.

Quant à la proportion d'agences affichant leurs tarifs en vitrine, comme l'impose la loi, elle était quasi inchangée à 76%, contre 77% lors d'une précédente enquête de la CLCV, en 2013.

Un taux que l'association de consommateurs juge "largement perfectible".

Constatant ces écarts, la CLCV demande que la Commission de contrôle prévue par la loi Alur soit mise en place "sans délai" afin de sanctionner, les abus des professionnels de l'immobilier.

Elle souhaite également que "les plafonds des honoraires de location soient revus à la baisse, en particulier dans les zones non tendues".

Le plafonnement actuel n'est "réellement intéressant qu'en zone très tendue et beaucoup moins ailleurs", selon ses relevés.

La CLCV aimerait aussi que les pouvoirs publics contrôlent davantage l'application effective des dispositions de la loi Alur.

Sur les agences sondées en février et mars, 71% étaient indépendantes et 29% appartenaient à un grand groupe.

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44% des Français souhaitent que le FN sorte renforcé des départementales

Publié le 24 Mars 2015 par Philippe LE ROUX - Délégué de Circonscription dans Point de Repère

44% des Français souhaitent que le Front national sorte renforcé des élections départementales, selon un sondage Ipsos Sopra Steria publié lundi.

56% souhaitent en revanche que le parti de Marine Le Pen en ressorte "affaibli", selon cette enquête réalisée pour France Télévisions, Radio France et LCP-Public Sénat.

Pour l'UMP, 59% souhaitent son affaiblissement et 41% son renforcement. Enfin, concernant le PS, 31% souhaitent son renforcement et 69% son affaiblissement.

Concernant l'abstention au 1er tour, le sondage montre que l'électorat de Nicolas Sarkozy s'est davantage mobilisé pour ce scrutin (59% des électeurs ayant voté pour lui au second tour de la présidentielle se sont déplacés au 1er tour) que celui de François Hollande (50%).

Enquête réalisé du 19 au 21 mars auprès d'un échantillon de 2.009 personnes interrogées par internet. Méthode des quotas.

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Produits alimentaires: l'UMP supprime la DLUO / date limite d'utilisation optimale

Publié le 17 Février 2015 par Philippe LE ROUX - Délégué de Circonscription dans Point de Repère

Le Sénat a supprimé mardi la date limite d'utilisation optimale (DLUO) sur les produits alimentaires non périssables, différente de la date limite de consommation, afin de limiter le gaspillage alimentaire.

"La date limite d’utilisation optimale est souvent source de confusion pour le consommateur qui l’apparente à une date limite de consommation", a souligné Eveline Didier (CRC, Communiste, républicain et citoyen) qui a déposé un amendement en ce sens dans le cadre de l'examen de la loi sur la transition énergétique.

"D’une part, cela conduit à jeter des produits encore consommables, favorisant ainsi le gaspillage alimentaire. D’autre part, cette mention ne présente pas d’intérêt sanitaire", a-t-elle ajouté.

"D'accord sur le principe, la date limite d'utilisation optimale est en effet source de confusion", a reconnu le rapporteur Louis Nègre (UMP).

Les laboratoires l'ont prouvé, un yaourt peut être consommé trois semaines après sa date limite d'utilisation optimale. Il y a là une source de gaspillage et de prélèvement sur le pouvoir d'achat des ménages.

 

Le projet de loi, déjà adopté par l'Assemblée nationale, est examiné au Sénat jusqu'au 19 février. Il fera l'objet d'un vote solennel le 3 mars.

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Marche républicaine en France : un rassemblement « sans précédent »

Publié le 11 Janvier 2015 par Philippe LE ROUX - Délégué de Circonscription dans Point de Repère

Des millions de manifestants.

marches_republicaines_au_moins_37150_hd-copie-1.jpgA 19 heures, selon les derniers décomptes, plus de 2,7 millions de personnes défilaient dans les villes de province.

A Paris, même si aucun décompte officiel n'a été communiqué, ils étaient plus d'un million à marcher en hommage aux victimes des attaques terroristes qui ont fait dix-sept morts entre mercredi et vendredi en région parisienne.

Des centaines de rassemblements en province, dans les grandes villes comme dans les petites communes

Des défilés ont été organisés dans des centaines de villes, répondant à l'appel de l'Association des maires de France. La presse régionale signale des «manifestations historiques», y compris dans des villes moyennes ou des villages.

 

Trois cent mille personnes ont défilé à Lyon, 110 000 à Grenoble, 70 000 à Clermont-Ferrand, 140 000 à Bordeaux, 115 000 à Rennes (Il s'agit du plus important rassemblement organisé dans la capitale bretonne depuis un demi-siècle) ou encore 100 000 à Montpellier.

Les rassemblements ont également été importants dans des villes de taille plus modeste. Ainsi, 11 000 personnes se sont retrouvées dans les rues de Cognac (Charentes), on en comptait 5 000 à Crozon (Finistère) et 5 000 à Bar-le-duc (Meuse), 70 000 personnes à Saint-Etienne, 60 000 personnes à Marseille, entre 15 000 et 20 000 personnes à Albi, à Carcassonne comme à Narbonne ou Rodez, selon les chiffres de la police ; 40 000 personnes à Perpignan, un chiffre exceptionnel pour une ville de 110 000 habitants ; un ratio semblable à Tarbes, 40 000 habitants, où la police a compté 14 000 personnes.

Plusieurs syndicats avaient appelé à une marche blanche dimanche matin, mais le message a peu porté alors que l'île connaît de fortes pluies. Elle a rassemblé près de 200 personnes sur le front de mer, place de la République à Mamoudzou. Dans le 101e département, où la population est à 90 % musulmane, le message voulait être fort et unanime.

 

Quelque 4 000 personnes, selon la police, se sont rassemblées à Nouméa. La foule a convergé au Mémorial américain, baie de la Moselle, puis a marché en silence jusqu'au kiosque à musique de la place des Cocotiers, au centre de la capitale calédonienne.

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Chirac à Hollande : "la République est juste et doit être implacable"

Publié le 9 Janvier 2015 par Le Figaro - Philippe Goulliaud dans Point de Repère

Lors d'un entretien téléphonique au lendemain de l'attaque contre Charlie Hebdo, l'ancien président de la République a fait part à François Hollande de «sa très profonde émotion»

Jacques Chirac ne participera pas, dimanche, à la marche parisienne en hommage aux victimes du terrorisme. Son état de santé ne lui permet pas d'être présent, souligne son entourage. Son gendre, Frédéric Salat-Baroux, ancien secrétaire général de l'Elysée, qui était en déplacement aux États-Unis, a choisi de rentrer à Paris dimanche matin pour défiler et représenter la famille Chirac.

Mais, depuis l'attaque contre Charlie Hebdo, l'ancien président de la République s'est tenu informé en direct de l'évolution de la situation. «Il ne décroche pas de la télévision», indique un intime.

«Crime barbare»

Jeudi soir, François Hollande a téléphoné à Jacques Chirac, comme à Valéry Giscard d'Estaing. Lors de cet échange téléphonique, Chirac a fait part au président de la République de «sa très profonde émotion» et a transmis aux familles et aux proches des victimes «ses plus sincères condoléances», s'associant «au deuil de la Nation».

 

Il a ajouté que la réponse à «ce crime barbare» était dans «le rassemblement, l'autorité et la fermeté la plus absolue». «La République est juste mais elle doit être également implacable face aux assassins qui souillent ses valeurs et cherchent à dresser les Français les uns contre les autres», a affirmé Jacques Chirac qui, tout au long de sa carrière, a été confronté au problème du terrorisme et n'a cessé de lutter pour le dialogue des cultures.

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Le preneur d’otage de Vincennes est mort. Les otages ont été libérés

Publié le 9 Janvier 2015 par Philippe LE ROUX - Délégué de Circonscription dans Point de Repère

Une prise d'otage a eu lieu vendredi après-midi dans un hypermarché casher de la porte de Vincennes. Au moins cinq personnes étaient retenues par Amedy Coulibaly, mort dans l'assaut de la police.

C'est sans doute la fin de trois jours de terreur sur la France. Alors que les frères Saïd et Chérif Kouachi, principaux suspects dans l'attentat qui a fait 12 morts à Charlie Hebdo mercredi, ont été tués à Dammartin-en-Goële (Seine-et-Marne), Amedy Coulibaly, suspect principal dans la fusillade de Montrouge jeudi, a été tué dans une épicerie Casher de la porte de Vincennes où il détenait plusieurs otages mercredi midi.

Un lien est clairement établi entre les frères Kouachi et Amedy Coulibaly.

La prise d'otage dans l'hypermarché casher avait débuté à 13 heures après que des coups ont feu ont été entendus. Le quartier a été rapidement bouclé et les forces de l'ordre sont restées en place durant plus de quatre heures.

 

A partir de 17h00, un premier assaut a été lancé à Dammartin-en-Goële contre les frères Kouachi. Moins de dix minutes plus tard, un second assaut a été lancé dans l'hypermarché. Plusieurs otages sont sortis en courant de l'épicerie. Selon une source policière, quatre policiers auraient été blessés.

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Attentat de Charlie Hebdo : les terroristes tués dans l'assaut du GIGN

Publié le 9 Janvier 2015 par Philippe LE ROUX - Délégué de Circonscription dans Point de Repère

Retranchés depuis la mi-journée à Dammartin-en-Goële (Seine-et-Marne) dans une entreprise où ils retenaient une personne, les frères Kouachi, jihadistes français, auteurs mercredi la tuerie à Charlie Hebdo, ont été tués en fin d'après-midi dans l'assaut donné par le GIGN.  L'otage est indemne.

Fin de cavale. Les frères Kouachi, retranchés depuis la mi-journée dans une entreprise de Dammartin-en-Goële (Seine-et-Marne), ont été tués dans l'assaut lancé à 17 heures par le GIGN.

L'otage que détenaient les deux jihadistes français, soupçonnés d'avoir perpétré mercredi la tuerie à Charlie Hebdo, est indemne. 

C'est au volant d'une voiture volée que Chérif et Saïd Kouachi, 32 et 34 ans avaient été localisés en début de matinée et pris en chasse par les gendarmes, avant d'investir les locaux de l'entreprise. Des hélicoptères ont survolé le site tout l'après-midi, encerclé par les hommes du GIGN, qui mènent l'opération appuyés par des équipes du Raid. Les écoles avaient été évacuées et les commerces fermés.

 

Par ailleurs, les policiers d'élite ont mis fin à une autre prise d'otage quasiment simultanément  dans une épicerie casher située porte de Vincennes à Paris. En milieu d'après-midi, Amedy Coulibaly, un islamiste de 32 ans qui connaissait l'un des frères Kouachi, avait attaqué l'épicerie à la kalashnikov avant de s'y retrancher. Coulibaly, également suspecté d'avoir tué jeudi matin une policière dans une rue de Montrouge, a été tué dans l'assaut.

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Manifestations de soutien partout en France et dans le monde

Publié le 8 Janvier 2015 par Philippe LE ROUX - Délégué de Circonscription dans Point de Repère

4426621_rennes.jpgRennes

4426621_place-des-terreaux-lyon.jpgLyon

4426621_bordeaux.jpgBordeaux

4426889_toulouse.jpgToulouse

4426781_clermont-ferrand.jpgClermont-Ferrand

4426733_000-par8067704.jpgPlace de la Mairie à Rennes

4427139_000-par8068003.jpgPlace de la République à Paris

4427139_000-dv1935761.jpgPorte de Brandebourg à Berlin

4427139_000-par8067998.jpgAmsterdam

4426847_londres.jpgLondres

4426899_marseille.jpgMarseille

4428229_000-par8068058-new.jpgPristina, au Kosovo

4427777_b6ytb7jciaam8pv.jpgMontreal

4428229_bre-new.jpgRio de Janeiro

4428229_000-mvd6657224-new.jpgAmbassade de France en Argentine

4428229_000-mvd6657278-new.jpgLima, Pérou

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Charlie Hebdo: les ambassadeurs arabes à Paris dénoncent un acte "barbare"

Publié le 8 Janvier 2015 par Philippe LE ROUX - Délégué de Circonscription dans Point de Repère

Les ambassadeurs arabes à Paris ont vivement dénoncé comme un "acte terroriste barbare" l'attentat contre l'hebdomadaire Charlie Hebdo et assuré jeudi que leurs pays étaient engagés dans la lutte contre le terrorisme.

Dans un communiqué, les ambassadeurs arabes "condamnent fermement ce crime abominable" qui a fait douze morts et dénoncent "la violence contre la presse".

"Les pays membres de la Ligue arabe sont engagés, aux côtés des autres acteurs de la communauté internationale, dans la lutte contre le terrorisme, l'intolérance et l'extrémisme", souligne encore le texte.

Les pays arabes et Al-Azhar, principale autorité de l'islam sunnite, avaient condamné mercredi l'attentat contre le journal satirique dont sont accusés des jihadistes.

 

Plusieurs intellectuels arabes de renom établis en France, dont Adonis et Taher Ben Jalloun, ont également condamné dans un communiqué conjoint l'attaque contre Charlie Hebdo.

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Charlie Hebdo sortira mercredi à un million d'exemplaires

Publié le 8 Janvier 2015 par Philippe LE ROUX - Délégué de Circonscription dans Point de Repère

"Le journal Charlie Hebdo sortira mercredi prochain et sera tiré à un million d'exemplaires", a déclaré à l'AFP son avocat, Me Richard Malka, contre 60.000 habituellement.

Ce sera un numéro de 8 pages, a-t-il dit, au lieu de 16 pages normalement.

L'équipe de "survivants" de Charlie Hebdo, une douzaine de personnes, se retrouvera vendredi matin à Libération pour commencer à travailler, a précisé l'avocat.

"Il faut sortir le prochain numéro, c'est le meilleur moyen de rendre hommage aux morts et de signifier qu'ils ne nous ont pas tués", a commenté l'avocat. "Ce sera un numéro de survivants, exclusivement réalisé par les survivants de Charlie", a-t-il ajouté.

Outre l'accueil par Libération, le journal a notamment reçu des aides des groupes Canal+ et Le Monde, a précisé l'avocat à l'issue d'une réunion qui a rassemblé au total une trentaine de personnes.

Douze personnes ont été tuées dans l'attentat de mercredi dont cinq dessinateurs de l'hebdomadaire.

Depuis l'attentat, le journal a reçu de multiples propositions de soutien, sous forme d'aide financière, d'abonnements ou d'appui matériel.

Les responsables de Charlie Hebdo devaient rencontrer dans l'après-midi les médias qui ont proposé de l'aider, pour mettre en oeuvre ses projets.

Le numéro du mercredi 7 janvier, jour de l'attentat, est pour l'instant épuisé dans les kiosques et était proposé  à un prix très élevé sur internet, notamment sur le site d'enchères ebay.

Avant l'attentat, Charlie Hebdo était au bord de la faillite et craignait de disparaître. Le journal ne se vendait qu'à 30.000 exemplaires, la moitié de son tirage, alors qu'il avait besoin d'atteindre les 35.000 pour être à l'équilibre, avait expliqué  à l'AFP, Charb, directeur de la publication, tué mercredi.

Il avait lancé un appel aux dons en novembre, mais n'avait recueilli que quelques dizaines de milliers d'euros en fin d'année, alors qu'il visait un million.

 

Le journal, vendu le mercredi au prix de 3 euros, avait recueilli 60.000 euros de dons après la destruction de son siège dans un premier attentat en 2011, à la suite de la publication de son numéro "Charia Hebdo".

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« Charlie Hebdo » visé par une attaque terroriste, deuil national décrété

Publié le 8 Janvier 2015 par Philippe LE ROUX - Délégué de Circonscription dans Point de Repère

La rédaction du journal satirique Charlie Hebdo a été la cible d'un attentat, mercredi 7 janvier en fin de matinée à Paris, qui a fait douze morts. Un avis de recherche a été lancé en début de nuit contre trois suspects.

Le plus jeune homme recherché, âgé de 18 ans, s'est rendu dans la nuit au commissariat de Charleville-Mézières, dans les Ardennes.

Une source policière a affirmé qu'« aucune charge » n'avait été retenue pour l'heure contre lui, et que «dans son cas, il ne s'agit que de simples vérifications.» Le jeune homme, qui est de la même famille que les deux principaux suspects, a tout de même été placé en garde à vue.

 

La police a concentré ses recherches sur Chérif Kouachi et Saïd Kouachi, deux frères âgés de 32 et 34 ans, identifiés grâce à une carte d'identité laissée dans l'une des voitures ayant servi à leur fuite. Le premier, Chérif Kouachi, avait été condamné en 2008 pour avoir participé à une filière d'envoi de combattants en Irak, la filière dite des «Buttes Chaumont». «Toute personne détenant des informations» sur les suspects est invitée à joindre le numéro vert 0805 02 17 17, précise la préfecture de Paris.

 

Appel à témoins lancé par la préfecture de Paris.

Selon les sources policières contactées par Le Monde, des perquisitions avaient été menées mercredi en début de soirée à Charleville-Mézières. Une opération de police a également eu lieu à Reims vers 23 heures. Sept membres de l'entourage des auteurs présumés de l'attaque ont été mis en garde à vue mercredi soir, a indiqué le parquet jeudi 8 janvier au matin.

 

12 morts, 11 blessés, dont 4 grièvement

L'attaque a décimé la rédaction de Charlie Hebdo. Parmi les morts figurent de nombreux journalistes, dont les dessinateurs Charb, Cabu, Wolinski, Tignous, Honoré, Elsa Cayat, Mustapha Ourad ainsi que Bernard Maris, chroniqueur pour Charlie Hebdo et France Inter.

 

Un agent d'entretien de l'immeuble, Frédéric Boisseau, 42 ans, collaborateur de Sodexo, et un invité de la rédaction, Michel Renaud, ont également péri dans l'attaque. Selon le procureur, deux policiers clôturent ce macabre bilan. L'un, le brigadier Franck Brinsolaro, du Service de la protection (SDLP, ex-SPHP) était chargé de la sécurité de Charb, selon des sources syndicales policières. L'autre, Ahmed Merabet, a été tué à l'extérieur, alors que les assaillants prenaient la fuite.

 

Il s'agit de l'attentat le plus meurtrier en France depuis celui de l'Organisation armée secrète (OAS) contre un train Strasbourg-Paris, qui avait fait 28 morts en 1961, durant la guerre d'Algérie.

Le procureur de Paris, François Molins, a également annoncé que onze personnes avaient été blessées, dont quatre grièvement, parmi lesquelles le journaliste Philippe Lançon et deux policiers. Selon les informations du Monde, Philippe Lançon, critique littéraire à Libération et chroniqueur régulier de Charlie, a été grièvement blessé au bas du visage par une balle. Il a été opéré à la Pitié-Salpêtrière, et ses jours ne sont pas en danger.

 

Deux individus qui « se revendiquaient d'Al-Qaida »

Le procureur Molins a livré dans la soirée un premier récit des événements. Au moins deux hommes cagoulés et vêtus de noir se sont introduits vers 11 h 30 dans les locaux de Charlie Hebdo après s'être d'abord trompés d'adresse, croyant trouver la rédaction au numéro 6 de la rue Nicolas-Appert.

Armés de kalachnikovs, ils ont tiré sur une personne qui se trouvait à l'accueil, avant de monter à l'étage pour atteindre la rédaction de Charlie Hebdo. Les journalistes étaient alors en pleine conférence de rédaction hebdomadaire. Les assaillants ont commencé à tirer sur les dessinateurs et journalistes, comme l'a relaté Coco, dessinatrice au journal, qui a précisé que les hommes « parlaient parfaitement le français » et « se revendiquaient d'Al-Qaida. »

 

«Les attaquants étaient renseignés et savaient qu'il y avait, le mercredi à 10 heures, la réunion de rédaction hebdomadaire. Sinon, le reste de la semaine, il n'y pas grand monde dans les locaux», explique une journaliste de Charlie Hebdo jointe par Le Monde, qui n'était pas sur place pendant l'attaque.

Les assaillants sont ensuite sortis de l'immeuble. Une vidéo prise par un journaliste de l'agence Premières Lignes montre que les hommes ont crié «Allah Akbar» («Dieu est grand»), en continuant à tirer. Selon des témoins cités par des policiers, les agresseurs ont également crié : «Nous avons vengé le Prophète.»

Les hommes sont montés à bord de leur véhicule, puis, dans leur fuite, ils ont visé une voiture de police. Sur cette photo que s'est procurée notre envoyée spéciale sur place, on peut voir les tireurs face à une voiture de police. Les hommes ont fait feu, les policiers ont répliqué puis reculé.

La voiture des tireurs face à celle des policiers dans la rue de "Charlie Hebdo", le 7 janvier.

Deux autres policiers, qui étaient à vélo dans cette zone, ont tenté ensuite d'intervenir boulevard Richard-Lenoir. Ahmed Merabe, un policier du commissariat du 11e arrondissement, âgé de 42 ans, est touché par un tir. Les deux assaillants l'ont ensuite froidement abattu, selon le procureur de la République de Paris.

 

Fuite vers le nord de Paris

Les tueurs reprennent alors leur fuite, passant place du Colonel-Fabien, en direction de la porte de Pantin. Ils percutent un véhicule Volkswagen, blessant sa conductrice. Ils abandonnent alors leur voiture rue de Meaux, près du parc des Buttes-Chaumont, dans le 19e arrondissement.

Ils braquent alors le conducteur d'une Clio, s'emparent de la voiture et prennent la fuite à bord de la Clio. On perd leur trace porte de Pantin. Depuis, la police a réussi à identifier les trois hommes et a lancé un avis de recherche. Le troisième s'est rendu dans un commissariat de Charleville-Mézières.

Une source policière a expliqué au Monde que « de très gros moyens sont mis en œuvre. On s'installe pour tenir dans la durée. Sont mobilisés les services de la DCPJ [direction centrale de la police judiciaire], de la PJPP [police judiciaire de la préfecture de police] et de la DGSI [direction générale de la sécurité intérieure]. Au total, près de 3 000 policiers sont actuellement mobilisés ».

Une enquête a été ouverte pour assassinat, tentative d'assassinat, vol à main armée en bande organisée, et association de malfaiteurs en vue de préparer des actes terroristes, a annoncé le procureur Molins. Elle a été confiée à trois services de police : la DCPJ, la section antiterroriste de la brigade criminelle de la police judiciaire de Paris (le 36 quai des Orfèvres) et la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI).

 

Des hommes visiblement entraînés

Des observateurs militaires remarquent que le comportement des tueurs est celui de soldats aguerris et témoigne d'un entraînement solide. Selon un policier, ancien membre d'un service de protection rapprochée, interrogé par l'Agence France-Presse, « on le voit clairement à la façon dont ils tiennent leurs armes, dont ils progressent calmement, froidement : ils ont forcément reçu une formation de type militaire. Ce ne sont pas des illuminés qui ont agi sur un coup de tête ».

 

Plan Vigipirate et cellule de crise

Après l'attaque, le plan Vigipirate a été relevé en Ile-de-France à « alerte attentats », le niveau le plus élevé a annoncé Matignon. Les sorties scolaires à Paris ont été suspendues jusqu'à nouvel ordre et les effectifs de soldats en patrouille passent de 450 à 650 hommes.

Le premier ministre, Manuel Valls, a « activé la cellule interministérielle de crise et a confié la conduite opérationnelle au ministre de l'intérieur, Bernard Cazeneuve ». Un dispositif policier a également été déployé à proximité des autres rédactions parisiennes.

François Hollande a décrété une «journée de deuil national».

 

 Toute la journée, les réactions se sont multipliées pour dénoncer le drame. Particulièrement ému, l'ancien directeur de Charlie Hebdo, Philippe Val, a réagi sur l'antenne de France Inter, jugeant que «notre pays ne sera plus le même».

 

Menaces courantes et protection policière

Selon le rédacteur en chef, Gérard Biard, actuellement à Londres et joint par Le Monde, « les menaces étaient ressenties de façon moins forte ces derniers temps à Charlie Hebdo. L'attaque est d'autant plus choquante. »

 

Une journaliste de Charlie Hebdo, qui n'était pas sur place mais en contact avec des collègues sur place, explique que «ces derniers mois, on ne sentait pas une inquiétude immense malgré les menaces».

«Bien sûr, nos locaux étaient sous protection policière, Charb était sous protection policière, mais il se déplaçait parfois sans ses policiers, ce qui est un signe qu'il n'était pas inquiet à chaque instant. (...) Luz et Riss avaient eux aussi eu une protection policière, mais elle avait été levée il y a un an environ.»

 

Organisation de rassemblements de solidarité

 

Après l'attaque, des appels à des rassemblements de solidarité avec la rédaction de Charlie Hebdo se sont multipliés partout en France. Au total, plus de 100 000 personnes ont participé dans tout le pays à ces rassemblements.

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Le compte personnel de formation entre en vigueur en janvier

Publié le 31 Décembre 2014 par Philippe LE ROUX - Délégué de Circonscription dans Point de Repère

Le compte personnel de formation, clef de voûte de la loi du 5 mars 2014 sur la formation professionnelle, entre en vigueur au 1er janvier. Qui sont les bénéficiaires ? Quelles formations sont éligibles? Comment il est financé?

 

QUESTION: Comment ça marche ? Qui en bénéficie ?

REPONSE: Le CPF accompagne chaque actif tout au long de sa vie professionnelle, même pendant ses périodes de chômage. Il lui permet, lorsqu'il est salarié, d'accumuler jusqu'à 150 heures de formation: 24 heures par an pour un temps plein les cinq premières années, puis 12 heures les années suivantes.

C'est le titulaire du CPF qui prend l'initiative d'utiliser ses heures. S'il est salarié, il ne doit obtenir l'aval de son employeur que si la formation se déroule tout ou partie pendant le temps de travail.

Lorsqu'une personne a un projet de formation, mais pas assez d'heures, son compte peut être abondé en heures aux frais de l'employeur, du titulaire du CPF, de la Région ou encore de Pôle emploi pour les chômeurs.

Le compte personnel de formation remplace le droit individuel à la formation (DIF), qui permettait aux salariés de cumuler jusqu'à 120 heures de formation qui s'évaporaient au bout de deux ans lorsqu'ils changeaient ou perdaient leur emploi.

 

Q: Le CPF permettra-t-il d'entrer en formation dès 2015 ?

R: Au 1er janvier, le compte personnel de formation sera vide, mais les heures acquises au titre du DIF pourront y être transférées. Celles-ci seront comptabilisées en dehors du plafond de 150 heures mais, si elles ne sont pas utilisées, elles seront perdues au bout de six ans.

Chaque salarié doit recevoir, avant le 31 janvier, un récapitulatif de ses heures DIF acquises et non consommées, via une attestation d'employeur ou via sa fiche de paie de décembre. Muni du document, il pourra effectuer le transfert, dès le 5 janvier, sur la plateforme Mon compte formation (www.moncompteformation.gouv.fr).

Pour les chômeurs, en revanche, la situation est plus compliquée. Au 1er janvier, beaucoup auront peu ou pas de DIF et ne pourront pas engranger d'heures avant d'avoir retrouvé un travail. Leur cas est actuellement au coeur d'une négociation sur le Fonds paritaire de sécurisation des parcours professionnels (FPSPP), qui doit aboutir d'ici fin janvier. Dans ce cadre, le Medef a proposé que soit accordé un crédit de 100 heures aux chômeurs ayant un projet de formation.

Hors DIF, les comptes personnels de formation ne seront pas alimentés avant le 1er janvier 2016, date à laquelle ils seront crédités des heures acquises en 2015.

 

Q: Quelles formations sont éligibles ?

R: Le CPF ne permet pas d'accéder à n'importe quelle formation. Les partenaires sociaux sont chargés d'établir des listes de formations éligibles au niveau national, dans les Régions et dans les branches professionnelles.

Il s'agit, pour l'essentiel, de formations qualifiantes ou certifiantes, mais le CPF peut également prendre en charge des formations "socle" (lire, écrire, compter, etc.) ou des actions d'accompagnement à la Validation des acquis de l'expérience (VAE). Certaines formations ne seront accessibles qu'aux salariés ou qu'aux chômeurs, d'autres à tous les actifs.

Des listes "provisoires" seront disponibles le 5 janvier sur Mon compte formation. Débutera ensuite une "phase de révision" devant aboutir à des listes complètes "au printemps", selon le ministère du Travail. Par la suite, les listes seront régulièrement mises à jour pour coller aux besoins du marché du travail.

 

Q: Qui finance le CPF ?

R: Le compte personnel de formation est financé par des fonds mutualisés gérés par les Organismes paritaires collecteurs agréés (Opca) et alimentés par une contribution versée par les entreprises de plus de 10 salariés.

Ces dernières doivent affecter 0,2% de leur masse salariale brute au CPF, mais deux choix s'offrent à elles: verser directement cette somme à leur Opca ou la gérer en interne en cas d'accord d'entreprise.

 

Les entreprises de moins de 10 salariés, elles, ne versent pas de contribution CPF, mais les formations de leurs salariés peuvent quand même être financées par les fonds mutualisés. Une part du FPSPP leur sera également affectée, selon le ministère du Travail.

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Les aides aux stations-services indépendantes seront maintenues en 2015 et 2016

Publié le 26 Décembre 2014 par Philippe LE ROUX - Délégué de Circonscription dans Point de Repère

Les aides destinées à la modernisation et à la diversification des stations-services indépendantes seront maintenues à leur niveau actuel en 2015 et en 2016, a assuré vendredi le cabinet de la secrétaire d'Etat chargée du Commerce, de l'Artisanat et de la Consommation, Carole Delga.

"On tiendra largement le flux d'aide en 2015 et en 2016", a déclaré à l'AFP l'entourage de Mme Delga, en évoquant un montant "en dessous de 2,5 millions d'euros".

Jusqu'à cette année, les pompistes indépendants pouvaient faire financer une partie du coût de leur diversification ou de leur mise aux normes environnementales par le Comité professionnel de distribution de carburants (CPDC), qui disposait d'un budget de 2,9 millions d'euros.

Cette structure, qui engloutit 28% de son budget en frais de fonctionnement, va être supprimée par le gouvernement.

Ses missions seront transférées dès 2015 au Fonds d'intervention pour les services, l'artisanat et le commerce (Fisac), doté de 17 millions d'euros.

La priorité sera d'instruire les 2.200 dossiers en attente. A partir du 1er janvier, les nouvelles demandes de financement devront être déposées dans le cadre d'un appel à projets, dont le cahier des charges sera fixé par décret.

Ce texte, en cours de rédaction, devrait permettre aux stations-services situées dans des communes de plus de 3.000 habitants de bénéficier du Fisac, habituellement réservé aux artisans et aux commerçants des zones rurales.

Malgré un "délai total d'instruction et de décision" de 14 mois en moyenne, pointé par la Cour des comptes dans un référé rendu public en octobre, les professionnels ne s'inquiètent pas outre mesure de la reprise en main des aides par le Fisac.

Avec le CPDC, "le délai moyen est de quatre ans aujourd'hui" a précisé à l'AFP Aliou Sow, secrétaire général de la Fédération nationale de l'artisanat automobile (FNAA), qui explique cette situation par la baisse continue de la dotation publique.

"Le stock de dossiers qui est là, il faut le traiter", a-t-il ajouté, incluant dans son décompte les 500 demandes d'aides relatives à des fermetures de stations-services, qui ne peuvent être prises en charge par le Fisac.

Sur ce point, le cabinet de Mme Delga a précisé qu'une concertation était en cours avec les professionnels et le ministère de l'Ecologie afin de "trouver une poche de crédit" permettant de respecter les coûteuses obligations environnementales et de sécurité.

 

Selon la FNAA, il restait en 2013 moins de 6.500 stations "traditionnelles" éligibles aux aides du CPDC.

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Emmanuel Macron annonce la mise en place d'un "comité pour la filière bois"

Publié le 16 Décembre 2014 par Philippe LE ROUX - Délégué de Circonscription dans Point de Repère

Le gouvernement va mettre en place un "comité pour la filière bois" pour optimiser les investissements dans ce secteur "fondamental", qui emploie en France 250.000 salariés, a annoncé lundi le ministre de l'Économie, Emmanuel Macron.

"C'est un secteur qui est fondamental, donc demain (mardi) avec (le ministre de l'Agriculture et de la Forêt) Stéphane Le Foll et (la ministre de l'Écologie) Ségolène Royal, nous mettrons en place un comité de filière pour la filière bois, pour essayer de voir comment nous pourrons mieux investir aux différents maillons de la chaîne", a déclaré M. Macron, lors d'une conférence de presse à Mimizan (Landes), où il a visité une usine du groupe Gascogne, principal acteur de cette filière dans l'Hexagone.

Ce comité est notamment destiné à étudier comment "mieux organiser l'exploitation et la production, parce qu'en France, on a une forêt formidable, une des plus belles d'Europe, une des plus riches, mais dont la production est très mal organisée", a souligné le ministre.

"On l'a vu avec les deux tempêtes des années 2000. C'est comme ça qu'on subit des variations sur le prix du bois, parce qu'on ne sait pas lisser les choses, on a une offre qui n'est pas assez structurée", a-t-il estimé.

En France, la filière bois compte 250.000 salariés, dont 35.000 pour la seule région Aquitaine, a rappelé M. Macron, venu visiter un site de production de papier, notamment de sacs, du groupe Gascogne.

M. Macron souhaite aussi que ce comité puisse réfléchir aux façons de "garder notre bois et réussir à le transformer tout au long de la chaîne, pour produire des produits finis pour nos concitoyens et nos entreprises, et les exporter".

Car, selon lui, "aujourd'hui la filière bois est une des plus grandes aberrations économiques que nous connaissons", avec "un pays qui exporte son bois et qui importe massivement des produits finis à base de bois".

"Si je mets l'énergie à part, c'est l'un des deux ou trois secteurs où nous sommes les plus déficitaires en termes de commerce extérieur", a relevé le ministre.

Selon les professionnels, le secteur bois représente un chiffre d'affaires annuel de quelque 3,5 milliards d'euros en France.

M. Macron a salué, durant sa visite de l'usine Gascogne, "une alliance productive" entre investisseurs, élus locaux et salariés, "un bel exemple" qui a permis la recapitalisation du groupe, lourdement endetté.

 

Le groupe Gascogne, qui emploie 2.200 salariés, dont 1.800 en Aquitaine, a finalisé fin septembre sa restructuration financière, qui lui a permis de renforcer ses capitaux propres et de réduire sa dette de plus d'un tiers.

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71% des Français favorables aux crèches de Noël dans les bâtiments publics

Publié le 15 Décembre 2014 par Philippe LE ROUX - Délégué de Circonscription dans Point de Repère

Les Français sont majoritairement "plutôt favorables" (71%) à la présence de crèches de Noël dans les administrations et les bâtiments publics, selon un sondage Ifop pour Dimanche Ouest France.

Interrogés sur ce sujet, 71% se disent "plutôt favorables, car cela constitue plus un élément de tradition culturelle qu'un symbole chrétien".

A l'inverse, 18% des sondés y sont "plutôt opposés car il s'agit d'un symbole religieux incompatible avec les principes de neutralité et de laïcité du service public".

Ce sondage intervient alors qu'une polémique grandit en France après que le tribunal administratif de Nantes a enjoint le conseil général de la Vendée, vieille terre de tradition catholique, de démonter la crèche de la Nativité installée dans le hall de ses locaux. Le conseil général a fait appel.

A Béziers, le préfet a aussi demandé au maire soutenu par le FN Robert Ménard de retirer la crèche qu'il a fait installer dans la mairie.

Les catholiques sont à 81%, qu'ils soient pratiquants ou non-pratiquants, en faveur de la présence des crèches dans les lieux publics. Les personnes se disant sans religion le sont à 60%.

"Par-delà cet écart de 21 points entre ces deux groupes, ces chiffres démontrent que les crèches de Noël sont bien aujourd'hui d'abord et avant tout perçues comme un élément de tradition culturelle", analyse l'Ifop.

"Sans surprise et conformément à la tradition anticléricale et la fibre +laïcarde+ du Parti Communiste et du courant de Jean-Luc Mélenchon, c'est dans les rangs du Front de Gauche que l'adhésion est la plus faible (46%) et l'opposition majoritaire (49%)", relève l'institut de sondage.

Les sympathisants du PS se montrent favorables à 64% à cette présence de crèches dans les bâtiments publics, 31% y sont opposés, campant sur un principe de stricte application de la laïcité.

A droite, 84% des sympathisants du FN, 87% de ceux de l'UMP y sont favorables.

 

Sondage réalisé par questionnaire auto-administré en ligne auprès d'un échantillon de 1.008 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus selon la méthode des quotas.

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Fin de vie et euthanasie: ce que permet la loi Leonetti

Publié le 12 Décembre 2014 par Philippe LE ROUX - Délégué de Circonscription dans Point de Repère

La loi Leonetti encadre depuis 2005 la fin de vie en France, interdisant l'acharnement thérapeutique et autorisant l'arrêt des traitements dans certains cas.

Cette loi a été inspirée par l'affaire Vincent Humbert, jeune homme devenu tétraplégique, aveugle et muet à la suite d'un accident, qui revendiquait le "droit de mourir".

Relative "aux droits des malades et à la fin de vie", elle tient son nom de son principal inspirateur, le député UMP et médecin Jean Leonetti.

Elle interdit l'acharnement thérapeutique, à savoir la poursuite des soins pour certains malades, le plus souvent des personnes en fin de vie ou souffrant de maladies graves et incurables.

Les actes médicaux "ne doivent pas être poursuivis par une obstination déraisonnable", indique-t-elle. "Lorsqu'ils apparaissent inutiles, disproportionnés ou n'ayant d'autre effet que le seul maintien artificiel de la vie, ils peuvent être suspendus ou ne pas être entrepris".

La loi n'établit pas un droit à l'euthanasie mais insiste sur l'importance des "soins palliatifs", avec un volet pour développer et structurer ces unités spéciales destinées à soulager des patients incurables.

En interdisant l'acharnement thérapeutique, la loi instaure en creux un droit au "laisser mourir" qui peut prendre la forme de l'arrêt de soins vitaux pour la survie du patient, ou bien de l'administration de substances anti-douleur comme la morphine, pour soulager mais à des doses ayant aussi pour "effet secondaire d'abréger" la vie du patient.

Elle peut en ce sens conduire à des formes passives ou indirectes d'euthanasie. "Si le médecin constate qu'il ne peut soulager la souffrance d'une personne, en phase avancée ou terminale d'une affection grave et incurable, quelle qu'en soit la cause, qu'en lui appliquant un traitement qui peut avoir pour effet secondaire d'abréger sa vie, il doit en informer le malade (...)", indique la loi.

Elle précise que le médecin est tenu de "respecter la volonté" du patient "en phase avancée ou terminale d'une affection grave et incurable" lorsque ce dernier décide de "limiter ou d'arrêter tout traitement".

Il est prévu que le malade puisse "rédiger des directives anticipées" pour stipuler son refus de tout acharnement thérapeutique, pour le jour où il sera "hors d'état d'exprimer sa volonté". La loi établit également la possibilité de désigner "une personne de confiance" dont l'avis prévaudra "sur tout avis non médical". Mais ces deux dispositions sont peu connues et non contraignantes pour les médecins.

 

La loi insiste sur la collégialité de la décision d'arrêt du traitement pour les médecins. "Lorsque la personne est hors d'état d'exprimer sa volonté, la limitation ou l'arrêt de traitement susceptible de mettre sa vie en danger ne peut être réalisée sans avoir respecté la procédure collégiale définie par le code de déontologie médicale et sans que la personne de confiance prévue à l'article L. 1111-6 ou la famille ou, à défaut, un de ses proches et, le cas échéant, les directives anticipées de la personne, aient été consultés", stipule-t-elle.

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Proposition de loi pour aider les enfants placés "à se construire un avenir"

Publié le 24 Septembre 2014 par Philippe LE ROUX - Délégué de Circonscription dans Point de Repère

Deux sénatrices ont rendu publique mardi une proposition de loi sur "la protection de l'enfant", visant à aider les enfants pris en charge par l'Aide sociale à l'enfance (ASE) à se "construire un avenir".

Ce texte déposé au Sénat par Muguette Dini (groupe UDI-UC) et Michèle Meunier (PS) reprend certaines propositions d'un rapport qu'elles avaient publié en juin, sur les façons d'améliorer le dispositif de protection de l'enfance. Il vise notamment à faciliter les adoptions d'enfants qui ne pourront jamais retourner vivre dans leurs familles biologiques.

Un total de 296.000 enfants et jeunes majeurs étaient pris en charge par l'ASE fin 2011, dont 275.000 mineurs (dont 48% sont placés en familles d'accueil ou foyers, les autres faisant l'objet de mesures d'"assistance éducative" à domicile).

En préambule, la proposition de loi souligne que l'application de la loi du 5 mars 2007 sur la protection de l'enfance se heurte dans la pratique à de nombreux obstacles: "fortes disparités régionales, absence de pilotage national, insuffisance de la formation des professionnels concernés" ou encore volonté de maintenir le lien biologique "à tout prix".

Elle souligne que "les parcours des enfants souffrent souvent d'un manque de suivi global et d'anticipation, avec des ruptures, des passages d'établissements en familles d'accueil, des allers et retours entre l'institution et la famille".

Elle incite à rechercher, pour les enfants dont le retour en famille est impossible, une solution d'accueil qui leur apporte "une stabilité affective durable": il s'agit notamment de développer les placements auprès de "tiers dignes de confiance" ainsi que l'adoption simple (qui ne rompt pas les liens avec la famille biologique), en la rendant irrévocable durant la minorité de l'enfant.

Le texte propose par ailleurs, pour les cas où la rupture définitive avec la famille est nécessaire, de réformer la procédure de déclaration judiciaire d'abandon afin de constater plus rapidement le délaissement parental ou la maltraitance. Ces enfants pourront ainsi devenir pupilles de l'État et éventuellement faire l'objet d'une adoption plénière.

D'autres mesures visent à mieux lutter contre la maltraitance, par exemple en précisant les modalités de traitement des "informations préoccupantes" et en améliorant la coordination entre les différents acteurs concernés (ASE, médecins ...).

 

La quasi-totalité des mesures de protection de l'enfance sont financées par les conseils généraux, qui y ont consacré 6,9 milliards d'euros en 2012.

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Greffes: code de bonne conduite pour développer le prélèvement d'organes

Publié le 23 Septembre 2014 par Philippe LE ROUX - Délégué de Circonscription dans Point de Repère

Un code de bonne conduite pour développer le prélèvement d'organes sur des donneurs, dont le coeur a cessé de battre après l'arrêt de traitements devenus inutiles, a été publié par l'Agence de la biomédecine.

Rendu possible depuis 2005 par la loi, ce type de prélèvement courant dans d'autres pays, ne s'était pas concrétisé dans les hôpitaux français, faute d'un texte pour les encadrer sur le plan médico-technique et éthique, explique cette institution.

L'Agence de la biomédecine a rédigé un document de 150 pages (bientôt en ligne) pour détailler les règles techniques de "bonnes pratiques" sur ces prélèvements après arrêt de traitement qu'elle a limités sur des patients âgés de 60 ans maximum.

"La procédure va débuter dans les semaines qui viennent avec les premières équipes qui auront signé une convention avec l'agence", a indiqué mardi à l'AFP le professeur Olivier Bastien, directeur du prélèvement et de la greffe organes - tissus à l'Agence de la biomédecine.

Dans les hôpitaux étrangers où cette pratique est autorisée, ce type de prélèvements a permis d'augmenter de 10 à 40% le nombre de greffons disponibles. Ils concernent surtout les reins et, dans certains pays, le foie, les poumons, le pancréas, relève le Pr Bastien.

Aux États-Unis, ils représentent environ 10% des prélèvements d'organes, environ 19% en Belgique (autorisé depuis 1994) et actuellement environ 51% aux Pays-Bas (depuis 1981). En Espagne, cette pratique est possible depuis 2011.

La qualité du greffon est tout à fait comparable à celle d'organes issus de donneurs décédés en état de mort cérébrale, relève l'agence sanitaire en citant l'exemple des reins.

Aujourd'hui la majeure partie des prélèvements est réalisée en France sur des donneurs en état de mort cérébrale, d'accidents de la route par exemple. Dans ce dernier cas, ce n'est pas l'arrêt de traitement qui entraîne la mort

A l'hôpital, la mort cérébrale (encéphalique) est une façon rare de mourir (9 cas sur 1.000), rappelle le Pr Bastien, même si c'est aujourd'hui la principale situation où se réalise le don et prélèvement d'organes.

La loi Leonetti de 2005 s'oppose à l'acharnement thérapeutique et permet d'arrêter les traitements devenus inutiles et de se limiter à ceux susceptibles de soulager les dernières douleurs du patient.

L'équipe de réanimation qui assure le traitement et y met fin sur "décision collégiale" (réunissant l'équipe, plus un médecin extérieur et la famille) doit être indépendante de celle qui prélève.

 

Cet aménagement vise à accroître le nombre des greffons disponibles en France pour pallier un déficit important: en 2013, 5.123 greffes d'organes ont été faites, alors que 18.976 patients en auraient eu besoin.

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Sondage : Les Français souhaitent partir à la retraite avant 62 ans

Publié le 22 Septembre 2014 par Philippe LE ROUX - Délégué de Circonscription dans Point de Repère

Les Français souhaitent en majorité partir avant 62 ans à la retraite même s'ils ont conscience qu'ils devront travailler au-delà, montre une étude de l'institut ICMA Group pour le groupe de ressources humaines Randstad publiée lundi.

Selon les résultats de l'enquête, 54% des personnes interrogées souhaitent partir entre 60 et 62 ans et une large majorité (84,2%) ne veut pas travailler au-delà de 62 ans.

Toutefois, moins d'un quart d'entre elles (23,4%) pensent qu'elles pourront effectivement prendre leur retraite entre 60 et 62 ans.

La plupart (71,7%) estiment qu'elles devront travailler après 62 ans.

Près d'un tiers des Français (29,5%) jugent même qu'ils devront poursuivre leur activité au-delà de 65 ans.

Enfin, les femmes sont 74,3% à penser devoir travailler jusqu'à 63 ans et plus contre seulement 69% des hommes.

 

L'étude a été réalisée en ligne auprès d'un panel de 6.000 personnes âgées de 18 à 65 ans, représentatif de la population française, en novembre 2013.

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Les patients favorables au tiers payant généralisé, les médecins hostiles (sondage)

Publié le 19 Septembre 2014 par Philippe LE ROUX - Délégué de Circonscription dans Point de Repère

Une majorité de Français (66%) plébiscite la généralisation du tiers payant qui permettrait de ne plus avancer d'argent chez les médecins, mais ces derniers y sont très majoritairement hostiles (95%), selon un sondage publié vendredi et réalisé par OpinionWay pour le syndicat de médecins libéraux SML.

La dispense de frais, aujourd'hui pratiquée essentiellement chez le pharmacien, devrait être élargi aux consultations pour tous les assurés d'ici 2017, et pour les bénéficiaires de l'aide à la complémentaire santé (ACS) en 2015, selon le projet de loi santé de la ministre des Affaires sociales Marisol Touraine, qui doit être présenté prochainement.

Le SML, comme d'autres syndicats, y est opposé car, selon lui, il favorisera "probablement une surconsommation de soins médicaux sans améliorer l'accès aux soins pour ceux qui en ont besoin".

Interrogés sur le médecin traitant, dispositif qui devrait être élargi aux moins de 16 ans, les Français estiment qu'il devrait être assoupli (73%), mais jugent cependant qu'il est un élément essentiel du parcours de soins coordonnés (69%) et a permis un meilleur suivi (62%) des patients. Les médecins se montrent plus sévères sur l'efficience du dispositif, seuls 42% d'entre eux jugeant qu'il a permis un meilleur suivi.

Pour 78% des praticiens, la mise en place du médecin traitant est une contrainte pour la consultation de certains spécialistes.

La relance du dossier médical personnel -- carnet de santé informatique--, facilitera le travail des professionnels de l'avis de 9 personnes interrogées sur 10 et permettra une meilleure prise en charge des patients (89%). Il constitue en outre un élément essentiel du parcours de soins coordonnés (89%) et représente une source d'économies pour la Sécu (73%). L'engouement est moins partagé par les médecins. Selon eux, cet outil ne facilitera pas leur travail (44%) et n'apportera pas nécessairement d'économies (59%).

 

Le sondage a été réalisé en ligne du 21 août au 2 septembre auprès d'un échantillon de 1.068 personnes et de 1.330 médecins libéraux (méthode des quotas).

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Lancement d'une déclaration des Droits de l'Homme numérique

Publié le 19 Septembre 2014 par Philippe LE ROUX - Délégué de Circonscription dans Point de Repère

Un projet de déclaration des Droits de l'Homme numérique, qui veut protéger et encadrer l'utilisation des données personnelles sans entraver l'innovation et la recherche, a été dévoilé vendredi matin lors d'un colloque à Paris.

Souhaitant s'inspirer de la Déclaration universelle des droits de l'Homme de 1789 et de la déclaration universelle sur le génome humain, adopté par l'Unesco en 1997, ce texte a été impulsé par le Forum d'Avignon, cercle de réflexion qui veut faire dialoguer les mondes de la culture et de l'économie.

Rédigé en 5 langues -français, anglais, cantonais, mandarin et arabe- et composé de huit articles, ce court texte (disponible sur le site ddhn.org) aborde des thèmes comme le respect de la vie privée, la transparence des usages et l'utilisation "raisonnable" des données.

"C'est le fruit d'un an de travail et de réflexion. Nous l'avons voulu équilibré car il fallait protéger les données personnelles sans empêcher l'innovation et la recherche", a déclaré à l'AFP Laure Kaltenbach, directrice générale du Forum.

"C'est pourquoi des entrepreneurs, des philosophes, des économistes, ainsi que des artistes numériques ou des représentants d'institutions culturelles ont participé à la rédaction", a-t-elle ajouté, estimant qu'il y avait "une perte de confiance autour de ces questions et cela, c'est mauvais pour tout le monde : entreprises, citoyens et États".

Le 1er article annonce que "les données personnelles, en particulier numériques, de tout être humain traduisent ses valeurs culturelles et sa vie privée. Elles ne peuvent être réduites à une marchandise".

"L'exploitation raisonnable des données et une opportunité pour le développement de la recherche et de l'intérêt général. Elle doit être encadrée par une charte éthique universelle protégeant la dignité, la vie privée, la création de chaque être humain et le pluralisme des opinions", poursuit l'article 2.

Disponible sur une plateforme collaborative sur internet, le texte est appelé à évoluer. "On est là pour ouvrir le débat, surtout pas pour le fermer. La question est de savoir comment les pouvoirs publics, l'Union européenne ou l'Unesco s'en emparent", a conclut Laure Kaltenbach.

 

Le Forum d'Avignon, considéré comme un "mini-Davos de la culture", est organisé cette année à Paris sous l'intitulé "forum culturel 100% Data".

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Ebola: un protocole d'accueil très strict pour les personnes contaminées

Publié le 19 Septembre 2014 par Philippe LE ROUX - Délégué de Circonscription dans Point de Repère

La volontaire de MSF contaminée au Liberia, premier malade d'Ebola rapatrié en France, va bénéficier d'un dispositif de transport et d'accueil spécial, afin de lui prodiguer les meilleurs soins et d'éviter tout risque de contagion.

Face à la gravité de l'épidémie en Afrique de l'Ouest, la France se prépare depuis plusieurs mois à cette éventualité. Elle a habilité une série d'hôpitaux référents à Paris et en province pour prendre d'éventuels patients en charge. Parmi eux, l'hôpital d'Instruction des Armées Begin à Saint-Mandé et l'hôpital Bichat qui font partie des trois établissements référents pour la zone de défense de Paris.

Le rapatriement du malade se fait par avion médicalisé et dès son arrivée sur le sol français, il doit être immédiatement pris en charge par une équipe spécialisée.

A Bégin par exemple, une fois à l'hôpital, un circuit de transport, court et étanche, permet de placer directement le patient dans une chambre d'isolement à pression négative, une précaution pour éviter toute échappée d'agents contaminants à l'extérieur.

Ce système, utile surtout pour d'autres pathologies à fort risque respiratoire (coronavirus, Sras, grippe aviaire...), représente une précaution "extrême" pour faire face à un éventuel risque - minime - de dissémination du virus (par exemple en cas d'infection des poumons au stade ultime de la maladie).

Le matériel utilisé par le personnel médical est placé dans des sacs destinés à être incinérés et les prélèvements récupérés directement dans de petits monte-charges pour réduire les manipulations.

Bégin pratique même "de la biologie sous tente" pour réduire les transports de prélèvements biologiques à risque: des analyses de base peuvent être faites près du lit du malade, dans une sorte de mini laboratoire sous une petite tente.

- sas successifs -

Les prélèvements sanguins pour analyse sont en revanche expédiés sous triple emballage à Lyon qui dispose d'un laboratoire de haute sécurité, apte à manipuler des échantillons de peste, d'Ebola, de maladie du charbon etc..

La transmission d'Ebola est "facile" par contact avec les liquides biologiques du malade et plus particulièrement le sang, l'urine et les vomissements, rappelle le Pr Elisabeth Bouvet de l'hôpital Bichat. Elle ne "nécessite pas un contact prolongé".

La peau, les cheveux, les ongles et les muqueuses sont les organes risquant le plus d'être contaminés et des affiches placardées sur les murs de ces hôpitaux résument les mesures de protection pour le personnel: charlotte sur les cheveux, masque sur la bouche, lunettes de protection, double paire de gants à usage unique, casaque couvrant tout le corps et sur-chaussures.

Dans ces unités, les portes s'ouvrent sans contact, par capteur optique

Pour pénétrer dans ces chambres à pression négative, dites aussi P4, uniquement accessibles par code, il faut passer deux sas successifs, le premier destiné à l'habillage des personnels, le second à la préparation des soins. A la sortie, un autre sas leur permet de se déshabiller.

 

Le déplacement vers la chambre "se fait toujours marche en avant" pour éviter de répandre derrière soi d'éventuels éléments contaminants, explique à l'AFP le Pr Christophe Rapp, coordonnateur de la réponse à Ebola dans le service de santé des Armées et responsable du service des maladies infectieuses à Bégin. Dans cet hôpital, 60 personnes ont été formées à l'usage des chambres d'isolement.

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