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Les Républicains Guingamp

Site de Philippe LE ROUX, ancien Delegue de la quatrieme circonscription des Cotes-d'Armor et Conseiller chargé des grands projets auprès de la Direction de l'UMP

Articles avec #presse catégorie

La CGT de Ouest-France censure l'interview de Sarkozy

Publié le 29 Mars 2012 par Philippe LE ROUX - Délégué de Circonscription dans Presse

Les permanents de la CGT ont scandaleusement empêché la diffusion du journal Ouest-France, ce celui-ci a commis un crime : prendre une interview que Nicolas Sarkozy leur a donnée.

Voilà la conception de la démocratie par les permanents de la CGT.

Honte sur les gens qui se comportent de cette nature !

Faut-il qu'ils aient peur pour nous empêcher de parler. Mais ils n'y arriveront pas !

Le syndicalisme est légitime quand il défend les intérêts des travailleurs. Il est illégitime quand il se livre à la politique politicienne et qu'il veut empêcher le déroulement normal de la démocratie.

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Valérie Garcia répond sur les questions de sécurité

Publié le 7 Mars 2012 par Philippe LE ROUX - Délégué de Circonscription dans Presse

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L'Echo de l'Armor et de l'Argoat - 7 Mars 2012

Cliquer sur la photo pour agrandir

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Le Times juge que Sarkozy, malgré ses "défauts", est le meilleur candidat

Publié le 16 Février 2012 par Philippe LE ROUX - Délégué de Circonscription dans Presse

Le quotidien conservateur britannique The Times juge jeudi que le président sortant Nicolas Sarkozy est le meilleur candidat à la présidentielle française malgré "tous ses défauts".

"Malgré tous ses défauts", le départ de M. Sarkozy "serait une perte pour le monde", estime le quotidien londonien.

"La Grande-Bretagne a eu beaucoup de différends avec le président Sarkozy, dont le moindre n'est pas son obsession d'introduire une taxe sur les transactions financières qui pourrait provoquer de sérieux dégats à la City de Londres", rappelle le journal.

Néanmoins, "dans de nombreux domaines, il a été un dirigeant impressionnant, à la fois pour la France et pour le reste du monde", poursuit le journal, en citant son action notamment dans la chute du dirigeant libyen Mouammar Kadhafi, tout en relevant que ses réalisations avaient été souvent en deçà de ses promesses.

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Valérie Garcia : "Sarkozy ? Le courage et l'action"

Publié le 31 Janvier 2012 par Philippe LE ROUX - Délégué de Circonscription dans Presse

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Ouest-France - 30/01/2012

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Dépennalisation du Cannabis : Soyons responsables - croyons à la place de l’interdit.

Publié le 17 Juin 2011 par Philippe LE ROUX - Délégué de Circonscription dans Presse

Nous pensons que légaliser le cannabis, comme le proposent des députés PS, serait ure folie sur le plan de la santé publique. Il s'agirait d'une très grave erreur, et ce serait une faute !

D’abord, ce serait une erreur sur le plan de la santé publique, parce que le cannabis comporte les mêmes risques cancérigènes que le tabac, mais en plus il comporte des effets majeurs sur le cerveau. Il faut toujours garder à l'esprit que le THC est une substance psychoactive redoutable qui est capable de voire ses effets se prolonger pendant plusieurs jours.

A ce titre, il faut cesser de parler de drogue «douce» : une drogue est une drogue !

Et cela, tous les médecins, scientifiques et spécialistes de tous bords s'accordent à le reconnaitre ; il faut d'ailleurs noter qu'il y a un lien scientifiquement établi entre la santé mentale et la consommation de cannabis et que les conséquences directes de la consommation peuvent amener à la dépression, à des tentatives de suicide, à la rupture familiale ou avec la société, à l'échec scolaire ou professionnel, etc.).

En outre, on ne peut passer sur le fait que la consommation de cannabis est une des causes reconnues établies d’accidentologie, de morts sur les routes.

Et puis il faut rappeler que la très grande majorité des consommateurs de drogues plus élaborées, comme l'héroïne ou le crack, on commencé par un " simple petit joint" et cherchent désespérément à se défaire de cette dépendance.

Enfin, troisième erreur, la légalisation serait une forme de renoncement, au motif que l'on n’arrive pas à maîtriser le trafic… Pour ce qui est des dealers, nous sommes convaincus que, le jour même, ils changeraient de deal et qu'ils étendraient leur talent à d’autres substances évidemment dangereuses.

Quant à la culture et à la distribution "contrôlée" du cannabis c'est véritablement une usine à gaz sur laquelle chacun s'accordera à dire qu'il s'agit d'une vaste plaisanterie destinée à faire croire que l'on serait capable de maîtriser un circuit que chaque consommateur cherchera, bien évidemment, à contourner.

A l'UMP, nous sommes responsables. Nous croyons à la place de l’interdit.

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55% des français qui ont vu l'émission ont trouvé Sarkozy convaincant

Publié le 9 Février 2009 par Philippe LE ROUX - Délégué de la Circonsription dans Presse

Frédéric Lefebvre, porte-parole de l'UMP, a annoncé dimanche la saisine par son parti de la commission des sondages sur une enquête portant sur l'intervention télévisée de Nicolas Sarkozy, réalisée par CSA et publiée par Le Parisien, qui ont défendu leur méthode de travail.

Le député des Hauts-de-Seine s'est ému dans un communiqué de la publication samedi, dans le quotidien Le Parisien-Aujourd'hui en France, d'un sondage CSA selon lequel 52% des Français "n'ont pas été convaincus" par le chef de l'Etat.

"L'institut CSA et (ou) Le Parisien ont rendu publique la réponse" à une question "posée y compris aux Français n'ayant pas regardé l'émission", critique le porte-parole du parti présidentiel. "C'est comme si on demandait aux Français n'ayant pas vu un film de donner leur avis! Cette question ne peut être qu'une indication complémentaire et non principale", selon lui.

Le sondage portait sur un échantillon de 960 personnes. Le détail de l'enquête du CSA, non publié par le Parisien, indiquait que 55% des personnes ayant vu l'émission en totalité avaient "trouvé M. Sarkozy convaincant", de même que 41% l'ayant vu "en partie" et 16% "n'ayant pas vu l'émission".

Le Parisien a titré samedi sur les 52% "ayant vu ou entendu parler de l'intervention" qui n'ont "pas trouvé le chef de l'Etat convaincant".

"Il s'agissait pour nous", a expliqué Dominique de Montvalon, directeur adjoint de la rédaction du quotidien interrogé par l'AFP, "de vérifier l'impact d'une intervention présidentielle" dans l'opinion publique.

Soulignant "le travail indépendant et professionnel" de CSA, il relève que cette "mesure d'impact" est une "technique ancienne et éprouvée".

"Cela fait onze fois qu'elle est utilisée depuis 1992, sans contestation", a-t-il rappelé. Même point de vue à l'institut CSA, interrogé par l'AFP.

Mais, poursuit M. de Montvalon, "il n'y a aucun tabou: la prochaine fois, nous publierons tous les sous-ensembles (ndlr: ceux qui ont vu tout ou partie, ceux qui ont entendu parler de l'émission) pour que chacun trouve son aliment" dans l'enquête.

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Intervention du Président de la République : pragmatisme et déterminisme

Publié le 6 Février 2009 par Vincent JEGOU - Porte-parole de la Circonsription dans Presse

L’UMP de la 4ème circonscription des Côtes d’Armor se félicite de l’allocution du Président Sarkozy hier soir. Il a fait preuve d’une compréhension et d’un pragmatisme évident. Il a aussi rappelé que l’argent n’était pas donné aux banques mais qu’au contraire les fruits de ce prêt de l’Etat auprès des banques serviraient à financer des mesures sociales à hauteur de 1,4 milliards d’euros. L’objectif clairement affiché et que nous soutenons fermement est la relance de l’emploi et donner un "bol d’air" à l’économie en favorisant l’investissement plutôt que les dépenses de fonctionnement éphémères. Des actions concrètes sociales, en accord avec les partenaires sociaux seront débattues le 18 février (indemnisation du chômage partiel, allocation familiale, suppression de la 1ère tranche d’imposition, …) et font preuve du pragmatisme du Président Sarkozy.

Qui peut reprocher au chef de l’Etat de vouloir répartir plus équitablement les fruits du travail et du capital ?

Véritable défenseur d’un capitalisme responsable et moral, Le Président a eu raison d’insister sur les contreparties Etat-entreprises (aide à l’automobile conditionnée à un effort de relocalisation), sur le nécessaire contrôle des banques (commande faite à la Cour des Comptes) mais aussi sur la suppression de la taxe professionnelle car l’entreprise, c’est les salariés et c’est l’emploi.

Face à la crise, nous ne pouvons que nous réjouir de l’action déterminée, responsable mais aussi sur la stratégie du Président qui souhaite poursuivre les réformes et prendre des mesures structurelles plutôt que des pansements éphémères.

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François Fillon, premier ministre "Rien ne serait pire qu'un changement de cap"

Publié le 2 Février 2009 par Le Monde - Propos recueillis par Françoise Fressoz, Claire Guélaud, Sophie Landrin et Arnaud Leparmentier dans Presse

Quelles leçons tirez-vous de la journée d'action du 29 janvier ?

Tout d'abord, permettez-moi de noter qu'un mouvement social responsable, sans paralysie, c'est un vrai progrès démocratique. Je m'en réjouis. La loi sur le service minimum a fonctionné dans les transports et, à un moindre degré, dans l'éducation, y compris dans des villes qui n'y étaient pas favorables pour des raisons partisanes comme Nantes. Cela prouve que lorsqu'on prend une décision qui va dans le sens de l'intérêt général, chacun est obligé d'y venir.

Le mouvement de jeudi exprime majoritairement une inquiétude devant la crise, mais sans qu'il s'en dégage un message très précis ni des propositions claires et cohérentes. Cette inquiétude n'a rien d'étonnant, car la crise est profonde. C'est à mon sens la première vraie crise de la mondialisation.

Il y avait aussi, dans les cortèges, de la colère contre ceux qui sont à l'origine de la crise. J'y vois une forme de soutien exigeant aux initiatives que la France a prises pour engager la refonte des institutions financières internationales. Les manifestants ont enfin exprimé leur désaccord sur la réforme de l'Etat, les mesures de modernisation économique. J'en prends acte, mais cela ne peut en aucun cas nous conduire à remettre en cause des réformes nécessaires au redressement. Il n'y aura pas de tournant de la politique économique et sociale.

Il y avait pourtant beaucoup de slogans anti-Sarkozy dans les cortèges...

Quand un président de la République s'engage autant, il est normal qu'il suscite des réactions. Nous ne sous-estimons pas les inquiétudes mais, dans la situation de crise majeure dans laquelle nous nous trouvons, rien ne serait pire qu'un changement de cap ou une absence de décision. L'ampleur de la crise exige que nous soyons plus déterminés et plus responsables encore qu'en temps normal, et que nous résistions à la démagogie de ceux qui prétendent qu'il faudrait utiliser les aides publiques pour relancer la consommation. Dans un pays démocratique, le gouvernement propose une politique. Le Parlement la vote. L'immense majorité des Français ne souhaite pas l'arrêt des réformes. Cela n'empêche évidemment pas qu'il y ait place pour le dialogue et la concertation.

Ne prenez-vous pas le risque de faire monter l'extrême gauche ?

On ne peut nous accuser de faire la promotion d'Olivier Besancenot. Et on ne peut pas nous rendre responsables de l'état du PS ! Je n'ai cessé de l'appeler à une coopération et au dialogue depuis l'automne et pour toute réponse, je n'ai obtenu qu'une motion de censure ! Le PS français est, à ma connaissance, le seul parti de gauche en Europe qui ait voté contre le plan de relance de son propre pays. Il y a des moments où la logique partisane mériterait de s'effacer devant l'unité nationale. François Hollande a appelé à un Grenelle de la relance, mais c'est d'un Grenelle du PS dont les socialistes ont besoin. Ils ne peuvent pas continuer à nous féliciter en privé du plan de relance pour le critiquer en public.

La situation en Guadeloupe vous inquiète-t-elle ?

Il faut que le bon sens s'impose et que les blocages s'arrêtent, car ils créent une situation insupportable pour les habitants et dangereuse pour l'économie. Aujourd'hui, en pleine période touristique, c'est toute l'économie de la Guadeloupe qui est menacée. Il faut en sortir.

Allez-vous aménager la réforme du statut des enseignants-chercheurs, qui provoque des remous à l'université ?

La loi sur l'autonomie des universités est une vraie réussite. Il faut que la réforme du statut des enseignants-chercheurs voie le jour. Les présidents d'université doivent pouvoir recruter librement et arbitrer entre temps de recherche et temps d'enseignement. Cette réforme est bonne pour la recherche et favorable aux jeunes.

Pourquoi refusez-vous de soutenir le pouvoir d'achat comme le demande la gauche ?

Que nous propose-t-on ? Une augmentation générale des salaires. Mais en pleine crise économique alors que nous essayons de renforcer la compétitivité française, ce ne serait pas sérieux de faire miroiter une telle promesse. Baisser la TVA ? Cela aurait un coût déraisonnable pour les finances publiques pour un impact limité sur la consommation. Contrairement à ce que prétend le PS qui confond volume et valeur, cette mesure n'a pas redressé la consommation en Grande-Bretagne. Le pouvoir d'achat, nous l'avons soutenu avant tout le monde avec la loi TEPA (travail, emploi, pouvoir d'achat), la détaxation des heures supplémentaires, le déblocage anticipé de la participation. En outre, la diminution de l'inflation qui sera sans doute inférieure à 1 % cette année et la baisse du prix du carburant jouent en faveur de l'amélioration du revenu disponible.

Allez-vous légiférer sur le bonus des chefs d'entreprise ?

Dans la crise, il faut de l'équité. Les socialistes n'ont pas, sur ce sujet, de leçon à nous donner : c'est le gouvernement de Lionel Jospin qui, en 2002, a décidé d'exonérer d'impôts et de charges sociales les bonus des traders ! Nous avons choisi de faire confiance à l'esprit de responsabilité des dirigeants. Et nous sommes attentifs au fait que la France n'est pas seule au monde : il faut viser l'harmonisation européenne, sinon on encourage les départs. Dans les entreprises aidées par l'Etat, la règle est claire : il n'y a pas de bonus et les bénéfices doivent aller majoritairement à la reconstitution des fonds propres. Il n'y a pas d'aides sans contreparties : arrêtons ce discours démagogique sur les soi-disant cadeaux faits aux banques ! Dans le reste de l'économie, nous attendons de voir si les règles de bonne conduite édictées par le patronat sont respectées. C'est une question de semaines. Si ce n'est pas le cas, nous légiférerons, mais il faut être clair : si nous devions le faire, le débat ne se limiterait pas à la rémunération des dirigeants, il s'élargirait nécessairement à d'autres professions.

Les syndicats attendaient des gestes forts sur les salaires. Ils vont être déçus...

Ils ne doivent pas se tromper de priorité. Aujourd'hui, la priorité absolue, c'est l'emploi. Le chômage est sur une trajectoire d'augmentation forte. Nous allons encore le vérifier avec les chiffres du mois de décembre. Dans ce contexte, la totalité des marges de manœuvre doit aller à l'emploi et l'économie. C'est ce que nous dirons aux partenaires sociaux.

La flexicurité constitue une avancée sociale très importante. Il faut passer à la vitesse supérieure et venir en aide aux chômeurs en renforçant notre système de formation professionnelle. Le gouvernement réclame cette réforme avec une impatience de moins en moins dissimulée depuis dix-huit mois. Les partenaires sociaux ont beaucoup avancé même s'ils ne sont pas allés aussi loin que nous l'aurions souhaité. Nous légiférerons rapidement pour mettre en oeuvre leur accord. C'est important pour les chômeurs. Il faut également renforcer la coordination avec les régions. Elles y sont favorables. Nous aussi.

Quelles réformes allez-vous inscrire sur l'agenda social ?

Cet agenda, nous ne l'établirons pas seuls, nous en discuterons avec les partenaires sociaux. Mais, dans l'ordre des urgences, avec le président de la République nous souhaiterions y faire figurer le suivi de la réforme de la formation professionnelle, dont je viens de parler, le renforcement du dialogue social dans les petites entreprises, le suivi des restructurations et du plan de relance. Plus les partenaires sociaux y seront associés et plus on évitera les faux procès et la démagogie. Je pense aussi au suivi des plans sectoriels, notamment à celui qui concerne l'automobile et qui sera très ambitieux.

Comprendra-t-il des mesures fiscales ?

L'écart de compétitivité entre les constructeurs français et étrangers est de l'ordre de 10 %. La taxe professionnelle et les charges sociales représentent une grande part de cet écart. Mais les régimes sociaux et les collectivités locales ont besoin de ressources. C'est toute la difficulté de l'équation.

Vous voulez supprimer la taxe professionnelle ?

Nous avons déjà pris une mesure forte en exonérant de taxe professionnelle tous les nouveaux investissements en 2009. Si nous décidions d'aller plus loin, il faudra nécessairement la remplacer par autre chose.

Le plan de relance que vous détaillez lundi 2 février, à Lyon, suffira-t-il à lutter contre la récession ?

Tous les projets qui seront annoncés ont un point commun ; ils démarreront en 2009 pour avoir des effets dès cette année et début 2010. Ils ont une autre caractéristique : tous constituent un atout pour la France lorsqu'elle sortira de la crise. Nous investissons 870 millions d'euros dans les transports, 731 millions dans l'enseignement supérieur et l'université, 620 millions dans la rénovation du patrimoine culturel et l'immobilier de la justice et de la défense, nous inscrivons 350 millions de plus dans l'Agence nationale de rénovation urbaine (ANRU), 70 millions dans les maisons de retraite et les établissements pour handicapés et nous finançons 100 000 logements de plus. En outre, l'accélération par l'Etat des remboursements de TVA aux collectivités locales devrait permettre d'injecter immédiatement non pas les 2,5 milliards d'euros que nous avons provisionnés, mais probablement beaucoup plus, entre 3,5 à 4 milliards. Nous nous faisons un devoir de dépenser, dès cette année, les trois quarts des crédits du plan de relance.

Allez-vous réviser les chiffres de la croissance ?

Les institutions internationales et les conjoncturistes ont tous revu à la baisse leur prévision. Nous allons réajuster les nôtres mais nous attendons d'en savoir un peu plus sur le premier trimestre et sur l'évolution de la situation aux Etats-Unis. Beaucoup dépendra de la croissance américaine. Ce qui m'inquiète le plus, c'est la tendance à la renationalisation des politiques de relance en Europe depuis janvier. Historiquement, les mesures trop nationales se sont révélées catastrophiques. Le protectionnisme a été un des facteurs aggravants de la crise de 1929. La coordination des politiques économiques est un levier très puissant pour sortir de la crise.

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La président Sarkozy jeudi soir en direct à la télévision et à la radio

Publié le 2 Février 2009 par Philippe LE ROUX - Délégué de la Circonsription dans Presse

Le président Nicolas Sarkozy interviendra dans le cadre d'une émission exceptionnelle "Face à la crise", qui sera diffusée en direct sur les antennes de TF1, France 2, M6 et RTL, jeudi à partir de 20H15 et pour une durée de 70 à 90 minutes, selon un communiqué commun.

Le chef de l'Etat répondra aux questions de Laurence Ferrari (TF1), David Pujadas (France 2), Guy Lagache (M6) et Alain Duhamel (RTL).

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Enquête : "XB" en campagne pour 2012

Publié le 2 Février 2009 par Le Monde - Sophie Landrin dans Presse

BlackBerry dans une main, pour suivre le fil des dépêches. iPhone à l'oreille, pour répondre aux interviews. Un officier de sécurité qui veille au confort de son patron, dans le moindre détail, la mallette remplie d'en-cas sucrés-salés, pour calmer l'appétit de "XB", comme le surnomment ses collaborateurs. Deux chargés de communication qui se relaient pour suivre son rythme effréné. Des conseillers à ses trousses. Un chauffeur. Xavier Bertrand, le nouveau secrétaire général de l'UMP, intronisé le 24 janvier, a conservé un agenda et une logistique de ministre.

Pour sa première semaine de prise de fonctions, l'ancien ministre des affaires sociales a multiplié les déplacements : Val-d'Oise, Maine-et-Loire, Bruxelles, Moselle, visites d'entreprises, rencontres avec des élus et réunions militantes, donnant le ton de ce que serait sa méthode : un patron de l'UMP - rebaptisé "mouvement populaire" - sur le terrain, "totalement connecté" aux Français. "Je serai trois jours par semaine en province. Je n'ai pas envie de m'enfermer derrière un bureau, faire comme Martine Aubry, qui a mis deux mois avant de sortir de la rue de Solferino", assène-t-il.

Esprit de mimétisme avec son mentor, Nicolas Sarkozy ? Boulimie naturelle ?

Xavier Bertrand ne s'accorde aucune minute de repos, veut tout contrôler. "XB ne supporte pas le moindre grain de sable", confie une de ses collaboratrices. Ses journées commencent à l'aube et s'achèvent après minuit. "La politique, c'est comme le vélo : quand on s'arrête de pédaler, on tombe." "XB" dort peu, saute les repas inutiles et picore toute la journée, sandwichs au buffet, crêpes dans la rue, friandises dans le train. "J'ai appris qu'en campagne il faut manger quand on peut", confesse-t-il après avoir jeté un œil coupable sur les calories de la barre chocolatée qu'il vient d'avaler.

Le nouveau secrétaire général de l'UMP est donc en campagne. Sa mission : redresser un parti en perte de vitesse et le transformer en machine de guerre pour 2012.

Il n'est plus ministre, pas encore député. Ce jeudi 29 janvier, jour de mobilisation nationale, alors qu'il a pris place dans un Thalys pour Bruxelles, où il doit assister au bureau politique du Parti populaire européen (PPE), il scrute le flux des manifestations et des transports. Apprécie-t-il de n'avoir pas à gérer ce conflit ? Il manie la litote : "Je n'ai pas de nostalgie de mon ministère." On l'interroge sur le sens de la mobilisation. Un mouvement antisarkozyste ? "Non. C'est un cri d'angoisse, pas de colère. Les salariés ne veulent pas être les variables d'ajustement de la crise, les victimes des erreurs des banquiers." Sans qu'on pose la question, il répond : "Grâce au service minimum que j'ai mis en place, le pays n'est pas paralysé, voilà la leçon." Il rode une formule qu'il délivrera le soir aux militants et aux médias. "Des millions de Français n'ont pas fait grève et sont allés travailler. L'UMP doit aussi être le porte-parole de cette majorité silencieuse."

Il n'est plus ministre, mais à Sarreguemines, vendredi 30 janvier, devant un centre hospitalier flambant neuf, il a droit aux honneurs de celui qui a posé la première pierre. "Je berce des enfants que je n'ai pas conçus", doit reconnaître, devant le personnel, Roselyne Bachelot, la ministre de la santé. L'ancien ministre des affaires sociales apprécie. Les deux anciens collègues effectuent une visite au pas de charge de l'hôpital.

En moins d'une heure, le cortège officiel est reparti pour Paris. Xavier Bertrand, lui, s'attarde, pose auprès des infirmières, serre les mains du personnel. "J'ai désormais le temps, insiste Xavier Bertrand. Ce n'est pas derrière un bureau qu'on apprend."

Quelques minutes après, devant des jeunes femmes en chantier d'insertion, le message est le même : "Je cherche à prendre du temps pour écouter et comprendre comment les choses marchent. Désormais, il n'y a plus d'écran entre les gens et moi."

Le soir, toujours à Sarreguemines, le nouveau secrétaire général de l'UMP endosse aisément ses nouveaux habits de bateleur. Décibels à fond, entrée par le haut de la salle, haie d'honneur des "jeunes populaires", "XB" débarque en star, devant des militants impatients de s'incarner dans un leader. Fini les discours à la tribune, le nouveau patron de l'UMP veut "échanger". Pendant près de deux heures, il répond aux questions des militants, balaie tous les sujets, sans reprendre son souffle.

"On a beaucoup dit que je serai encadré, cornaqué par l'Elysée, sans marge de manœuvre. C'est totalement faux, je vais imprimer totalement ma marque sur le fonctionnement du parti", commente-t-il à la sortie. A minuit, le secrétaire général de l'UMP reprend la route, direction Saint-Quentin, son fief, où l'équipe de Michel Drucker l'attend le week-end en prévision de son prochain passage dans l'émission "Vivement dimanche".

Chez "XB", le travail dominical est obligatoire.

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Elections Internes - Les Echos de l'Armor et de l'Argoat

Publié le 19 Novembre 2008 par Philippe LE ROUX - Délégué de la Circonsription dans Presse

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Elections Internes - Le Trégor

Publié le 19 Novembre 2008 par Philippe LE ROUX - Délégué de la Circonsription dans Presse

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UMP. Philippe Le Roux, délégué de la circonscription

Publié le 17 Novembre 2008 par Le Télégramme dans Presse

Samedi, dans le cadre des élections internes de l’UMP (Union pour un mouvement populaire), les adhérents de la 4ème circonscription (Guingamp) ont, entre autres, réélu leur délégué, Philippe Le Roux.
En mars 2006, quand Philippe Le Roux a, une première fois, été élu délégué de la circonscription, l’UMP n’y comptait que 47 adhérents. Seulement une trentaine s’était déplacée pour voter. Aujourd’hui, ils sont environ 220, répartis sur l’ensemble de la quatrième circonscription : 106 communes de Plestin-les-Grèves à Saint-Nicolas-du-Pélem, treize cantons. Les réunions de circonscription se tiennent une à deux fois par mois, et à chaque fois dans un canton différent. Réélu samedi délégué de la circonscription alors qu’avant mars 2006, il n’y en avait plus, Philippe Le Roux a réaffirmé les ambitions de son premier mandat : « Remettre sur les rails quelque chose de régulier, recréer une dynamique. Maintenant, l’idée est d’aller encore plus loin en mettant en place des maillages cantonaux, ainsi que des référents sur des thématiques particulières (troisième âge, santé, etc) ». Conseiller auprès du directeur de l’UMP, au siège à Paris, mais habitant Plestin-les-Grèves, il estime que ses différentes fonctions ne sont pas incompatibles, au contraire : « Mon premier engagement était militant. Il est important de garder le contact avec la base ».
Autres élus
Marie-Élizabeth Bague a été élue déléguée de la fédération des Côtes-d’Armor au comité national. Les membres du comité de la circonscription sont : Jean-François Asenjo, Marie-Élizabeth Bague, Roland Beausoleil, Valérie Garcia, Alain Goarin, Laurent Guyomard, Vincent Jégou, Patrick Jézéquel, Philippe Le Roux, Stéphane Renaux, Jean-François Tesnière, Marie-Paule Thébault. Laurence Lemenager est la représentante des nouveaux adhérents. 
Contact : Site www.umpguingamp.org 

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UMP : Philippe Le Roux réélu à Guingamp

Publié le 17 Novembre 2008 par Ouest-France - David DUPRÉ dans Presse

Son mandat de délégué de la circonscription guingampaisea été reconduit pour trois ans, samedi.

Les adhérents de l'UMP locale s'étaient donnés rendez-vous samedi à Grâces pour élire le délégué de la 4e circonscription - elles sont cinq au total - des Côtes-d'Armor, celle de Guingamp. Philippe Le Roux était seul en piste, il a été logiquement réélu pour trois ans.

L'homme est âgé de 37 ans et habite à Plestin-les-Grèves. Il travaille à Paris comme conseiller du directeur général de l'Union pour un Mouvement Populaire, Jérôme Peyrat. Chemise, jean et baskets, Philippe Le Roux a le look très décontracté.

« Lors de mon premier mandat, ma principale mission était de rassembler les personnes car la circonscription ne comptait que 47 adhérents. Aujourd'hui, on en est à 220 », se félicite-t-il, même s'il reconnaît que « cela reste une petite circonscription. »

Désormais, Philippe Le Roux veut aller plus loin : « L'objectif, c'est d'établir un vrai maillage au niveau cantonal. C'est pour cela qu'on va mettre en place des élections de délégués de canton. Je veux qu'on ait des relais au plus près du terrain car il faut remonter les soucis que rencontrent les gens. Je veux aussi détecter les futurs candidats ou animateurs du parti dans le secteur. La politique n'est pas réservée qu'aux énarques. »

Avec 106 communes réparties dans 13 cantons, la circonscription de Guingamp est la plus étendue des Côtes-d'Armor.

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UMP. Demain, les militants renouvellent leurs cadres

Publié le 14 Novembre 2008 par Le Télégramme - page départementale dans Presse

Demain, à l’heure où leurs collègues socialistes seront en congrès à Reims, les militants UMP des Côtes-d’Armor iront également aux urnes. Comme tous les trois ans, ils sont appelés à renouveler leurs différents comités de circonscription et à désigner leurs délégués locaux et nationaux.

« 1.487 adhérents sont en mesure de voter », annonce Thibault Guignard, le porte-parole du mouvement. « C’est un peu moins qu’en 2007, où l’élection présidentielle avait dopé les adhésions, mais plus qu’en 2005 », dit-il. Le scrutin, qui se déroulera de 9 h à 17 h dans les cinq circonscriptions législatives, vise à mettre en place les comités de circonscription. Il s’agit de structures d’une vingtaine de membres (dont certains seront obligatoirement de nouveaux adhérents), qui composent en s’additionnant le comité départemental. On procédera également à l’élection des délégués de circonscription. Sont candidats : à Saint-Brieuc, Nadine Le Breton ; à Lamballe-Loudéac, Loïc Roscouët ; à Dinan, Madeleine Balan ; à Lannion, Xavier Lech’vien ; à Guingamp, Philippe Le Roux.

Cinq délégués locaux et cinq délégués nationaux

Les votants désigneront encore leurs délégués, appelés à siéger à Paris au sein du comité national. À Saint-Brieuc, Alain Cadec, sortant, est le seul candidat. Même cas de figure à Lamballe-Loudéac (Stéphane Sallier) et à Guingamp (Marie-Elisabeth Bague). À Lannion, ils seront trois à briguer le poste : Yvon Batard, Éric Duval et Lionel Le Coq. Deux candidats seront en lice à Dinan, Michel Vaspart et Marie-Anne Paillard. Ensuite, au début du mois de décembre, le comité départemental élira son président. À l’heure actuelle, le poste est détenu par Yvon Batard. Pour compléter le dispositif, Paris nommera un secrétaire départemental. Marc Le Fur devrait être reconduit dans cette fonction.

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Jeunes UMP. Caroline Lec’hvien nouvelle responsable

Publié le 26 Septembre 2008 par Philippe LE ROUX - Délégué de la Circonsription dans Presse

Élu au bureau national des Jeunes de l’UMP, en août dernier, Jonathan Gainche quitte le poste de responsable des Côtes-d’Armor.
Avant de passer le flambeau, le nouveau délégué national en charge de la zone Ouest a fait le point sur le programme des jeunes UMP pour les deux ans à venir. « Nous voulons casser l’image traditionnelle du jeune de droite, assène Jonathan Gainche. Aujourd’hui, les jeunes UMP sont des jeunes révolutionnaires. Le conservatisme n’est plus dans notre camp, il est dans celui de nos adversaires ; la jeunesse qui bouge a changé de camp ». L’ancien responsable costarmoricain entend veiller à ce que les jeunes intègrent la direction de la fédération départementale et participent « à la stratégie de reconquête à mettre en place dans les Côtes-d’Armor ». Pour lui succéder, les 200 jeunes adhérents costarmoricains ont élu Caroline Lec’hvien. Âgée de 22 ans et originaire de Ploubazlanec, la jeune femme entend « animer la fédération pour qu’elle reste dynamique, audacieuse et ambitieuse ».
Jonathan Gainche (à droite) cède la place de responsable départemental des Jeunes UMP à Caroline Lec’hvien. La jeune femme sera épaulée par Thibaud Guignard, responsable adjoint, et Alexis Libouban, UMP campus.
(Le Télégramme - 26/09/08)

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Ségolène à La Rochelle : après la bravitude, la platitude

Publié le 29 Août 2008 par Philippe LE ROUX - Délégué de la Circonsription dans Presse

Chantal Brunel, porte-parole de l'UMP, a qualifié aujourd'hui de "généralités lénifiantes" les déclarations de Ségolène Royal à l'université d'été du PS à la Rochelle.

"Après la +bravitude+ et la +gaffitude+, Ségolène Royal nous a offert un beau spectacle de platitude. Mme Royal est tout à son aise dans les généralités lénifiantes", a affirmé dans un communiqué la députée de Seine-et-Marne.

"Lorsque Ségolène Royal lance un 'Aimez-vous les uns les autres, ou disparaissez', espérons qu'elle n'entend pas voir ses paroles appliquées. L'UMP regretterait de ne plus avoir de parti d'opposition", a ironisé Mme Brunel. "Quand les problèmes des Français sont 'La' priorité du gouvernement, comme en témoigne la mise en place du RSA, les querelles de personnes sont +Le+ sujet de l'université d'été du PS à La Rochelle", a-t-elle ajouté.

L'ex-candidate socialiste à la présidentielle a appelé vendredi à l'unité des socialistes en lançant "aimez-vous les uns les autres, ou disparaissez!", à l'ouverture de l'université d'été du PS à la Rochelle.

 

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Le bon point de Juppé à Sarkozy

Publié le 30 Juillet 2008 par Le Parisien - Propos recueillis par Nathalie Segaunes dans Presse

Crise économique, Grenelle de l’environnement, réforme des institutions… L’ancien Premier ministre de Chirac passe en revue l’actualité politique. Il juge que Nicolas Sarkozy s’en sort plutôt bien. Et confirme que Bordeaux est son unique priorité. 
De passage à Paris lundi, et au sortir d’un déjeuner avec le ministre de l’Ecologie, Jean-Louis Borloo, Alain Juppé nous a accordé un entretien… détendu. Il rejoindra Hossegor (Landes) en fin de semaine avec enfants et petits-enfants, mais a déjà eu un avant-goût des vacances outre-Atlantique début juillet, à l’occasion d’une randonnée Québec-Montréal de quatre jours entre amis, « par 33° C, 80% d’humidité et vent de face ». Particulièrement zen en ce début d’été, le maire de Bordeaux, loin des petites piques qu’il envoyait il y a peu au chef de l’Etat, accorde un satisfecit à Nicolas Sarkozy, réhabilite l’action de Jacques Chirac et aime se souvenir qu’il fut un Premier ministre heureux…

 

Quelle analyse faites-vous de la situation économique de la France ? Une amélioration est-elle possible ? 

Alain Juppé. On ne peut juger la situation de la France que par rapport au contexte international. Or la conjoncture est difficile en ce moment aux Etats-Unis, en Grande-Bretagne ou en Espagne. Mais il y a aussi des éléments positifs, par exemple les taux de croissance élevés des nouveaux Etats membres de l’Union européenne. C’est une situation en réalité très contrastée. En France, le prochain trimestre ne sera pas brillant. Heureusement, des politiques de fond ont été engagées par le passé et amplifiées depuis un an.

 

Vous qui avez été un éphémère ministre de l’Ecologie en 2007, que pensez-vous de la mise en place du Grenelle de l’environnement ? 

Le Grenelle en lui-même a été réussi. Il faut attendre le passage à l’acte, c’est-à-dire la loi, qui arrive en octobre. Mais tout va dépendre des crédits budgétaires. Il y a là un vrai défi. Va-t-on dégager les moyens financiers suffisants ?

 

Vous avez exprimé récemment votre désaccord avec Nicolas Sarkozy sur le retour de la France dans l’Otan… 

Je n’ai pas exprimé de désaccord, c’est une bonne idée. Avec Jacques Chirac, en 1995, nous avions posé deux conditions à ce retour : que les Etats-Unis acceptent de partager le pouvoir, et que l’Union européenne progresse dans la mise en oeuvre de sa propre sécurité. Nicolas Sarkozy renoue aujourd’hui avec ce projet, en reprenant les mêmes conditions. J’ai eu le plaisir de recevoir une lettre du président de la République me disant : « C’est exactement ma démarche. »

 

Vous avez fait savoir que les élections européennes, qui auront lieu en juin 2009, ne vous intéressaient pas. Etes-vous en train de vous désinvestir de la vie politique nationale ? 

J’ai dit aux Bordelais il y a moins d’un an que je me consacrerai à mon boulot de maire totalement. Je fais donc mon travail de maire de Bordeaux. Sans me désintéresser de ce qui se passe au niveau international. Mais je n’ai pas l’intention de reprendre une activité nationale opérationnelle dans les mois qui viennent.

 

Quel jugement portez-vous sur l’opposition de gauche ? 

Elle m’attriste beaucoup. Il n’y a pas de démocratie sans une opposition crédible. Or le PS donne une image de désarroi total. Cela laisse la voie libre à l’extrême gauche, qui n’a rien à dire de sérieux. Ce n’est pas sain.

 

Vous qui connaissez bien Bertrand Delanoë, lui voyez-vous un destin à la Chirac : maire de Paris puis président de la République ? 

Je le connais bien en effet, je l’ai battu au moins trois fois ! Aux municipales de 1983, de 1989, et aux législatives de 1988, dans le XVIII e arrondissement de Paris. Je ne pense pas qu’il suivra la trace de Jacques Chirac. Je ne suis pas très sensible à son charisme. C’est une personnalité dure et assez sectaire. Et pour l’instant, à part Paris-Plages et Vélib’, je n’ai pas constaté de grandes transformations dans la capitale.

 

La réforme des institutions et l’hyperprésidence de Nicolas Sarkozy changent-elles la nature du régime politique ? 

Ce qui a changé la nature du régime, c’est le quinquennat, et la séquence élection présidentielle suivie des législatives, une réforme que Jacques Chirac a initiée en 2000. Il fallait ensuite rééquilibrer les pouvoirs entre le président et le Parlement, ce qui vient d’être fait avec la réforme des institutions, qui est une bonne réforme. Le plus important n’est pas que le président vienne s’exprimer devant le Congrès, mais l’ordre du jour partagé, la limitation du 49-3 ou le contrôle de la politique du gouvernement par le Parlement.

 

Vous avez vu Jacques Chirac récemment, comment va-t-il ? 

Je l’ai vu il y a quinze jours, il a bien repris du poil de la bête, il a retrouvé une grande sérénité.

 

Et Nicolas Sarkozy ? 

Il était à Bordeaux vendredi, nous avons eu un petit tête-à-tête, toujours très direct, comme d’habitude avec lui. Je trouve que ce qu’il a fait depuis un mois a été bien mené, que ce soit l’Union pour la Méditerranée, le 14 Juillet ou la réforme des institutions.

 

Il est entouré de quelques-uns de vos amis, comme Xavier Darcos, Xavier Bertrand ou Eric Woerth… 

Oui, et ils sont parmi les meilleurs ministres ! Ça prouve que j’avais de bonnes relations ! (rire)

 

François Fillon souffre d’une hernie discale… Avez-vous souffert lorsque vous étiez Premier ministre ? 

C’est une chose dont je ne m’amuse pas. Il ne faut pas se moquer de ce genre de situation, cela peut arriver à tout le monde. Matignon, c’est un poste terrible, quel que soit le Premier ministre et quel que soit le président de la République. Moi, j’étais en très bonne forme et je n’ai pas eu de difficultés relationnelles avec le président. On travaillait en harmonie. Finalement, j’étais heureux avec Chirac ! (rire)

 

Un article du magazine « Elle » affirmait il y a quelques mois que, pour être sexy, les hommes devaient adopter votre look. Quel effet cela vous fait-il ? 

Ça m’amuse et j’aime bien qu’on fasse des papiers sympas sur moi ! Mais il y avait une erreur dans cet article : il était écrit qu’on ne me verrait jamais en jeans Diesel et en tiags. Eh bien c’est faux, j’ai des Diesel et des santiags ! Le seul problème de la mode, c’est qu’elle passe…

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Le Conseil supérieur de l'AFP "rejette" une plainte de l'UMP

Publié le 21 Juillet 2008 par Philippe LE ROUX - Délégué de la Circonsription dans Presse

L’UMP prend acte de la décision du Conseil Supérieur de l’AFP dont elle a eu connaissance par un appel téléphonique de l’AFP précédant la dépêche de 17h06.

Nous attendons désormais de voir si les aménagements promis par l’AFP dont elle fait état dans la dépêche et qu’elle a évoqués devant le Conseil supérieur le 8 juillet dernier - notamment la mise en place d’un médiateur pour répondre aux dysfonctionnements en son sein - se concrétiseront effectivement dans les semaines qui viennent. Dans le cas contraire, l’UMP étudiera toutes les voies de recours et par ailleurs se réserve légitimement la possibilité de saisir à nouveau le Conseil supérieur de l’AFP sur le défaut de traitement pendant 48h des réactions de l’UMP sur la présentation du Livre blanc sur la Défense.

 

L'AFP a sorti une dépêche à 17h06 expliquant que le Conseil supérieur de l'AFP rejetait la plainte formulée contre l'Agence par l'un des porte-parole de l'UMP Frédéric Lefebvre, qui lui reprochait de ne pas avoir traité des communiqués de son parti sur la condamnation de Ségolène Royal.

"La plainte de M. Lefebvre est rejetée", indique le président du Conseil supérieur de l'Agence, Jean-Pierre Leclerc, dans un courrier daté du 18 juillet et adressé à M. Lefebvre et au PDG de l'AFP, Pierre Louette.

Dans une lettre adressée à M. Louette le 1er mai, M. Lefebvre estimait que, par deux fois, l'UMP avait été "confrontée à une obstruction volontaire" de l'AFP concernant des communiqués du parti relatifs à la condamnation de l'ancienne candidate PS à la présidentielle.

"Il appartient à l'Agence France-Presse, qui n'est soumise à aucune obligation statutaire de retranscription systématique des +communiqués+ des partis politiques dont elle est destinataire, de déterminer, parmi ceux-ci, ceux dont le contenu mérite d'être partiellement ou intégralement repris par le biais d'une ou de plusieurs dépêches et ceux qui n'apportent aucun élément susceptible de justifier une telle diffusion, à la condition expresse que ce choix ne porte aucunement atteinte à l'exactitude et à l'objectivité de l'information dispensée", souligne le Conseil.

Dans ces conditions, poursuit le Conseil, "M. Lefebvre n'est pas fondé à soutenir que, par les faits en cause, l'Agence France-Presse aurait méconnu les obligations fondamentales énoncées à l'article 2 de la loi du 10 janvier 1957 portant statut" de l'AFP.

Le Conseil supérieur de l'AFP avait entendu le 8 juillet les observations de -notamment- MM. Lefebvre, Louette et Denis Hiault, directeur de l'information de l'Agence.

La Cour d'appel de Rennes avait, le 10 avril, donné raison à deux ex-attachées parlementaires de Ségolène Royal, présidente du Conseil régional de Poitou-Charentes, qui réclamaient depuis 1997 le versement de plusieurs semaines de salaires. Mme Royal s'est pourvue en cassation.

Le Conseil supérieur de l'AFP a pour mission de "veiller aux obligations fondamentales" de l'Agence qui sont l'indépendance vis-à-vis de tout "groupement idéologique, politique ou économique", la fourniture "de façon régulière et sans interruption, d'une information exacte, impartiale et digne de confiance" et le maintien d'un "réseau d'établissements lui conférant le caractère d'un organisme d'information à rayonnement mondial".

Il compte huit membres: un membre du Conseil d'Etat, un magistrat de la Cour de cassation, deux représentants des directeurs des entreprises éditrices de quotidiens, un journaliste, un représentant de l'audiovisuel public et deux personnalités ayant représenté la France à l'étranger.

L'AFP travaille depuis des mois à la mise en place d'un système de médiation, afin notamment d'expliquer ses méthodes et règles éditoriales en s'inspirant de modèles existants dans de grands médias tout en prenant en compte les spécificités de l'agence fournisseur de médias plus souvent qu'en contact direct avec le public.

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Nicolas Sarkozy sur RTL mardi 27 mai à 7h30

Publié le 26 Mai 2008 par Philippe LE ROUX - Délégué de la Circonsription dans Presse

Accueil RTL
Nicolas SARKOZY,

Président de la République,

sera l’invité de Jean-Michel Aphatie, Alain Duhamel et Christophe Hondelatte sur RTL (104.3)

mardi 27 mai à 7h30

cliquez sur l'icône pour écouter en direct

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Interview de Nicolas Sarkozy dans "Le Parisien"

Publié le 26 Février 2008 par La Parisien Aujourd'hui en France dans Presse

08-02-26---Itw-NS-parisien.jpgC'est un entretien exceptionnel que le président de la République a accordé aux lecteurs du "Parisien" et d'"Aujourd'hui en France", hier à l'Elysée. Chute dans les sondages, mariage avec Carla, panne du pouvoir d'achat, affaire de la vidéo : Sarkozy

Il y a plus de trois mois que l'Elysée avait dit oui - sans qu'une date ait été fixée - à l'idée d'un face-à-face entre un panel de nos lecteurs et le président de la République. Il y a une semaine, soudain, les choses se sont précisées. Et le mardi 19 février en fin de journée une date a été fixée : ce serait le lundi matin 25 à l'Elysée. Vite, nous avons constitué un panel, et rendez-vous a été pris. Le tout n'a donc strictement rien à voir avec l'affaire de la vidéo tournée samedi au Salon de l'agriculture, et qui bat tous les records sur le site du Parisien.fr. Avant d'être reçus par Nicolas Sarkozy à l'Elysée, nos lecteurs - compte tenu des horaires - ont préparé l'entretien en sélectionnant leurs questions dans une salle du palais mise à leur disposition. Alors que cette phase de préparation s'achevait hier matin, qui ont-ils vu surgir ? Carla Bruni-Sarkozy en personne, presque timide et souriante. Ayant appris leur présence, elle tenait, dit-elle, à saluer les lecteurs qui s'apprêtaient à questionner son mari. Tard hier soir, l'Elysée nous a fait parvenir sa version amendée et corrigée de cet entretien. La voici.

 

NARCISSE EBONGUE MAKOLLE. Comment réagissez-vous devant le manque de confiance des Français à votre égard, dont témoignent les derniers sondages ?

 

Nicolas Sarkozy. Avec lucidité et avec calme. Pour devenir président, il faut en passer des collines, des vallées, des montagnes ! Il ne faut pas croire, quand les sondages sont bons, que tout va bien et quand les sondages sont mauvais, que tout va mal. Si on réagit comme ça, on n'arrive jamais au bout ou d'un projet. Mais je me dois d'être lucide et d'en tenir compte. Des épreuves, j'en ai connu dans ma vie comme tous les Français. J'ai été élu pour cinq ans pour transformer la France. C'est mon travail, c'est ce que je vais faire. On élit quelqu'un pour qu'il affronte les épreuves. Je m'y étais préparé. J'observe également le décalage immense entre ceux que le gouvernement met en œuvre sur le fond des choses et la caricature qui en est parfois présentée. Je vais m'attacher à mieux présenter notre politique afin qu'elle soit mieux comprise.

 

ANNE KAMINSKY. Vous déclenchez des sentiments exacerbés chez les Français, de l'admiration jusqu'à l'animosité, voire la « sarkophobie ». Vous sentez-vous responsable de ces sentiments ?

 

Oui. Ce serait malhonnête de dire : quand je suscite des sentiments de grand amour je le dois à mon supposé charisme, et quand je suscite des sentiments de grand rejet, ce serait la faute des autres. Ma conception du rôle du chef de l'Etat, ce n'est pas de cultiver la sympathie, d'être le copain qu'on rêverait d'avoir. Pendant des décennies la France n'a pas fait les choix qu'elle aurait dû faire. Mon travail c'est d'affirmer des convictions et d'avancer. Forcément vous touchez des gens, en positif ou en négatif. Je suis donc responsable même s'il m'arrive de penser qu'il y a de l'outrance. Ainsi, me présenter comme raciste parce que je veux une véritable politique d'immigration dont la France a besoin. Ce n'est pas du débat, c'est de l'outrance. Quand le journal « Marianne » titre en couverture : « Sarkozy est-il fou ? ». Cela me blesse et c'est de l'outrance encore une fois.

 

CLAUDE-SOPHIE GUIRAUDET. A propos de la vidéo qui circule sur Internet, avec votre apostrophe « Casse-toi, pauvre con », la mère que je suis se pose la question : le président peut-il se comporter comme Monsieur-tout-le-monde ? Cela me rappelle le « coup de boule » de Zidane...

 

Il est difficile même quand on est président de ne pas répondre à une insulte, j'ai sans doute les défauts de mes qualités. Ce n'est pas parce qu'on est le président qu'on devient quelqu'un sur lequel on peut s'essuyer les pieds. Cela étant, j'aurais mieux fait de ne pas lui répondre.

 

« Hyper médiatisé ? Je vous demande de me croire : je ne le cherche pas »

 

PHILIPPE LARATTE. Est-il possible d'être hyperactif et aussi productif que vous l'êtes aujourd'hui sans être hyper médiatisé ? Ne faut-il pas prendre plus de recul ?

 

Hyperactif, c'est mon devoir pour réveiller un pays qui sommeillait. Je ne porte pas de jugement critique sur ce qu'ont fait, ou pas, les autres. Hyperactif, je le dois à la France parce que, si le président ne s'engage pas, ça ne bouge pas. De cette pièce où nous sommes pour prendre des décisions, à l'arrivée dans les administrations, quand je demande 100, j'obtiens 10. Si je ne tape pas du poing sur la table, si je n'exige pas des résultats, il ne se passe rien. C'est normal, les gens ne veulent pas d'ennuis. J'aurais moins d'ennuis dans l'inertie mais dans ce cas je ne ferai pas ce que j'ai promis aux Français. Hyperactif, il faut donc que je le sois car les Français ont le sentiment qu'on n'a pas tout fait pour obtenir des résultats. Hyper médiatisé ? Je vous demande de me croire : je ne le cherche pas. Je ne vois pas d'ailleurs comment je pourrais empêcher la publication de ces photos.

 

MARIE-THÉRÈSE DESJARDINS. Aujourd'hui, c'est l'état de grâce pour votre Premier ministre François Fillon. Comment le vivez-vous ?

 

C'est moi qui ai choisi le Premier ministre, c'était donc une bonne décision.

 

L'évolution n'était peut-être pas prévisible cependant ?

 

Dans les couples président-premier ministre, il y a toujours eu des épisodes comme ça. Mais ce n'est pas un problème pour moi, c'est plutôt une solution. Ça prouve que la politique qui est mise en oeuvre est la bonne et que le décrochage est dû non pas à la politique, mais à des événements qui sont apparus dans ma vie et que j'ai dû gérer. Par ailleurs, la raison de continuer avec un Premier ministre ne réside pas dans les sondages, mais dans la qualité du travail qu'il accomplit.

 

NICOLAS TEINDAS. En Arabie saoudite, vous avez dit « Dieu est dans le coeur de chaque homme ». Est-ce votre opinion personnelle où vous exprimiez-vous en tant que chef d'Etat ?

 

En Arabie saoudite se joue une partie absolument essentielle. C'est le pays gardien des lieux saints, la Mecque, et l'Arabie saoudite doit tenir face aux extrémistes. Le roi Abdallah d'Arabie saoudite, quelques semaines avant mon voyage, est allé voir le pape, ce qui est un geste extraordinaire pour le gardien des lieux saints de l'Islam. Il lui a dit: « Ce que nous avons en commun, les religions, est beaucoup plus important que ce qui nous divise ». C'est un geste considérable ! J'ai donc fait un discours sur les religions en disant qu'il était scandaleux de tuer, d'exclure au nom des religions. J'ai dit qu'il n'y a pas un mot de la Torah, pas un mot de la Bible, pas un mot du Coran qui prône la violence, la haine et l'extrémisme. Et que tout devait être fait pour éviter la guerre des religions entre l'Islam et l'Occident. Voilà pourquoi j'ai parlé des religions. Pour le croyant, Dieu est en chaque homme. C'est une phrase que j'ai reprise d'une homélie de Jean-Paul II quand il est venu parler aux JMJ à Longchamp. Je ne dis pas que la religion est la réponse à tous nos problèmes. Mais je constate que quand on a abandonné la morale religieuse, on a abandonné également la morale laïque, et on n'a plus du tout fait de morale. Je respecte ceux qui ne croient pas. Moi-même je ne suis pas pratiquant. Mais Malraux a dit « Le XXI e siècle sera religieux ou ne sera pas ». Le grand problème du monde, c'est d'éviter que les extrémistes fassent basculer le monde dans une guerre des religions. Je crois profondément à la laïcité, mais je ne pense pas que la laïcité doive être une laïcité de combat. La laïcité, c'est reconnaître un droit, le droit de croire ou de ne pas croire. La politique, ça sert à organiser la vie entre la naissance et la mort. Mais ce n'est pas la politique qui répond à la question « Pourquoi la naissance et quoi après la mort ? » C'est ce qu'on appelle la quête de sens. Je ne dis pas qu'il n'y a que le spirituel qui peut y répondre, mais pour beaucoup ça compte. Chaque fois qu'on va à l'enterrement d'un membre de sa famille ou d'un ami, on se dit : la seule chose dont on est sûr, c'est que ça nous arrivera. Je ne suis pas le seul à y réfléchir.

 

RAJA YAGOUBI. Quand vous étiez ministre de l'Intérieur, vous avez décidé de supprimer la police de proximité. Il y a quelques semaines, votre ministre de l'Intérieur a annoncé de nouvelles mesures réinstallant cette police.

 

Regrettez-vous votre décision de l'époque et quels seront les plus de cette police ? 1997-2002, la délinquance augmente de 15 %. 2002-2007, elle a reculé de 14 %, avec le même appareil statistique. Je ne veux pas rentrer dans la polémique, mais ça n'a pas du être tout à fait inutile ce que j'ai fait. Et d'ailleurs les gens sentent que ça va mieux. Il y a 25 % de délinquance en moins dans les trains. Tout n'est pas réglé, mais on a obtenu des résultats. Pour moi, la vraie police de proximité, c'est la brigade anticriminalité, c'est-à-dire ceux qui sont sur le terrain au moment où les délinquants s'y trouvent. La police de proximité sous la gauche c'était de faire des patrouilles dans les zones piétonnes à 9 h du matin. La gauche et la sécurité, ça a été un désastre. J'ai décidé de ne pas baisser pas les bras. Je suis du côté des victimes. Je veux les protéger.

 

NICOLAS TEINDAS. Le Conseil constitutionnel a validé une partie de la loi sur la rétention de sûreté, mais en a censuré une autre sur la rétroactivité. Est-ce à dire que tout est négociable ?

 

Le Conseil constitutionnel a dit que la peine de rétention de sûreté n'est pas anticonstitutionnelle. Cela veut dire qu'un criminel dangereux ne retrouvera pas la liberté quand il aura purgé sa peine, mais quand il ne sera plus dangereux pour la société : c'est un grand changement. Ce que je n'accepte pas, c'est quand on dit : ça vaut pour l'avenir, ça ne vaut pas pour le passé. Ca veut donc dire qu'un serial-violeur condamné il y a six mois et qui va sortir dans vingt ans, ne se verra pas appliquer la loi. Il pourra violer à nouveau alors que le serial-violeur qui a violé après l'adoption de la loi, lui n'aura pas le droit de sortir. On aura donc deux catégories de serial-violeurs : celui qui sera libre parce qu'il aura été condamné juste avant la loi, et celui qui n'aura pas le droit de sortir parce qu'il aura été condamné juste après. Imaginez que c'est votre petite fille. Vous l'acceptez ? J'aimerais qu'on ne mette pas ce principe de la rétroactivité au service des criminels les plus dangereux. Si dans dix ans une famille vient me voir en me disant : M. Sarkozy, cet homme a déjà violé et il s'est attaqué à ma petite fille. Vous aviez dit que vous feriez voter une loi sur la rétention de sûreté, pourquoi ne s'est-elle pas appliquée ? Vous m'imagineriez répondre : Madame excusez-moi c'était il y a dix ans, mais il a été condamné huit jours avant le vote de la loi, ça ne s'applique pas, le Conseil constitutionnel a dit ce n'était pas rétroactif. Ça ne pose pas un problème ? Je veux pouvoir appliquer cette loi aux criminels les plus dangereux. Ça ne veut pas dire qu'ils doivent rester à vie en prison. J'ai pris la décision de créer un hôpital prison à Lyon. Il faut en finir, on ne peut plus mettre des fous en prison, il faut les mettre dans une structure hospitalière où on les soigne. Je tiens à l'affirmer je ne céderai pas, le principe de précaution doit s'appliquer aux victimes.

 

RAJA YAGOUBI. N'est-il pas scandaleux que des entreprises en bonne santé, par exemple ArcelorMittal ou Michelin, licencient ou ferment des sites ? Est-ce que l'Etat continuera de les soutenir financièrement ?

 

Ce n'est pas facile de répondre aussi simplement. Si ces entreprises font des bénéfices, c'est parce qu'elles sont compétitives et ça, c'est plutôt une bonne nouvelle. Mittal a racheté Arcelor. Ils font 7 milliards et demi de bénéfices cette année, là où Arcelor perdait de l'argent. J'ai dit à M. Mittal : « On manque d'acier dans le monde, ne fermez pas le laminoir. Trouvons une solution. » J'espère qu'on va y arriver. Michelin, c'est un peu plus compliqué. Michelin fabrique à Toul des pneus de moyenne gamme. Il y en a trop. L'usine va fermer, je ne peux pas leur en vouloir, c'est une bonne usine, une bonne marque, une bonne gestion. J'ai obtenu de Michelin qu'il fasse sur le site de Toul le plastique usagé, les copeaux de plastique qui restent, de la plasturgie. On va y recréer cinq cents emplois. En revanche, quand les patrons de Metaleurop, dans le Pas-de-Calais, partent en laissant la clef sous la porte, c'est scandaleux. Je ne comprends pas non plus l'affaire de la Société générale : quand le président d'une entreprise connaît un sinistre de cette ampleur et qu'il n'en tire pas les conclusions, ce n'est pas normal. Que quelqu'un gagne 7 M€ par an ne me choque pas. A une condition : c'est qu'il en assure la responsabilité. C'est tout le problème sur Daniel Bouton. Je n'ai rien contre lui. Mais on ne peut pas dire : « Je vais être payé 7 millions par an » et, quand il y a un problème, dire « C'est pas moi. » Ça non, je ne l'accepte pas.

 

« Les heures supplémentaires, ça marche du feu de Dieu ! »

 

MICHEL AUGAGNEUR. Il y a une disproportion dans l'échelle des salaires. Ne pensez-vous pas qu'on pourrait répartir mieux les richesses produites ?

 

(Aparté. Le président propose un chocolat. Il prend un café et un petit fromage blanc : « Excusez-moi, je me suis levé très tôt ce matin, j'ai toujours faim. ») Les 35 heures ont tué la politique salariale dans notre pays. Pour payer les 35 heures, il n'y a plus aucune discussion de salaires dans les entreprises. Et je me retrouve avec un gigantesque problème de pouvoir d'achat parce que les gens voient que le coût de la vie augmente, que les salaires n'augmentent pas assez et qu'on leur demande toujours plus. Comment faire ? Il y a deux solutions. D'abord, les heures supplémentaires. Ça marche du feu de Dieu ! En octobre, 39 % des entreprises ont utilisé le dispositif de défiscalisation, 45 % en novembre et 55 % en décembre. Il y a donc aujourd'hui près de 39 % des salariés français qui gagnent plus parce qu'ils travaillent plus. Ensuite, j'ai demandé au gouvernement - et je m'impatiente, je veux que ça avance plus vite - un projet de loi sur l'intéressement pour qu'il soit généralisé. Je veux aussi poser la question de l'assujettissement des primes à la cotisation retraite et celle de l'intégration des primes dans le calcul des retraites. Mon objectif, ce serait qu'on obtienne la société des trois tiers : en cas de bénéfices, un tiers pour l'actionnaire, un tiers pour les salariés, un tiers pour l'investissement.

 

Mon salaire, maintenant. Je gagne 19 000 € par mois. Jacques Chirac en gagnait 20 000. Quand je suis devenu président de la République, on m'a dit : « Quel salaire voulez-vous avoir ? » J'ai dit : « Quoi ? Vous êtes fous ? Vous êtes malades ? » On m'a répondu : « Si, c'est comme ça que ça se passe. C'est le président qui fixe son salaire. » J'ai dit : « Changez-moi ça tout de suite. Continuez avec mon salaire de ministre de l'Intérieur (12 700 €). Et faites voter une loi. » Avant, personne ne savait combien gagnait le président. Moi, je dis : « Il faut une loi. » Et on dit : « Sarkozy augmente de 140 % de son salaire ! » Où ont-ils vu ça ? Jacques Chirac avait 10 000 € de salaire et, vu son âge, il avait toutes ses retraites. Ça faisait 20 000, soit ce que gagne le Premier ministre. Qui a fixé le salaire du Premier ministre ? Lionel Jospin. Quand Lionel Jospin dit que le Premier ministre doit gagner 20 000 €, il n'y a pas de polémique parce qu'il est de gauche. Je veux gagner exactement comme le Premier ministre : 19 177 €. Ce n'est pas normal que le président cumule ses retraites et son salaire alors que les Français ne peuvent pas le faire. Je dis : « J'interdis au président de cumuler ses retraites. » Et on répond : « Il s'augmente de 140 % ! » Est-ce que c'est honnête de présenter les choses comme ça ? 

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François Fillon au Grand Jury RTL-Le Figaro-LCI dimanche 13 janvier

Publié le 10 Janvier 2008 par Philippe LE ROUX - Délégué de la Circonsription dans Presse

Fillon.jpgLe Premier ministre François Fillon sera l'invité du Grand Jury RTL-Le Figaro-LCI dimanche 13 janvier à 18H30.

Durant une heure, M. Fillon répondra aux questions de Jean-Michel Apathie (RTL), Etienne Mougeotte (Le Figaro) et Pierre-Luc Séguillon (LCI). Pour écouter, cliquez sur l'icone ci-dessous

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Chat avec le Premier Ministre

Publié le 4 Juillet 2007 par Philippe LE ROUX - Délégué de la Circonsription dans Presse

Chat avec le chef du Gouvernement François Fillon, mercredi 4 juillet à partir de 19 heuresDéclaration de politique générale : François Fillon répond en direct à vos questions

  • Le Premier ministre dialoguera en direct avec les internautes, mercredi 4 juillet 2007 de 19 à 20 heures, sur le site premier-ministre.gouv.fr, au lendemain de sa déclaration de politique générale devant l'Assemblée nationale.
  • Posez dès maintenant vos questions au chef du Gouvernement
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Nicolas Sarkozy sur TF1

Publié le 20 Juin 2007 par Philippe LE ROUX - Délégué de la Circonsription dans Presse

Nicolas Sarkozy invité au JT de TF1
Nicolas Sarkozy sur TF1
Le président de la République était l'invité du journal télévisé de 20H00 de TF1. Il répondait en direct de l'Elysée aux questions de Patrick Poivre d'Arvor et de Claire Chazal. écouter l'entretien : cliquez ici
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François Fillon sur France 2 pour parler de la TVA antidélocalisation

Publié le 13 Juin 2007 par Philippe LE ROUX - Délégué de la Circonsription dans Presse

Fillon-France-2---12-Juin-2007.jpgMalgré les attaques de la gauche, François Fillon a affiché mardi sa volonté d'avancer sur la TVA anti-délocalisations ou "TVA sociale", en chargeant deux membres du Gouvernement de lancer la réflexion sur ce dossier.
Le Premier ministre a demandé à Eric Besson, le secrétaire d'Etat à la Prospective, de travailler sur l'éventualité de l'instauration en France d'une TVA sociale, en concertation avec les partenaires sociaux.
Il a aussi chargé le ministre de l'Economie, Jean-Louis Borloo, fervent partisan d'une telle réforme, de mettre à l'étude ce mécanisme en vue d'une mise en oeuvre rapide.
Pour François Fillon, la TVA sociale est un outil possible contre les délocalisations, car elle fait baisser le coût du travail.
Ce système, instauré en Allemagne depuis le début de l'année, consiste à basculer une partie du financement de la Sécurité sociale des entreprises vers les ménages, via une baisse des cotisations patronales et une hausse simultanée de la taxe sur la valeur ajoutée pour les produits importés.
Le Premier ministre a précisé que l'augmentation -si elle était décidée- n'entrerait pas en vigueur avant 2009 et que son taux pourrait avoisiner les 5 points.
Ce niveau de hausse est celui préconisé par Jean Arthuis, ancien ministre de l'Economie (UDF) et partisan de longue date de cette mesure qui ne ferait pas augmenter les prix des produits français.
Le chef du gouvernement a insisté mardi sur le fait qu'une hausse de la TVA ne pourrait en aucun cas financer les dépenses de l'Etat. En outre, il a ajouter pour couper court à la polémique lancée dimanche par la gauche, que la mesure ne serait pas adoptée s'il s'avérait qu'elle puisse provoquer une hausse des prix. 
"Il ne s'agit pas d'une augmentation de la TVA", a répété le porte-parole de l'UMP Luc Chatel, tandis que l'ex-ministre du Budget, Jean-François Copé, a démenti tout "plan caché" de hausse de la taxe.
François Sauvadet (Nouveau centre, allié à l'UMP) a défendu de son côté "une idée intéressante et utile pour la France" et son "appareil de production".

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