16 Mars 2022
Je vais vous dire le fond de ma pensée vis à vis de celles et ceux qui aujourd’hui crachent avec vigueur sur la famille politique dont ils ont porté les couleurs pendant tant d’années !
En décembre 2016, au lendemain de la primaire où celui qu’on donnait vainqueur s’est trouvé « dépossédé » de ce qu’ils estimaient être un dû, certains n’ont pas hésité (pour certain-e-s, une fois de plus…) à troquer leurs valeurs et ce qu’ils présentaient comme leurs convictions au profit de mandats, postes et fonctions, négociés auprès de la Macronie naissante.
Alors, je les entends nous expliquer que c’est leur famille politique qui avait changé de ligne… qu’eux sont restés fidèles à leurs valeurs, et que c’est à ce titre qu’ils ont déserté (en pleine campagne présidentielle) en 2017 alors quelques autres le font avec un train de retard cette année, en 2022.
Mais cette posture ne me convainc pas.
Elle ne convaincra jamais !
Déjà, parce que le principe même d’un mouvement politique, c’est d’avoir une ligne politique ; ce que j’appelle une colonne vertébrale idéologique. Et le rôle de cadres, d’élus, de responsables dudit mouvement, c’est justement d’incarner les différentes sensibilités possibles et de tout faire pour que leur propre ligne soit majoritaire.
Quand on a de réelles convictions, on abandonne pas simplement parce qu’un rendez-vous a été raté ! On s’accroche, on donne un coup de pied au fond du bassin, on remonte à la surface et on repart au combat.
Mais, comme je respecte ceux qui pourraient, malgré ce que je viens de dire, ne vraiment plus se retrouver dans leur mouvement politique - Il m’est arrivé d’être de ceux là ; je peux donc en parler - on peut effectivement considérer qu’on y a plus sa place et, dans ce cas, il ne faut pas attendre les échéances électorales pour tirer ses conclusions, prendre les dispositions qui s’imposent et l’assumer !
Il faut, au contraire, être très au clair avec soi-même, mais aussi avec ses fidèles militants, avec ses électeurs et, au delà, avec les citoyens.
Qu’au cours des 5 dernières années, certains aient continué à truster les mandats et les fonctions, sous l’étiquette de la droite républicaine, qu’ils n’aient pas même hésité à ferrailler ardemment contre l’exécutif sortant et leurs représentants, à les mettre plus que minables à tous les scrutins locaux ; et qu’ils attendent d’être au cœur de la campagne présidentielle pour s’apercevoir que cela ne leur convient plus ?
Ils pourront hurler autant qu’ils le veulent mais les faits sont têtus et cela est simplement du ressort de la malhonnêteté morale et intellectuelle voire démocratique.
J’ai déploré que certains aient continué à être payés sur les comptes de campagne de François Fillon en 2017 alors qu’ils avaient déjà dealé des mandats ou des postes chez Emmanuel Macron… Mais je trouve que celles et ceux qui ont utilisé l’étiquette Les Républicains en 2020 ou 2021 pour mobiliser des militants courageux et fidèles, et pour se faire élire ou réélire dans les scrutins locaux (encore une fois, là où la majorité actuelle a systématiquement échoué), ceux-là devraient avoir la honte au visage.
Au lieu de chercher à faire le grand écart, ils seraient bien inspirés d’être pour une fois en osmose avec eux mêmes, et donc de démissionner de ces mandats et fonctions mal acquis !
La démocratie s’incarne par la liberté de chacun de faire des choix politiques et idéologiques ; je les respecte profondément quand ils sont respectables.
Mais le cynisme a ses limites !
Si la légitimité populaire et démocratique est atteinte ; si le citoyen a - à juste titre - le sentiment et la perception d’être abusé, nationalement comme localement, il ne faudra alors pas s’étonner des situations conflictuelles qui pourraient voir le jour à court, moyen et long termes.
Certains voulaient changer la politique, rejeter ce qui faisait avant et incarner un nouveau monde ?
Soit.
Et même « chiche » !
Mais la seule personne avec laquelle nous pouvons réellement le faire, c’est Valérie Pécresse.
Le 10 avril prochain, la seule question qu’il faudra se poser, en conscience, c’est à qui d’autre qu’elle pourrions-nous confier l’avenir de la France ?
À ceux qui depuis 5 ans sont les champions du marketing et de la bidouille mais brillent par leur absence, par leurs erreurs et par leur amateurisme ? Un exemple : au début de la crise du Covid, avez-vous oublié les déclarations du gouvernement sur l’inutilité des masques pour dissimuler le non renouvellement de leurs stocks ? Avez vous oublié l’absence de gel, de blouses, de médicaments, de lits de réanimation, de respirateurs ?
Valérie Pécresse, elle, comme Présidente de Région a agi au quotidien avec ses équipes pour pallier les carences de l’exécutif et de l’Etat.
À ceux qui ont le verbe haut et tentent de vous faire croire que les problèmes peuvent se régler d’un coup de baguette magique ?
C’est facile de dire n’importe quoi et de promettre tout, comme Marine Le Pen et Eric Zemmour, quand on sait pertinemment que jamais on aura à assumer la responsabilité de ses propos.
Valérie Pécresse, elle, par l’expérience qu’elle a acquise comme parlementaire, comme Ministre à plusieurs reprises, comme élue locale et Présidente de la 1ère région d’Europe, connaît les réalités et la nécessité de transformer l’Etat en redonnant un cap ambitieux à la France.
Que cherchez-vous ? Un chauffeur de tribune, un spécialiste du marketing, un illusionniste ?
Moi, je veux un Président qui respecte et aime suffisamment son Pays pour n’en critiquer ni son histoire ni ses habitants.
Je veux un leader, un Chef d’Etat, avec la force d’anticiper, de voir loin, et d’agir !
N’écoutez pas ceux qui aujourd’hui vous disent que vous n’avez plus besoin de vous déplacer, que tout est déjà décidé.
Levez-vous pour vous.
Levez-vous pour la France.
Le 10 avril, c’est Pécresse pour La France !