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Un Républicain de Guingamp

Site de Philippe LE ROUX, ancien Délégué de la quatrième circonscription des Cotes-d'Armor et Conseiller auprès du Directeur général de l'UMP, Conseiller politique du président de la République, chargé des grands projets de l'UMP

Quel risque démocratique des mouvements masculinistes

Publié le 25 Juin 2026 par Philippe LE ROUX - ancien Délégué de la Circonscription

La Délégation sénatoriale aux droits des femmes met en garde contre le risque démocratique qu'emportent les mouvements masculinistes

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Dans le sillage de ses travaux précurseurs sur l'industrie de la pornographie, la Délégation aux droits des femmes du Sénat, que préside Mme Dominique VERIEN, sénatrice (UC) de l'Yonne, a présenté hier ses conclusions sur le masculinisme, examiné dans toutes ses acceptions (numérique, économique, sociétale, sécuritaire mais aussi, et surtout, politique).

Elle y appelle à un "réveil des consciences" contre ces mouvements qui "représentent un risque réel pour notre démocratie et notre cohésion sociale". Loin de n'être qu'une simple "tendance" sur les réseaux sociaux, "ils constituent un mouvement social et politique qui vise à anéantir les droits des femmes et, in fine, à démanteler notre socle démocratique", alerte-t-elle, s'inquiétant d'une "imprégnation culturelle à bas bruit" de la société. Et ce d'autant plus que les mouvements masculinistes bénéficient de relais anti-démocratiques, s'inscrivant dans une "‘internationale réactionnaire' qui entretient des liens croissants avec certains mouvements antidroits, d'ultra-droite et les formes les plus radicalisées des extrémismes violents". Ce phénomène s'accompagne d'ailleurs d'un risque de radicalisation de certains individus, "pouvant mener à la violence". La DGSI a ainsi dans son viseur "une dizaine d'individus susceptibles de radicalisation violente", tous ont moins de 21 ans, rapporte la Délégation.
Pour mieux le comprendre, le rapport des sénatrices (PS) du Val de Marne Laurence ROSSIGNOL, ancienne ministre, (app. LR) de la Manche Béatrice GOSSELIN (Les Républicains) et (UC) représentant les Français établis hors de France Olivia RICHARD retrace la généalogie de ces mouvements, dresse un état des lieux de leurs configurations actuelles, analyse leurs mécanismes de production et de diffusion, ainsi que les mécanismes d'adhésion à ces discours, avant de formuler 24 recommandations autour de quatre grands axes : faire de la lutte contre le masculinisme un enjeu majeur de politique publique, réguler et assainir l'espace numérique, repérer et prévenir les trajectoires de radicalisation, réveiller les consciences en mobilisant l'ensemble de la société. En voici les principales.

 

Les principales propositions sont les suivantes :

  • Elaborer une stratégie interministérielle, pilotée par une structure unique, chargée de l'observation du masculinisme et de la coordination des politiques publiques de prévention et de lutte contre les mouvements masculinistes.
  • Faire entrer les contenus masculinistes dans l'analyse des risques systémiques prévue par le DSA et, dans ce cadre, imposer aux plateformes numériques de définir de manière précise les contenus à caractère sexiste, misogyne ou masculiniste au sein de leurs conditions générales d'utilisation (CGU)
  • Renforcer les moyens de l'Arcom afin de lui permettre d'exercer pleinement les missions nouvelles qui lui sont confiées dans le cadre du DSA ; et des services d'enquête spécialisés et des magistrats chargés de la lutte contre la haine en ligne.
  • Créer une amende forfaitaire délictuelle pour les outrages sexistes en ligne.
  • Doter chaque institution publique susceptible de contribuer à la prévention et à la détection de la menace terroriste masculiniste de "référents" dédiés en matière de radicalisation en lien direct avec les services du renseignement intérieur.
  • Promouvoir, à l'échelle européenne, une unification des doctrines sécuritaires en matière d'appréhension du risque terroriste masculiniste, dans une logique de coordination entre services chargés de la lutte antiterroriste au plan européen.
  • Mobiliser davantage, via la publication d'une circulaire de politique pénale, la qualification de crime haineux fondé sur le genre afin de mettre fin à l'invisibilisation des crimes de haine sexistes, et, plus globalement, intégrer davantage la violence de genre dans les incriminations pénales retenues par les parquets.
  • Tirer les enseignements de la mobilisation des pouvoirs publics, après 2015, en matière de lutte contre la radicalisation djihadiste, pour construire des stratégies efficaces de contre-discours en réponse à la propagande masculiniste.
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