25 Juin 2026
La Délégation sénatoriale aux droits des femmes met en garde contre le risque démocratique qu'emportent les mouvements masculinistes
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Dans le sillage de ses travaux précurseurs sur l'industrie de la pornographie, la Délégation aux droits des femmes du Sénat, que préside Mme Dominique Verien, sénatrice (UC) de l'Yonne, a présenté hier ses conclusions sur le masculinisme, examiné dans toutes ses acceptions (numérique, économique, sociétale, sécuritaire mais aussi, et surtout, politique).
Elle y appelle à un "réveil des consciences" contre ces mouvements qui "représentent un risque réel pour notre démocratie et notre cohésion sociale". Loin de n'être qu'une simple "tendance" sur les réseaux sociaux, "ils constituent un mouvement social et politique qui vise à anéantir les droits des femmes et, in fine, à démanteler notre socle démocratique", alerte-t-elle, s'inquiétant d'une "imprégnation culturelle à bas bruit" de la société. Et ce d'autant plus que les mouvements masculinistes bénéficient de relais anti-démocratiques, s'inscrivant dans une "‘internationale réactionnaire' qui entretient des liens croissants avec certains mouvements antidroits, d'ultra-droite et les formes les plus radicalisées des extrémismes violents". Ce phénomène s'accompagne d'ailleurs d'un risque de radicalisation de certains individus, "pouvant mener à la violence". La DGSI a ainsi dans son viseur "une dizaine d'individus susceptibles de radicalisation violente", tous ont moins de 21 ans, rapporte la Délégation.
Pour mieux le comprendre, le rapport des sénatrices (PS) du Val de Marne Laurence ROSSIGNOL, ancienne ministre, (app. LR) de la Manche Béatrice GOSSELIN (Les Républicains) et (UC) représentant les Français établis hors de France Olivia RICHARD retrace la généalogie de ces mouvements, dresse un état des lieux de leurs configurations actuelles, analyse leurs mécanismes de production et de diffusion, ainsi que les mécanismes d'adhésion à ces discours, avant de formuler 24 recommandations autour de quatre grands axes : faire de la lutte contre le masculinisme un enjeu majeur de politique publique, réguler et assainir l'espace numérique, repérer et prévenir les trajectoires de radicalisation, réveiller les consciences en mobilisant l'ensemble de la société. En voici les principales.
Les principales propositions sont les suivantes :