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Patrick Devedjian annonce une réorganisation de l'UMP

Le secrétaire général de l'UMP annonce une réorganisation de l'UMP aux niveaux national et local pour tenir compte des élections municipales, qui se sont soldées par un revers pour le parti.
Lors d'un point de presse au siège de l'UMP, après un rendez-vous avec le président Nicolas Sarkozy à l'Élysée, Patrick Devedjian a précisé que l'UMP avait perdu 37 villes de plus de 30.000 habitants, soit presque l'équivalent de ce que la gauche avait perdu en 2001 (39).
Il a notamment mis ce qu'il a qualifié de "défaite relative" sur le compte d'un "record historique" de l'abstention au second tour, dimanche, et a récusé le terme de "sanction".
"Moins neuf millions d'électeurs par rapport à l'élection présidentielle (...) c'est un avertissement de nos électeurs qui ne se sont pas déplacés", a dit Patrick Devedjian. "Nous, à l'UMP, nous devons en tirer des conclusions."
"Nous allons recomposer et renforcer notre équipe dirigeante", a-t-il ainsi annoncé. "Nous allons également renouveler nos responsables locaux dans un certain nombre de départements où nous avons eu des échecs significatifs."
"Je veux pour l'UMP la culture du résultat", a-t-il déclaré en chef de parti.
L'UMP entend d'ores et déjà sélectionner "systématiquement" de "nouveaux talents" susceptibles d'être de futurs candidats et "intensifier leur formation", a poursuivi le secrétaire général.
"Les élections ont montré le rejet de tout ce qui s'approche du parachutage et par conséquent il nous faut, longtemps en amont, implanter nos futurs candidats", a-t-il expliqué.
L'UMP entend également "investir les quartiers populaires" et y développer des "implantations durables".
Enfin, Patrick Devedjian a dit vouloir développer le débat, à la fois dans le mouvement et dans le pays, "à l'avant-garde du gouvernement", sur les grands sujets d'intérêt général.
Il a cité le pouvoir d'achat, les logements, les transports, la qualité de vie, le "vivre ensemble" et les petites retraites, sujet sur lequel il a invité le gouvernement à agir sans délai afin de répondre à "l'impatience" manifestée par les Français.
"Il n'y a pas eu de contestation des réformes" mais les Français sont impatients de "bénéficier des résultats de ces réformes", a-t-il souligné. "Par conséquent, il faut les accélérer, aller plus vite et plus fort. Et je mettrai en priorité notre projet sur les petites retraites."
"Nous avons prévu de le faire en 2008. Eh bien, il faut se dépêcher", a-t-il ajouté. "Nous avons été assez honnêtes pour ne pas en faire un objet électoral (...) mais maintenant que les élections sont passées nous devons le faire rapidement. C'est une urgence au regard de la situation sociale difficile des bénéficiaires de petites retraites."
Enfin, Patrick Devedjian a estimé que l'UMP avait aussi payé le prix de ses divisions, notamment à Reims, Metz, Villepinte, Caen, Saint-Denis-de-la-Réunion, Saint-Etienne et Saint-Chamond.
"Dans l'avenir, nous nous organiserons pour les punir sévèrement afin de dissuader ces comportements souvent individuels et au détriment de l'intérêt général", a averti le secrétaire général du parti majoritaire au Parlement.
Selon son entourage, les premiers éléments de la réorganisation de l'UMP seront annoncés lors la prochaine réunion de son bureau politique, dans les prochains jours. Patrick Devedjian a dit vouloir aller vite.

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