Site d'information de Philippe Le Roux Ancien cadre local et national du RPR, de l'UMP et de LR Délégué de la Circonscription de Guingamp Conseiller auprès du Directeur général de l'UMP et Conseiller politique du Président de la République
12 Juin 2008
Temps de travail, RSA, dividende salarial, lutte contre les "parachutes dorés"... L'UMP a tenu jeudi une convention sur la "justice sociale", en pleine grogne syndicale sur les réformes sociales du gouvernement.
Ce colloque a réuni le Premier ministre François Fillon et huit autres membres du gouvernement - dont les secrétaires généraux adjoints de l'UMP Xavier Bertrand (Travail) et Nathalie Kosciusko-Morizet (Ecologie) - ainsi que des représentants de FO, la CFDT et la CFTC.
Le parti majoritaire a affiché son soutien unanime à la politique de réformes, renvoyant le PS aux querelles de personnes.
"Le grand débat sur le nouveau modèle social français, fondé sur la valeur travail" se déroule à l'UMP. "Pendant ce temps au Parti socialiste, on parle du combat des chefs", a raillé Marc-Philippe Daubresse, délégué général de l'UMP, organisateur de la journée.
"Le débat sur le temps de travail est très révélateur de l'incapacité de la gauche à innover", a renchéri le président du groupe UMP à l'Assemblée, Jean-François Copé.
A quelques jours de la journée de mobilisation sur le temps de travail et les retraites, le 17 juin, François Fillon a affirmé que "la voie du dialogue est toujours ouverte" sur les 35 heures.
"Mais chacun doit être conscient de notre détermination à agir", a ajouté le chef du gouvernement face à l'opposition des syndicats au projet de loi associant représentativité syndicale et temps de travail, et aux critiques de la présidente du Medef Laurence Parisot sur la méthode employée.
Xavier Bertrand s'en est pris aux "stock options", "golden parachute" et "salaires extravagants", appelant les entrepreneurs qui en bénéficient à "retrouver le chemin de la décence", tandis que le secrétaire général de l'UMP, Patrick Devedjian, proposait un "plancher fiscal" pour les "très hauts revenus".
Lors de cette convention, qui a renoué avec une tradition instaurée par Nicolas Sarkozy lorsqu'il était président de l'UMP, M. Devedjian a affirmé la volonté du parti de se positionner "à l'avant-garde" du gouvernement.
"Nous le soutiendrons quels que soient les choix qu'il fera", mais "nous ne devons pas hésiter à prendre des positions fortes, originales si nous le croyons justifié", a-t-il lancé.
L'UMP, par la voix notamment de M. Daubresse et de Pierre Méhaignerie, vice-président du conseil national, a ainsi plaidé pour un "plafonnement global" des niches fiscales pour aider à financer le Revenu de solidarité active (RSA). "J'ai besoin, non pas des niches à chihuahuas, mais des niches à Saint-Bernard!", a appuyé le promoteur du RSA, Martin Hirsch, Haut Commissaire aux Solidarités actives.
"Nous sommes tous d'accord sur le principe du RSA", a déclaré M. Devedjian. "Mais techniquement c'est un peu compliqué, c'est autour de ça que tourne le débat. Il y a une articulation à trouver entre PPE, RMI et RSA".
Frédéric Lefebvre, porte-parole de l'UMP, et le député Bruno Le Maire, ont plaidé pour l'extension aux petites entreprises du "dividende salarial".
Avec la courte apparition d'un invité-surprise, Guillaume Pépy, PDG de la SNCF, qui vient de mettre en place ce mécanisme de participation.