Site d'information de Philippe Le Roux Ancien cadre local et national du RPR, de l'UMP et de LR Délégué de la Circonscription de Guingamp Conseiller auprès du Directeur général de l'UMP et Conseiller politique du Président de la République
1 Septembre 2008
Les éditorialistes de la presse déploraient lundi le spectacle offert, à l'Université d'été du PS, par les dirigeants d'un parti "groggy" et en panne chronique de leadership.
A La Rochelle, Michel Noblecourt (Midi Libre), a vu d'un côté "des ateliers bondés et studieux où les militants socialistes ont échangé leurs idées", et de l'autre "d'innombrables et illisibles tractations en coulisses, des alliances se nouant et se dénouant en quelques heures, des alchimies étranges".
Denis Daumin, dans La Nouvelle République, partage cet avis, décrivant "un Parti socialiste devenu l'ombre de lui-même, groggy par les défaites accumulées, éparpillé en d'innombrables et insignifiantes tribus."
"Les militants socialistes sentent ce piétinement", assure Patrick Apel-Muller dans L'Humanité, et "ressentent le besoin de se mettre dans le sens de la marche".
Selon Chantal Didier, de L'Est Républicain, "la victoire aux dernières municipales ne fait que souligner la difficulté du PS à s'adapter à la présidentialisation du régime. Son fonctionnement interne reste calqué sur le parlementarisme et il peine à dégager un leader qui ne soit pas le produit des luttes de courants."
Un avis partagé par Dominique Gerbaud dans La Croix, qui pense que "si le PS a tant de mal avec la personnalisation du pouvoir, c'est aussi parce qu'aucun de leurs quatre ou cinq présidentiables ne se détache clairement".
C'est bien là le problème, pour Francis Lachat (Le Courrier Picard). Car tant que le PS n'aura pas "un véritable leader, quelqu'un qui fait véritablement autorité, et qui sache imposer ses points de vue aux multiples courants, il n'y aura pas de victoire possible au niveau national."
Mais une fois choisi(e) l'homme ou la femme providentiel(le) à la tête du PS, restera la question de la candidature à la présidentielle. Sur ce point, les éditorialistes sont partagés.
Jean-Michel Helvig, dans La République des Pyrénées, se demande "si la machine socialiste ne s'est pas grippée dès lors que celui qui la dirigeait n'est pas allé, pour des raisons qui ne sont pas toutes politiques, au bout de la logique +présidentielle+ des institutions en étant lui-même candidat".
Pour Jacques Camus (La République du Centre) ce serait même "une illusion que d'imaginer que le PS pourrait se doter d'un +patron+ de transition chargé de remettre de l'ordre dans les rangs et dans les idées". Il en est certain: "derrière la désignation du futur premier secrétaire du PS se cache une lutte impitoyable et inavouée pour l'investiture à la présidentielle".
Dans les colonnes de La Presse de la Manche, Jean Levallois exprime cependant un avis diamétralement opposé, affirmant qu'"il est absurde de confondre la désignation d'un premier secrétaire et celle, plus lointaine, d'un présidentiable", et concluant que "la stratégie de Ségolène Royale (...) est battue en brèche".
Pour Michel Urvoy (Ouest-France) cependant, le problème du PS ne réside pas dans le choix de son leader mais dans le fait que c'est "un parti qui ne travaille pas. Cette superficialité trop facile explique qu'il ne dispose pas d'un programme crédible et assumé".