Site d'information de Philippe Le Roux Ancien cadre local et national du RPR, de l'UMP et de LR Délégué de la Circonscription de Guingamp Conseiller auprès du Directeur général de l'UMP et Conseiller politique du Président de la République
18 Février 2009
Le chef du gouvernement andorran, Albert Pintat, a annoncé mardi qu'il ne se représenterait pas aux élections générales du 26 avril, suite aux déclarations du président français Nicolas Sarkozy, disant vouloir "revoir ses relations" avec l'Andorre.
"Je renonce à me présenter à la réélection parce que je veux me concentrer sur le dossier que je présenterai pour que l'Andorre sorte des paradis fiscaux", a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse.
M. Sarkozy, évoquant le 5 février la question des paradis fiscaux, avait souhaité "revoir les relations" de la France avec Andorre et Monaco.
Le président de la République française est co-prince de la principauté d'Andorre avec l'évêque d'Urgell, en Espagne.
Afin de sortir de la liste des paradis fiscaux, le représentant personnel du chef de l'Etat français en Andorre, Christian Frémont, a demandé vendredi à l'Andorre de passer une loi provisoire d'échange d'informations bancaires, fiscales et économiques avec les pays de l'Union Européenne.
Frémont a appelé les différents candidats aux élections d'inclure un projet de loi en ce sens dans leurs programmes électoraux.
Pintat, leader du parti Liberal (PLA, centre droit), a rappelé que l'Andorre avait déjà réalisé 11 réformes économiques et financières, et jugé "injuste la réaction de la communauté internationale".
Pintat a l'intention de se rendre à Paris au siège de l'OCDE pour négocier la sortie de la Principauté de la liste des paradis fiscaux et présenter "des arguments de poids avant la réunion du G20, le 2 avril à Londres."
Le parti libéral devra désigner un nouveau candidat pour le scrutin du 26 avril avant le 10 mars, date limite de dépôt des candidatures.