Site d'information de Philippe Le Roux Ancien cadre local et national du RPR, de l'UMP et de LR Délégué de la Circonscription de Guingamp Conseiller auprès du Directeur général de l'UMP et Conseiller politique du Président de la République
2 Mars 2009
Le président égyptien Hosni Mubarak accueille Nicolas Sarkozy à Charm el Cheikh. Les délégués de près de 90 pays et organisations internationales sont réunis à Charm el Cheikh, en Egypte, où ils devraient promettre une aide de trois milliards de dollars aux Palestiniens
Le président français Nicolas Sarkozy a appelé lundi tous les Palestiniens à se rassembler dans un gouvernement d'union nationale derrière le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas, à l'ouverture de la conférence pour la reconstruction de Gaza à Charm el-Cheikh (Egypte).
"Tous les Palestiniens doivent se rassembler dans ce gouvernement d'union derrière le président Abbas", a déclaré M. Sarkozy.
"Je dis aux pays qui ont des liens avec le Hamas, vous avez une responsabilité particulière pour exiger qu'il rejoigne le président Abbas, dont la démarche de paix, et elle seule, produira des résultats", a poursuivi le chef de l'Etat français.
"Je le dis enfin à l'ensemble des dirigeants palestiniens: si vous voulez être considérés comme des interlocuteurs légitimes, il faut que vous admettiez qu'il n'y a pas d'autre chemin vers la création d'un Etat palestinien que de vous engager résolument dans la recherche d'une solution politique et donc dans le dialogue avec Israël, sur la base des acquis des négociations passées", a insisté Nicolas Sarkozy.
Lors de son intervention, le président français a également relancé son idée de conférence de paix, évoquée lors de sa précédente visite à Charm el-Cheikh avec plusieurs dirigeants européens le 18 janvier.
"Je souhaite la tenue dès ce printemps, en Europe, d'un sommet de relance de la paix dans ses trois volets. Il faut encourager les parties à fixer un calendrier aboutissant avant la fin de cette année, à la signature d'un accord et à la création d'un Etat palestinien viable, démocratique, moderne, vivant aux côtés d'Israël", a-t-il dit.
"Tout ceci n'est qu'une affaire de volonté. Si on attend de se réunir pour faire la paix que les conditions soient réunies, on va attendre longtemps (...) faisons de l'année 2009 l'année de la paix", a-t-il conclu.
Nicolas Sarkozy a enfin répété sa détermination à obtenir la libération du soldat franco-israélien Gilad Shalit, retenu prisonnier depuis plus de deux ans par le mouvement islamiste palestinien Hamas dans la bande de Gaza.
"Nous n'accepterons jamais que sa vie soit mise en danger (...) sa libération est une priorité, un accord est possible. La libération de Gilad Shalit doit intervenir dans les meilleurs délais", a-t-il lancé.