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L'UMP, réunie autour de Fillon, lance sa campagne européenne

L'UMP, réunie à Rueil-Malmaison autour de François Fillon et de plusieurs membres du gouvernement, a lancé mardi sa campagne pour le scrutin européen du 7 juin avec pour mot d'ordre "patriotes et européens" derrière Nicolas Sarkozy.

Si les socialistes veulent "nationaliser ces élections, je leur dis chiche!" a déclaré Xavier Bertrand. "Ca ne me dérange et ça nous arrange!", a-t-il ajouté.

Le numéro un du parti présidentiel s'est dit "prêt à rappeler les engagements pris" par le candidat Sarkozy en 2007 et "tenus" après deux ans de présidence en 2008, citant notamment le service minimum, les peines-plancher pour les récidivistes ou la suppression des "35 heures obligatoires".

"Le volontarisme politique, ça marche et ça compte", a-t-il ajouté avant de défendre l'action de Nicolas Sarkozy, cette fois à la présidence de l'Union européenne.

Michel Barnier, tête de liste en Ile-de-France, a pris la parole pour ajouter : "On va pas s'excuser d'être derrière Nicolas Sarkozy", "On ne va pas non plus s'excuser d'être à la fois patriote et européen", a-t-il ajouté.

Formule reprise par le ministre de l'Immigration et secrétaire général adjoint de l'UMP, Eric Besson, qui a salué lui aussi l'action européenne du chef de l'Etat.

Et de citer l'ex Premier ministre britannique Tony Blair : "Nicolas Sarkozy a remis la France sur la carte!".

"Plus d'Europe, c'est plus de France!", a lancé à son tour le président du Nouveau Centre, Hervé Morin, allié de l'UMP qui fera listes communes avec elle pour ces européennes, avec trois places éligibles.

L'UMP a choisi les Hauts-de-Seine, fief de Nicolas Sarkozy, pour ce lancement qui suit un rendez-vous manqué à Marseille le 27 mars: un projet de meeting, auquel le Premier ministre était attendu, avait alors fait long feu.

Le parti présidentiel, qui fait la course en tête dans les sondages (26,5% contre 22,5% pour le PS selon IFOP/Humanité), veut ainsi profiter de la "dynamique créée par la présidence française de l'Union européenne", face à un Parti socialiste qui a appelé à un "vote sanction contre Nicolas Sarkozy et ses alliés européens".

Porte-parole de l'UMP, Frédéric Lefebvre et Dominique Paillé avaient donné le ton lundi. Cette campagne sera "l'occasion de montrer qu'il y a d'un côté les grands diseux et les petits faiseux, et puis de l'autre ceux qui agissent", a déclaré le premier.

Le second a ironisé sur le "concert des aboyeurs" socialistes, dont le premier grand meeting vendredi à Toulouse "n'a été qu'une litanie de reproches" à l'Europe.

Le président s'engagera lui aussi dans la campagne: il doit présenter le "projet européen de la France" le 5 mai à Nîmes, et tenir deux meetings au côté de la chancelière Angela Merkel, en France et en Allemagne.

François Fillon devait clôturer ce meeting en fin de soirée.

 

Fillon dénonce le "vide sidéral" du PS sur l'Europe, attaque Aubry et Royal

Le Premier ministre, François Fillon, a dénoncé mardi le "vide sidéral" des propositions du PS sur l'Europe, attaquant à la fois sa première secrétaire, Martine Aubry, et son ex-candidate à la présidentielle, Ségolène Royal.

Il a estimé que "la difficulté pour les socialistes français, c'est qu'ils sont les seuls à vouloir de cette Europe socialiste".

"Aucun des partenaires du Parti socialiste en Europe ne souscrit à cette vision. Vous n'en trouverez pas un pour célébrer les 35 heures ou pour célébrer la sur-administration de l'économie, ou pour célébrer l'augmentation sans limite des dépense publiques", a-t-il insisté.

"Le président de la République française a plus de points communs avec le Premier ministre espagnol que Mme Royal n'en a avec José Luis Zapatero", a-t-il poursuivi.

"Il a dû sourire, le Premier ministre espagnol, en prenant connaissance des pardons de la présidente de la région Poitou-Chartente au nom de la France. Et elle n'a pas dû sourire, la présidente de Poitou-Charentes en regardant à la télévision aujourd'hui Nicolas Sarkozy et José Luis Zapatero qui, comme c'est le cas depuis trois ans, travaillent main dans la main", a-t-il poursuivi.

A propos de Martine Aubry, François Fillon a estimé que son unique mot d'ordre lors de ces européennes était de "sanctionner" le gouvernement.

"J'invite les Français à ignorer ce flot de critiques qui masque en réalité le vide sidéral des propositions du PS sur l'Europe", a-t-il lancé sous les applaudissements.

 

Campagne européenne: Bertrand veut parler de "tous les sujets", nationaux et européens

Xavier Bertrand était entouré de plusieurs membres du gouvernement, notamment Bruno Le Maire (Affaires européennes), Rachida Dati (Justice), co-listière de M. Barnier, Eric Besson (Immigration), Patrick Devedjian (Relance) et l'allié du Nouveau Centre, Hervé Morin (Défense).

Le secrétaire général de l'UMP a déclaré que l'UMP était prête "à parler de tous les sujets", nationaux et européens, pendant la campagne pour les européennes du 7 juin, pour défendre l'action de Nicolas Sarkozy.

Dans cette campagne, "est-ce qu'on va parler d'Europe? La réponse est oui! Est-ce qu'on ne va parler que d'Europe? La réponse est non!", a lancé M. Bertrand aux quelque 1.500 militants réunis dans le stadium de Reuil-Malmaison, pour ce grand premier grand meeting européen du parti majoritaire.

Si les socialistes veulent "nationaliser ces élections, je leur dis chiche!" "Ca ne me dérange et ça nous arrange!", a-t-il ajouté.

Le numéro un du parti présidentiel s'est dit "prêt à rappeler les engagements pris" par le candidat Sarkozy en 2007 et "tenus" après deux ans de présidence en 2008, citant notamment le service minimum, les peines-plancher pour les récidivistes ou la suppression des "35 heures obligatoires".

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