16 Mars 2007
Manifestement, la candidate du PS a eu beaucoup de mal à répondre concrètement aux questions que se posent les Français : sur la lutte contre les délocalisations, la réduction de la dette, l’entrée de la Turquie dans l’Europe, le temps de travail des enseignants ou encore la réforme des retraites, la candidate du PS n’a pas su dépasser le stade des généralités. Le décalage avec les réalités que vivent les Français était en outre manifeste.
Je m’étonne de la désinvolture de la candidate socialiste à la veille d’une échéance décisive pour l’avenir de notre pays. Madame Royal s’est souvent contentée d’indiquer que son gouvernement "se débrouillera comme il le voudra", que celui-ci "règlera les détails", ou encore qu’elle n’entendait pas "répondre pas aux questions techniques", quand elle ne renvoyait pas à l’organisation d’une conférence ou à la tenue d’états généraux.
Il est inquiétant pour la qualité du débat présidentiel que madame Royal devienne de plus en plus floue sur son projet au fur et à mesure que l’échéance se rapproche.