17 Octobre 2012
L'UMP a approuvé mercredi son rapport sur la compétitivité, prenant de court la mission Gallois qui doit remettre au Premier ministre ses conclusions le 5 novembre, avec des mesures déjà connues comme la baisse des charges ou la fin des 35 heures en passant même à 39 heures dans la fonction publique.
"Nous proposons de modifier l'assiette du financement de la protection sociale, en transférant au minimum le produit des cotisations familiales sur d'autres impôts. Entre la CSG et la TVA, nous préférons la TVA", lit-on dans ce rapport signé Bernard Accoyer, Pierre Méhaignerie et Hervé Novelli, et approuvé par le bureau politique.
Sans surprise, la deuxième mesure préconise de "sortir du cadre rigide des 35 heures", "en laissant les partenaires sociaux décider de la durée du travail et donc du seuil de déclenchement des heures supplémentaires dans chaque entreprise".
"A défaut d'accord, les plafonds européens s'appliqueront. Par ailleurs, les agents de la fonction publique verraient leur temps de travail effectif porté à 39h", ajoutent-ils.
Le groupe compétitivité de l'UMP propose aussi de "développer l'apprentissage" et "de recentrer les crédits de la formation professionnelle sur les demandeurs d'emploi, qui, en échange, auront l'obligation de se former et de reprendre une activité qui corresponde à cette formation".
Il s'agit aussi "d'orienter l'épargne des Français vers les PME" et de "défendre les intérêts économiques européens" pour le trio qui incarne toutes les tendances de l'UMP depuis le libéral Hervé Novelli jusqu'au centriste Pierre Méhaignerie en passant par la fibre gaulliste de Bernard Accoyer.
Ils proposent enfin de "baisser la dépense publique" en étendant la révision générale des politique publiques (RGPP) "aux dépenses de la sécurité sociale et des collectivités locales".
L'ancien président d'EADS, Louis Gallois, doit remettre le 5 novembre un rapport sur la compétitivité à Jean-Marc Ayrault. Dans la ligne du président François Hollande et du Premier ministre, il avait expliqué le 5 octobre que cette question ne se résumait pas au seul thème du coût du travail.