Un Républicain de Guingamp

Site d'information de Philippe Le Roux Ancien cadre local et national du RPR, de l'UMP et de LR Délégué de la Circonscription de Guingamp Conseiller auprès du Directeur général de l'UMP et Conseiller politique du Président de la République

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L'entente cordiale testée lors de la première visite de Hollande à Londres

Le président français François Hollande effectue mardi sa première visite officielle au Royaume-Uni, l'occasion de discussions sur des sujets de divergence comme l'Europe et la fiscalité avec le Premier ministre britannique David Cameron, et d'un tête-à-tête avec la reine.

Le Financial Times donne le ton de cette visite d'une journée: elle sera "chargée de frictions", prévient le quotidien économique. "L'entente discordiale menace la première visite officielle de Hollande au Royaume-Uni", titre le Guardian dans le même esprit.

Les désaccords entre le socialiste Hollande et le conservateur Cameron, qui avait publiquement soutenu le chef de l'État français sortant Nicolas Sarkozy dans sa course à la réélection, ne manquent pas, de l'Europe aux moyens de résoudre la crise de l'euro en passant par la fiscalité.

Les deux leaders doivent s'entretenir pendant 90 minutes à Downing Street sur un "large spectre de sujets", avant une conférence de presse commune à 14H15 (13H15 GMT), selon un porte-parole de M. Cameron.

"Ils vont parler de politique économique", a précisé un autre porte-parole, insistant sur le fait que "la France détermine sa politique fiscale, nous déterminons notre politique fiscale".

La fiscalité en France est scrutée de près de l'autre côté de la Manche. Un mois après l'élection en mai de M. Hollande, M. Cameron avait provoqué une polémique en se disant prêt à "dérouler le tapis rouge" aux exilés fiscaux français.

Autres sujets qui fâchent: la taxe européenne sur les transactions financières et l'assujettissement aux prélèvements sociaux des revenus immobiliers des non-résidents en France. Une mesure qui pourrait concerner "quelque 200.000 Britanniques" selon le Daily Telegraph.

Les questions européennes risquent aussi de soulever des désaccords: M. Cameron exhorte les membres de la zone euro - dont le Royaume-Uni ne fait pas partie mais qui est son principal partenaire commercial - à faire davantage pour résoudre la crise. Dans le même temps cependant, il prône "moins d'Europe".

A son arrivée à Londres mardi matin, M. Hollande a expliqué, devant la communauté française, qu'il plaiderait auprès de M. Cameron pour un "approfondissement" des relations franco-britanniques en matière de défense et d'énergie.

Mais là encore, la récente décision de Londres d'opter pour des avions de combat F-35B américains pour équiper les porte-avions britanniques avait jeté un froid entre Paris et Londres. Ce choix "risque de limiter la coopération aéronavale" entre les deux pays, avait regretté le ministère français des Affaires étrangères.

MM. Cameron et Hollande devraient aussi aborder des sujets internationaux plus consensuels, comme la Syrie, le Sahel et le nucléaire iranien, l'occasion de montrer les convergences entre Paris et Londres.

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