10 Avril 2013
Communiqué de Sébastien Huyghe, Député du Nord et Délégué Général de l'UMP, concernant Monsieur Assouline et Madame Rossignol.
De quelles vertus s’estiment donc parés Monsieur Assouline et Madame Rossignol, les porte-paroles du PS, pour oser encore donner des leçons de morale à quiconque ? Est-ce au nom de l’exemplarité de leur parti ? Un rappel s’impose, car pour donner des leçons d’exemplarité aux autres, il faut soi-même être exemplaire !
Le PS est dirigé par Harlem Désir, condamné en 1998, à 18 mois de prison avec sursis pour emploi fictif. N’oublions pas que son concurrent pour diriger le PS était un certain Jean-Christophe Cambadélis condamné le 2 juin 2006, à six mois de prison avec sursis et 20 000 euros d'amende, dans l'affaire des emplois fictifs de la MNEF. En 2000, il avait déjà été condamné à 5 mois de prison avec sursis pour avoir bénéficié d’un emploi de complaisance…
Le gouvernement est dirigé par Jean-Marc Ayrault, condamné en correctionnelle en 1997 à 6 mois de prison avec sursis pour délit de favoritisme: il avait octroyé, sans mise en concurrence un marché public de plusieurs millions de francs, à un de ses proches, l’homme d’affaires Daniel Nedzela.
Depuis 2011, le PS a été éclaboussé par les scandales impliquant Dominique Strauss-Kahn, Jean-Noël Guérini, Sylvie Andrieux, Jean-Pierre Kucheida, Jean-Paul Huchon, Robert Navarro, François Pupponi, Jean-Marc Pastor et maintenant Jérôme Cahuzac… A chaque fois, le PS explique que c’est la faute d’un seul homme, que personne ne savait rien, n’avait jamais rien vu… Mais l’accumulation de ces scandales montre surtout que le PS est gangréné par les affaires.
D’ailleurs, ce sont des hommes de gauche qui dénoncent le mieux les dérives du PS :
Arnaud Montebourg dans L’Echo républicain, 7 juillet 2011 : « Je m’inquiète que le parti socialiste soit solidaire d’élus dont les liens avec le grand banditisme apparaissent. Je suis désolé, il y a un système affairiste au sein du parti socialiste qui n’a rien à voir avec le socialisme. »
Jean-Noël Guérini, le 3 novembre 2011 : « Il y a 57 élus socialistes, maires de grandes villes, parlementaires ou présidents de conseils généraux, qui ont été mis en examen ou condamnés et qui continuent à occuper d'éminentes fonctions ».
Gaëtan Gorce, sénateur PS de la Nièvre, le 9 avril 2013 « Cahuzac après Strauss-Kahn, et alors que d'autres affaires sont en cours : tout cela ne peut plus être mis sur le compte seulement des personnes. Tout cela au contraire fait système ! (…) c'est la dérive clanique qui s'est emparée du parti socialiste qui a conduit presque mécaniquement à cette situation. DSK, pas plus que Cahuzac, ne sont des accidents. »
Aujourd’hui, c’est donc au PS de faire sa propre opération mains propres plutôt que de tenter de faire porter le chapeau aux autres.
L’écran de fumée que tente maladroitement d’ériger François Hollande et Jean-Marc Ayrault ne parvient pas à masquer leurs propres fautes et défaillances, à la tête du PS et à la tête de l’Etat. Aujourd’hui, c’est bien eux et leur parti qui sont en cause.
Alors, non, décidément, ce Parti Socialiste n’est plus en mesure de donner de leçons de morale à qui que ce soit.