29 Juin 2014
La dette publique brute de la France a augmenté de 45,5 milliards d'euros entre le dernier trimestre 2013 et le premier trimestre 2014, pour atteindre 1.985,9 milliards d'euros, selon l'Institut national de la statistique et des études économiques.
La dette publique brute, calculée selon les critères du traité de Maastricht, représente 93,6% du produit intérieur brut de la France, en hausse de 1,8 point par rapport au quatrième trimestre 2013, précise l'Insee dans un communiqué publié lundi.
Dans ses dernières prévisions, le gouvernement a annoncé que la dette publique de la France monterait jusqu'à 95,1% du PIB cette année et ne refluerait pas avant 2016.
Pour le premier trimestre, c'est l'Etat qui génère la plus grande augmentation (+43,3 milliards d'euros), en lien pour l'essentiel avec la dette négociable à long terme (+32,3 milliards) et à court terme (+12,1 milliards).
Vient ensuite la contribution des administrations de sécurité sociale (+4,6 milliards). La caisse d'amortissement de la dette sociale (Cades) s'est endettée à hauteur de 4,5 milliards du fait de la reprise de 5 milliards de dette du régime général. Ce dernier s'est désendetté pour 600 millions, les hôpitaux pour 500 millions tandis que l'Unedic a émis pour 1,1 milliard de titres de créances.
Au contraire, la contribution à la dette des administrations publiques locales a baissé de 2,1 milliards d'euros.
A noter qu'au premier trimestre 2014, la dette nette des administrations publiques croît moins vite que la dette brute. Elle s'élève à 1.790,2 milliards d'euros, soit 84,4% du PIB (contre 83,9% au trimestre précédent), en hausse de 17,2 milliards.
Selon l'Insee, "l'écart de 28,3 milliards entre cette progression et l'augmentation de 45,5 milliards de la dette brute traduit principalement la forte croissance de la trésorerie de l'État (+25,8 milliards) et, dans une moindre mesure, celle des administrations de sécurité sociale (+1,3 milliard)".