26 Octobre 2012
Trois cents patrons de PME et de TPE ont manifesté vendredi en début d'après-midi devant le congrès du PS à Toulouse, à quelques mètres d'une cinquantaine de délégués CGT qui distribuaient des tracts pour des motifs opposés, a constaté un journaliste de l'AFP.
"Arrêtez de doubler les prélèvements sociaux d'une façon ou d'une autre, de préparer des lois qui mettent les chefs d'entreprise dans l'instabilité, juridique, fiscale et sociale" a lancé la présidente de la CGPME de Haute-Garonne Anouk Déqué, avant qu'une délégation de cinq petits patrons ne soit reçue par un responsable du PS.
De leur côté, une cinquantaine de délégués syndicaux de l'union départementale CGT, d'Air France, de Thalès ont distribué pendant plusieurs heures "une adresse aux congressistes" pour réclamer l'adoption rapide d'une loi "interdisant les licenciements bousiers".
Leur adresse souligne que "les salariés se sentent trahis dans leur choix politique" car leur quotidien ne s'est pas amélioré et les mauvais coups contre le monde du travail continuent alors que "jamais les pouvoirs et les responsabilités" du PS "n'ont été aussi importants".
Les militants de la CGT avaient obtenu qu'une cinquantaine d'entre eux approchent du palais des expositions où se déroule le congrès, de vendredi après-midi à dimanche.
Les petits patrons qui s'étaient rassemblés dans un restaurant à quelques centaines de mètres du congrès n'avaient pas déclaré de manifestation. Ils ont dû parlementer un quart d'heure avec la police et le responsable du service d'ordre du PS pour obtenir l'autorisation d'approcher du lieu du congrès avec leurs nombreuses pancartes en blanc sur fond rouge: "Avant j'embauchais, mais c'était avant", "notre valeur ajoutée c'est l'homme".