18 Juin 2011
Les primaires socialistes s’organisent dans chacun des départements et me laissent dubitatif quant au respect des libertés individuelles.
Par un mélange des genres des plus douteux, chaque "maire-employeur" socialiste pourra savoir qui des fonctionnaires territoriaux sous son autorité, a voté à la primaire socialiste, et, par conséquent, qui adhère ou pas aux "valeurs de la gauche".
Par exemple, en tant qu’électeur nantais, je m’interroge sur la légitimité de l’exploitation des fichiers électoraux par le maire de Nantes et président de Nantes Métropole qui, avec sa double casquette d’élu et de haut responsable du Parti socialiste, dirige plus de 7 000 agents.
Ce processus offre donc de façon totalement inconséquente le droit aux élus socialistes de séparer "le bon grain de l’ivraie" au sein de leurs administrations, en totale violation du principe de neutralité du fonctionnaire territorial. Les socialistes disposeront donc, après ce processus, de la liste des personnes qui n’adhèrent pas aux valeurs de la gauche et ils auront alors tout pouvoir d’apprécier ce non-engagement !
Ce détournement politicien des fichiers électoraux est invraisemblable. L’ensemble des élus en charge d’une collectivité locale ne peut contribuer à une telle entreprise nationale sans avoir des garanties quant à la protection des opinions des fonctionnaires territoriaux, notamment par la présence d’huissiers lors des opérations de collecte et d’effacement des données.