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Projet PS: 255 mds d'euros de dépenses et 126 mds d'impôts en plus sur 5 ans

Le secrétaire général de l'UMP, Jean-François Copé, a qualifié mardi d'"imposture financière" le projet du PS pour 2012, affirmant qu'il représentait "255 milliards d'euros de dépenses supplémentaires" et "126 milliards d'euros de hausse d'impôts" sur cinq ans.
En ouverture de la convention UMP intitulée "Le projet socialiste: le grand malentendu", M. Copé a livré une "estimation chiffrée parfaitement démontrée des principales propositions" du PS. "Le total sur cinq ans s'élève à au moins 255 milliards d'euros auxquels il faut s'ajouter 126 milliards de hausse d'impôts en tout genre", a-t-il déclaré.
"C'est un projet qui provoquerait une hausse des déficits annuels de près de 40%", a-t-il dit en assurant qu'il ne s'agissait là ni d'une "caricature", ni d'une "exagération".
"Plus de dépenses publiques, plus de taxes, plus de déficits, c'était ça la règle d'or du PS. Voilà pourquoi ils n'ont pas voulu voter celle que l'on proposait (...) Je ne suis pas sûr que les socialistes, tout à leur primaire et dans leur bulle, aient complètement pris conscience de la gravité de la crise dans laquelle l'Europe et le monde sont plongés", a lâché M. Copé.
Retransmise à la télévision, la convention du parti présidentiel a débuté peu après 17H00, au Pavillon Gabriel, à Paris. Pendant plus de deux heures, une quarantaine de responsables de l'UMP, dont une quinzaine de ministres, se sont succédé à la tribune pour des interventions de trois minutes.
Sur cette tribune à fond bleu figure un immense compteur où défile au fur et à mesure des débats "le coût du projet PS".
D'après un document distribué à la presse, l'UMP a calculé que le PS comptait engager "255 milliards d'euros de dépenses nouvelles sur cinq ans" en additionnant le coût des emplois d'avenir (20 mds, "chiffrage du PS"), de l'allocation d'étude (60 mds, "chiffrage de Terra Nova"), du retour à la retraite à 60 ans pour ceux qui ont commencé à travailler tôt (87 mds), du service public de la petite enfance et la scolarisation à deux ans (26 mds), du "recrutement de fonctionnaires" (12 mds), de l'augmentation de l'allocation adulte handicapé au niveau du Smic (3 mds), du "contrat de génération" (40 mds, "chiffrage de François Hollande") et de "la construction de 30.000 logements sociaux supplémentaires par an par rapport au rythme actuel" (7 mds).
S'agissant des hausses d'impôts, le calcul aboutit au chiffre de 126 mds d'euros correspondant à la réforme de la fiscalité voulue par le PS (50 mds, "chiffre PS") et aux autres taxes supplémentaires sur les ménages et les entreprises (76 mds, dont 40 mds pour la suppression des allégements de charges).
Avec de telles dépenses, "le PS sera incapable de tenir ses promesses de retour à l'équilibre en 2017", affirme l'UMP.
"François Hollande dit +je veux réenchanter le rêve+. Ce que vend le candidat socialiste, c'est de l'utopie. Et le rêve, après bien des cauchemars, ça se termine toujours par un réveil extrêmement douloureux. Tout a été pensé du côté gauche, pour ne froisser personne", a encore lancé M. Copé.
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