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Temps partiel: 24h minimum par semaine est "économiquement une folie", juge Roubaud

Le président de la Confédération générale des petites et moyennes entreprises (CGPME), Jean-François Roubaud, a estimé mardi que la réforme du travail à temps partiel était "une folie" économiquement, qui pourrait créer 600.000 à 700.000 chômeurs de plus.

Depuis le 1er janvier, la durée minimale du temps partiel est passée à 24 heures par semaine. Le gouvernement a néanmoins accordé dès le début de l'année un délai supplémentaire de six mois aux branches professionnelles pour négocier des dérogations sous réserve de contreparties.

"Je suis contre (cette réforme) parce que c'est irréaliste", a déclaré M. Roubaud sur Radio Classique, soulignant que 4 millions de personnes travaillaient actuellement à temps partiel, dont la moitié en-dessous de 24 heures par semaine.

"C'est économiquement une folie", qui pourrait créer "600.000 ou 700.000 chômeurs de plus à partir du 1er juillet", a-t-il avancé.

Selon une étude réalisée par l'organisation patronale, 36% des chefs d'entreprise interrogés "sur un panel suffisamment important disent +je ne pourrais pas continuer mes contrats à temps partiel de moins de 24 heures si jamais ça nous oblige à passer à 24 heures+", a-t-il indiqué.

M. Roubaud a précisé avoir demander à rencontrer "extrêmement rapidement" le ministre du Travail, Michel Sapin.

"Nous sommes devant des blocages dans la plupart des branches" alors qu'il "ne nous reste plus que trois mois pour trouver des solutions", a souligné M. Roubaud, selon le quel ce texte "n'est vraiment pas adapté à notre société française aujourd'hui".

Il a appelé le gouvernement à prendre "une mesure extrêmement importante de moratoire", une loi étant nécessaire pour revenir sur cette mesure.

M. Roubaud a admis la nécessité de régler le problème du temps partiel non choisi, "mais pas par des règles du jeu comme celle-ci".

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