25 Juin 2014
Les députés UMP défendront le nucléaire et une réduction de la consommation de pétrole et de charbon lors de l'examen par l'Assemblée, à l'automne, du projet de loi sur la transition énergétique, ont indiqué mercredi leurs représentants.
Le texte présenté le 18 juin par la ministre de l'Ecologie Ségolène Royal relève largement "d'une vision dogmatique" alors qu'il faut être "très pragmatique sur ces sujets", a déclaré lors d'une conférence de presse le président du groupe UMP, Christian Jacob.
Reprochant au gouvernement d'avoir "une obsession: imiter la transition énergétique allemande", deux députés, Julien Aubert et Daniel Fasquelle, ont élaboré une série de contre-propositions, qui constitueront "la doctrine" de l'UMP lors des débats.
Le principal groupe d'opposition défend ainsi "le principe d'une stabilité du potentiel nucléaire français", dont l'existence est selon lui "protectrice du pouvoir d'achat des Français".
Il préconise un objectif contraignant, "zéro charbon dans cinq ans", en interdisant d'ici 2020 le recours à cette "énergie la plus polluante". Le charbon représente actuellement 4,2% de la consommation totale, selon les chiffres publiés par le ministère de l'Ecologie.
D'ici 2050, l'objectif de l'UMP est de réduire la part de l'ensemble des énergies fossiles de 66% à 50%.
Pour les énergies renouvelables, l'UMP veut "un objectif non contraignant" de 15 à 20% en 2020, "en laissant le marché arbitrer le prix des énergies".
Les députés UMP veulent aussi "dépasser la guerre du schiste et distinguer pétrole de schiste et gaz de schiste pour faire du premier une potentielle énergie de transition".
Pour les économies d'énergie dans l'habitat, l'Etat doit proposer des incitations fiscales et un diagnostic énergétique. Les mesures du projet de loi "sont trop complexes et vont imposer des surcoûts considérables à beaucoup de nos concitoyens", selon Daniel Fasquelle, vice-président de la commission des Affaires économiques.