15 Février 2022
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C’était le meeting qui devait relancer sa campagne, et pourtant. Ce lundi 14 février, Valérie Pécresse a dû faire le SAV de son passage au Zénith, étrillée par des membres son parti qui déplorent la forme -laborieuse- tandis que d’autres s’indignent du fond -digne de la droite dure.
“Si vous voulez des orateurs, il y en a plein dans la campagne” et “des meilleurs”. Moi je suis une faiseuse”, s’est défendue Valérie Pécresse sur RTL.
Une façon de répondre aux critiques acerbes de son camp, sous couvert d’anonymat.
Officiellement, Valérie Pécresse a pu compter sur le soutien des ténors de son parti, comme Christian Jacob et Xavier Bertrand. “J’ai vu (...) des moments justes, des moments de sincérité”, a réagi le patron des LR. Mais de son propre aveu, Valérie Pécresse n’est pas spécialement à l’aise devant une telle foule.
“Il y avait énormément de monde, (...) Et c’est vrai que je suis plus à l’aise dans le dialogue direct avec les Français”, a-t-elle reconnu. “Il y a eu un candidat qui a eu du mal à faire des meetings au début de sa carrière politique. Et je crois qu’il s’appelait Emmanuel Macron”, a-t-elle aussi rappelé avec amusement.
Elle compte d’ailleurs bien faire de sa faiblesse un argument en sa faveur. “Le sujet aujourd’hui, c’est: qu’est-ce qu’on veut pour la France? Est-ce qu’on veut des beaux parleurs ? On en a eu depuis dix ans et on en aura encore. Ou est-ce qu’on veut quelqu’un qui va faire, qui va restaurer l’autorité, nos services publics abîmés, redonner de la liberté aux Français, revaloriser le travail ?”, questionne la candidate de droite.
Pécresse se défend sur le “grand remplacement”
Sur le fond justement, Valérie Pécresse a présenté son “projet d’une Nouvelle France”. Elle a égrené les mesures économiques, sociales... Mais aussi sécuritaires et migratoires.
Concernant les termes dont l’extrême droite use : “Grand remplacement”, “grand déclassement”,... Ces critiques, Valérie Pécresse ne veut pas les entendre. “Cette phrase (sur le grand remplacement, NDLR) que j’ai prononcée, c’est une phrase que j’ai prononcée dix fois. Et tous les commentateurs qui la reprennent ont des mémoires de bigornaux”, a-t-elle assuré, en réclamant que la phrase soit analysée dans son intégralité.
“Il faut la citer en entier: ‘Je ne me résigne pas ni au grand remplacement ni au grand déclassement, ça veut dire que je ne me résigne pas aux théories d’Éric Zemmour et de l’extrême droite, parce que je sais qu’une autre voie est possible”, assure la candidate Les Républicains.