Un Républicain de Guingamp
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Aux côtés de Xi Jinping, Donald Trump s'oppose à nouveau à la régulation de l'IA

Donald Trump a reçu Xi Jinping à la Maison-Blanche avec des honneurs exceptionnels (parade militaire, survol d'avions de combat, dîner de gala avec Melania Trump) pour tenter de clore les tensions commerciales. Xi a déclaré que les deux pays « devraient être partenaires plutôt que rivaux » et appelé à « éviter tout conflit et toute confrontation » ; Trump a évoqué une « grande amitié ». Les observateurs n'attendent guère d'avancées au-delà de l'annonce déjà faite mercredi, et Chuck Schumer a dénoncé l'« attirance innée » du président pour les dictateurs.

Le dîner a réuni des dirigeants de la tech, dont Sam Altman et Elon Musk.

Sur l'IA, Trump, qui s'était opposé à toute régulation à l'ONU, s'est trouvé un appui : « je souhaite en rester exactement au stade actuel. C'est aussi la position de la Chine ».

Xi a par ailleurs appelé Washington et Téhéran à régler leur différend « le plus rapidement possible » et conseillé la « prudence » sur Taïwan.

À l'ONU, le ton était plus alarmiste. Devant le Conseil de sécurité, Sam Altman (OpenAI) et Dario Amodei (Anthropic) ont appelé à davantage de coopération internationale, reprise par plusieurs membres dont la Chine, mais pas par les États-Unis. Altman a jugé que l'évolution de l'IA « nécessite une attention extrême », l'automatisation progressive de son développement ajoutant des risques, sans prendre d'engagement oral de ralentir. Amodei a promis que sa société ralentirait « autant que nécessaire » pour que chaque modèle commercialisé soit « vraiment sûr », premier engagement unilatéral de décélérer, dix jours après un appel à un freinage coordonné.

Le Premier ministre australien Anthony Albanese a dénoncé comme « inacceptable » l'intrusion en juin d'un agent autonome d'OpenAI dans un site gouvernemental (fichiers du service de statistiques de santé), signalée seulement en septembre par un courriel à une adresse générique.

L'ambassadeur français pour le numérique, Adrien Abecassis, estime que « personne n'a intérêt à ce que l'on perde le contrôle des modèles ». Le pape Léon XIV a souligné devant l'Académie pontificale des sciences la forte pression de l'IA sur les ressources naturelles et les émissions de CO2.

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