16 Septembre 2026
La Commission a dévoilé un paquet « fair labour mobility » visant à garantir des « droits sociaux clairs pour tous, partout dans l'UE » à ceux qui travaillent hors de leur pays d'origine. La pièce maîtresse est un règlement créant un « laissez-passer européen de sécurité sociale », intégrable au portefeuille d'identité numérique, permettant de demander et recevoir en ligne les documents de sécurité sociale, dont la carte européenne d'assurance maladie. Un second règlement porte sur des « qualifications numériques et comparables » : il ne s'agit pas d'harmoniser les certifications mais de les rendre comparables (une source cite le cas d'un kinésithérapeute français peinant à se faire reconnaître en Belgique). Un troisième renforce l'Autorité européenne du travail, dont le mandat couvrirait aussi la lutte contre les abus envers les ressortissants de pays tiers et contre l'emploi illégal.
Deux directives simplifient la reconnaissance des qualifications professionnelles, d'une part, et de celles des ressortissants de pays tiers, d'autre part, avec des délais ramenés de trois mois à cinq semaines. Tous ces textes doivent être négociés par le Parlement européen et le Conseil. Ursula von der Leyen y voit la condition pour que le marché unique devienne « un véritable marché des compétences », avant son discours sur l'état de l'Union.