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Le secteur du bâtiment en proie à une crise dont il « ne voit pas le bout »

Après les promoteurs, la Fédération française du bâtiment, par la voix de Frédéric Carré, alerte : « le bâtiment va mal, voire très mal ». Après avoir espéré un rebond, la FFB prévoit un recul de 0,3 % du chiffre d'affaires en 2026, soit −12,3 % en quatre ans, au niveau de la fin des années 1990. La hausse de 3,8 % du neuf est « un leurre » : les mises en chantier (un peu moins de 300 000) restent 60 000 sous la moyenne de quarante ans et très loin des 420 000 requises. L'amélioration-entretien (60 % de l'activité) recule de 2,9 %, la rénovation énergétique de 4,5 % au deuxième trimestre, malgré 3,9 millions de passoires énergétiques, ce que le président juge « incompréhensible » ; il accuse l'État de réduire le fonds vert et de changer les règles de MaPrimRénov'. Les matériaux ont renchéri de 4,3 % du fait de la guerre au Moyen-Orient (bitume et gazole non routier +35 %). La FFB anticipe 12 000 défaillances et 20 000 emplois perdus.

Elle place ses espoirs dans le projet de loi de relance et de décentralisation du logement (adopté par le Sénat le 8 juillet, bientôt à l'Assemblée), le renforcement du dispositif Jeanbrun et le troisième programme de rénovation urbaine. Elle exige « un budget voté » en 2027, sans rabotage du PTZ ni hausse de la RLS, une hausse des plafonds Jeanbrun et un assouplissement des règles du HCSF (taux d'effort de 35 %). Elle rencontrera tous les candidats.

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