22 Octobre 2026
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La MGEN gère aujourd’hui, pour le compte de l’Assurance maladie (Cnam), le régime obligatoire des enseignants et d’autres fonctionnaires. Le gouvernement veut mettre fin à cette gestion, et la Cnam reprendrait ces assurés. La mesure n’est pas encore officielle ni votée.
Ce que la MGEN fait aujourd’hui
La MGEN est à la fois un « organisme délégataire » pour l’assurance maladie de base et une mutuelle complémentaire. Elle encaisse les feuilles de soins et rembourse les assurés pour le compte de la Cnam, au lieu de leur caisse primaire (CPAM). Cette délégation remonte à la loi Morice de 1947, et la MGEN date son rôle de 1946. Elle concerne environ 3,2 à 3,3 millions de personnes, agents actifs, retraités et familles. La convention en cours a été renouvelée en mai 2024 et court jusqu’au 31 décembre 2027. Le même dispositif existe pour d’autres mutuelles de fonctionnaires (MGO, Intériale, Mage, MSA).
Ce que veut le gouvernement
Il n’a fait aucune annonce officielle, et c’est ce qui trouble le dossier. Les informations viennent de la MGEN, des syndicats et de la presse spécialisée, et le projet est présenté comme « envisagé ». La MGEN dit l’avoir appris le 24 juillet lors d’une réunion au ministère de l’Éducation nationale. Selon un sénateur, la Cnam l’a confirmé en conseil le 10 septembre. Les motifs relevés dans la presse sont les suivants.
Ce que dit la MGEN
Son président, Matthias Savignac, dit ne voir « ni rationnel économique ni gain d’efficacité ». La MGEN avance trois arguments.
Le syndicat SUD éducation et la FSU s’y opposent aussi. Environ 1 000 salariés travaillent sur le régime obligatoire, dans quatre centres : Montreuil, Lyon, Rennes et Le Mans.
Ce qui ne changerait pas
Les taux de remboursement sont fixés par la loi et resteraient identiques. Pour la complémentaire santé, les assurés pourraient rester à la MGEN. Ils s’adresseraient à la CPAM pour le régime de base.
Ce qui reste incertain