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Le gouvernement annonce 500 à 700 millions d'euros pour le plan de relance agricole

Après une réunion interministérielle à Matignon (avec Annie Genevard, Monique Barbut et Serge Papin), Sébastien Lecornu a annoncé qu'une enveloppe « entre 500 et 700 millions d'euros » serait débloquée pour le plan de relance agricole de 2027, notamment pour « l'adaptation au changement climatique de la production agricole », mise à terre cet été par la sécheresse et les canicules. Le montant final dépendra des concertations et des discussions parlementaires, le budget 2027 étant examiné à l'Assemblée. Le gouvernement a déjà débloqué 1,3 milliard d'euros d'urgence sur le budget 2026, financés essentiellement par redéploiements, pour un secteur frappé par la sécheresse, les canicules et la hausse des carburants et engrais liée au blocage du détroit d'Ormuz depuis le printemps. Les syndicats espéraient au moins une enveloppe équivalente. Le plan de relance s'appuie sur des « crédits déjà dans la copie initiale » du budget, complétés « au fur et à mesure, par amendement » ; la somme est « indicative », le déficit devant finir à 5 %, et tout excédent devrait être gagé par des recettes ou économies. Les ministres n'ont pas détaillé la répartition. Un amendement prévoit la prise en charge par l'État des intérêts sur jusqu'à 2 milliards d'euros d'encours de prêts bancaires. Annie Genevard a évoqué l'adaptation des bâtiments d'élevage à la chaleur (après les millions de volailles mortes dans le Grand Ouest cet été) et le stockage de l'eau (fonds hydraulique de 60 millions dans le projet de budget, objectif de doublement d'ici 2030 fixé par la loi d'urgence agricole).

La réunion a aussi fait le point sur le plan d'urgence présenté début septembre : « un certain nombre de guichets d'aides fonctionnent très bien, d'autres ont pris du retard », les agriculteurs se plaignant notamment des délais sur l'aide au gazole non routier. Sur la PAC 2028-2034, Lecornu juge « absolument indispensable » qu'elle reste commune, avec des financements communs, alors que les États se divisent entre « frugaux » prônant des coupes (dont l'Allemagne) et pays réclamant de nouvelles recettes (dont la France). Enfin, Lecornu et Papin vont réunir distributeurs et industriels avant l'ouverture, le 1er décembre, des négociations commerciales annuelles (jusqu'au 1er mars), pour un « pacte de responsabilité » entre l'amont et l'aval de la filière, présenté comme une « deuxième réponse » à la crise agricole dans un contexte d'inflation importée et de pouvoir d'achat. Papin invitera les parties dès la semaine suivante ; l'Ania s'en félicite.

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