23 Septembre 2026
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Alors que la France préside le Conseil de sécurité et que l'élection du prochain secrétaire général approche, le Club des Vingt, présidé par Marc Perrin de Brichambaut (conseiller d'État honoraire, ancien juge à la CPI, ancien secrétaire général de l'OSCE, ancien directeur des affaires juridiques du Quai d'Orsay), publie une note estimant que la France est « en première ligne » pour préserver des instruments d'une portée universelle et qu'elle conserve une image favorable dans le système multilatéral, un capital à mobiliser. Il propose quatre priorités, à mener avec les partenaires européens.
Premièrement, relancer le lien entre l'Europe et le Sud global : l'Europe a perdu sa légitimité de « pont » sous l'effet des accusations de « deux poids, deux mesures » sur l'Ukraine et la Palestine ; il faut s'appuyer sur l'ensemble du système onusien (Objectifs de développement durable, Pacte pour le futur, Pacte numérique), sans s'appuyer sur les États-Unis. Deuxièmement, relancer le Conseil de sécurité dans sa mission de paix et de sécurité : sa paralysie tient surtout à un déficit de volonté politique, et une reconfiguration vers plus de représentativité en serait la clé, la France pouvant y contribuer grâce à son siège permanent. Troisièmement, affirmer « sans relâche » la valeur du droit international, entre États et pour les droits humains. Quatrièmement, face aux tensions sur la désignation du futur secrétaire général, préserver la neutralité et la capacité d'agir de l'ONU, tâche « à la hauteur de la France ».