Site d'information de Philippe Le Roux Ancien cadre local et national du RPR, de l'UMP et de LR Délégué de la Circonscription de Guingamp Conseiller auprès du Directeur général de l'UMP et Conseiller politique du Président de la République
5 Septembre 2007
Le président de la République, Nicolas Sarkozy, a proposé aux enseignants une "refondation" du projet éducatif passant par "l'interdisciplinarité", la "réforme du collège unique" et "le retour de la culture générale" dans la lettre qu'il leur a adressée et qu'il a lue à Blois mardi.
"Le temps de la refondation est venu, c'est à cette refondation que je vous invite, nous la conduirons ensemble, nous avons déjà trop tardé", a déclaré le président lors d'un déplacement à l'occasion de la rentrée scolaire.
Développant l'idée qu'"il y a chez chaque enfant un potentiel qui ne demande qu'à être exploité", il a estimé que "tout autant qu'une exigence vis-à-vis de l'enfant, l'éducation est une exigence de l'éducateur vis-à-vis de lui-même".
"L'estime de soi doit être le principal ressort de cette éducation", a-t-il ajouté.
"Telle est à mes yeux la philosophie qui doit sous-tendre la refondation de notre projet éducatif", a-t-il précisé.
Le président a souhaité que cette refondation se fasse dans le cadre de "notre modèle d'école républicaine", même si "nous devons le rénover".
Il a à cet égard suggéré de "réformer le collège unique pour que chacun puisse y trouver sa place".
Il a aussi défendu le retour de "la culture générale" et le principe de "l'interdisciplinarité", "la fécondation réciproque des différentes disciplines". "Là, se trouve l'une des clés de notre renaissance intellectuelle, morale et artistique", a-t-il ajouté.
Défendant "l'apprentissage par coeur qui a son utilité dans l'entraînement de la mémoire", Nicolas Sarkozy a souhaité "ouvrir davantage le monde de l'éducation sur les autres mondes, ceux de la culture, de l'art, de la recherche, de la technique et, bien sûr le monde de l'entreprise".
Dans le détail, il a estimé qu'il ne fallait "pas laisser le fait religieux à la porte de l'école" et qu'il fallait "construire une école du respect". "On n'éduque pas un enfant en lui laissant croire que tout est permis, qu'il a tous les droits et aucun devoir", il faut lui apprendre "la hiérarchie des valeurs", a-t-il précisé.
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