Un Républicain de Guingamp
Publicité

Le discours de stratégie sociale de Nicolas Sarkozy

 

07-09-18---NS-au-S--nat---Discours-strat--gie-sociale.jpgVoici les principaux points du discours de stratégie sociale prononcé mardi par le président Nicolas Sarkozy :

 

DIALOGUE SOCIAL

-          "Le dialogue social ne doit plus être un alibi à l'inaction. Mais l'urgence de l'action ne saurait en aucun cas justifier qu'on méprise le dialogue social".

 

REGIMES SPECIAUX DE RETRAITE

-          "La priorité, c'est de traiter la question des régimes spéciaux de retraites. Je demande au gouvernement de les réformer sans tarder". "C'est une question d'équité".

-           "Chaque statut gardera des éléments spécifiques forts mais la convergence avec les autres régimes de retraite est inéluctable".

-          "Dès demain, Xavier Bertrand, à qui j'ai demandé de conduire cette réforme, va entamer des discussions avec tous les acteurs concernés".

-          "A l'issue de ces entretiens, qui ne devront pas excéder deux semaines, Xavier Bertrand précisera les principes communs de l'harmonisation". "Puis ceux-ci seront déclinés par la négociation, entreprise par entreprise, pour tenir compte des spécificités de chaque régime".

 

RETRAITES

-          Le chef de l'Etat a assuré que la réforme des retraites de 2008, qui devrait aboutir à un nouvel allongement de la durée de cotisation, serait "conclue au cours du premier semestre".

 

PRERETRAITES

-          "Je souhaite la suppression des mises à la retraite d'office avant 65 ans".

-          "Les préretraites seront plus lourdement taxées".

 

35H00

-          Leur assouplissement est "incontournable".

-          L'Etat "a fait un premier pas" avec l'exonération d'impôts et de cotisations sociales sur les heures supplémentaires. "Il va falloir aller plus loin et simplifier certains aspects de la réglementation du temps de travail", "l'une des plus complexes du monde".

-          "Nous devons donner une place plus importante à la négociation d'entreprise et de branche dans la détermination de la durée collective du travail".

 

REMUNERATION/TEMPS LIBRE

-          "Je souhaite que l'on permette aux salariés de préférer la rémunération au temps libre, en particulier la possibilité de convertir les repos compensateurs, les journées stockées sur les comptes épargne temps en argent plutôt qu'en congé".

 

FUSION ANPE-UNEDIC

-          "Je demande à Christine Lagarde de me faire dans les 15 jours des propositions sur le processus de fusion de l'ANPE et de l'Unedic".

-          "La fusion aura lieu parce que c'est l'intérêt des demandeurs d'emploi".

 

SANCTIONS SI REFUS D'EMPLOI

-          Il faut des sanctions "lorsqu'un demandeur d'emploi refuse deux offres valables ou une formation".

-          "Nous devrons avant la fin de l'année définir des procédures et des sanctions, à la fois plus efficaces, plus fermes et plus justes".

-          "Il reviendra au nouvel organisme issu de la fusion ANPE-Unedic de prononcer ces sanctions".

 

REPRESENTATIVITE SYNDICALE

-          "La représentation sociale est éclatée, fondée sur des critères obsolètes et un mode de financement inadapté".

-          "Je veux donc que soient examinés les critères de la représentativité et la question du financement".

-          "J'espère que nous serons tous d'accord pour engager la réforme de notre système de relations sociales dès 2008".

 

DEPENDANCE

-          "Il s'agit de développer l'assurance individuelle contre le risque de dépendance".

-          Les "produits d'épargne longue pourront être fiscalement avantagés".

 

FRAUDES AUX PRESTATIONS SOCIALES

-          En cas de fraude aux prestations sociales, le président propose "que les fraudeurs puissent perdre leurs droits à prestation pendant une ou plusieurs années, selon la gravité de la fraude". Pour les entreprises, "mettre en place des peines planchers forfaitaires".

 

FINANCEMENT DE LA SANTE

-          "L'assurance maladie n'a pas vocation a tout prendre en charge, sans rien contrôler et sans rien réguler".

-          "C'est pourquoi j'ouvre un grand débat sur le financement de la santé". "Nous en tirerons les conclusions au premier semestre de l'année prochaine".

 

MARGES ARRIERE

-          Le président a enfin évoqué la "suppression des marges arrière" comme moyen d'augmenter le pouvoir d'achat, répondant à la demande de la grande distribution qui plaide pour une plus grande liberté dans la fixation des prix.

-          "C'est dans l'accroissement de la concurrence, dans la libéralisation de certains acteurs, dans la suppression des +marges arrière+, qu'il faut aller chercher le pouvoir d'achat", a-t-il dit.

Publicité
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :