Un Républicain de Guingamp
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Nicolas Sarkozy sur TF1 et France 2

07-09-20---NS-en-direct-de-l-Elys--e-copie-1.jpgLe chef de l'Etat, qui s'exprimait ce soir à la télévision, a vanté le travail exceptionnel de son Premier ministre et a réaffirmé sa position sur les réformes sociales annoncées en début de semaine
Hier, pour la deuxième grande interview de son quinquennat diffusée lors du 20 Heures de TF 1 et France 2, le président de la République a défendu François Fillon. Alors que depuis la rentrée la presse présentait des relations entre le Premier ministre et l'Elysée, le chef de l'Etat l'a cité à maintes reprises, l'associant à toutes ses décisions. "Il fait son travail de façon parfaitement remarquable", a-t-il estimé, ajoutant, quelques minutes plus tard : "François et moi, nous avons chacun notre tempérament. On travaille main dans la main. Si agacement il y avait eu, je l'aurais constaté, peut-être même avant vous", a-t-il assuré aux journalistes qui l'interrogeaient.

Se revendiquant totalement "chef d'équipe", le Président de la République a pris la défense de l'ensemble du gouvernement, alors que, régulièrement ces derniers temps, des commentaires peu amènes sur certains de ses membres ont été distillés dans la presse. Hier soir, il a félicité Xavier Darcos, Valérie Pécresse, Jean-Louis Borloo, Nathalie Kosciusko-Morizet, Fadela Amara, Martin Hirsch, ou Rachida Dati pour leur "travail remarquable". Il a dépeint Bernard Kouchner en "ministre des Affaires étrangères qui fait honneur à la France" et il a assuré que Bernard Laporte deviendrait secrétaire d'Etat aux Sports quel que soit le destin des Bleus lors du Mondial de rugby.

Interrogé en début d'émission sur la réforme des régimes spéciaux annoncée mardi, le président a adopté la même tactique que celle qu'il avait utilisée au Sénat : il s'est montré ferme mais juste. Le président a ainsi refusé de qualifier de "privilégiés" ceux qui disposent de ces régimes. Réaffirmant qu'il voulait "moins de fonctionnaires, mais mieux payés", il a jugé "hallucinant" la nécessité de passer des accords de branche pour faire des heures supplémentaires.

Enfin, le chef de l'Etat a pris la défense de son épouse, Cécilia, expliquant que c'était lui qui refusait qu'elle s'explique devant la commission d'enquête parlementaire sur la libération des infirmières bulgares.

Puis Ségolène Royal : une "femme courageuse et très estimable" qui fait face à des attaques venant de son propre camp "un peu déplacées. Je trouve cela un peu triste", a-t-il confié au sujet de la situation du PS.

 

Régimes spéciaux

"Je ne céderai pas sur ce principe parce c'est un principe d'équité. "

"Le gouvernement est prêt à discuter assez largement du temps qu'il faut pour arriver à quarante années. Il ne faut pas stigmatiser une catégorie de Français."

Temps de travail

"Je voudrais que les heures choisies, ce soit la liberté des salariés. Savez-vous qu'un salarié français n'a pas le droit de faire des heures supplémentaires dans son entreprise s'il n'y a pas eu un accord pour la branche ? C'est hallucinant."

Allégements des charges

"On ne les donnera pas lorsqu'il n'y aura pas de discussions salariales dans l'entreprise."

Banque centrale européenne

« Je crois en l'indépendance de la BCE. La Banque fédérale américaine, devant la situation générale de l'économie, baisse ses taux.

La BCE ne les baisse pas. Quand la Banque fédérale américaine baisse ses taux, tout repart. Je dis à M. Trichet (patron de la BCE) : regardez ce que font les autres."

Croissance

"En 2007, je n'y suis quand même pour rien, 2008, on va essayer de la doper et 2009, ce sera la mienne. Il faut que nous ayons une croissance entre 2,5 et 3 % pour arriver au plein-emploi."

Immigration

"Je souhaite que nous arrivions à établir chaque année, après un débat au Parlement, un quota avec un chiffre plafond d'étrangers. Je souhaite également qu'à l'intérieur de ce chiffre plafond, on réfléchisse à un quota par profession. Je ne suis pas choqué par l'amendement autorisant le recours aux tests ADN."

Iran

"L'Iran essaie de se doter de la bombe nucléaire. C'est inacceptable, mais la France ne veut pas la guerre."

Turquie

"Je ne crois pas que la Turquie ait sa place en Europe, et pour une raison simple, c'est qu'elle est en Asie mineure."

Infirmières bulgares

"Cécilia aurait voulu témoigner devant la commission d'enquête parlementaire sur la libération des infirmières bulgares. C'est moi qui refuse. Elle a fait un travail absolument remarquable. Mais si quelqu'un avait à en rendre compte, c'était plutôt moi qu'elle. Je suis responsable, c'est moi qui assume."

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