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UMP: 1er forum du conseil national pour préparer municipales et régionales

 

P1060275.JPGL'UMP inaugurait dans le grand Ouest, samedi à Pornic, une série de forums décentralisés de son conseil national pour établir une "stratégie de reconquête" pour les municipales de 2008 et les régionales de 2010.

Ces rencontres entre cadres et militants, organisées à l'initiative de Jean-Pierre Raffarin, premier vice-président du conseil national de l'UMP, se dérouleront dans chacune des huit grandes régions formant les circonscriptions des élections européennes. Elles ont pour objectif de "définir notre stratégie politique de reconquête des régions

Dans le grand Ouest, première étape de ce tour de France, "nous avons eu des résultats médiocres aux législatives". C'est pourquoi l'UMP se fixe pour objectif de bâtir sur 2008, 2009 et 2010, un plan de trois ans "pour la reconquête en 2010 des trois régions Bretagne, Pays de la Loire et Poitou-Charentes", a ajouté l'ancien Premier ministre.

Les municipales et cantonales de 2008 ne seront qu'"une première étape" avant les régionales de 2010. Pour cette première échéance, l'UMP veut présenter dans le grand Ouest un maximum de jeunes, a précisé M. Raffarin.

Selon lui, dans cette région littorale et agricole, "ces jeunes de moins de 40 ans font du développement durable la première priorité de la vie municipale", comme le montre une étude de l'institut CSA réalisée pour l'UMP qui a été présentée à quelque 300 cadres du parti réunis à huis clos, samedi matin.

Cette étude, réalisée fin octobre pour définir "le comportement des électorats du grand Ouest", place l'environnement en tête des préoccupations de ses habitants, devant le logement, la lutte contre les inégalités, la retraite et la précarité.

La sécurité et l'immigration sont des thèmes moins prioritaires qu'ailleurs, reléguées respectivement aux 7e et 16e rangs des préoccupations des habitants.

"Chaque région a ses spécificités, et le message national de l'UMP doit être adapté à cette réalité. Ses propositions doivent donc être proches du terrain", a estimé M. Raffarin.

 

Devedjian : "ce n'est pas le moment de baisser la garde"

 

Le secrétaire général de l' UMP, Patrick Devedjian, a affirmé au cours du Conseil National que "la rupture chère au candidat Sarkozy, est consommée", mais que "ce n'est pas le moment de baisser la garde".

"Ce n'est pas gagné. Ce n'est jamais gagné. Ce n'est pas le moment de baisser la garde", a déclaré M. Devedjian.

"François Fillon nous l'a rappelé à l'Assemblée nationale: nous allons entrer dans une zone de turbulences", a-t-il expliqué sans faire référence explicitement aux mouvements sociaux qui devraient marquer la semaine prochaine.

"Il faudra toute la détermination de Nicolas Sarkozy, le doigté et le sang froid du pilote François Fillon et, j'ajoute, le soutien du peuple de France pour accomplir la traversée qui nous sépare encore de la France de demain, de la France réformée", a-t-il assuré.

Appelant à "faire de l'UMP le grand parti européen, la référence en matière de grand parti populaire", le secrétaire général de l'UMP a assuré que pour "changer de braquet", l'UMP devait "impérativement s'élever au dessus de ses divergences".

"L'UMP, ce n'est pas un bastion que seuls seraient autorisés à revendiquer ceux qui étaient là avant. C'est un lieu d'ouverture. L'UMP ne doit être le parti de personne en particulier, d'aucune caste, d'aucun milieu", a-t-il dit.

Il a ajouté être persuadé que si "le PS, aujourd'hui, est en ruine", il va "se reconstruire et prendre certainement le chemin qu'ont emprunté avant lui toutes les gauches européennes qui gouvernent aujourd'hui: celui du pragmatisme".

"Je l'y encourage et j'y aspire, pour le bien du pays. Même s'il deviendra alors très dangereux pour nous", a dit M. Devedjian.

 

"La grogne s'est tassée" à l'UMP, assure Jean-Pierre Raffarin

A la veille d'une semaine sociale agitée, "la grogne" entre les parlementaires UMP et l'exécutif "s'est tassée", a assuré samedi Jean-Pierre Raffarin.

"Les tensions sociales soudent la majorité et notre électorat", a déclaré le premier vice-président de l'UMP.  Pour l'ancien Premier ministre, "le temps est à l'union".

"Un certain nombre de difficultés" sont nées de la réforme de la carte judiciaire, a-t-il reconnu, mais "les compensations inter-ministérielles sont de nature à apaiser le débat".

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