27 Décembre 2007
Le président Nicolas Sarkozy a condamné jeudi l'attentat-suicide qui a coûté la vie à Benazir Bhutto, qu'il qualifie d'"acte odieux", dans une lettre à son homologue pakistanais Pervez Musharraf rendue publique par l'Elysée.
"C'est avec émotion et indignation que j'apprends la nouvelle de la disparition brutale, dans un attentat, de Mme Benazir Bhutto. Je condamne cet acte odieux avec la plus grande fermeté", écrit M. Sarkozy dans ce message.
"Le terrorisme et la violence n'ont pas leur place dans le débat démocratique et dans le combat des idées et des programmes", ajoute-t-il.
"La France, comme l'Union européenne, est particulièrement attachée à la stabilité et à la démocratie au Pakistan", écrit également M. Sarkozy.
Le chef de l'Etat souligne qu'il est "plus que jamais indispensable que les élections législatives du 8 janvier se préparent et aient lieu dans des conditions de pluralisme, de transparence et de sécurité qui permettront au peuple pakistanais de s'exprimer et de choisir librement ses représentants élus".
M. Sarkozy présente ses "condoléances les plus vives" au président pakistanais, "ainsi qu'à la famille de Benazir Bhutto, aux proches des autres victimes de l'attentat et au peuple pakistanais tout entier".
Benazir Bhutto, leader de l'opposition pakistanaise, a été tuée jeudi dans un attentat suicide qui a fait au moins 16 autres morts à l'issue d'un meeting électoral dans la banlieue d'Islamabad, à deux semaines des législatives.