7 Mars 2008
Le chiffre est flatteur… Au 4e trimestre, le taux s'établissait à 7,5 % en France métropolitaine (7,8 % en incluant les DOM), selon les données publiées jeudi par l'Insee. En reculant de 0,9 point sur un an, il redescend à son niveau le plus faible depuis fin 1983 ! L'évolution est la plus flagrante pour les jeunes (-3,5 points sur un an) même s'il reste très élevé (18,1 %).
Fin décembre 2007, 2,1 millions de personnes étaient à la recherche d'un emploi selon la définition internationale du BIT, différente du comptage mensuel de l'ANPE. Le taux d'emploi, lui, atteint 64,8 % au 4ème trimestre, en hausse de 1 point sur un an. Reste que le sous-emploi concerne encore 1 444 000 personnes, soit 5,6 % des personnes ayant un emploi.
S'il voit dans le dernier taux de chômage une "très bonne nouvelle pour l'économie française et "un encouragement à continuer" les réformes, Nicolas Sarkozy a pourtant estimé hier à Vesoul (Haute-Saône) que "7,5 %, c'est encore trop". Et il a rappelé son engagement de «ramener le taux de chômage à 5 %» d'ici à la fin du quinquennat.
Le recul du chômage est en ligne avec les départs à la retraite, mais surtout avec les fortes créations d'emplois (300 000 en 2007). Et seuls les "esprits chagrins s'accordent à conclure qu'il s'agirait d'emplois dégradés", a défendu, hier, Christine Lagarde. La ministre de l'Économie s'est d'ailleurs dite "confiante dans la poursuite de l'évolution, qui devrait continuer à tirer profit de l'économie française et de l'amélioration du fonctionnement du marché du travail".