Un Républicain de Guingamp

Site d'information de Philippe Le Roux Ancien cadre local et national du RPR, de l'UMP et de LR Délégué de la Circonscription de Guingamp Conseiller auprès du Directeur général de l'UMP et Conseiller politique du Président de la République

Publicité

La garantie du pouvoir d’achat des retraités, une exigence pour le Gouvernement

Depuis 9 mois, le Gouvernement a fait de l’augmentation du pouvoir d’achat des Français la priorité de son action, autour de 3 axes forts : valoriser les revenus de ceux qui travaillent (exonération fiscale et sociale des heures supplémentaires, rachat des jours de RTT, déblocage anticipé de la participation) ; ramener vers l’emploi ceux qui en sont éloignés (avec 340.000 créations d’emplois en 2007 et un taux de chômage à son plus bas niveau depuis 1983) ; mettre en place des mesures destinées à alléger la facture des ménages (réformes pour faire baisser les prix dans la grande distribution ou pour maîtriser l’évolution des loyers, doublement de l’aide à la cuve pour les ménages non imposables). Mais notre responsabilité est aussi de penser à ceux qui peuvent plus travailler, et notamment aux retraités, particulièrement sensibles à l’augmentation des prix constatée depuis le début de l’année. Conformément aux exigences de la loi de 2003, leur pouvoir d’achat sera garanti en 2008 (avec une revalorisation des pensions au-delà des 1,1% initialement prévu) et un effort spécifique sera fait en direction des plus modestes d’entre eux.

 

1. Conformément aux engagements du Président de la République, un effort spécifique va être fait dès 2008 pour améliorer le niveau de pension des retraités les plus modestes

-          Améliorer la situation des retraités les plus modestes, dont les conditions de vie sont souvent très précaires, est pour le Gouvernement de François FILLON une exigence en termes de justice sociale. Conformément aux engagements pris par le Président de la République durant la campagne, le montant du minimum vieillesse (actuellement de 628€/mois) va être augmenté d’ici 2012 de 25% et le taux des pensions de réversion, dont bénéficient en majorité des femmes, porté de 54% à 60%.

 

-          Cette revalorisation sera engagée dès 2008. Les modalités de sa mise en œuvre seront discutées, avec les partenaires sociaux, dans le cadre du rendez-vous des retraites qui s’ouvrira au début du 2nd trimestre. Ils seront reçus par Xavier BERTRAND à la fin du mois de mars.

 

-          Toutefois, le Gouvernement a souhaité agir dès maintenant pour aider les 610.000 bénéficiaires du minimum vieillesse à faire face aux charges de la vie quotidienne : une prime de 200€ leur sera versée d’ici la fin mars, comme acompte sur l’augmentation à venir. Le décret, qui a été adopté par le conseil d’administration de la CNAV, a été publié au JO du 9 mars (décret 2008-241 du 7 mars 2008 portant attribution d'un versement exceptionnel aux personnes bénéficiaires de l'allocation de solidarité aux personnes âgées, de l'allocation supplémentaire vieillesse et de l'allocation viagère aux rapatriés âgés).

 

-          Le rendez-vous des retraites devra également aborder la question essentielle de l’emploi des seniors : seulement 41% des 55-64 ans sont dans l’emploi en France, contre 52% en moyenne dans les pays de l’OCDE. Cette situation n’est plus acceptable, et le Président de la République a indiqué que des mesures supplémentaires seront prises pour favoriser leur maintien dans l’emploi.

 

2. Au-delà, c’est le pouvoir d’achat de l’ensemble des retraités qui doit être garanti

 

-          C’est pour le Gouvernement une obligation morale, sociale, mais aussi légale. Principale avancée, la loi du 21 août 2003 a en effet pour la 1ère fois instauré une véritable garantie du pouvoir d’achat des retraités, en fixant chaque année le principe d’une revalorisation des pensions selon l’évolution prévisionnelle des prix, ajustée l’année suivante le cas échéant. Cette règle a permis aux retraités de bénéficier d’un gain de pouvoir d’achat de 0,2% en 2004, 2005 et 2006, comme l’ont confirmé les partenaires sociaux lors de la conférence sur la revalorisation des pensions en décembre dernier.

 

-          La revalorisation des pensions avait été fixée pour 2007 à 1,8%, alors que l’inflation revue en septembre 2007 était de 1,3%, soit un écart de 0,5%. C’est pourquoi, en application de la loi, la revalorisation a été fixée dans le cadre du PLFSS 2008 à 1,1%, pour une inflation prévue de 1,6%.

 

-          Ce système, qui fait que l’on ajuste les pensions quand on connaît l’inflation de l’année, peut toutefois se révéler pénalisant, en particulier pour les retraités les plus modestes, dès lors que l’on connaît une hausse des prix plus importante que prévue, comme c’est le cas depuis le début de l’année.

 

-          C’est pourquoi, compte tenu de l’écart constaté entre l’inflation initialement prévue pour 2008 et la hausse réelle des prix, il n’est pas question de se limiter à une revalorisation de 1,1% cette année. Sans attendre le prochain PLFSS, ce point sera discuté avec les partenaires sociaux dans le cadre du rendez-vous des retraites, ainsi que la mise en place d’un mécanisme plus souple en matière de revalorisation des pensions, afin de mieux anticiper les hausses de prix.

Publicité
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :