Site d'information de Philippe Le Roux Ancien cadre local et national du RPR, de l'UMP et de LR Délégué de la Circonscription de Guingamp Conseiller auprès du Directeur général de l'UMP et Conseiller politique du Président de la République
4 Avril 2008
Lors du Sommet de l’OTAN à Bucarest, le Président de la République, Nicolas SARKOZY n’a pas annoncé de décision quant à un retour de la France au sein du Commandement intégré de l’OTAN. Il a fait part de sa volonté de rénover les relations entre la France et l’Alliance atlantique.
Il a précisé que si une décision d’intégration de la France au sein du Commandement de l’OTAN devait être prise, elle serait conditionnée à :
- des avancées et des progrès concrets sur l’Europe de la Défense dont le Président de la République a réaffirmé qu’elle serait une des priorités de la Présidence française de l’Union européenne.
- une place importante et stratégique pour les représentants français au sein des instances de direction de l’OTAN.
Cette position du Président de la République a été largement saluée par la Chancelière allemande Angela MERKEL. Dans le même temps, a été annoncée l’initiative conjointe franco-allemande d’organiser le Sommet 2009, pour le 60ème anniversaire de l’OTAN, à Strasbourg et à Kehl.
Nicolas Sarkozy, réfutant les critiques adressées ces derniers jours par l'opposition sur un "alignement" de Paris sur Washington, a insisté à Bucarest sur le changement d'attitude des Etats-Unis qui, comme la Grande-Bretagne, se sont montrés dans le passé très réticents à la relance de l'Europe de la défense par crainte qu'elle ne vienne concurrencer l'Alliance atlantique.
"Plus la France prend sa part dans l'Otan, plus l'Otan s'européanise", a-t-il ainsi fait observer en rappelant que 21 des 26 membres de l'Alliance atlantique sont déjà membres de l'Union européenne. "Laissons cheminer l'Europe de la défense, et nous cheminerons vers l'Otan", a ajouté Sarkozy, pour lequel ces deux structures sont complémentaires et doivent avancer de pair. « C'est la première fois qu'un président américain souligne la nécessité d'une Europe de la défense. C'est un tournant historique », s'est d'ailleurs réjoui Sarkozy.
Répondant aux sollicitations insistantes des Etats-Unis et du Canada, le président Français a par ailleurs confirmé l'envoi de renforts dans l'est de l'Afghanistan, qu'il a chiffrés à 700 hommes. "J'ai annoncé le renfort de 700 soldats français pour conduire une mission qui accroît la sécurité en Afghanistan et permettra l'afghanisation (des forces militaires engagées dans la lutte contre les talibans) et la reconstruction du pays", a déclaré M. Sarkozy.
Selon un haut responsable français, la France ne compte pas pour l'heure déployer en Afghanistan de troupes spéciales. "Je ne vois pas comment nous aurions pu partir, ce qui aurait signifié accepter le retour des talibans et la victoire d'Al-Qaïda", a ajouté Nicolas Sarkozy.
"A la suite de la décision de la France, un certain nombre d'alliés soit vont maintenir leur contingent, je pense aux Canadiens, soit vont l'augmenter"», s'est-il également félicité. Parmi ces pays figurent l'Espagne, l'Australie et un certain nombre de pays d'Europe de l'Est.
"Ce sommet est un grand succès pour la France et pour l'Europe, qui y ont pesé et pris une part décisive", s'est réjoui le haut responsable français, "c'est la preuve que plus les Européens sont amis avec les Américains, plus ils peuvent faire avancer l'Europe".