Un Républicain de Guingamp

Site d'information de Philippe Le Roux Ancien cadre local et national du RPR, de l'UMP et de LR Délégué de la Circonscription de Guingamp Conseiller auprès du Directeur général de l'UMP et Conseiller politique du Président de la République

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Grands axes de la réforme du lycée et du recrutement des enseignants

Nicolas Sarkozy a tracé lundi les grands axes de la réforme des études au lycée ainsi du recrutement des enseignants.

Le chef de l'Etat recevait lundi les cadres de l'Education nationale (inspecteurs d'académie et généraux) et de l'Enseignement supérieur (présidents d'université) pour le bicentenaire du décret de 1808 fondateur d'un système d'éducation d'Etat.

Il a tout d'abord souhaité que soit imaginé "un lycée beaucoup plus souple, qui dépasserait les impasses d'un cloisonnement trop rigide en filières" et qui donne une "liberté plus grande" à chaque lycéen.

Dans le nouveau lycée, "l'équilibre entre cours magistraux et travail personnel" sera revu et le lycéen se verra offrir une "différenciation des parcours" lui permettant de "construire un parcours qui lui ressemble", a-t-il ajouté.

Nicolas Sarkozy a dénoncé "la surcharge des emplois du temps" actuelle et estimé que le "système des filières, (...) écrasé par la section scientifique", n'était "plus tenable".

L'objectif est de "mieux préparer" les lycéens à l'enseignement supérieur à la faveur de la mise en place de la réforme. Celle-ci passera par l'élaboration d'une "nouvelle seconde", en 2009, suivie d'une nouvelle première, en 2010, et d'une nouvelle terminale, en 2011. Elle devrait permettre la mise en place d'un "nouveau baccalauréat" en 2012, selon l'Elysée.

Le président de la République a aussi confirmé le lancement d'une deuxième réforme, celle du recrutement des enseignants, pour "les nouveaux entrants", à partir de 2010.

La formation des enseignants va ainsi être allongée jusqu'au niveau master (bac+5) et les différents concours d'enseignants seront intégrés au cursus universitaire, a-t-il expliqué, sans donner de précision sur le sort des Instituts universitaires de formation des maîtres (IUFM), où sont actuellement formés les futurs enseignants.

Il a chargé les ministres Xavier Darcos (Education) et Valérie Pécresse (Enseignement supérieur) de définir le "contenu des nouvelles épreuves" et l'"habilitation des nouveaux masters", et les présidents d'universités de "développer une offre de formation diversifiée".

En contre-partie, "les débuts de carrières" de ces enseignants seront "revalorisés".

La Conférence des présidents d'universités a salué le discours du chef de l'Etat, jugeant notamment "complètement logique" que les universités forment les enseignants.

La Fage (deuxième organisation étudiante) a vu pour sa part des "orientations prometteuses", notamment sur une "réforme" du baccalauréat, qui "s'impose pour combler le fossé pédagogique qui demeure entre le lycée et l'enseignement supérieur".

 

La formation actuelle des enseignants en chiffres

Près de 75.000 étudiants ou stagiaires qui se destinent au métier de professeur (écoles, collèges ou lycées) ou de conseiller principal d'éducation ont été formés en 2006-2007 dans 31 instituts universitaires de formation des maîtres (IUFM), selon ceux-ci.

Pour présenter le concours de l'IUFM, les professeurs des écoles doivent justifier au minimum d'un niveau Bac + 3. Ils préparent le concours pendant un an (première année, assez académique), puis suivent un an de formation (plus professionnelle), en tant que stagiaire, rémunéré par l'Etat.

Pour enseigner au collège ou lycée (général, technologique, professionnel et spécialisé), un candidat au Capes doit aussi justifier d'un diplôme Bac + 3. Il prépare également le Capes pendant un an, puis effectue au moins un an de formation.

Les agrégés, doivent, eux, être titulaires d'un diplôme Bac + 4 pour présenter l'agrégation.

Au final, les enseignants ont passé au moins 5 ans à se former, dont deux en IUFM.

Créés par une loi en 1989, mis en place en 1990 et 1991, les 31 IUFM (un par académie), leurs 4.500 formateurs à temps plein et leurs 20.000 formateurs associés, ont, en 2006-2007, formé 74.656 étudiants et stagiaires, indique la conférence des directeurs d'IUFM sur son site internet.

En 2005 la loi d'orientation et de programme pour l'avenir de l'école a modifié leur statut: auparavant placés "sous la tutelle directe du ministre de l'Education nationale", les IUFM se sont vu "assimilés à des +écoles faisant partie des universités +", a ajouté cette source.

Les IUFM mettent également en œuvre la formation continue des enseignants tout au long de leur carrière.

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