26 Juin 2008
Beaucoup nous ont fait part de leurs remarques et de leurs inquiétudes sur la proposition du Directeur de l’Assurance maladie au sujet de la baisse des remboursements des Affections de Longue Durée (ALD). Je tenais à vous apporter les précisions suivantes.
Réagissant à la proposition du directeur de l'Assurance maladie, Eric Woerth, ministre du Budget, des Comptes publics et de la Fonction publique, qui a promis d'amplifier l'effort de redressement des comptes de la Sécurité sociale avec un objectif d'équilibre pour 2011, a été à la fois clair et rassurant : il n' y aura aucune remise en cause du remboursement à 100% des affections longue durée.
Le siège national de l'UMP, par la voie du porte-parole, Frédéric Lefebvre, a aussi souligné que les propositions faites par le directeur de l’assurance maladie n'engagent que lui, même s’il est dans son rôle. Notre Mouvement refuse que les bénéficiaires des ALD assument la charge de la responsabilité dont tous les Français doivent faire preuve.
Le directeur de l'Assurance maladie avait proposé un nouveau plan de redressement de l'ordre de 3,2 milliards d'euros à partir de 2009 passant notamment par une réduction du taux de prise en charge de certains médicaments des 8 millions de patients souffrant d'ALD et qui ne seraient remboursés par l'assurance maladie qu'à 35% au lieu de 100% actuellement, les organismes complémentaires prenant alors en charge la différence.
Il ne s'agit donc pas d'un plan mais de propositions du directeur de l'assurance maladie.
Le Conseil de la Caisse nationale d'assurance maladie, dont le rôle est surtout consultatif, a demandé jeudi 26 juin à l'unanimité que les propositions sur les affections de longue durée soient retirées du plan d'économies proposé par le directeur.
Roselyne Bachelot a rappelé avec force que la solidarité avec les plus fragiles resterait au cœur de notre système de santé. L'UMP fait confiance à Roselyne Bachelot et au Gouvernement pour la préservation du système de santé français en faisant des choix justes pour préserver la solidarité et l'accès pour tous à des soins de qualité.
La ministre de la Santé a déclaré qu’il n’était pas question de revenir sur la prise en charge à 100% des malades atteints d'affection longue de durée, que ce soit pour les traitements qui sont le cœur de cible de la maladie, ou pour les médicaments appelés indûment de confort, car ce sont des traitements d'accompagnement absolument indispensables. Nous devons respecter ces principes de solidarité et d'équité.
De surcroît, Xavier Bertrand, ministre du Travail, des Relations sociales, de la Famille et de la Solidarité, a exclu à son tour que le gouvernement revienne sur la prise en charge à 100% par la Sécurité sociale des affections de longue durée.
Le gouvernement doit en principe se prononcer à la mi-juillet sur ce plan d'économies, qui porte par ailleurs sur la maîtrise des prescriptions médicales et sur les prix des médicaments.
Nous devons tout mettre en œuvre pour conserver un modèle de sécurité sociale accessible à tous, équitable, efficace et durable.